20 mars 2006 1 20 /03 /mars /2006 10:43

 

                   Une délicieuse recette de soupe à l’ancienne que les paysans et serfs du Moyen Age auraient pût connaître. Elle nous est offerte par Dame la Lionne, dont le site (qui présente de très bonnes recettes de cuisine) est un régal pour les gourmands (es !) et ceux qui aiment entretenir leur petit bedon. Visitez son site ICI et laissez lui un petit commentaire, elle le mérite...
 
Il faudra vous procurer
 
. 1 bonne et grosse saucisse artisanale (une belle Morteau c’est génial !)
. Une belle tranche de lard fumé de nos campagnes
. 1 bel oignon et 2 gousses d’ail (de votre jardin c’est meilleur !)
. 2 branches de céleri
. 6 belles racines (carotte !)
. 2 poireaux entiers
. 4 bonnes poignées d’épeautre (céréale ancienne du moyen âge proche du blé, on en trouve facilement)
. Quelques grains de poivre long (car nous en avons les moyens à notre époque)
. Sel à votre goût
 
                   Couper les carottes et les poireaux dans la longueur, éplucher ails et oignons. Dans une belle marmite faire monter à ébullition 2 litres d’eau de source (pas d’eau javellisée !) Saler l’eau, ajouter la saucisse et le lard, laisser un petit quart d’heure et rajouter légumes, ails, oignons puis l’épeautre et le poivre. Baisser le feu, car le secret de cette soupe réside dans le fait de faire mijoter à feu très doux pendant 3 bonnes heures. Et c’est encore meilleur le lendemain, mais je suis sur que gourmands comme vous êtes, il n’en restera plus, sauf si vous doublez les proportions !
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Une bonne soupe du Moyen Age... Vous en voulez ? Photo prise au marché de Noël de Ribauvillé par http://medieval-moyen-age.net
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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 20:24
 
                   Sans doute une des plus grandes conspirations de l’histoire que je vous propose aujourd’hui sur Médiéval et Moyen Age, qui débouche sur des hypothèses fabuleuses… Je m’en tiendrais juste à citer quelques pistes, quelques symboles…il faudra chercher la voie, le fil d’Ariane... Nul doute que certains commentaires éclairés viendront compléter cette ébauche d’approche (mais attendez le second chapitre…) le sujet ayant été traité dans de nombreux livres (dont l’excellent ouvrage «La race fabuleuse » de Gérard de Sède) mais étrangement occulté, voire falsifié, dans l’histoire officielle… Nul doute aussi que ce texte va faire bondir les mandarins partisans de la pensée unique, mais vous le savez j’aime cela bousculer les certitudes ou les contres vérités (hi hi)
                   Mais avant tout les faits : Le Roi Mérovingien Sigebert III meurt en 656. Son fils âgé de 7 ans, Dagobert II, lui succède. C’est alors que les maires du palais d’Austrasie, les Pépinides qui convoitent la couronne depuis longtemps, en profitent pour accomplir leurs sombres desseins. Pépin l’Ancien enlève le jeune roi, fait tondre son opulente chevelure (symbole des Reges Criniti, les rois chevelus…) puis on l’exile en Irlande ou on l’abandonne... Il passera pour mort. Cependant après bien des aventures il revient secrètement et se cache à Rhédae, aujourd’hui… Rennes le château (un autre lieu chargé de mystères…) Plus tard avec ses sujets qui lui sont restés fidèle il va reconquérir son royaume et s’installer à Stenay (autre lieu mythique et magique, Philippe vous en dira plus un jour…) village implanté au cœur des Ardennes, près de la forêt de la Woëvre (la Vouivre… le serpent … la serpente ailée que l’on retrouve dans de nombreuses légendes, un symbole important, celui de la connaissance !)    
                   C ’est à trente ans, dans cette forêt lors d’une chasse au sanglier (animal totem des Mérovingiens…) qu’il décède, assassiné par son propre filleul, meurtre sans doute commandité par Pépin de Herstal, dont la famille convoite toujours le trône… Il sera inhumé dans le modeste village de Stenay avec sans doute un terrible secret qui dérange ou intrigue beaucoup de monde…
                   L’histoire des rois Mérovingiens avec la mort du dernier descendant de Clovis pourrait s’arrêter là… et pourtant ! On oublie le fils de Dagobert II, Sigebert IV (gommé de l’histoire !) qui fit souche dans le Haut Languedoc… Et Godefroy de Bouillon, le Seigneur de Stenay (comme par hasard !) proclamé et élu Roi de Jérusalem, hissé sur un bouclier comme son ancêtre Clovis, une semaine après la prise de Jérusalem par les croisés le 14 juillet 1099 (14 juillet ?) Il mourra, sans doute empoisonné par un légat du Pape ( !) Un an plus tard… Godefroy de Bouillon descendant avec certitude de la lignée sacrée des Mérovingiens par sa mère (Ida d’Ardennes) et aussi probablement par son père (Eustache II de Boulogne)… Fi de tout cela… On oublie, on gomme, on tripatouille l’histoire…Au XVIIe siècle des historiens payés par les conspirateurs du silence (Mazarin serait dans le coup !) nieront même son existence, tout cela avec la bénédiction de l’Eglise (je vous laisse deviner laquelle !) trop heureuse de se débarrasser d’une dynastie bien gênante pour elle…Que retenez-vous des Mérovingiens… Les rois fainéants… La conspiration a gagné ! Je dirais plutôt les Rois faits néants… 
                   Nous allons, avant de reprendre quelques faits ou hypothèses, poser quelques questions. Pourquoi la plupart des Rois de France passent-ils par la suite dans ce village ? Pourquoi les Allemands pendant la première et seconde guerre mondiale s’y intéressent t-ils, allant jusqu’à torturer le curé de la commune ? Pourquoi tant d’acharnement à faire disparaître de l’histoire une lignée royale, sinon par le fait qu’elle a bien eu une descendance qui pourrait un jour revendiquer le trône usurpé ? Pourquoi Nostradamus (grand initié) désigne t’il les Mérovingiens sous le nom de « crapauds » ? Pourquoi les usurpateurs se proclameront-ils par la suite Roi de « droits divins » au «  sang bleu » et qu’ils se feront oindre le front par l’huile ( ?) de la sainte ampoule… Quel est donc le mystérieux secret des Mérovingiens… connu des Templiers… 
 
… A suivre... 
 
 
Détail d'un vitrail représentant le Roi Mérovingien Dagobert II dans l'église de Mouzay près de Stenay...
   
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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 00:06

 

                    Voici un article qui vous en dira un peu plus sur l’origine des noms et prénoms du Moyen Age. Il nous est proposé par Martine, une spécialiste en généalogie et amie de Médiéval et Moyen Age. Je lui laisse la parole.
 
                   Tout d’abord un petit rappel sur l’origine des noms de famille. Leur apparition a eu lieu, en général, il y a mille ans environ. Ils sont tous issus au départ d’un surnom individuel définissant notre ancêtre. Ces surnoms peuvent être tous classés dans quatre grandes catégories :
 
-         Surnoms évoquant le nom de baptême du chef de famille : Jehan Martin, c’est Jehan, fils de Martin
-         Surnoms évoquant l’origine géographique ou la localisation : Jehan Langlois, c’est Jehan l’Anglais, Jehan Duchesne, c’est Jehan du chêne (qui habite à côté du grand chêne)
-         Surnoms traduisant le métier : Jehan Marchand, Jehan Boulanger, etc.…
-         Surnoms nés d’un sobriquet : Charles le Chauve, Jehan Courtois, etc.…
 
                   Certaines régions de France ont conservé la marque de filiation, comme le Berry (à cheval entre pays de langue d’oc et d’oïl) où l’on trouve : Ageorges, Aubernard, Alamartine, etc.… (le fils à Georges, le fils au Bernard, etc.…)
 
                   En ce qui concerne les noms de famille issus d’un métier, ils sont, pour la plupart, liés à la vie agricole ou à l’artisanat :
 
-         Fromentin : producteur de blé
-         Rabier : producteur de raves
-         Coulomb ou Coulon : éleveur de pigeons
-         Cabrera : éleveur de chèvres
-         Poudevigne : celui qui taille les ceps
-         Messonnier ou Métivier : tenancier d’une ferme
-         Pelletier : celui qui fabrique ou vend des fourrures
-         Larsonneur : Fabriquant d’arçons
 
                   Pour les noms issus d’une localisation, ce peut-être lié, soit à un voisinage (Castagnier, près d’un châtaignier, Nouet, près d’un endroit marécageux….), soit à une provenance (Lebreton, Manceau…)
 
                   Les noms de familles issus d’un sobriquet évoquent une caractéristique physique, morale ou sociale de l’ancêtre initial (Legros, Lenain, Sarrazin, Chauvin, Roux, etc.…)
 
                   Quant aux prénoms, en France, sept sur dix noms les plus portés correspondent au nom de baptême de l’ancêtre initial (Martin, Thomas, Durand….) Tous existent encore comme prénom, sauf Durand qui n’est plus donné. La proportion des noms de famille qui sont d’anciens noms de baptême est de 60% mais la plupart d’entre eux sont actuellement oubliés, ce qui explique pourquoi les noms issus d’un «prénom» ne semblent pas avoir une telle importance numérique. En effet, qui, aujourd’hui prénommerait son fils ou sa fille : Archambault, Bonnet, Renard, Berthelot… ? Personne et pourtant tous ces noms sont d’anciens prénoms mais ils ne survivent plus qu’à travers nos patronymes.
 
Vous trouverez ci-dessous une liste de prénoms du Moyen-Age :
 
            Prénoms Féminins du Moyen Age
 
Agathe Aliénor Alix Anatasie Ariane Aude Aure Aurore Blanche Brunehaut Camille Catherine Clémence Clothilde Colombe Constance Cunégonde Cyrielle Eléonore Emma Ermeline Eulalie Flore Genièvre Iseult Jeanne Jehanne Justine Mahaut Malvina Margaux Margot Marguerite Mathilde Mélisende Tiphaine
 
Prénoms masculins du Moyen Age
 
Adelphe Adrien Anthèlme Arnaut Arthur Aurèle Barthelemy Bartholomé Baudoin Béranger Bertrand Clément Clotaire Clovis Colin Enguerrand Eudes Flavien Florentin Gaël Gaëtan Gaspard Gaultier Gauvin Guillaume Hermance Maurin Nestor Nortimer Perceval Pierrick Raoul Robin Roland Tancrède Théobald Thimotée
 
 
Autres articles sur les noms et les prénoms ICI
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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 18:10

 

                    J'en profite pendant que les Dames sont à la cuisine (je sais... je suis pas sérieux.. hé hé) pour vous donner quelques nouvelles sur Médiéval et Moyen Age... de ma santé... massages... potions diverses et lundi l'ostéopathe ( Rendez-vous reporté car nous étions coupé du monde par la neige)... J'ai moins mal, mais je suis toujours interdit de clavier ! Enfin, je guette de temps en temps (hi hi) Je tenais à tous vous remercier pour vos messages de sympathie et les moultes gros bisous, c'est bon pour le moral des sorciers cela.... et merci aussi à ceux qui remonte mon fil sur Over Blog. Moriganne va faire un maximum de visites, mais elle repart samedi.  J'espère bientôt tous vous retrouver, c'est dingue... je suis en manque... une vraie drogue le web, et surtout vous me manquez beaucoup ! Amitiés aux garçons et... Gros bisous les filles. Honorius

Les résultats du concours chez Marisa ICI

 

 

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 17:58

 

                   Nous mettons en ligne sur Médiéval et Moyen Age un commentaire très intéressant posté par un de nos lecteurs, une pièce de plus sur cette passionnante énigme médiévale « Le Saint Suaire »…
 
                  Jeanne de Vergy, épouse de Geoffroy II comte de Charny aurait en effet reçu la relique de son arrière-grand-père Othon de la Roche, l'un des illustres participant de la 4eme croisade, auprès de « De Villarhouin » Othon s'est approprié la relique lors du siége de Constantinople, et la fait remettre à son Père, le Comte Eudes de la Roche. Lors de son mariage avec Geoffroy, Jeanne aurait apporté comme dot cette précieuse relique, considérée comme devenu une propriété de famille. Jeanne de Vergy aurait reçu d'ailleurs des instructions, dit-on d'un " très illustre personnage", de ne jamais se dessaisir de la précieuse relique, cela coûte que coûte. C'est en 1418, que Geoffroy de Charny décida que la relique qui était au chapitre de Lirey, puisse être déplacée en sûreté, dans un lieu à l'abri de tous évènements qui pourraient la détruire ou la faire voler. C'est  alors qu'il chargea son propre gendre, le comte Humbert  de la Roche de Saint-Hippolyte sur le Doubs, époux de Marguerite de Charny, de cacher ce trésor.
                   C'est en 1418 que le linceul arriva à Saint-Hippolyte, là où, d'après l'abbé Loye ancien curé de St Hippolyte, historien local en 1909, fut écrit le libellé du reçu écrit par Humbert de la Roche, je cite " Nous Humbert de la Roche certifions que, pendant les troubles, pour crainte des courses ordinaires, nous avons reçu en notre foi et sauvegarde des mains de nos chers chapelains, doyen et chapitre de l'Eglise de Lirey, les vases, reliques ci-dessous mentionnés: Le drap auquel est la représentation de la figure de Notre Seigneur Jésus Christ, dans un coffre gravé aux armes de la maison de Charny. Lesquelles choses nous gardons sous notre bonne foi, et promettons religieusement et inviolablement en notre nom et de tous en la puissance desquels, elles pourraient tomber par notre moyen de les restituer à l'église de Lirey, la paix rétablie en France. En foi de quoi nous avons signé les présentes, données le 6 juillet 1418."
                   Le Comte Humbert de la Roch mourut en 1458, il échoua à sa veuve Marguerite, d'avoir à perpétuer la promesse faite, ce qu'elle ne fit pas avec un zèle exemplaire, sans toutefois être exempte de pressions de toutes parts, pour qu'elle restitue la relique à l'Eglise. Marguerite de Charny, aurait même été excommuniée en rapport à la résistance qu'elle mettait à rendre le précieux trésor ! Après des palabres, des voyages, des contacts, elle remit en mai 1452, le suaire au Duc Louis de Savoie.
                   Des questions se posent forcément : Marguerite, si réticente à remettre son trésor, n'a t-elle pas avec des connivences fait exécuter une copie de la relique par un artiste talentueux de l'époque ? Le suaire actuellement à Turin ne serait qu'une copie, ainsi que l'atteste certains scientifiques, dont certains laboratoires ont conclu que le tissu pouvait admettre une datation au carbone 14, située entre 1260 et 1390 ! Des polémiques existent… Elles n'ont pas cessé et continueront à ce sujet ! Qui peut détenir la vérité dans cette affaire, il est curieux que certaines dates coïncident, curieux que l'Eglise n'accepte pas une étude plus générale de la pièce de drap. Je penserais aussi que les templiers ont joué avant 1357 un rôle important dans la conservation de la relique, et si cette dernière a parcouru le monde, eux seuls avaient l'organisation pour le faire. L'Enigme cependant se situe plus précisément entre 1357 et 1452, époque où la famille de Charny et Marguerite de la Roche, détenaient la relique. Chacun peut en effet laisser ses rêves, et penser en son âme et conscience. A chacun de se faire une opinion, et peut être un jour la vérité sur l'affaire éclatera… En tous les cas, certains cherchent, continueront à chercher ad vitam eternam !   A Villiger
l'intérieur actuel de l'église de Saint Hippolyte sur le Doubs, célèbre pour avoir abrité le Saint Suaire...
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