11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 17:30

 

                   Dame Belette s’est remise au fourneau (hi hi)… elle a trouvé dans ses nombreux parchemins une délicieuse et simple recette du Moyen Age qui, j’en suis sur, ravira vos papilles… Une recette d’automne, mais qui peut cependant être adaptée en toute saison « Champignons sauvages aux épices » 

 

Il vous faudra pour cela (suivant le nombre de convive et l’appétit !)  

 

.  1 kilo de champignons sauvages des bois en mélange (à défaut des champignons de Paris... mais le plaisir n'est pas le même)

.  2 oignons

. 2 pincées de chacun de ces épices : poivre (moulu frais de préférence) poudre de gingembre et noix de muscade (fraîchement râpée également)

.  4 pincées de coriandre en poudre

. sel à votre convenance 

 

Nettoyer, laver et couper en morceaux les champignons. Cuire dans l’eau bouillante et pendant environ dix minutes les hôtes de nos bois, puis égoutter. Pendant la cuisson éplucher et hacher les oignons finement, dans une poêle, les faire fondre doucement et à feu doux dans un peu d’huile (d’olive de préférence), ajouter alors les champignons que vous ferez revenir à grand feu pendant quelques instants, saler, ajouter les épices, couvrir et laisser mijoter à feu très doux pendant un petit quart d’heure, surveiller et remuer de temps en temps, lorsqu’ils seront bien dorés… ils seront près à être dégustés… Bon appétit ! Un petit vin blanc demi-sec de notre Comté de Bourgogne fera bien l’affaire (avec modération !) pour accompagner ce délicieux plat… (pointer la souris sur l'image) 

Une délicieuse recette du Moyen Age "Champignons sauvages aux épices" Photo de Chanterelle ou Girolle (Cantharellus cibarius !) http://medieval-moyen-age.net

 

  

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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 21:00

 

Un nouvel article de Philippe le templier sur Médiéval et Moyen-Age, qui fait suite à notre article sur les sorciers et sorcières au moyen-âge, le premier bûcher d’une longue série…
 
                   Nous sommes à la fin du XIIe siècle aux confins des Comtés de Toulouse, de Foix et de la Vicomté de Carcassonne, des hommes vêtus de noir, évangiles en main, viennent deux par deux dans les villages, les villes et les châteaux et évangélisent les populations et les membres de la noblesse. On les nommera les Parfaits, les Bons Hommes, ils sont non violents, pauvres et se présentent comme prédicateurs de Dieu. Leurs paroles sont redoutables face à un clergé traditionnel souvent corrompu, avide de richesse, tandis que les grandes abbayes qui avaient été source de progrès auparavant se referment dans leur rayonnement intellectuel.
                   Le peuple quant à lui recherche la proximité, la simplicité, la pureté, la pauvreté, le retour aux origines de la parole : bref les Cathares, puisqu’il s’agit d’eux sont très loin de l’Eglise officielle. Ces hommes simples parlant la langue vulgaire obtiennent de multiples conversions et l’Eglise inquiète de ce schisme rampant envoie des prédicateurs dans des rencontres contradictoires au cours desquelles les Cathares gagnent le plus souvent, l’Eglise officielle ne sachant pas revenir au message primitif de la religion.
                   Un très mauvais climat s’instaure et en 1205 le légat du Pape est assassiné. Dès lors, Innocent III décide d’une guerre sainte pour éradiquer le Catharisme, une Croisade dans laquelle vont s’engouffrer tous les nobles non lotis de la langue d’Oïl, le nord afin de se tailler des fiefs sur mesure en pays de langue d’Oc, le sud. (cela avait été promis par le Pape)
                   Au printemps 1208, une immense armée du Nord déferle vers le sud (cela ne vous rappelle rien…) Commence alors un terrible calvaire pour les populations méridionales : Béziers tombe avec 20000 martyres, rappelez-vous : «Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens», puis Carcassonne tombe rapidement et par traîtrise et hors les lois de la Chevalerie, le jeune Vicomte Trencavel est fait prisonnier et meurt dans les geôles de son propre château de froid et de faim, puis Minerve, la capitale du Minervois avec un bûcher de 140 Cathares, Lavaur et sa Dame jetée la tête la première dans un puits et le traditionnel bûcher de 400 hérétiques. Enfin Toulouse et son Comte Raimon VI se rendant en 1215 et devant faire amende honorable pieds nus et en chemise, afin d’implorer un hypothétique pardon…
                   En est il fait du Catharisme : et bien non, la résistance se crée sous la houlette des Comtes de Toulouse Raimon VI et VII, et ceci pour une durée d’environ 30 ans. Devant ce péril, la «Sainte Inquisition» est fondée en 1223 par le Pape et l’envoi des Frères Prêcheurs Dominicains et Franciscains nettoie le pays à coup de bûcher et de torture. Hélas progressivement le Nord conquiert le Sud, la force brutale efface le pays des Troubadours, l’Eglise Cathare est détruite, quelques Bons Hommes fuient en Lombardie. Le dernier Parfait brûle en 1321 et le dernier bûcher cathare date de 1329, les terres du Comte de Toulouse passent sous le contrôle du Roi de France Louis IX «Saint Louis» à la mort de Raimon VII.
                   L’épisode le plus connu de la croisade contre les Albigeois (autre nom des Cathares) est la prise de Montségur, véritable doigt accusateur pointé vers le ciel, où, après un long siège et encore une trahison, un trébuchet est monté à dos d’homme sur le Pog (montagne) et celui-ci permet la destruction des murailles du château. Après l’inévitable rédition quelques Seigneurs Faidits (occitan) purent partir libres, mais tous les Parfaits et Parfaites furent brûlés vifs le 16 mars 1244 au Pré des Cramats (brûlés) ; une stèle est toujours là, à la mémoire des 200 « hérétiques » tués au nom de leur foi : cette stèle déclare : « ALS CATARS ALS MARTIRS DEL PUR AMOR CRESTIAN » (aux Cathares, aux Martyres du pur amour Chrétien).
                   La légende raconte qu’un trésor serait caché dans une grotte sous le Pog de Montségur et qu’il pourrait s’agir du SAINT GRAAL, il serait visible au solstice d’été à partir du donjon. Les Templiers ne prirent pas part à cette tragédie et en sont fiers !

 

 

 

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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 17:00

 

                             On le sait, une période de notre histoire n’a pas été tendre avec les sorcières (et les sorciers) mais, reconnaissons le, ce sont souvent des femmes qui finissent sur le bûcher injustement accusées de sorcellerie…. Il suffisait que votre voisin vous jalouse (ou vous désire) ou que votre mari soit lassé de vous… Pour que l’on vous dénonce (cela me rappelle une autre période sombre, beaucoup plus proche..) Et alors vous vous retrouviez vite aux mains de l’Inquisition (crée au Moyen-Age en 1231 par le pape Grégoire IX pour lutter contre les hérétiques) puis plus tard au tribunal civil… et dans l’antre du bourreau…Mais à part cela, comment reconnaître une sorcière (ou un sorcier)… Au Moyen-Age et même plus tard, il y a des signes qui ne trompent pas… grains de beauté, marques de naissance, taches de vin (tous signes du Démon !) … Malheur à vous si vous êtes rouquin, bossu, borgne, albinos ou boiteux… N’oublions pas que jusqu’au Concile de Vatican II, la prêtrise était interdite à qui souffrait d’une de ces « tares physiques »… Incroyable mais vrai !! Méfiance également pour les bâtards (fruit d’une union interdite) les vagabonds, les gitans… et pour ceux qui exercent certains métiers… forgeron, guérisseurs, bergers (ceux là ils connaissent des secrets, les fées et les esprits de la nature, méfiance !) Mais enfin et surtout ceux que l’ordre religieux (ou social) montre du doigt : Femmes ayants avorté, prostituées ou femmes trop coquette (donc suspectées d’attirer le Malin) veuve refusant de se remarier… Pauvres femmes face à ces mâles refoulés et hypocrites… Vous le voyez point n’est besoin à l’époque d’avoir des plantes étranges, de supposés pouvoirs ou un chaudron ou cuisent des choses infâmes… pour se faire accuser de sorcellerie… Pourtant dans les villes et campagnes qui allait-on voir pour se faire soigner, sûrement pas les barbiers (aussi chirurgiens au moyen-âge !) ou les pseudos médecins de l’époque… Entre nous, et à la vue de tout cela, je suis sur que vous en connaissez des sorcières ou des sorciers (hi hi) à moins que vous-même… Malédiction ! Mais l’Inquisition hélas n’est pas morte, elle a juste changé de nom… on continue de part le monde à enlever, à menacer, à tuer et à mentir…au nom du Sacré… Merci à Sylvie pour sa superbe illustration, visitez son site, elle a du talent, et laissez lui un petit com, elle est dans la peine en ce moment... Merci pour elle.  
 
 
 
 

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 09:00

 

                   Suite à l'article que j'ai publié chez mon Amie la Dragonne, merci de laisser votre commentaire ici...  L'épisode deux est en ligne (ICI) ... le trois (ICI)   J'en profite si ce sujet vous intéresse pour rappeler notre article sur les Ovni au moyen-âge ... 

 

 

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 20:00

 

                             Il fait froid en ce début février… Mais le moyen-âge a connu aussi des hivers très rudes. Au XIIe siècle l’hiver de l’année 1124 connu d’abondantes chutes de neige, les rivières avaient gelé et on circulait sur le Rhin comme sur la terre ferme, de nombreuses personnes décédèrent ainsi que de nombreux animaux, les feuilles ne revinrent sur les arbres qu’en mai 1125…L’hiver 1233 a connu aussi un froid intense dans l’Est de la France et l’Italie, le Rhône et lac de Zurich était gelé, et on pouvait rejoindre Venise de la terre ferme en passant sur la glace ! En 1315 l’hiver se montra également très rigoureux sur l’Europe, provocant une famine générale… en Angleterre on cachait les enfants pour qu’ils ne se fassent pas enlever pas des larrons affamés… Mais l’hiver le plus cruel depuis 500 ans dura de novembre 1407 jusqu’en avril 1408. La froidure était si forte que nul ne pouvait travailler, l’encre du greffier gelait avant qu’il puisse écrire trois mots… Toutes les rivières étaient prises par les glaces, et de ce fait il y avait un manque cruel de farine, les moulins ne pouvant plus tourner… les racines des vignes et des arbres fruitiers gelèrent… Sans quelques importations de nourriture des pays voisins le peuple serait mort de faim dans les villes… Alors ne nous plaignons pas… nous avons nos maisons douillettes, l’électricité et nos grandes surfaces… Même si hélas comme à la période médiévale trop de pauvres meurent encore de froid dans les rues de nos modernes villes…  Pour ceux qui lisent nos articles et les apprécient (si si il y en a !) inscrivez vous à notre News Letter médiévale (missive d'informations !) Vous aurez droit à des photos inédites, des poésies, des surprises...
 
Comme il est de tradition sur Médiéval et Moyen-Age voici quelques proverbes de février…
 
 
. La veille de la Chandeleur l’hiver se passe ou prend rigueur…
 
. Soleil à la Chandeleur garde l’ours 40 jours dans sa caverne…
 
. Le Lendemain de la saint Blaise, souvent l’hiver s’apaise…
 
. Neige de février tient comme l’eau dans un panier…
 
. S‘il tonne en février, de ta cave fait un grenier…
 
. Mieux vaut voir un loup dans son grenier, qu’un homme en chemise en février…
 
 

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