19 février 2006 7 19 /02 /février /2006 10:00

 

                              Honorius de Médiéval et Moyen Age ne pouvait pas manquer pour une fois la nouvelle émission « Télé réalité » de TF1… « Le Royaume »… Et c’est mon Amie la Fée Carabosse qui m’a donné l’idée d’en faire un petit compte rendu… Au départ l’idée semblait intéressante, replonger des gens de notre moderne époque dans le lointain moyen-âge… Beau château, des décors pas si mal fait, des accessoires « d’époque » (genre cage Louis XI et carcan !) Des costumes assez proche de la réalité (surtout pour les gueux) mais vite des imperfections, une époque imprécise (de Louis XI à Jeanne d’Arc… ?) des lunettes sur les nez… et des candidats peu crédibles et surtout… une fausse image du moyen-âge, non les serfs ne vivaient pas des aumônes du Roi ou du Seigneur (même si cela n’était pas tous les jours facile) et il y avait également des hommes libres ! Je vais donc jouer un peu la langue de vipère…Un Roi au nom qui sonne le Sarrasin (oui je sais !) de quoi faire repartir notre templier en croisade (hi hi), injuste, hautain, « petit merdeux » (c’est un candidat qui l’a dit !) calculateur… Un sourire perpétuel « je me fou de ta gueule » au coin des lèvres.. Un sénéchal digne de Robin des Bois, bien lèche cul… des Dames qui n’en ont juste que le nom (avec la classique blondasse je tord mon cul) et méchantes à souhait… Des états d’âme lamentables… du genre je craque car je ne veux pas jouer le jeu, on a blessé mon orgueil…ou je vais mourir… il y a 5 jours que je n’ai pas pris de bain… Bref une belle brochette d’humanité, ou l’on se rend compte que beaucoup sont à des années lumières de la réalité du monde, et ne pense qu’a leur petit confort, et oublie que la faim, la précarité ou le manque d’eau sont encore le lot de beaucoup sur notre terre. Une ferme de la célébrité bis, on n’a fait que changer le nom…Ou l’on voit que vivre en communauté, respecter l’autre, pour certains, c’est mission impossible (des commentaires peu flatteurs sur les femmes !) …Et que le pouvoir rend fou et rabaisse l’humain au rang de la bête…Mais fallait-il attendre mieux de cette chaîne.. Pourtant l’idée de base était bonne, on aurait pu en faire une bonne émission… mais l’audimat Messieurs Mesdames… l’audimat ! Et le public aime cela les prises de gueules, les états « d’âme » des petits bourgeois… Et le pire est à venir, n’en doutons pas… Ou les opprimés et les rebelles une fois au pouvoir se révèleront pire que leurs anciens maîtres… Un seul était digne du moyen-âge, le paysan éliminé d'un coup de dé ! Nous, les Flambeaux de l’Allan on sait ce que c’est manger des lentilles, coucher par terre à la dure et se laver au petit matin de l’aube naissante dans une fraîche fontaine, ce n’est pas pour cela que l’on sent mauvais !!! Et le pire c‘est qu'on aime cela… Au fait... saviez vous qu'Honorius le vieux sorcier est devenu personnage de roman, c'est chez Marypistache que cela se passe, allez la lire... 
 

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16 février 2006 4 16 /02 /février /2006 19:57

                   Philippe le Templier reprend la plume sur Médiéval et Moyen-Age pour nous conter une énigme passionnante dont l’histoire se prolonge sur 2000 ans. Des origines en passant par le moyen-âge et jusqu’à notre époque moderne, voici l’histoire de la relique la plus précieuse de la chrétienté… Le Saint Suaire… Je lui laisse la parole.

 
                   Nous sommes aux alentours de l’an 33 sous l’empereur romain Tibère à Jérusalem, il est 3 heures de l’après-midi, et sur une croix un « homme » vient de mourir condamné par ses pairs (l’histoire se répète) Ce personnage tiendra une place considérable dans l’histoire et de multiples Eglises se réclameront de lui : il se nomme Jésus. Son corps descendu de la croix reçoit une toilette funèbre selon les rites juifs de l’époque, (eh oui Jésus est juif…) et est enveloppé dans un linceul, mis au tombeau, une énorme pierre roulée devant l’entrée du sépulcre. Ensuite les évangiles nous content l’histoire de la Résurrection : le tombeau vide, l’Ange, les Saintes Femmes, le Linceul placé dans un coin, mais cela vous le savez déjà.
 
                   Que se passe t’il alors, le linceul disparaît sans doute emporté par une main pieuse à titre de relique, et l’on entend plus parler de rien pendant de longs siècles. Il faut dire qu’à cette lointaine époque le symbole de la Croix est une image d’horreur et de honte, à tel point que les premiers chrétiens se reconnaissent sous le signe du poisson. Il faudra attendre Constantin le Grand au IVe siècle pour que la Croix devienne un signe de ralliement : « In hoc signo vinces, par ce signe tu vaincras », et enfin le Ve siècle, où le Linge est retrouvé et déposé à Constantinople à la Basilique Ste Marie de Blacherne par l’impératrice Pulchérie.
 
                   Pourquoi un tel engouement pour cette étoffe ? Et bien elle représente en négatif l’image d’un homme ayant subit la même passion que Jésus, crucifixion, couronne d’épine, coup de lance, flagellation… de là à penser qu’il s’agit de l’illustre personnage…
 
                   Après tout s’accélère et s’embrouille, l’on reparle du Suaire en 631, vu par un évêque de Saragosse à Constantinople, tandis qu’en 670 un évêque franc le situe à Jérusalem : 2 Suaires, 1 à Constantinople, 1 à Jérusalem, ou bien retour du célèbre Linge dans la ville sainte. En 749 il se trouve encore à Jérusalem. Plus de traces jusqu’au XIe XIIe siècle où Guillaume de Tyr, historien des Croisades atteste le retour du linceul à Constantinople, sans doute mis à l’abri lors des invasions arabes. Toujours est-il que les Croisés oubliant quelque peu leur mission première, à savoir la délivrance de la Terre Sainte, prennent et pillent la ville de Constantinople, et dérobent moult trésors et reliques, dont la Vraie Croix, les Clous, La Fiole du Vrai Sang, La Sainte Lance, la Couronne d’Epine, et surtout le Saint Suaire.
 
                   Il semblerait qu’à cette époque troublée l’on confia le Linceul à la seule force structurée, stable et sûre : les Chevaliers du Temple (vous voyez, on y revient toujours. Qu’ont fait les Chevaliers Blancs ? Le mystère demeure.
 
A suivre…
 
 
 
 
 
 
 

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13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 12:45

 

                   L’homme cultive le Souci (Calendula officinalis) depuis le Moyen Age, mais on le trouve encore à l’état sauvage sur le pourtour méditerranéen. Etrangement, il fleurit aux calendes de chaque mois (premier jour du mois chez les Romains, d’où son nom latin) et ses fleurs s’ouvrent et se ferment en fonction du soleil. C’est sûrement pour cela que les gens du moyen-âge la considéraient comme une plante douée de pouvoirs magiques. Cueillie lorsque le Soleil entrait dans le signe de la Vierge, la fleur (mise dans un petit sac en toile avec une dent de loup et des feuilles de laurier) préservait et guérissait de tous les maux son porteur…! Ces croyances firent hélas vite oublier cette plante et ses riches possibilités thérapeutiques. Très efficace en usage interne (ulcères gastriques et intestinaux, goutte, douleurs rhumatismales, menstruations difficiles…) et en usage externe (Onguent efficace pour les plaies, l’acné, les brûlures, l’eczéma… l’entretien de la peau en général…) Heureusement la cosmétologie et notre moderne médecine ont redécouvert depuis ses innombrables vertus médicinales. Voici une recette très utile pour les Gentes Dames…
 
                   Faire infuser (voir notre recette pour l’infusion) pendant environ dix minutes une grosse pincée de fleurs fraîches (on en trouve de juillet à octobre) dans un litre d’eau bouillante, en boire une tasse avant chaque repas pendant la semaine précédant les règles. Cette cure a un effet régulateur et calmant extraordinaire…
 
                   Et n’oublions pas de rajouter (comme en Allemagne et en Angleterre) dans nos potages et crudités quelques pétales de fleurs fraîches de Souci… c’est excellent pour la santé.
 
 
 
Le souci plante médicinale du Moyen Age... http://medieval-moyen-age.net
 
 

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 17:30

 

                   Dame Belette s’est remise au fourneau (hi hi)… elle a trouvé dans ses nombreux parchemins une délicieuse et simple recette du Moyen Age qui, j’en suis sur, ravira vos papilles… Une recette d’automne, mais qui peut cependant être adaptée en toute saison « Champignons sauvages aux épices » 

 

Il vous faudra pour cela (suivant le nombre de convive et l’appétit !)  

 

.  1 kilo de champignons sauvages des bois en mélange (à défaut des champignons de Paris... mais le plaisir n'est pas le même)

.  2 oignons

. 2 pincées de chacun de ces épices : poivre (moulu frais de préférence) poudre de gingembre et noix de muscade (fraîchement râpée également)

.  4 pincées de coriandre en poudre

. sel à votre convenance 

 

Nettoyer, laver et couper en morceaux les champignons. Cuire dans l’eau bouillante et pendant environ dix minutes les hôtes de nos bois, puis égoutter. Pendant la cuisson éplucher et hacher les oignons finement, dans une poêle, les faire fondre doucement et à feu doux dans un peu d’huile (d’olive de préférence), ajouter alors les champignons que vous ferez revenir à grand feu pendant quelques instants, saler, ajouter les épices, couvrir et laisser mijoter à feu très doux pendant un petit quart d’heure, surveiller et remuer de temps en temps, lorsqu’ils seront bien dorés… ils seront près à être dégustés… Bon appétit ! Un petit vin blanc demi-sec de notre Comté de Bourgogne fera bien l’affaire (avec modération !) pour accompagner ce délicieux plat… (pointer la souris sur l'image) 

Une délicieuse recette du Moyen Age "Champignons sauvages aux épices" Photo de Chanterelle ou Girolle (Cantharellus cibarius !) http://medieval-moyen-age.net

 

  

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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 21:00

 

Un nouvel article de Philippe le templier sur Médiéval et Moyen-Age, qui fait suite à notre article sur les sorciers et sorcières au moyen-âge, le premier bûcher d’une longue série…
 
                   Nous sommes à la fin du XIIe siècle aux confins des Comtés de Toulouse, de Foix et de la Vicomté de Carcassonne, des hommes vêtus de noir, évangiles en main, viennent deux par deux dans les villages, les villes et les châteaux et évangélisent les populations et les membres de la noblesse. On les nommera les Parfaits, les Bons Hommes, ils sont non violents, pauvres et se présentent comme prédicateurs de Dieu. Leurs paroles sont redoutables face à un clergé traditionnel souvent corrompu, avide de richesse, tandis que les grandes abbayes qui avaient été source de progrès auparavant se referment dans leur rayonnement intellectuel.
                   Le peuple quant à lui recherche la proximité, la simplicité, la pureté, la pauvreté, le retour aux origines de la parole : bref les Cathares, puisqu’il s’agit d’eux sont très loin de l’Eglise officielle. Ces hommes simples parlant la langue vulgaire obtiennent de multiples conversions et l’Eglise inquiète de ce schisme rampant envoie des prédicateurs dans des rencontres contradictoires au cours desquelles les Cathares gagnent le plus souvent, l’Eglise officielle ne sachant pas revenir au message primitif de la religion.
                   Un très mauvais climat s’instaure et en 1205 le légat du Pape est assassiné. Dès lors, Innocent III décide d’une guerre sainte pour éradiquer le Catharisme, une Croisade dans laquelle vont s’engouffrer tous les nobles non lotis de la langue d’Oïl, le nord afin de se tailler des fiefs sur mesure en pays de langue d’Oc, le sud. (cela avait été promis par le Pape)
                   Au printemps 1208, une immense armée du Nord déferle vers le sud (cela ne vous rappelle rien…) Commence alors un terrible calvaire pour les populations méridionales : Béziers tombe avec 20000 martyres, rappelez-vous : «Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens», puis Carcassonne tombe rapidement et par traîtrise et hors les lois de la Chevalerie, le jeune Vicomte Trencavel est fait prisonnier et meurt dans les geôles de son propre château de froid et de faim, puis Minerve, la capitale du Minervois avec un bûcher de 140 Cathares, Lavaur et sa Dame jetée la tête la première dans un puits et le traditionnel bûcher de 400 hérétiques. Enfin Toulouse et son Comte Raimon VI se rendant en 1215 et devant faire amende honorable pieds nus et en chemise, afin d’implorer un hypothétique pardon…
                   En est il fait du Catharisme : et bien non, la résistance se crée sous la houlette des Comtes de Toulouse Raimon VI et VII, et ceci pour une durée d’environ 30 ans. Devant ce péril, la «Sainte Inquisition» est fondée en 1223 par le Pape et l’envoi des Frères Prêcheurs Dominicains et Franciscains nettoie le pays à coup de bûcher et de torture. Hélas progressivement le Nord conquiert le Sud, la force brutale efface le pays des Troubadours, l’Eglise Cathare est détruite, quelques Bons Hommes fuient en Lombardie. Le dernier Parfait brûle en 1321 et le dernier bûcher cathare date de 1329, les terres du Comte de Toulouse passent sous le contrôle du Roi de France Louis IX «Saint Louis» à la mort de Raimon VII.
                   L’épisode le plus connu de la croisade contre les Albigeois (autre nom des Cathares) est la prise de Montségur, véritable doigt accusateur pointé vers le ciel, où, après un long siège et encore une trahison, un trébuchet est monté à dos d’homme sur le Pog (montagne) et celui-ci permet la destruction des murailles du château. Après l’inévitable rédition quelques Seigneurs Faidits (occitan) purent partir libres, mais tous les Parfaits et Parfaites furent brûlés vifs le 16 mars 1244 au Pré des Cramats (brûlés) ; une stèle est toujours là, à la mémoire des 200 « hérétiques » tués au nom de leur foi : cette stèle déclare : « ALS CATARS ALS MARTIRS DEL PUR AMOR CRESTIAN » (aux Cathares, aux Martyres du pur amour Chrétien).
                   La légende raconte qu’un trésor serait caché dans une grotte sous le Pog de Montségur et qu’il pourrait s’agir du SAINT GRAAL, il serait visible au solstice d’été à partir du donjon. Les Templiers ne prirent pas part à cette tragédie et en sont fiers !

 

 

 

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