15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 10:48

 

              Voici sur Médiéval et Moyen-âge la suite du vocabulaire ancien. On retrouvera ici certains mots que ne devaient pas ignorer les tire-laines et coupe-jarrets de l’époque médiévale…  

 

 

 

-  Affidé (e)    :   personne à qui l’on se confie pour un mauvais coup  

 

-  Barater       :   ruser  

 

-  Canivet       :   petit couteau  

 

-  Cautelle      :   ruse  

 

-  Chargé        :   pipé (un dé par exemple)  

 

-  Colpe         :   forfait  

 

-  Coquefabue    :   fourberie  

 

-  Cordelle      :   intrigue  

 

-  Déportement   :   mauvaise conduite  

 

-  Emberlucoquer :   préparer un traquenard  

 

-  Engigner      :   tromper  

 

-  Fallace       :   fourberie  

 

-  Fel           :   cruel  

 

-  Fourbe        :   voleur  

 

-  Fredain       :   scélérat  

 

-  Gargoter      :   boire  

 

-  Guile         :   ruse  

 

-  Laronner      :   voler  

 

-  Malencontre   :   mauvaise rencontre  

 

-  Maroufle      :   fripon  

 

-  Picorée       :   butin  

 

-  Tençon        :   querelle  

 

-  Volerie       :   larcin  

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Publié par Médiéval et Moyen-Age - dans Les mots anciens
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 11:55

 

              Médiéval et Moyen-Âge vous propose une fois de plus les proverbes du mois (merci AnjAlain) Si vous aimez la période médiévale et notre site, abonnez-vous à notre Newsletters. Vous aurez ainsi régulièrement des photos et surprises inédites, ainsi que des nouvelles de notre Association et du vieux sorcier…
 
Février, le plus court des mois,
Est de tous les pires à la fois.
 
Quand février commence en lion,
Il finit comme un mouton.
 
Il vaut mieux un renard au poulailler
Qu’un homme en chemise en février.
 
Si février n’a ni pluie, ni giboulées,
Tous les mois de l’année seront ennuyés.
 
Si février n’a pas grands froids,
Le vent dominera tout le reste des mois.
 
Si février n’a ses bourrasques,
Tous les mois feront des frasques ?
 
Mieux vaut un loup dans son troupeau
Qu’un mois de février beau.
 
Si février est sec et chaud,
Garde du foin pour tes chevaux.
 
Février trop doux,
Printemps en courroux.
 
Si février et mars trop chauds,
Mettent le printemps au tombeau.
 
Pluie de février
Emplit les greniers.
 
Février remplit les fossés,
Mars les vide.
 
Neige de février
Fuit comme un lévrier.
 
Neige de février
Tient comme l’eau dans un panier.
 
La neige de février
Brûle de blé.
 
Quand il tonne en février,
Montez vos tonneaux au grenier.
 
S’il tonne en février,
Point de vin au cellier,
Jette les fûts au fumier.
 
Le mois de février
Est bon agnelier. (Mois des naissances)
 
En février, si au soleil ton chat tend sa peau,
En mars, il l’exposera au fourneau.
(À surveiller… Lilith) 
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Publié par Médiéval et Moyen-Age - dans Proverbes et dictons
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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 16:35

 

             Une fois de plus le Baphomet du Templier de Médiéval et Moyen-Âge nous fait entrevoir l’avenir…. Une terrible histoire celle des 47 Rônin…

 
              Nous sommes pendant l’hiver de 1702, au pays des hommes jaunes que vous nommez le Japon, et nous en notre temps Cipango. Il fait froid et nuit, mais dans les ténèbres, 47 « Samouraï » fortement armés et en armure se dirigent vers le Château de leur ennemi, dans le but de le prendre. Cette troupe n’est pas nombreuse, 47 hommes, mais quels hommes et de quelle trempe…
 
              Tout a commencé près d’un an auparavant par l’envoi de l’ambassade annuelle que le 113 Mikado Higashiyama (Empereur, Gardien des Traditions) adressait au Shogun Tokugawa Tsunayoshi (Seigneur de la Guerre, grand Général), ambassade devant être reçue suivant les lois de l’honneur.
              Le Shogun désigna alors le Jeune Daimyô Asano Naganori pour cette mission de confiance et fort honorable. Le Daimyô voulant bien faire demanda conseil au Samouraï Kira Yoshinaka, Maître de Cérémonie du Shogun et le pria de bien vouloir le conseiller. Pour ce faire, il apporta un présent qui malheureusement ne convint pas à Kira, lequel insulta publiquement Asano, le poussant dans ses derniers retranchements tant et si bien que notre Daimyô blessa Kira de son sabre à la tête et au bras.
              Ceci était trop pour la loi du Shogunat, aussi le Shogun condamna le Daimyô à faire amende honorable par son suicide. Ce jugement était inique pour l’époque, car les deux parties auraient du faire l’objet d’un jugement (question d’honneur)
              Le Daimyô se suicida donc, ses biens furent confisqués et sa famille traînée dans le déshonneur, perdit tous ses titres. Les Samouraï se trouvant sans maître devinrent des Rônin (errants, sans emploi).
              Fortement blessés dans leur fidélité et leur honneur, 47 Rônin sous les ordres de leur chef Oishi, attendirent plusieurs mois le moment favorable se faisant passer pour des hommes déchus et dépravés.
               En décembre 1702, nos héros attaquèrent et prirent le château du Maître de Cérémonie Kira, et l’ayant fait prisonnier lui proposèrent une mort dans l’honneur (Voie du Samouraï, ou Bushidô), Kira refusa en tremblant, alors nos Rônin le décapitèrent au sabre, lavèrent sa tête dans le puits du Château et la déposèrent sur la tombe de leur bien aimé Daimyô en signe de fidélité même au-delà de la mort.
 
              Un des 47 se rendit auprès des autres Samouraï du Daimyô et annonça l’accomplissement de la vengeance, tandis que les 46 autres se rendirent au Shogun, lequel malgré une évidente sympathie et le soutien du Peuple, les condamna tous au suicide. Nos guerriers s’exécutèrent de bonne grâce sur la tombe de leur maître bien aimé. Le Messager des 47 fut gracié et à sa mort il rejoignit ses camarades Rônin et son Daimyô.
              Il semblerait qu’un des Samouraï n’ayant pas participé à l’expédition se suicida sur la tombe des 47, afin de mourir dans l’honneur. Quant à la famille du Daimyô elle retrouva ses titres et ses biens tandis que celle du Maître de Cérémonie fut spoliée.
              De nos jours encore, les tombes du Daimyô et des 47 Rônin font l’objet d’un culte, les Japonais appréciant tout particulièrement l’esprit chevaleresque et la fidélité des Rônin. Plusieurs récits furent tirés de cette histoire, en particulier : « Les 7 Samouraï », et plus tard « les 7 Mercenaires » bien que les évènements ne concordent pas, mais valorisant l’esprit du guerrier fidèle et désintéressé de l’époque. Ce code de l’honneur du Guerrier a hélas été troublé par les agissements durant la guerre avec la Russie, la Chine et la Seconde Guerre Mondiale, où le paroxysme fut atteint avec les attaques Kamikazes, ce qui en rien ne rappelait l’honneur des Rônin : mais qui sommes nous pour juger…    
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Publié par Sire Philippe le Templier - dans Un peu d'histoire
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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 14:46

 

              Coucou c’est moi Lilith la chatte de la sorcière Moriganne. J’en ai des choses à raconter… 2007 va être une année riche en événements… Au niveau de l’Association des Flambeaux de l’Allan et de Médiéval et Moyen-Age, du nouveau est en cours… une petite révolution… mais chut j’en dirai plus une prochaine fois. Et pour le vieux sorcier aussi cela va être une année de renouveau… il parait qu’il va retrouver la liberté… Non il n’est pas en prison… mais là aussi j’en dirais plus une prochaine fois, je suis une chatte qui aime bien le mystère… Hi hi ! En parlant du vieux sorcier Honorius il a toujours des soucis de santé, des hauts et des bas, même si on peut considérer qu’il y a du mieux par rapport à un temps, on le surveille pour qu’il ne refasse pas de bêtise avec le clavier. La preuve, il continue à bien se soigner… Je me sauve avant qu’il ne me transforme en crapaud baveux…. Bisous
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Publié par Lilith la chatte de la sorcière Moriganne - dans Les potins du chat
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8 janvier 2007 1 08 /01 /janvier /2007 14:09

 

              Pour clore la série sur les épices, voici le dernier article de Dame Hermine qui nous donne deux recettes (*) où les épices tiennent bonne place.  

 

La poudre d’épices :  

 

Elle peut s’utiliser pour parfumer des tartes, des sauces, des marinades et être saupoudrée sur des viandes, des poissons à griller ou à rôtir.   

10 g de gingembre en poudre, 10 g de coriandre en poudre,  15 g de cannelle en poudre,  10 g de cardamome,  5 g de clou de girofle en poudre,  1 g de muscade râpée. 

 

La Sauce Cameline :   

 

Douce, onctueuse et parfumée, elle peut accompagner toutes les viandes (volailles, gibiers, porc, …) : 50g de raisins secs, 50g d’épine vinette, 80g d’amandes en poudre, 1 cuiller à soupe bombée de miel ou de sucre, 1 cuiller à café arasée de gingembre en poudre, 3 cuillers à café arasées de cannelle en poudre, 2 cuillers à café arasées de cardamome en poudre, ¼ de noix de muscade râpée, 80 g de mie de pain sec, vin rouge (à ajuster).  

Faire tremper les raisins secs dans le vin rouge (la veille ou 4 h avant). Broyer au mixer les amandes, les épices, le sucre puis les raisins secs et la mie de pain. Ajouter de l’eau progressivement pour obtenir un liquide fluide. Ajouter les épines vinettes entières et environ ¼ l de vin rouge. Faire chauffer tout doucement en remuant sinon cela attache. Maintenir à frémissement une dizaine de min. Ajuster le vin rouge suivant la consistance désirée.  

 

A vos Ripailles épicées !!!! Bon appétit !!!!  

 

(*) D’après le Mesnagier de Paris, texte d'économie domestique écrit vers 1393 par un bourgeois de Paris pour sa très jeune épouse ou l’on retrouve de nombreuses recettes médiévales  

 

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Et c'est bon.... la preuve !

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Publié par Dame Hermine - dans Recettes de cuisine
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