16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 14:11

 

               Château de Lavardin (XIe au XVe  siècle) – Loir-et-Cher
 
              Les ruines du château de Lavardin s’étagent sur un promontoire rocheux, au-dessus du village et du Loir. Construit à partir du début du XIe siècle par les premiers seigneurs de Lavardin, le château sera vendu au comte de Vendôme vers 1130, dont il devint la principale forteresse à partir de la fin du XIIe siècle. Complètement remanié au XIVe et XVe siècles, il fut enlevé aux Ligueurs en 1589, puis démantelé l'année suivante sur ordre d'Henri IV, duc de Vendôme et roi de France..
              Le premier château, celui de Salomon de Lavardin, au début du XIe siècle, paraît avoir été constitué d’un donjon de bois sur motte, protégeant un logis seigneurial établi au sommet du promontoire. La forteresse des comtes de Vendôme (XIIe-XVe siècle) se composait de trois ou quatre enceintes entourant un donjon quadrangulaire, le tout bâti sur trois paliers rocheux retaillés au Moyen Âge pour en accroître la verticalité. Au pied du château, entre le promontoire et le Loir, une dernière enceinte protégeait le prieuré Saint-Martin (Saint-Gildéric), fondé vers 1040 par le premier seigneur de Lavardin dans un « bayle » extérieur. Durant le haut Moyen Âge, le promontoire qui portera le château a été occupé par un cimetière, dont on a retouvé plusieurs fosses taillées dans le rocher.
              De la première enceinte subsiste une grande porte ou « châtelet » (XIIe-XIVe-XVe s.), dont on remarque les mâchicoulis de tradition bretonne et les embrasures pour le canon (vers 1400). Cette porte donnait accès au premier palier du promontoire affecté aux activités de la garnison et des serviteurs. Face à cette porte se trouvait notamment l’entrée des galeries et d’un grand cellier souterrains ; au nord du palier une cuisine troglodytique avec un four à pain.
              Sur le second palier, accessible par un escalier dont on voit les ruines face au châtelet, étaient aménagés plusieurs logis. À l'est, on trouve le logis (XIIe-XIVe-XVe siècles) qui est attribué au capitaine-châtelain ; au nord, ce qui pourrait être la crypte de la chapelle castrale (XVe siècle) ; au centre, un grand logis d'apparat bâti dans les dernières années du XVe siècle, à partir d’un logis plus ancien (XIIe siècle). Il en reste de remarquables voûtes aux armes des Bourbon-Vendôme, une niche de lampe à huile ornée de trois masques. Une salle de garde (fin XVe siècle) est installée sous cet escalier afin de contrôler le passage dans les galeries souterraines.
              Sur le dernier palier, protégé par une forte « chemise » (vers 1200-XVe siècle), percée d'embrasures pour le canon (XVe siècle), s'élève un imposant donjon rectangulaire édifié au XIIe siècle. Cette construction est en partie fondée sur les murs du logis, ou « domicilium », élevé par le seigneur de Lavardin, probablement dans les années 1070. Renforcé de trois fortes tours entre la fin du XIIe siècle et les années 1200, il a été reconstruit par les comtes de Vendôme, entre la fin du XIVe et le milieu du XVe siècle. L'essentiel de ces travaux est attribué à Louis Ier, comte de Vendôme de 1393 à 1446.
              Du haut de ses 26 m, le donjon domine le village et la vallée. Au-dessus de la porte, on remarque les armes de Jean VII de Bourbon-La Marche, comte de Vendôme de 1372 à 1393. Plus haut, on peut encore voir les restes de la porte donnant accès au premier étage du donjon depuis le sommet de la chemise. De l'intérieur, la vue d'ensemble est impressionnante. On note, au rez-de-chaussée, l’appareil très allongé du premier logis seigneurial, dans les étages ne cheminée aux armes de Charles VII portées par deux anges (vers 1420), une fenêtre polylobée (XIVe siècle). On admire surtout les vestiges de l'escalier, installé vers 1400 dans une tour pleine cantonnant l’angle du donjon depuis la fin du XIIe siècle. ), et les voûtes du second étage (vers 1400-1415).
              Sur les retombées des voûtes, ont observe les armoiries de Louis II d'Anjou (1384-1417) et de la comtesse de Vendôme, Alix de Bretagne (décédée en 1377). Dans la tour cantonnant le donjon au sud-ouest est aménagé un étroit cachot, uniquement accessible par un puits (XVe siècle ?), s.).
              Les second et troisième paliers du promontoire sont creusés d'un réseau de galeries et d'escaliers souterrains permettant de circuler dans le château et d'atteindre le donjon et son fossé (XIVe-XVe siècles). À l'ouest subsistent également des défenses avancées et, vraisemblablement, la motte protégeant le logis des premiers seigneurs au XIe siècle. Mais des fouilles ont montré que cette partie du site est occupée depuis la protohistoire, si ce n’est le néolithique.
Bibliographie :
- Barthélémy (Daniel), La société dans le comté de Vendôme de l'an mil au XIVe siècle, Paris, Fayard, 1993. - Leymarios (Claude), Schweitz (Daniel), Lacroix (Michel), « Étude archéologique d'une crypte du haut Moyen Âge au château de Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1979, p. 41-54. - Métais (abbé Charles), « Procès en cours de Rome entre Vendôme et Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1912, p. 189-231. - Plat (Gabriel), « Lavardin », Congrès archéologique de France, 88e session, Blois, 1925, Paris, Picard, 1926, p. 315-368 [voir p. 356-368]. - Saint-Venant (Raoul Barré de), Dictionnaire topographique, historique, biographique, généalogique et héraldique du Vendômois et de l’arrondissement de Vendôme, Blois-Vendôme, Migault, Rouilly et Chartier, 1912-1917, 4 t. [voir notamment : II, 1913-1914, p. 260-273]. - Salies (Alexandre Danouilh, dit de), Notice sur le château de Lavardin, Tours, imp. Bouserez, 1865. - Salies (Alexandre de), « Rapport […] sur l’excursion faite aux Roches, à Montoire, Trôo et Lavardin », Congrès archéologique de France, 39e session, Vendôme, 1872, Paris, Derache, 1873, p. 459-525 [voir p. 504-525]. - Salies (Alexandre de), De Vendôme à la Bonnaventure, Les Roches, Lavardin, Montoire et Trôo, Angers, impr. Lachèse […], 1873 (extr. du Congrès archéologique de France, Vendôme, 1872) [voir p. 49-74]. - Schweitz (Daniel et Arlette), « Contribution archéologique à l'étude du château de Lavardin: la cuisine troglodytique de la basse-cour et son four (XIVe-XVe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1976, p. 63-73. - Schweitz (Daniel), « Étude archéologique d'un dépotoir domestique du XIVe siècle au château de Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1979, p. 55-70. - Schweitz (Daniel), « L'équipement domestique d'un châtelain du XIVe siècle à Lavardin », in La céramique dans la région Centre de l'époque gallo-romaine au XXe siècle, catalogue de l'exposition organisée par l'Association des conservateurs de la région Centre, musées de la région Centre, octobre 1980-décembre 1982, s. l., s.n., 1980, p. 34-42. - Schweitz (Daniel et Arlette), « Château de Lavardin », in Congrès archéologique de France, 139e session, Blésois-Vendômois, Blois, 1981, Paris, Société française d’archéologie, 1986, p. 218-227. - Schweitz (Daniel), « Sur l’organisation de l’espace au château de Lavardin » : galeries et escaliers souterrains (XIVe et XVe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2005, p. 69-82. - Schweitz (Daniel), « Sur l’émergence d’une identité patrimoniale en Vendômois : l’exemple des études sur le château de Lavardin (XIXe-XXe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2006, p. 72-93. - Schweitz (Daniel), Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire : Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, marche bretonne, Tours, CLD, 2006. - Schweitz (Daniel), « Sur la perception de l’identité patrimoniale du Vendômois : l’exemple des ruines de Lavardin aux XIXe et XXe siècles », Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, 61, 2006. - Yvard (Jean-Claude), « Sur l’existence d’un domicilium (fin du XIe siècle) au donjon de Lavardin », BSAV, 1994, p. 27-31. - Yvard (Jean-Claude), Le donjon résidentiel de Lavardin vers l’an 1400, Vendôme, éd. du Cherche-Lune, 1993.
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Publié par Daniel Schweitz - dans Patrimoine
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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 00:15

 

              Bon anniversaire Marie, tes amis ne t’oublient pas et pensent à toi en ce jour merveilleux. On  fait milles bisous à la plus souriante et à la plus belle ambassadrice de la ville de Caen et de la Normandie…. Son site ICI si vous voulez partager avec nous ce message…
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Publié par Médiéval et Moyen-Age - dans Les Infos
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1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 13:53

 

 
              Voici sur Médiéval et Moyen-Age les proverbes de l’hiver, offert comme il en a l’habitude par notre Ami AnjAlain.
 
Décembre prend
Et ne rend.
 
Décembre aux pieds blancs s’en vient,
An de neige, est an de bien.
 
Décembre de froid trop chiche,
Ne fait pas le paysan riche.
 
Quand l’eau sort
Au mois mort,
Toute l’année elle sort.
 
En décembre fais du bois
Et endors-toi.
 
Le loup ne mange pas l’hiver.
 
L’hiver mange le printemps, l’été, l’automne.
 
En hiver, partout pleut…
En été, là où veut Dieu.
 
Hiver, sitôt qu’il est trop beau,
Nous promet un été plein d’eau.
 
En hiver, eau ou bruine,
Vent, neige ou grêle pour voisine.
 
Soleil d’hiver, amour de paillarde,
Tard vient et peu tarde.
 
Belle nuit en hiver,
Jour qui suit souvent couvert.
 
En hiver, sombre nuit,
Le lendemain beau jour luit.
 
Pendant les glaces de l’hiver,
Ne faut les terres cultiver ;
 
Des neiges, avec bon hiver,
Mettent bien du bien à couvert.
 
L’hiver nous fait plus de mal que l’été ne nous fait de bien.
 
Si l’hiver est chargé d’eau,
L’été ne sera que plus beau.
 
Soleil d’hiver, tard levé,
Bientôt couché et caché.
 
L’hiver n’est bon que pour les choux,
Et pour faire gagner la toux.
 
Autant de jours d’hiver passés,
Autant d’ennemis renversés.
 
Quand en hiver est été,
Mais été l’hivernée,
Cette contrariété
Ne fit jamais bonne année.
 
Serein l’hiver, pluie en été,
Ne font pas grande pauvreté.
 
Doux l’hiver, printemps desséché,
Pénible hiver, printemps mouillé.
 
Hiver rude et tardif,
Rend le pommier productif.
 
Après un hiver froid, n’attends jamais de pluie :
La source, dans l’air, semble être tarie.
 
En hiver, plus même qu’en été,
Est incommode pauvreté.
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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 16:46

 

              Voici sur Médiéval et Moyen-âge l’annonce de la parution d’un passionnant roman historique (basé sur des faits historiques avérés) L’auteur vous le présente. (Son site ICI où l’on trouve des articles très intéressants sur les Templiers…)
 
Le Onzième Templier
Yves Victor Kamami
Editions Bibliophane
(à paraître le 23 Novembre 2006)

              A la fin du onzième siècle, lors d'une partie de chasse, Godefroy de Bouillon trouve refuge auprès d'un grand penseur juif champenois, Maître Salomon de Troyes. Là, il découvre un monde qui lui est étranger et rencontre la belle et mystérieuse Missiya dont il tombe amoureux.
              Au sein de l’académie talmudique, ses compagnons d’étude sont à la fois les fils de nobles chrétiens de la région, mais également les fils des plus grands Sages juifs de l’époque.
Certains d’entre eux, dont Hugues de Payens, deviendront par la suite les fondateurs de l’Ordre des Templiers.
Mais tout va soudain basculer au printemps 1096, devant la déferlante de la « Croisade des gueux », qui va décimer les communautés juives de l’est de la France et du Rhin par les premiers « pogroms » (massacres) de masse.
               De là, va se dérouler la plus haletante des épopées, Godefroy menant la première Croisade, entouré d’un certain Chrestien de Troyes et de Missiya. Où l’on va assister à la naissance de l’ordre le plus secret de l’Histoire, permettant de mieux comprendre la véritable origine des rites francs-maçons, avec la révélation de l’identité d’un mystérieux onzième Templier. Et où l’on va décrypter, dans la fraternité douloureusement bafouée  des religions du Livre, le secret de l’Arche d’alliance, afin de résoudre l’ultime quête, celle du Graal…
               J'espère que cette introduction vous donnera envie de lire ce livre.
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Publié par Yves Victor Kamami - dans Les Infos
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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 10:41

 

              Etant en mission pour notre commanderie Templière de Sainte -Eulalie, auprès de nos Frères Teutoniques, je traversais une superbe région située à l’est de notre belle France, l’Alsace.
              Me trouvant entre les villages d’Obernai et d’Ottrott, l’on m’indiqua une montagne émergeant d’un riche vignoble que l’on me désigna sous le nom d’ Odilienberg (Mt Ste Odile). Devant mon questionnement, l’on me fit savoir que ce haut lieu d’Alsace était connu depuis la plus haute antiquité, et que sur le chemin de cette cime sacrée s’étaient succédées de multiples foules : Celtes : bâtisseurs du fameux Mur Payen, long de dix Km, haut par endroit de 3 à 4 m. Légion Romaine : profitant du site fortifié par les Celtes, en avant poste, face aux Barbares Germains.
              Plus tard, à l’heure de mon récit, place forte du Dux Alsatia du moment : Adalric (Etichon) père d’Odile, notre héroïne.
              Hors donc nous nous trouvons aux alentours de l’an de grâce 660/662, sous les règnes cumulés de Childéric II en Austrasie (royaume de l’Est) et Clotaire III en neustrien (royaume de l’Ouest). Le Maire du Palais est alors Adalric (Alaric,Aldaric ou Etichon) tenant l’Alsace, une partie de la Bourgogne et de la Suisse. Le Dux se réjouit car il va être Père, souhaite un héritier mâle qui soutiendrait sa dynastie. Las, une fille naît, aveugle et quelque peu débile de surcroît. Le Dux furieux décide de supprimer cette fille qui déshonore sa race. Heureusement pour Odile, sa mère Bereswinde (nièce de St Leger et belle sœur de Childeric) cache l’enfant, la confie à une nourrice fidèle, laquelle élèvera Odile pendant douze ans. Dès lors, la jeune Odile partira pour le monastère de Palma ( Baume les Dames en Franche Comté).
              Ici commence le merveilleux : l’évêque Ehrhardt de Ratisbonne (oncle d’Odile) a un songe lui stipulant qu’il doit se rendre à Palma pour baptiser une jeune fille aveugle. Ehrhardt s’y rend donc,  accompagné de son frère Hydulphe, alors Abbé de Moyenmoutier en Suisse.  Les deux religieux baptisent alors Odilia (soleil de Dieu), laquelle retrouve la vue dès que le chrême lui touche les yeux. Miracle !!! Miracle qui immédiatement fit grand bruit dans la Chrétienté de l’époque. L’histoire venant aux oreilles d’Adalric, celui-ci entra dans une colère noire, à tel enseigne que lors du retour d’Odile accompagnée par un des ses frères,  Hugo (Hugues), ce dernier sera mis à mort par Adalric durant un accès de colère. Ce n’était d’ailleurs pas le premier, le Dux ayant auparavant fait assassiner Saint Germain, Abbé de Moutier (en suisse), lequel le gênait par ses prêches.
              Le Dux décide alors de marier sa fille Odile. Celle- ci s’enfuit, se réfugie  sur notre célèbre Mont, Adalric soudain dessillé accepte alors tout, et confie à sa fille l’Odilienberg où elle  édifiera  un couvent. Elle  sera alors la voix de l’Alsace, décidera de beaucoup de choses, introduira la « Laus Perennis », c'est-à-dire le chant des psaumes jour et nuit. Elle sera une grande bienfaitrice des pauvres gens et malades.  Elle gérera pour le moins trois couvents : Hohenbourg, Nidermunster et St Etienne où elle nommera  comme Abbesses trois des ses Nièces. Sa vie exemplaire en fera une Sainte vénérée par toute l’Alsace (elle en est d’ailleurs la Patronne). Et sera un jour enterrée au sein de son beau couvent tout en haut du célèbre  Mont Magique. L’on peut d’ailleurs encore de nos jour se recueillir sur sa tombe.
              J’ai plus haut nommé le Mont Sainte Odile « Mont Magique », en voici les raisons : l’on rencontre sur l’un de ses contreforts une source célèbre qui passe pour guérir les personnes qui en boivent ou qui se lavent les yeux. (Odile est d’ailleurs représentée en Abbesse tenant un livre ouvert sur lequel l’on voit deux yeux).
              Du temps de nos ancêtres Celtes, un collège de Druides officiait sur le Mont : grotte, menhir, dolmen, d’une façon assez similaire à ce qui se passait dans la forêt des Carnutes (Chartres). Le Mont Sainte Odile est un lieu profondément vibratoire qui a reçu le surnom de Mont Lumière : depuis plus de 3000 ans les foules s’y rencontrent et s’y croisent appliquant quelques préceptes célèbres : « tu n’élèveras  pas d’images sculptées  et tu ne prieras que dans les Temples par moi-même crées »
              Si il vous souhaitez connaître quelque peu l’âme de ce Haut Lieu, je vous engage à vous asseoir quelques instants à l’entrée du site au lieu dit : «  la Chapelle des Roches »  où quelques bancs vous attendent.
              Enfin et surtout je vous engage à vous rendre au moins une fois sur ce haut site historique, ne serait-ce que pour l’impression unique que vous ressentirez. Souvenez-vous, quelqu’un a dit un jour «  qu’il y avait des Lieux où souffle l’Esprit »  le Mont d’Odile en fait parti : foi de Templier.
 
 
 
Philippe le Templier
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Publié par Sire Philippe le Templier - dans Contes et Légendes
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