11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 18:27

 

              Coucou c’est Lilith la chatte de la sorcière. Vous connaissez mon défaut… je farfouille partout, toujours à l’affût d’une découverte insolite… Et bien là j’en ai fait une qui m’a cloué le bec (et croyez moi il faut le faire !) Un clip musical du vieux sorcier, et oui il fait aussi de la musique, du genre Médiéval et Moyen-Âge... Je pense que cela ne vous étonne pas. Il y a un moment qu’il mijotait cela, mais cela traînait un peu avec ses vertiges, entre nous je me demande à quoi serve ses potions… Oui je sais je suis mauvaise langue, mais vous connaissez le proverbe… Qui aime bien… chat…ie bien !  Bon je me sauve avant qu’il m’attrape, quoique en ce moment il ne risque pas de m’attraper… Hi hi !!! Je vous laisse voir et écouter LE CLIP VIDEO du vieux sorcier… Cette fois cela fonctionne.... petit problème technique... Hi hi !Bisous
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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 10:02

 

              Voici la suite du passionnant article de Dame Hermine sur les épices de l’époque médiévale…
 
              Au Moyen-âge, ce sont les « Maistre queux » qui ont l’art de maîtriser les épices. Ils en mettent partout : mets salés ou sucrés, boissons… tous en contiennent. Le plus souvent elles sont ajoutées en fin de cuisson, après avoir été réduites en poudre placée dans un nouet (sachet de tissu) que l’on retire du plat avant de servir. Et sacrebleu… ! Ne faites jamais bouillir les épices, vous gâcheriez leur arôme. Elles ne sont pas éternelles et leur goût diminue avec le temps. Il faut les conserver dans un endroit sec, à l’abri de la lumière et dans des boîtes bien fermées.
Les cuisiniers médiévaux ont une véritable connaissance de l’utilisation des épices, de leur dosage et de leur association. Dans leurs recettes, ils mettent en pratique les conseils diététiques et les théories médicales que l’on trouve dans des ouvrages sur la santé (Regimen Sanitatis).
 
              Chaque épice a une saveur particulière et des propriétés caractéristiques.
 
Le safran : C’est une variété particulière de crocus. Il faut 300 000 pistils de la fleur pour obtenir 500g de safran. Au MA, son prix est 12 fois celui du gingembre. Il est employé presque dans toutes les recettes, surtout parce qu’il colore en jaune les plats. Il a un goût âcre, amer et piquant, mais une bonne infusion de safran est recommandée avant et après les festins médiévaux.
La mythologie raconte que le dieu Hermès jouant au disque avec son ami Crocos le blessa mortellement au front. Son sang se répandit sur le sol et donna naissance à la fleur du Crocus Sativus.
 
Les poivres : Le poivre long (Piper Longum) domine la cuisine jusqu’au XIIe siècle puis il est remplacé peu à peu par le poivre rond (Piper Nigrum). Le poivre sert de monnaie d’échange : il vaut l’or de l’époque. Il est utilisé en assemblage avec le sel. Les poivres sont inodores, leurs goûts sont plus ou moins piquants et brûlants.
Le poivre de Guinée appelé maniguette ou graine de paradis remplace les vrais poivres qui sont hors de prix ou lors de pénurie.
 
Le gingembre : Ses racines s’utilisent fraîches, séchées, moulues, en poudre ou marinées. Elles s’associent bien avec la cannelle. D’un goût piquant, citronné et fruité, elles parfument à merveille les mets et les boissons. Tous les festins se terminent par du gingembre roulé dans du miel.
 
Le clou de girofle : C’est le bouton floral du giroflier. Une poignée vaut le prix d’un mouton et d’un demi bœuf ! Il est incontournable dans les boissons alcoolisées du MA. Son goût est très fort et brûle légèrement. Il sent très fort. Au MA on pique une orange de clous de girofle puis on fixe à sa ceinture cette « pomme d »ambre » pour combattre les mauvaises odeurs et les épidémies de peste.
 
La cardamome : Ses cosses renferment des graines que l’on réduit en poudre. Au MA c’est une des 3 épices les plus chères. Elle s’associe aussi bien au salé qu’au sucré : elle a un arôme délicat sucré et piquant. Elle laisse un arrière-goût qui ressemble au citron, à la bergamote.
 
La cannelle : C’est l’écorce séchée, en morceaux ou moulue qu’on utilise en faible quantité. Son arôme est puissant. C’est Marco Polo (1254 – 1324) qui la découvre et la ramène à Venise après 24 ans de voyage sur la Route de la Soie vers la Chine.
 
La muscade et le macis : La noix de muscade n’est pas le fruit du muscadier mais le noyau de son fruit. La pulpe du fruit et son enveloppe forment le macis dont la saveur est plus douce que celle de la noix : c’est l’épice reine aux yeux du cuisinier Taillevent. Attention la noix de muscade est classée comme toxique : une noix ingérée entièrement provoque des évanouissements qui peuvent être fatals.
 
              En cuisine, le dosage des épices dépend principalement du goût, de l’expérience du cuisinier. Certaines épices s’associent à merveille : cannelle et gingembre, cannelle et muscade, cannelle et cardamome, coriandre et muscade, maniguette et macis, sauge et gingembre. Certaines épices peuvent se substituer à d’autres : galanga ou gingembre, macis ou muscade, poivre noir ou maniguette. Quant à la saveur du safran (du vrai !) elle se suffit bien souvent à elle-même.
 
A suivre…
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4 septembre 2006 1 04 /09 /septembre /2006 09:24

 

              Voici le premier article de la Saga des épices concocté par Dame Hermine la cuisinière des Flambeaux de l’Allan, et rédigé par son mercenaire de mari, Heimrich l’empaleur…
 
               De tous temps, les épices pimentent la nourriture et même la vie des hommes. Elles jouent un rôle important dans l’histoire culinaire, culturelle voire scientifique. Elles fascinent par leurs parfums, leurs saveurs et leurs vertus médicinales. Il leur est même attribué des pouvoirs magiques et aphrodisiaques. (Maître Honorius en détient encore les secrets… mais il n’est pas prêt à les dévoiler… le bougre).
              De la Grèce antique jusqu’aux débuts des temps modernes, la route des Epices est aussi celle de la Soie : elle part de Chine, traverse l’Asie pour atteindre l’Europe, en empruntant dans les deux sens les pistes caravanières. Tout au long de cette route terrestre, entre l’Orient et l’Occident, les riches marchands gardent, jusqu’aux Croisades, le contrôle des échanges commerciaux : de la soie contre des épices, des épices contre des bijoux, des fourrures, des couvertures de laine ou de la vaisselle de luxe.
              C’est au Moyen-âge que se développe une véritable folie pour les épices : poivres, girofle, cannelle, muscade et macis, gingembre, cardamome, safran, sumac, galanga… Les Croisades, de 1096 à 1270, contribuent à mieux les faire connaître : les pèlerins en rapportent de Terre Sainte. Les marchands colportent sur elles des récits fabuleux : la graine de paradis n’est-elle pas pêché au moyen de filets dans les eaux du Nil (qui, comme chacun sait, prend sa source au jardin d’Eden !). Quant aux bâtons de cannelle ce sont les brindilles des nids de gros oiseaux carnivores (pour se les procurer il faut appâter les oiseaux avec de la viande d’âne pendant que quelqu’un grimpe dans l’arbre et vole les brins…). Ces histoires étranges entretiennent la curiosité des clients fortunés qui veulent absolument posséder des épices.
              Alors la demande d’épices s’accroît considérablement et leur prix est de plus en plus élevé. La valeur d’une épice peut être multipliée par 100 pendant son voyage entre Calcutta et Venise : les transports à dos de chameaux ou de dromadaires sont périlleux : ils traversent des régions aux reliefs escarpés et souvent les riches cargaisons tombent aux mains de bandits. Les marchands arabes, vénitiens essaient toujours de réaliser d’importants profits : une livre de safran coûte autant qu’un cheval, une de gingembre vaut un mouton, une de cannelle un bœuf et les poivres s’équilibrent avec l’Or.
              Les épices sont des emblèmes de richesse et marquent la classe sociale ; Elles servent de monnaie d’échange, de rançon, de redevance vassalique. Elles complètent les dots et il est d’usage d’en offrir une petite boîte à ses visiteurs ; Il est aussi coutumier de rémunérer les magistrats en épices pour obtenir d’eux une faveur… Les épices frelatées deviennent très vite monnaie courante parce que la demande est plus importante que l’offre et que tout le monde veut s’enrichir rapidement. Les tromperies les plus fréquentes consistent à remplacer le poivre en poudre par de la poudre de nigelle ou de genièvre, le safran par des pétales séchés de fleurs de soucis… Mais les autorités réagissent et des contrefacteurs d’épices sont brûlés vifs avec leurs marchandises, d’autres se voient couper une main.
              N’est pas épicier (ou apothicaire) qui veut ! (C’est la même profession). Trois années d’apprentissage, puis trois autres de compagnonnage sont nécessaires pour exercer le métier et avoir le droit d’ouvrir une échoppe en ville. Les épices (toutes plantes aromatiques) sont conservées dans des pots en terre. L’épicier les vend à la pièce, à la drachme (3,24g), à l’once (30g), à la livre… Il est obligé de tenir des comptes … d’apothicaire… parbleu !
 
 A suivre….
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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 12:39

 

              Médiéval et Moyen-Âge comme c’est la tradition (on aime les traditions ici !) vous offre les proverbes et dictons de notre spécialiste des temps anciens AnjAlain (laissez lui un com ce serait sympa, et son site est intéressant et plein de chats. Cliquez ICI !) Le vieux sorcier Honorius se soigne et se repose mais ne vous oublie pas. Il vous embrasse tous… et moi aussi. Moriganne
 
Septembre se nomme
Le mai de l’automne. 
 
Bel automne vient plus souvent
Que beau printemps.
 
Septembre en sa tournure,
De mars suivant fait la figure.
 
Septembre emporte les ponts ou tarit
Les fontaines.
 
Septembre nous produit
Le plus délectable des fruits. (Devinez lequel ?)
 
Vins de septembre
Font les femmes étendre. (hum hum …. Tu peux enlever ce com !!! hi hi)
 
Septembre humide :
Pas de tonneau vide.
 
Aux mois qui sont écrits en « R »
Il faut mettre de l’eau dans son verre.
(Pendant les grands froids, de se septembre à avril, il faut surveiller sa santé)
 
En septembre,
Les feignants peuvent s’en aller pendre.
(Feignant ici vient du vieux verbe feindre et signifie « reculer devant l’effort)
 
En septembre,
Le raisin ou la figue pendent.
 
En septembre,
Si tu es prudent, achète grains et vêtements. 
 
Saint Loup, 1er septembre :
A la Saint Loup,
La lampe au clou.
(Les ouvriers commencent à s’éclairer à la lumière de la lampe)
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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 13:25

 

              Pour cet article merci de laisser vos commentaires sur l’article suivant. Pour des nouvelles de papa (Honorius) lire aussi le commentaire qu’il a laissé sur le même article…Si le beau patrimoine médiéval vous passionne, Médiéval et Moyen-Âge vous conseille de lire ce très beau livre richement documenté…. En voici la présentation… (Nous remercions l’auteur de nous avoir fait parvenir ces précieuses informations…)
 
 
              Depuis le début du XIXe s. et le Romantisme qui valorise le pittoresque des ruines, depuis le début du XXe s. et le tourisme de masse qui les instrumentalise, c’est la vision esthétisante et affective des châteaux médiévaux qui prévaut, dans les publications comme dans les commentaires de nombreux guides. Elle fait souvent oublier la complexité de ces monuments qui ont été tout à la fois des résidences seigneuriales, des fortifications, des centres du pouvoir administratif local et plus largement des lieux de vie, en un mot des « forteresses habitées ». On néglige communément le fait que ces châteaux ont également été les outils de stratégies dynastiques et de projets politiques, plus prosaïquement aussi le moyen de tenir son rang dans une société longtemps structurée par le système féodal.       
              Si la fonction proprement militaire des châteaux médiévaux du Val de Loire est toujours évoquée dans les publications comme dans les commentaires des guides, elle s’efface trop souvent derrière les figures plus ou moins pittoresques de leurs bâtisseurs. L’impasse est souvent faite sur l’architecture militaire des châteaux médiévaux, pour focaliser l’attention sur les grands personnages qui en ont fait leur résidence et le cadre de leurs amours, comme sur les évènements historiques dont ils ont été le théâtre. À la limite, on pourrait visiter quelques-uns des grands châteaux médiévaux du Val de Loire et des provinces ligériennes, écouter avec attention tous les commentaires de visite, sans guère entendre parler de l’intérêt du flanquement raisonné des enceintes, du fonctionnement du pont-levis à flèches ou de l’évolution des embrasures de tir entre le XIIe et le XVe s.
              En fait, l’amateur de « vieilles pierres » ou le simple curieux est souvent livré à ses propres connaissances, et il ne peut profiter pleinement de ses visites que s’il possède une culture archéologique suffisante pour détailler et comprendre sur place les systèmes défensifs mis en œuvre par l’architecte médiéval. Nulle part ailleurs que dans des études savantes il ne peut chercher les connaissances qui lui permettraient de saisir et d’apprécier la qualité des défenses mises en place pour protéger le château qu’il entreprend de visiter. Il peut trouver quelques données dans son guide de tourisme, mais elles sont toujours trop élémentaires pour repérer, pour analyser et comprendre un système de défense plus ou moins complexe, qui se présente à ses yeux dans un état de ruine parfois avancé ou qui a subi une restauration trop radicale au XIXe s.
 
              Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loires’efforce de combler cette lacune en proposant, dans une région particulièrement riche en châteaux médiévaux, quelques clés pour mieux les observer et les comprendre, et donc profiter plus pleinement de leur visite. Par rapport aux commentaires des guides, qui sont généralement de qualité dans les grands monuments, l’ouvrage se propose de fournir un complément d’information dans un domaine qui ne peut souvent être traité comme il devrait l’être au cours des visites, notamment faute de temps. Il cherchera d’abord à replacer le château médiéval dans son contexte historique, il évoquera ensuite les outils et les pratiques mis en œuvre pour l’attaque et pour la défense des fortifications, comme les systèmes permettant de protéger les enceintes et leurs tours, les portes et le donjon, et enfin l’évolution de la fortification dans une « longue durée » de plus de cinq siècles.
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Châteaux et forteresses
du Moyen Âge en Val de Loire
Touraine, Anjou, Berry,
Orléanais, Vendômois, marche bretonne,

Daniel SCHWEITZ

Tours, éd. CLD, 2006,192 p., 30 euros chez votre libraire
nombreuses Illustrations NB et couleurs,

(information libraires : diffuseur SODIS, 01 60 07 82 99)

 L’auteur :

Docteur en anthropologie historique, il a notamment participé aux fouilles des châteaux de Lavardin, Fréteval, Tours et Issoudun. Il a déjà publié des notices présentant au grand public et aux amateurs certains des grands châteaux médiévaux du Val de Loire (éd. Hachette, Région Centre, Société française d’archéologie).

Derniers ouvrages publiés :

- Cuisiner et vivre autour de l'âtre rustique en Val de Loire (XIXe début XXe siècle), Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2003.
- La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2002.
- Aux origines de la France des pays : Histoire des identités de pays en Touraine (XVIe-XXe siècle), Paris, L’Harmattan, 2001.
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