11 décembre 2005 7 11 /12 /décembre /2005 15:11

 

                                        Samedi 10 décembre 2005, un grand jour pour le sorcier Honorius, membre des Flambeaux de l’Allan et Maître de Médiéval et Moyen-Age… La rencontre avec la célèbre Sorcière et Fée Carabosse…Cette journée a commencé sous un beau soleil, Dame Belette et Maître Honorius sont montés dans leur chariote pour une ballade d’une cinquantaine de kilomètres… Grâce à ses grimoires magiques la localisation de l’antre de la sorcière est facile… Un accueil chaleureux nous est réservé dans ce charmant village d’Alsace et Carabosse nous présente sa sympathique petite famille et nous a fait déguster ses nombreux philtres (cherche t’elle à nous envoûter … étrange elle n’en boit pas !) dont une eau de feu excellente à base d’un fruit rouge que l’on trouve en juin… Mais le temps passe vite, c’est  l’heure de rejoindre le but de notre visite, le petit marché médiéval de Zillisheim. Le temps est froid et sec, et un vin chaud et parfumé aux épices n’est pas de trop pour réchauffer ma vieille carcasse…Je découvre un petit marché de Noël traditionnel, comme je  les aime… Milles odeurs qui tentent les papilles, le regard émerveillés des enfants, la foule joyeuse qui s’agglutine autour des petites cabanes ou se consument des bougies parfumées, des marchands souriants mais transits, vêtus comme dans l’ancien temps, des fées et des sorcières… un campement médiéval (j’en reparlerais)… de la paille sur le sol, des feu de bois qui crépitent… Nous quittons à regret ce marché de Noël symbole d’une antique tradition du lointain moyen-âge.  L’origine du marché de Noël remonterait au temps lointain des carolingiens, le seigneur offrant a ses serviteurs un banquet et quelques cadeaux pour les récompenser... Cette fête traditionnelle attirait beaucoup de monde, et les marchands à cette occasion toujours à la recherche de bonnes affaires, envahissaient les places des villes et des villages… Nous retournons ensuite chez notre Amie, ou une « légère » collation nous attendait.. Choucroute, pâté chaud en croûte, douceurs diverses, le tout arrosé de divers nectars que ne renierait pas Bacchus… Le vieux sorcier avait la peau du ventre bien tendue qu’en l’heure du retour, tardive, fut venu ! Heureusement la chariote magique connaît bien le chemin du retour, et c’est sans encombre que le court voyage de retour se passa. Pour une fois, j’ai fait un peu la grâce matinée (non je n’ai pas mal aux cheveux !), avant de reprendre le clavier, pour cette aventure vous narrer.. (Cela rime !) Nous garderons longtemps en mémoire Dame Belette et moi, cette riche rencontre… Et la prochaine fois… c’est Carabosse et sa tribu qui viendra chez nous !
 
 
medieval et moyen-âge flambeaux de l'allan http://medieval-moyen-age.net
 
 
 
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10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 21:03

 

                Souvenez vous, le vieux sorcier Honorius de Médiéval et Moyen-Age a participé à un petit concours, en écrivant un petit poème (sur le thème de la première fois) pour le blog de notre amie Elisabeth... Et bien j'ai gagné... Super content...Ma récompense est un superbe poème de François Villon ... Allez le lire    ICI CHEZ ELISABETH....  et n'oubliez pas de rendre aussi visite CHAQUE JOUR à la radio de Marisa qui doit survivre...Merci pour elle... et Amitiés à vous tous...

 

 

 

 

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9 décembre 2005 5 09 /12 /décembre /2005 19:43

 

                                      Juste une petite info de Médiéval et Moyen-Age, pour ceux qui pensent que pendant que les autres écrivent des articles sur son blog, Honorius se tourne les pouces (rires)...  J'ai relevé le défi de mon Amie Elisabeth, qui consiste à écrire un texte ou un poème sur le thème de la première fois... Je vous incite donc à découvrir un poème exclusif du vieux sorcier  ICI, et en même temps à visiter le blog de cette grande Amie de l'écriture. Et pour la Dragonne, je vais pondre (normal, pour une Dragonne !) prochainement un article... qui me sortira de mon contexte historique, médiéval et moyen-âge... Un petit truc plutôt Héroic Fantasy... Cela me changera ! Et j'ai un autre défi qui date d'un certain  temps pour une autre Amie, un poème avec des mots imposés... je n'oublie pas ! Et dire que certaines mauvaises langues m'accusent de fainéant (feignant ou faignant... pour les puristes de l'écriture...) !

 

 

 

 

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 20:26

 

                                        La contrée de Médiéval et Moyen-Age est envahie par des créatures écailleuses, les guerriers des Flambeaux de l’Allan sont tous sous les remparts de Jérusalem… Seul le vieux sorcier résiste… Mais sa poudre anti-Dragon s’épuise… Trêve de plaisanterie, j’ai lancé un défi a mon Amie la Dragonne (visitez son site cela vaut le coup !) elle l’a relevé brillamment. Je vous livre donc sa prose… Intégralement… et sans censure ! Et pendant ce temps... le vieux sorcier se repose (hé, hé...)
 
Bonjour
 
Là, problème le vieux sorcier Honorius, s’est transformé (pouf !) l’espace d’un article, en … une dragonne écailleuse et gesticulante (j’sais pas si vous avez gagné au change remarquez) Faut dire qu’il m’a gentiment proposé de venir faire un tour du côté des moyenâgeux, et vous commencez à me connaître, dès que je vois de la lumière… faut que j’aille voir ce qui se passe (curieuse?) J’sais pas, mais j’espère que ce n’est pas une invocation, style « J’en appelle au cornu pour que son « familier » pointe ses narines », parce qu’il est pas tiré de l’auberge et la contre-invocation, il a intérêt à la maîtriser s’il ne veut pas que je lui bouffe ses grimoires moi !
 
On va point causer maléfices, potions, onguents de toute sorte. On va causer…  fringues enfin chaussures. Celui qui dit « ça m’étonne pas d’une nana ça ! » a intérêt vite fait à se trouver un bassin bien rempli, pour y soulager son valseur !
 
Moi, ça me paraît logique ! Honorius nous parle des rues pas très praticables de l’époque et ça fait automatiquement « pling ! » dans ma caboche. Comment se baladaient les moyenâgeux  (pas en santiag’ certainement et encore moins en tongs !) pour pas se retrouver avec la plante des pieds bien cradingue ?
 
Je ne connaissais qu’un nom (reste de mes cours d’histoire de l’époque) les poulaines ! 
 
 
 
Dessin de la dragonne http://opera-farfelu.over-blog.com/
 
 
 
A votre avis, pourquoi ce nom ? Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas à cause de la matière employée (du velours ou du cuir d’accord, mais pas de petite canassonne) Deux sortes de cuirs : la basane (tous les cuirs communs) et le cordouan (cuir de Cordoue, super prisé, mais coûtant la peau des fesses, et majoritairement blanc, pourpre ou doré)
 
Ces pompes ont fait fureur entre le 14ème et le 15ème siècle et seraient originaires de… Pologne, d’où le nom tripatouillé. Au commencement, l'église  (encore elle !) avait crié au scandale et avait presque mis cette nouvelle mode vestimentaire au rang des hérésies.
 
Ce n’était pas de vulgaires chaussures, non mes braves gens ! C’était une marque de statut social ! La poulaine est en gros, une sorte de chausson souple au bout très long et retourné (le nez en trompette quoi) Etant donné qu’à une époque, le roi (cherchez, j’ai oublié le numéro) avait décidé que les nobles n’avaient droit qu’à une tenue d’apparat, ils ont dû trouver un autre moyen de faire mieux que le voisin : les pompes (il n’avait pas parlé des chaussures et c’était une grave erreur, on s’engouffre toujours dans la faille d’une loi quelconque)
Donc, ça a été la surenchère, côté nombre de godillots et surtout dimension de ceux-ci ! Les bouts en étaient maintenus à l’aide de baleines et de garnitures, et parfois même attachés aux genoux avec des chaînettes. La longueur étant proportionnelle au rang et à la fortune, ducs et princes ont été autorisés à porter des chaussures atteignant deux fois et demie la longueur de leurs pieds (plus de 60 centimètres de long pour certains donc) La haute aristocratie a droit à deux fois, les chevaliers, une fois et demie, les gens riches une fois et le Dupont du coin, une demi-fois seulement.
Et  on pouvait chausser une paire dépareillée (comme les chaussettes au réveil pour certains) ou intervertir les chaussures sans problème, pour les user moins vite, étant donné qu’il a fallut attendre le vingtième siècle pour qu’on ait un pied droit et un pied gauche différenciés.
Certains rois se faisaient représenter par leurs chaussures placées devant le trône ou à table quand ils ne pouvaient pas être de la fête.
 
Evidemment, il y avait d’autres chaussures, dont les estiviaux, espèces de brodequins à l'usage des fashion-victimes de l’époque. Ils n'étaient pas de cuir, mais de velours, de brocard ou d’une autre étoffe de soie. Vous vous doutez bien que ces estiviaux n’étaient couramment portés que par temps sec, donc l’été (d’où le nom) Si ça intéresse d’ailleurs quelqu’un de faire une recherche sur tous les autres godillots moyenâgeux,  à vos copies !
 
Bon voilà, j’ai rempli ma mission et maître Honorius, peut dessiner ses pentacles les plus tarabiscotés, pour me renvoyer dans mon… blog (mais attention, comme les vampires, quand on m’a invitée à entrer, je peux revenir quand ça me chante… alors gare !)
 
Bonne journée
La dragonne
 
 
 
   
 
 
 
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4 décembre 2005 7 04 /12 /décembre /2005 17:54
 
                                        Pendant le moyen-age le troubadour  écrit et compose chansons et poèmes en langue vulgaire (pas en latin !) pour les beaux yeux de sa Dame. On appelle  ce genre littéraire l’Amour Courtois, amour souvent platonique, ou il était de bon ton pour une Dame mariée d’avoir son troubadour ou son trouvère (ne rêvez pas Mesdames !)… Le troubadour écrivait en Occitan, le trouvère en langue d’oïl. On pense que c’est Guillaume de Poitiers qui au XIIe siècle lança ce genre littéraire. Ce qu’on sait moins c’est que des Damoiselles ont aussi écrit de très beaux textes… En voici un  de la comtesse Béatrice de Die. On sait peu de chose à son sujet, on suppose que c’était la fille de Guillaume de Poitiers et qu’elle était amoureuse de Raimbaud d’Orange… Amour sans retour et contrarié par l’inconstance de celui ci ! Je vous livre ce texte en l’état original, avec cependant une traduction (merci Heimrich)… Car je suis bien bon (rires)
 
 
 
 
A chantar m'er de so qu'eu non volria 
Il me faut chanter à propos de ce que je ne voudrais
 
pas, tant j'ai de rancœur envers celui dont je suis
A chantar m'er de so qu'eu non volria 
l'amie, car moi je l'aime plus que nulle autre chose
tan me rancur de lui cui sui amia 
qui soit, mais devant lui ne valent merci ni courtoisie,
car eu l'am mais que nula ren que sia 
ni ma beauté, ni mon mérite, ni mon esprit, car je
vas lui no-m val merces ni cortezia 
suis trompée et trahie ainsi que ce devrait l'être si je
ni ma beltatz ni mos pretz ni mos sens 
n'étais pas avenante.
qu'atressi-m sui enganada e traia 
 
com degr'esser s'eu fos dezavinens.
De ceci je me console, que je n'ai point failli, ami,
             
envers vous, par nulle mauvaise conduite car je vous
D'aisso-m conort car anc non fi falhensa 
aime plus que Seguin n'aima jamais Valence et il
amics vas vos per nula captenensa 
me plaît beaucoup que d'aimer je puisse vous
ans vos am mais non fetz Seguis Valensa 
vaincre, mon ami, vous qui êtes le plus vaillant vous
e platz mi mout quez eu d'amar vos vensa lo
me montrez votre orgueil dans vos propos et en
meus amics car etz lo plus valens 
apparence, alors que vous êtes si franc envers
mi faitz orgolh en digz et en parvensa 
toute autre personne.
e si etz francs vas totas autras gens.
 
             
Je suis bien étonnée [de voir] comment votre coeur
             
se montre prétentieux envers moi, ami, pour cela j'ai
Be-m meravilh com vostre cors s'orgolha 
des motifs qui m'attristent : il n'est pas juste qu'un
amics vas me per qu'ai razon que-m dolha non
autre amour vous éloigne de moi quels que soient
es ges dregz qu'autr'amors vos mi [tolha 
ce qu'il vous dit et comment il vous accueille. Et
per nula ren que-us diga ni acolha 
souvenez-vous quels furent les débuts de notre
e membre vos quals fo-l comensamens 
amour ! Que jamais Dieu ne veuille que je porte la
de nostr'amor ja Domnedeus non volha 
faute de notre séparation !
qu'en ma colpa sia-l departimens.
 
             
La grande valeur qui en votre coeur réside et le noble
             
mérite que vous avez m'irritent, car je n'en connais
Proeza grans qu'el vostre cors s'aizina 
pas une lointaine ou proche qui, si elle désire aimer,
e lo rics pretz qu'avetz m'en ataina 
vers vous ne s'incline, mais vous, ami, vous avez
qu'una non sai lonhdana ni vezina 
tant de jugement que vous devez bien connaître la
si vol amar vas vos non si'aclina 
plus fine (fidèle) et souvenez-vous de nos
mas vos amics etz ben tan conoissens 
conventions.
que ben devetz conoisser la plus fina 
 
e membre vos de nostres convinens.
Je dois faire valoir mon mérite et ma naissance et
             
ma beauté et davantage ma sincérité de coeur,
Valer mi deu mos pretz e mos paratges 
c'est pourquoi je vous envoie, là-bas où vous
e ma beutatz e plus mos fis coratges 
demeurez, cette chanson en guise de messager et
per qu'eu vos mand lai on es vostr'estatges 
je veux savoir, mon bel et noble ami, pourquoi vous
esta chanson que me sia messatges 
vous montrez envers moi aussi rude et si sauvage:
e volh saber lo meus bels amics gens 
je ne sais si c'est par orgueil ou bien par cruauté.
per que vos m'etz tan fers ni tan salvatges non
 
sai si s'es orgolhs o mals talens.
Mais ainsi, surtout, je veux que tu lui dises,
              
messager, que par excès d'orgueil ont grand
Mas aitan plus volh li digas messatges 
dommage maintes gens !
qu'en trop d'orgolh an gran dan manhtas gens.
 
             
 
             
 

 

 
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