15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 14:06

 

La définition pour certains mots du vocabulaire ancien du Moyen Age ou un peu plus tard de la Renaissance n’a parfois pas changé, par contre souvent le mot n’existe plus à la période moderne ou sa définition est bien loin de celle d’origine. Jaime bien aussi l’image que suggèrent certains mots, comme la dague pour une méchante femme, il est vrai que souvent la langue fait plus de mal qu’un coup de couteau….  

 

Au féminin

 

Dague : une méchante femme

Dameselle : fille noble

Dansatrice : danseuse

Déenne : servante

Dehoussée : qui a perdu sa virginité

Demasiade : folle, dérangée

Dévée : folle à lier

Done : demoiselle

Dondoun : femme grosse et grasse

Dorgasse : vieille femme, grossière, du peuple

Drue : amie

Dulcinée : petite maîtresse, demoiselle qui fait la précieuse

 

Sur la mode

 

Dépenaillé : mal vêtu

Desgigler : déshabiller

Devanteau : tablier d’ouvrier ou de servante

Devantail : tablier de boucher

Devantière : jupe fendue par derrière pour aller à cheval

Devestir : ôter ses vêtements

Drapellé : qui est drapé

Drassies : habits, hardes

Drilles : haillons, hardes

 

Sur les animaux

 

Dada : cheval

Dagorne : vache à qui on a arraché une corne

Deras : peau de mouton

Détrier : cheval de main

Diguer un cheval : éperonner un cheval

Doublière : bête qui porte deux petits à la fois

Dourda : heurter avec les cornes, comme un bêlier

 

Sur la nourriture

 

Dablée : récolte, cueillette

Darne : tranche, morceau de viande, portion

Dariole : gâteau

Desserte : service de table

Dinette : petit dîner

 

 

Autres articles sur le vocabulaire du moyen age ICI

 

image BNF

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Publié par Honorius - dans Les mots anciens
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 10:39

 

Voici la suite du vocabulaire ancien et médiéval, on y retrouve quelques mots connus qui ont souvent changé de sens et d’autres qui sont totalement tombés dans l’oubli. Régalez vous… et pardon aux gentes Dames et Damoiselles ! J’en profite également pour vous souhaiter une bonne fin d’année et de joyeuses fêtes de Noël.

 

Au Féminin

 

Caïette : une bavarde

Caraudes : Sorcière

Carine : pleureuse

Cautelée : femme pleine d’artifices et de ruses

Clergeresse : femme savante

Colinette : Nicole, nom de femme

Courieuse : coureuse, femme qui se prostitue au premier venu

Cruche : femme !  

 

Sur la mode

 

Caban : manteau pour la pluie

Capeline : chapeau de femme

Cauces ou Cauches : culottes

Cauche : sorte de chausses ou souliers

Ceste : ceinture de femme

Chétron : petite layette

Clame ou Clamone : manteau de Pèlerins

Clamys : vêtement militaire ancien

Coquille : ancienne coiffure de femme qui a donné son nom à Paris à la rue Coquilière, parce que c’est dans cet endroit qu’on l’a inventé

Courtibaut : une tunique

 

 

Sur les animaux

 

Cabril : chevreau

Cadeu : Cadeau ou chien nouvellement né

Chastron : mouton, on les nommait aussi castri ou chastris en 1300

Chevecaille :monture, cheval, âne

Cheveche : chouette

Cierve : biche

Clocheman : mouton qui conduit le troupeau

Clouque : poule qui glousse

Connillet : jeune lapin

Connit : lapin de garenne

Coquerico : chant du coq

Corbel : corbeau

Coulomb : pigeon

 

Sur la nourriture

 

Carbonade : ragoût de gueux en usage dans toute la Gascogne et la Provence, fait avec des oignons, de l’ail et des restes de viande.

Carciofe : artichaut

Cassole : grande terrine plate ou jatte de terre, dans laquelle les paysans pauvres faisaient un ragoût avec des oignons, des citrouilles, des concombres et de la farine

Castagniou : Châtaigne, marron

Cavial : Ragoût fait avec des œufs d’esturgeon

Chaudeau : bouillon qu’on donnait aux nouveaux mariés en 1200

Choine : pain blanc

Glosses : coques de noix, noyaux d’olives

Conque : sorte de vase pour boire

Consaut : conserve

Crequier : prunier sauvage

Culule : grande coupe à boire

 

 

 

(Tiré du dictionnaire du vieux langage François de M. Lacombe 1766)

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:20

 

Il est amusant de lire les mots anciens et leurs significations. On y retrouve des termes du patois ou des expressions imagées qui sont tombées dans l’argot. Parfois la définition a changé ou est différente d’un livre à l’autre. Souvent les mots ont évolué au niveau de l’orthographe, parfois aussi hélas ils se sont perdus dans les méandres de l’histoire…

 

Au Féminin

 

Aberite : une femme éveillée, une égrillarde

Aideresse : femme qui en aide un autre à quelque ouvrage

Alignée : femme droite, bien faite

Ambubaye : une putain

Autrice : femme qui produit des ouvrages d'esprit

Bacelée ou Bacelote : une jeune fille

Bachelette : une jeune fille amoureuse

Bagasse : une putain

Baisselete : une Jeune servante

Becnaude : une criarde, une bavarde

Beguelle : une impertinente

Bellée : une belle

 

Sur la mode

 

Abolla ou Abolan : robe longue ou manteau

Accement : ajustement, parure de femme

Affubléer : cacher sa tête sous un voile

Anaboladion : sorte de mantelet de femme

Appretador : ornement de femme

Atinter : orner, parer, embellir, ajuster, en parlant d'habillements et d'atours

Baibille : une bavette d'enfant

Balandran : un manteau de campagne

Basquine : une robe ample de femme

Begui : un bonnet d'enfant

Bliaux, Bleaut : sorte de robe, de justaucorps

Bobelins : brodequins de Théâtre

Brayet : caleçon

Brayette : fente de la culotte

 

Sur les animaux

 

Acne : un âne

Aestre : grosse mouche qui tourmente les vaches

Aillier : oiseau de proie.

Alan : un dogue, un mâtin

Alaoete : alouette

Albran ou Alebran : canard sauvage

Aletes : oiseaux de mer

Aousterelle : sauterelle

Aragne : araignée

Arondelle : hirondelle

Ase ou Asen : un âne

Avete : abeille

Avoirs : animaux domestiques de la basse-cour

Balée ou Balén : une Baleine

Baratas : un rat.

Bardolin : un jeune et petit mulet

Baucant : espèce de cheval de petite taille

Belé : une belette

Belve : une bête sauvage

Bique : femelle du bouc

Bisse : une couleuvre

Bouquin : vieux bouc

Bourriquet : petit âne

Bouvelet : jeune veau
Bouvillon : jeune bœuf

Brebietet : petite brebis

 

Sur la nourriture

 

Aigrin : fruits aigres ou amers.

Aiguardék : eau-de-vie

Aiguë : vinaigre

Aillie : sauce, ragoût

Aisil : vinaigre

Alemandes : amandes

Alogie : ivrognerie, ripaille, bombance.

Apateler : faire bonne chère.
Apaticher : aller manger en Ville toute l'année

Apothéque : garde-manger

Appel : une pomme

Avale Dru : un glouton

Baffrer : manger

Baufrer : manger gloutonnement

Béulaïgue : un buveur d'eau

Beuvailler : boire sans cesse au Cabaret comme un gueux

Blet : trop mûr, en parlant d'un fruit.

Borgons : forte de champignons

Brasiller : faire griller sur la braise.

Bresca : un rayon de miel

Brifable : mangeable

Brifer : manger gloutonnement

Buron : une taverne, un cabaret

 

(Tiré du dictionnaire du vieux langage François de M. Lacombe 1766) 

 

 

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Publié par Honorius - dans Les mots anciens
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 10:11
            
               Nous sommes en  l’an de Grâce 1180, notre béjaune (jeune) Roi Philippe que l’on surnommera Auguste  par son coraige (courage) a tout juste 15 ans, il pleure encore son père  Louis le Septième que la Carnade (mort) a pris et qui par son divorce avec la belle Aliénor d’Aquitaine plongera le Royaume des Lys dans une Guerre de Cent Ans avec le Royaume des Léopards.
               Mais nous n’en sommes pas encore là : pour le moment le gent (gentil) Philippe arborant Cotte D’Azur aux Lys d’Or (couleurs du Royaume) et Corone (couronne) en tête chevauche bellement et en grand bobant (grande pompe) un superbe destrier noir, hourdé (accompagné) par le Maréchal (Maistre de l’Ost ou Armée en campagne) portant l’Ecu du Roy en chantel (dessin visible) ainsi que plusieurs palfreniers et Lances(20 hommes) d’Archers et de Cranequiniers (Arbalétriers à cheval)
               Il vient de Saint Denis (au septentrion), où il s’est entretenu secrètement avec les Mânes de ses ancêtres. Il pénètre donc dans sa Bonne Ville à la tête de son fendant barnage  (Fiers Grands Seigneurs et Fières Grandes Dames) montant moults Palefrois (chevaux de parade) lesquels font ainsi acte d’allégeance et de fidélité à la Couronne.
               Pour ce faire il passe la Porte Saint Martin, laissant à senestre (main gauche) la Porte Barbette. Tout ce biau (beau) cortège emprunte un tracé hautement célèbre : céans (ici) les éléphants d’avant notre âge venaient déjà boire en Seine par ce chemin, puis les Légions de Rome construiront un cardo et un decumanus (axe en croix) au sein de ce qui deviendra Paris, se nommant pour l’heure Lutèce, par la rue Saint Denis, célèbre pour ses Courreuses de Rempart (prostituées) le Grand Pont, le Palais du Roi sur la Grande Ile, le Petit Pont en direction de la Porte Saint Jacques au midi. L’autre axe de la croix longe la Seine entre lescastelleries du Louvre et la Tour de Nesle (laquelle deviendra célèbre pour ses coucheries royales), borde toutes les îles, regarde Notre Dame et sort au levant auprès du Chardonnet. Saint Denis en son temps remonta la rue qui porte son nom, sa tête sous le bras jusqu’au pui (colline) où se tiendra sa Basilique et où accessoirement seront inhumés la plupart des rois de France.
               Mais je m’égare, moi, Frère Philippe du Temple, je regarde passer le cortège au cotés de mon Grand Maître Arnaud de Toroge, lequel vient de succéder à Eudes de Saint Amand, et nous devisons fraternellement en considérant que tout cette clicaille (monnaie) dépensée aurait pu nous aider bellement en Terre Sainte. Ne dit-on pas que moultes fonts (fontaines) donnent àbandon (à discrétion) du guiguet (vin médiocre) et que des vuiseuses (vicieuses) donzelles et bordelières (jeunes femmes) au poitrail esnué (dénudé) le fasset tombé (corsage) accueillent le badaud venus pour donoyer (faire la cour) et les baguenauds (niais) fatrouillant (bavarder à tort et à travers) et guignant (regarder à la dérobée) ces beaux tétins (seins)… 
               Bailler (donner) « Panem et circenses » (du Pain et des Jeux) rien ne change ce jour, ni ne changera l’autre…
               Notre bon Roi se dirige vers le chantier de la belle Cathédrale de la Dameledeu (La Vierge Marie) pour ouïr Te Deum. Son Père posa  quant à lui la première pierre de cette merveille il y a tout juste 17 ans. (Il me souvient que je vous ai déjà compté cette histoire ici même).
               Quels sont les pensements (préoccupations) du jeune Roi ? Songe t’il sans déconfort (découragement) à l’Herpaille (troupe de coquins) qui l’attend par vilonie (félonie) de son « Bon Cousin » le Duc de Bourgogne, lequel attire dans son camp le Comte de Boulogne, Renaud de Damartin, ami et traître à Philippe, ce dernier le ramènera d’ailleurs en cage pour mourir enchartrer (en prison) par vindication (vengeance).
 
                Icelui le Comte de Flandre et icelui même l’Empereur du Saint Empire Romain Germanique : l’éclatante victoire française de Bouvines est à venir, calmant pour longtemps tous ces coquins
               Pour l’heure Philippe pense en chiche face (avare) à ses finances : point de débours sur le Trésor (argent avancé), il pense mander (ordonner) que l’on taxe les boutedieux (Juifs) de 150.000 marcs hormis l’abjuration (changement de religion). Qui verrait à y redire, il serait même envisageable de les faire chasser du royaume (et de récolter leurs biens)…Un jour, un autre Philippe en fera de même avec notre Ordre, cela est force de choses…
               Notre Roi songe à sa Descendance, il ne peut savoir qu’il fêtera trois Accordailles : avec Isabelle de Hainaut pour 10 ans, avec Ingeburge de Danemark, laquelle sera répudiée nonobstant son éclatante beauté blonde, dès la première nuitée par sans doutecharmement et charnogne (voir Yseult et Honorius pour le nouage d’aiguillette), il se mariera ensuite avec Agnès de Méranie, qu’il aimera de tout son cœur mais cela provoquera l’Interdit sur le Royaume (aucun service religieux) et ceci du fait du Pape Innocent III ; à la mort d’Agnès, Philippe se soumettra à l’Eglise, évitant ainsi le sort de son Ancesseur (ancêtre) Philippe Ier, mort excommunié et enterré en la basilique de Saint Benoît  pour des motifs semblables.
               Tout en cheminant, Philippe est fors déconfit (décontenancé) lorsque son flerement (odorat) ressent une assent (odeur) épouvantable : les rues ne sont jamais ébrenées (nettoyées), aussi, il pense à les faire  paver. Il pense également à faire installer une forclose (palissade) au cimeterre des Saints Innocents où dit-on se passe nuitamment des choses inavouables. Cela permettrai ipso facto de construire une  cohue (marché) nommé la Halle où l’on pourrai retrouver dans les éventaires (paniers d’osier) toutes les provendes de bouche dans une relative propreté.
               Hors les grands axes, Paris est inextricable, il serait bon de pouvoir se retrouver et retrouver son chemin sans pour autant tomber au longaigne (cloaque) de la Cour des Miracles (voir article), aussi il faudrait clouficher (clouer) des enseignes aux gargoteset autreséchoppes, ainsi que des signes distinctifs pour les ruelles afin de savoir où l’on se trouve (actuelles plaques de rue).
               Et la belle terre des Francs, il faudra en avoir son content (suffisamment)et la rassembler dans l’Honneur (domaine propre) : d’abord l’Artois, le Vendômois, Amiens et la riche Normandie après la chute du Château Gaillard (voir article) possession du « Cœur de Lion »,  puis la Touraine, l’Anjou, le Poitou…
               Il songe, il songe : sera-t-il assez valeureux pour résister à tous ses ennemis Godon de l’Ouest (Anglais), du Nord avec la Flandre, de l’Est avec Bourgogne, et Germanie?
               Quant à nous Chevaliers du Temple, nous pensons en grippeminaud (rusé) au repaissance (repas) du soir où nous pourrons nous ébanoyer (se divertir) lorsque nous aurons l’honneur d’offrir les Epices et de faire connaître à tous ces Grands Personnages le goût de la douceur orientale en faisant déguster moults gourmandises dont les recettes secrètes nous furent révélées par nos Ennemis et néanmoins Frères d’Armes : les Assassins du Vieux de la Montagne(voir article).
               Il se peut que nous puissions, s’il plaît à Dieu, avec ces présents, persuader Philippe de nous suivre en Terre Sainte, et qui sait nul ne peut sortir ce que nousdeviendrons : faire la Paix avec le reste de la Chrétienté unie contre l’Infidèle
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Publié par Philippe le Templier - dans Les mots anciens
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 10:48

 

              Voici sur Médiéval et Moyen-âge la suite du vocabulaire ancien. On retrouvera ici certains mots que ne devaient pas ignorer les tire-laines et coupe-jarrets de l’époque médiévale…  

 

 

 

-  Affidé (e)    :   personne à qui l’on se confie pour un mauvais coup  

 

-  Barater       :   ruser  

 

-  Canivet       :   petit couteau  

 

-  Cautelle      :   ruse  

 

-  Chargé        :   pipé (un dé par exemple)  

 

-  Colpe         :   forfait  

 

-  Coquefabue    :   fourberie  

 

-  Cordelle      :   intrigue  

 

-  Déportement   :   mauvaise conduite  

 

-  Emberlucoquer :   préparer un traquenard  

 

-  Engigner      :   tromper  

 

-  Fallace       :   fourberie  

 

-  Fel           :   cruel  

 

-  Fourbe        :   voleur  

 

-  Fredain       :   scélérat  

 

-  Gargoter      :   boire  

 

-  Guile         :   ruse  

 

-  Laronner      :   voler  

 

-  Malencontre   :   mauvaise rencontre  

 

-  Maroufle      :   fripon  

 

-  Picorée       :   butin  

 

-  Tençon        :   querelle  

 

-  Volerie       :   larcin  

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Publié par Médiéval et Moyen-Age - dans Les mots anciens
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