27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 19:30

 

                              Une suite j’espère très attendue sur Médiéval et Moyen-Age, notre vocabulaire ancien et médiéval. Quelques mots que sans doute connaissaient très bien les Serfs et paysans du moyen-âge, proche de la nature et du pénible travail de la terre…
 
 
 
. Bélin                                             Mouton
 
. Bourras                                        Toile épaisse en chanvre et étoupe
 
. Brosse                                          Buisson
 
. Buissonet                                     Petit bois… buissonneux !
 
. Buron                                            Cabane
 
. Cévade                                         Avoine
 
. Corvée                                          Travail gratuit dû au Seigneur
 
. Entendement                                Bons sens
 
. Fauchon                                        Couteau en forme de faux
 
. Fouaille                                          Bois de chauffage
 
. Frein                                              Mors du cheval
 
 
 
A SUIVRE…

 

Le dur travail de la terre des paysans au Moyen-Age. Illustration Bibiothèque royale Albert Ier (Bruxelles)

  

 

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 00:00

 

 
                             Nous sommes bien loin du Moyen Age, mon époque habituelle, moi, Philippe Frère de l’Ordre du Temple consulte le Baphomet (voir article), lequel me narre une terrible histoire : «  Dans quatre siècles en août 1634, dans le doux Royaume du Lys, en place de Loudun, un prêtre se tord sur le bûcher, condamné par ses Pairs. » Cela se passe sous le règne de Louis le Treizième surnommé le Juste, avec la bénédiction du Cardinal de Richelieu, grand Ministre de l’époque. Ce prêtre se nomme Urbain GRANDIER, est Jésuite, dirige la cure de Loudun depuis 1617 en l’église St Pierre du Marché, devient Chanoine de l’église Ste Croix et enfin en 1626 Directeur de conscience des Sœurs Ursulines de Loudun. Comment GRANDIER est il arrivé à ce triste sort : il faut tout d’abord savoir que le personnage est comme l’on dit : bien fait de sa personne, et que son pouvoir de séduction est immense auprès des femmes. Il aurait eu de multiples aventures, et même des enfants si l’on en croit ses détractrices et néanmoins admiratrices. Il y aurait eu Melle de Brou, Melle Hervé, Mme Moussant de Fresne et Melle Philippe (rien à voir avec moi), ce qui est peu, même pour un religieux, il faut également y ajouter les Ursulines ce qui augmente considérablement le nombre présumé de ses conquêtes. En ce qui concerne ces dernières, il semblerait qu’à l’exemple de leur Mère Prieure Jeanne des Anges elles seraient atteintes de troubles, de rêves impurs, de crises d’hystérie, voire d’apparition de stigmates, et ceci surtout en la présence du prêtre exorciste, le chanoine Mignon (pas autant qu’Urbain sans doute) par ailleurs farouche ennemi de notre héros. A cette époque le Conseiller d’Etat Laubardemont, parent de Jeanne des Anges faisait la tournée des Provinces de France pour démanteler les forteresses susceptibles de résister au pouvoir royal (que l’on se souvienne des Guerres de Religion, et du siège de La Rochelle). Alerté par la Prieure des Ursulines, et convaincu de la culpabilité de GRANDIER, il prévint Richelieu lequel ordonna l’arrestation du Curé ; il faut savoir que Richelieu lui-même ne prisait guère notre héros pour une sombre histoire de préséance lors d’une procession religieuse. Nous voici arrivés au seuil de la sauvagerie et de l’arbitraire : GRANDIER est arrêté, enfermé chez le Chanoine Mignon, son pire ennemi, torturé de façon ignominieuse par deux religieux, Le père Lactance et le Capucin Tranquille, tandis que les religieuses à l’exemple de leur Prieure se confessaient en public, devant nobles, religieux, notables et gens du peuple. Elles accusaient GRANDIER d’envoûtement, par la parole, le geste, le regard… Notre héros souffrit tout ce qu’un corps peut souffrir entre les mains immondes des deux religieux. Il avouera, tout et le contraire de tout : Pacte avec le Malin, sacrifice humain d’un enfant lors d’un sabbat satanique, hostie profanée sexuellement, allégeance à Lucifer garant de ses « bonnes fortunes », reniement en bloc de Dieu, Jésus Christ, la Vierge et tous les Saints…Il fut jugé à Loudun, beaucoup accusé, très peu défendu, pourtant le Peuple était avec lui, mais que peut le Peuple à cette époque ? Il sera donc brûlé en août 1634 devant une foule considérable pour l’époque (6000personnes). Détail atroce, ayant les membres broyés il fut jeté aux flammes allongé sur un brancard, tout en recevant des coups de crucifix que lui assénait le prêtre qui devait le réconforter. Avant de périr brûlé vif, il maudit le Père Lactance, l’assignant à comparaître devant le tribunal de Dieu sous un mois. Ce triste personnage mourut 30 jours après la malédiction de GRANDIER. Le Capucin Tranquille (nom perfide si il en fut) mourra également dans d’étranges circonstances. Cela ne vous rappelle rien ! La malédiction des Templiers sur le bûcher de l’île aux Juifs à Paris en 1314 (article à relire) Quant à celle par qui le scandale est venu, la Prieure Jeanne des Anges, elle mourut en odeur de sainteté, après avoir été la proie du démon bien après la mort de GRANDIER, jusqu’à ce qu’elle accomplisse un pèlerinage au tombeau du Saint évêque d’Annecy François de Sales. Elle rencontra même la famille royale de France et à la demande
de la reine Anne d’Autriche, femme de Louis XIII, elle bénit le futur Louis XIV qui deviendra le plus grand roi de France.
 
                             La barbarie étant de toutes les époques, pensez quelquefois à URBAIN GRANDIER mort sur le bûcher. Moi-même, je pense mais je n’ose le demander au Baphomet qu’un jour prochain, nous autres Templiers serons arrêtés, torturés, jugés et brûlés par nos Pairs, mais ceci est une autre histoire. 
 
 
Les possédées de Loudun sur http://medieval-moyen-age.net
 

 

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19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 00:00

 

                   Sire Philippe le Templier présente sur Médiéval et Moyen-Age  le récit d’un mystère (devrais-je dire un scandale…) du Moyen-Age… Pensez… une femme Pape ! Je lui laisse la parole.
 
                   Nous sommes au IXe siècle en pleine période médiévale, plus précisément en l’An de Grâce 822 à Ingelheim près de Mayence, ville devenue alors la capitale de la Germanie après la chute de l’empire romain. A l’ombre du palais construit par Charlemagne (grand personnage du Moyen-Age) vient de naître une femme énigmatique s’il en fut, prénommée Jeanne du nom d’une Bienheureuse de l’époque… Elle était fille de moine (oui vous avez bien lu… mais à cette époque cela semblait naturel !) Son père, Gerbert, faisait parti des évangélistes du pays des Angles venus prêcher la bonne parole aux frères Saxons (Les Anglo-Saxons) Gerbert, érudit de la lignée de Bède le Vénérable, avait une grande connaissance pour l’époque et ne se déplaçait jamais sans sa malle de livres… La petite Jeanne baignant dans cet univers de savoir eut donc la chance de pouvoir étudier, ce qui était refusé à l’immense majorité de la gente féminine à cette époque. Elle faisait preuve d’un réel talent. Seule la carrière ecclésiastique lui permettait de pouvoir continuer de solides études,  elle entra donc en religion (comme copiste) sous le nom masculin de Johannes Anglicus (Jean l’Anglais), se coupa les cheveux et porta le teint halé. Elle voyagea énormément de monastères en monastères et fit la connaissance des grands personnages de l’époque. Elle se rendit tout d’abord à Constantinople où elle aurait vu la célèbre Théodora alors impératrice douairière, elle passa par Athènes afin d’obtenir quelques éclaircissements sur la médecine auprès du célèbre Rabbi Isaac Istraeli. De retour en Germanie elle se rend au Regnum Francorum chez le roi Charles le Chauve. Les Abbayes étant nombreuses dans le royaume, elle put donc facilement y exercer ses talents de copiste. Elle rencontre les grands prélats de l’époque comme Hincmar de Reims et fréquente les célèbres Abbayes comme celle de saint Germain des Prés. Elle se fera alors leur messager. Elle fit la connaissance d’alchimistes, se frotta à l’étude du Grand Œuvre et étudia les écrits de l’Arabe Gerbert et de l’Hermès Trismégiste … Elle se rend à Rome en 848 après moultes aventures où elle obtiendra une chaire d’enseignement. En raison de sa réputation de connaissance universelle, elle rencontre le Pape Léon IV et deviendra rapidement son secrétaire aux affaires internationales. Son charisme lui apporte le trône de saint Pierre après la mort de Léon IV. Sous le vocable de Benoît III, malgré plusieurs révolutions de palais et agressions physiques, elle aurait régnée deux ans sur la Chrétienté… Ensuite viendra le temps des légendes : mort de Jeanne en accouchant en pleine procession, chaise percée afin de vérifier par la suite l’aspect mâle du futur Pape, reniements de la Papesse après 700 ans par le clergé catholique, et ironie du clergé orthodoxe…. 
 
                    Pourtant, moi Philippe le Templier j’aime à croire qu’une femme exceptionnelle du IXe siècle ait pu devenir Pape du fait de ses capacités, et de la sainteté de sa vie, et je regrette que sa mémoire ne soit pas révérée comme elle le mériterait.
 
 
 

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15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 00:00

 

                    Voici un article que m’a fait parvenir mon ami AnjAlain pour Médiéval et Moyen-Age. Il nous parle de sa ville, Poitiers si riche en histoire médiévale et dépositaire d’un fabuleux patrimoine du Moyen-Age. Je lui laisse la parole…                   
 
                     L’histoire de France et l’histoire de la ville se sont croisés trop souvent pour que cette rencontre soit fortuite. Les batailles de 507 ( à Vouillé commune située au nord de Poitiers) défaite des Wisigoths devant Clovis, 732 Charles Martel arrête l’invasion des Sarazins, 1356 capture du roi Jean Le Bon par les Anglais (bataille de Nouaillé-Maupertuis) Tous ces évènements sont associés au nom de Poitiers bien qu’elles se soient déroulées à bonne distance des remparts. Leur succession traduit assurément la situation avantageuse de la ville sur une voie de passage fréquentée, à l’approche du seuil du Poitou, qui relie le nord et le sud du pays, située entre Limoges et La Rochelle, Tours et Angoulême. C’est vers le IIIe siècle avant notre ère que les Pictons, les Celtes venus des confins orientaux de la Gaule, choisissent pour capitale le site de Poitiers alors appelé Limonum (la ville del’ormeau) Deux rivières profondément encaissées –le Clain et la Boivre (de Biberis « la rivière auxcastors ») - circonscrivent un éperon de confluence naturellement fortifié. Il faut bien sûr attendre la conquête romaine pour que cet oppidum devienne un centre politique ordonné selon les règles de l’urbanisme. L’amphithéâtre, construit dès le début du Ier siècle, pourrait accueillir en théorie près de 33000 spectateurs. Sous l’effet des invasions barbares, l’espace urbain se rétracte derrière une enceinte longue de 2600 mètres. Le christianisme prend son essor vers 350 avec saint Hilaire, premier docteur de l’Eglise latine d’Occident. Le rayonnement de la cité ne se dément pas à l’époque mérovingienne, en particulier grâce à la reine Radegonde qui choisit de se retirer à Poitiers où elle fonde le monastère Sainte-Croix peu après 550.
 
                    Une étape décisive survient au début du Xe siècle médiéval avec la constitution du duché d’Aquitaine. Les ducs portent le titre du comte de Poitou mais résident moins à Bordeaux qu’à Poitiers où ils soutiennent la construction de monastères. A la fin du XIe siècle, quand se distingue Guillaume le Troubadour, poète aimé des femmes, mais aimant aussi les femmes, auteur de pièces en langue d’oc, la ville abrite une trentaine d’église. Aliénor, héritière de la dynastie, reine de France remariée à Henri II Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, s’entoure d’une cour brillante, entreprend vers 1160, la construction d’une nouvelle enceinte, préside à la reconstruction de la cathédrale (chef d’œuvre du Moyen-Age) Il affermit enfin les libertés urbaines en octroyant une charte en 1199. Après la mort d’Aliénor, Philippe Auguste réunit la ville et la province au domaine capétien. A cette date, le réseau des rues, souvent déclives ou tortueuses, est désormais fixé et n’évoluera guère. Pendant la guerre de Cent Ans, Poitiers passe sous la domination anglaise, ouvre ses portes à Du Guesclin en 1372, connaît ensuite une période faste sous le principat de Jean de Berry, héberge Jeanne d’Arc en 1429. Les séjours de Charles VII, roi en quête d’un royaume, sont un atout pour la bonne ville qui y gagne une université en 1431. François Rabelais sera un de ses étudiants. Dans ce contexte, l’imprimerie fait son apparition dès 1479... 
                   L’histoire de cette ville ne s’arrête pas à la fin du Moyen-Age, mais c’est une autre histoire…..
 
 
 
 
 
 
 

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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 00:00
 
                              Le vieux sorcier Honorius de Médiéval et Moyen-Age et ses amis des Flambeaux de l’Allan ont rencontré sur les fêtes médiévales un personnage mythique, légendaire, fabuleux…. Le Grand Merlin l’enchanteur… Oui vous avez bien lu… Le célèbre mage et sorcier de la cour du Roi Arthur, celui des chevaliers de la table Ronde… Lancelot, Gauvain, Dame Guenièvre, la quête du Graal… Le premier vrai roman populaire et médiéval écrit par Chrétien de Troyes (1135-1190) qui, il faut bien le reconnaître, a beaucoup inspiré nos modernes auteurs d’Héroic Fantasy. Revenons à notre Ami Merlin le magicien (grand sorcier aussi !) qui voyage également dans le temps... C’est un artiste qui propose de fabuleux spectacles, du genre qui font briller les yeux des enfants… et de ceux qui en ont encore l’âme…. Un magicien et illusionniste Belge d’une dextérité exceptionnelle et un agréable compagnon de ripailles, ce qui ne gâche rien… Je vous incite à découvrir son site Merlin l’enchanteur. Je ne souhaite que le croiser à nouveau lors d’une de nos ballades….
 
 
 
 
 
 
 
 

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