28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 10:54

C'est Heimrich l'Empaleur qui m'a envoyé cette histoire, une de celle qu'on se racontait le soir autour du feu du temps ou il n'y avait pas de télévision et d'ordinateur....

 

En ce temps-là, Sochaux était un petit groupe de maisons au bord de la plaine de l'Allan creusée de sablières. Des cabanes de pêcheurs étaient construites sur des monticules de terre et parmi celles-ci la cabane de la vieille « Genache ».

Elle vivait principalement de la pêche aux grenouilles, surtout au printemps. Elle en prenait de grandes quantités qu'elle allait vendre au marché. Les méchantes langues disaient que ce pouvaient aussi bien être des cuisses de crapauds car elle vendait aussi des crapauds vivants aux gens qui voulaient se débarrasser des limaces de leur jardin. Les pêcheurs jaloux disaient qu'elle les caressait car le crapaud passait pour la bête du démon.

 

Il faut dire qu'elle était aidée par un « fouletot » (farfadet) qu'elle avait découvert à la mort de son mari alors qu'elle se lamentait sur le sort de misère qui l'attendait.

Comme son mari était pêcheur et qu'elle l'aidait parfois, elle décida de continuer dans ce métier. Et chaque matin, le fouletot était là qui poussait les poissons dans son filet.

 

Pour la pêche aux grenouilles, ils y allaient la nuit. Les yeux du fouletot étaient si brillants que les grenouilles, attirées par la lueur, sautaient dans le panier de la vieille. En toute saison elle avait donc de quoi vendre au marché.

 

On chuchota qu'elle était une genache : une sorcière, et un pêcheur qui la côtoyait au marché fit courir le bruit que ses poissons étaient empoisonnés à la bave de crapaud. On la convoqua devant le seigneur mais les habitants de Sochaux vinrent la soutenir : le fouletot avait secrètement agi en ce sens.

Mais le pêcheur, jaloux, continua sa calomnie, alors le fouletot décida d 'agir pour le calmer. Il alla remplir à ras bord le filet du méchant qui se trouva accusé à son tour de sorcellerie.

 

Il fut obligé d'avouer que c'était lui qui avait été le principal accusateur de la vieille dame. Sa punition fut simple : il redevint le pêcheur malheureux d'autrefois car le fouletot avait délaissé ses filets...


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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 21:34

 

     Aujourd’hui il me prend l’envie de vous présenter quelques unes de nos  amies les plus proches à nous autres Chevaliers : nos Epées. Cela peut vous paraître étrange que l’on parle de ces armes, pourtant, de tous temps elles furent la digne moitié des combattants à tel point que l’on les nommait, comme du temps de l’Egypte ancienne l’on nommait un mal afin de mieux le combattre. Certaines dit-on furent même baptisées, car elles avaient une Ame…

 

     Qui ne connaît la célèbre Durendal appartenant à Roland, mort à Roncevaux. L’on raconte qu’à sa dernière heure, le Paladin souhaitant  que sa fidèle épée ne soit prise par l’ennemi, tenta de la briser contre un rocher (brèche de Roland) mais que l’Archange  Michel la sauva et la planta à Rocamadour au dessus de la chapelle Notre Dame où elle se trouve encore.

 

     Certains connaissent Dard, l’épée de Bilbo (Bilbon) le Hobbit forgée par les Elfes et ayant le pouvoir de luire lorsqu’un méchant Orc est dans les parages.

 

     La plus célèbre des épées est sans doute Excalibur, l’arme du Roi Arthur. D’où vient elle ? D’un rocher où elle serait fichée, ou de la main d’une Fée au sein d’un lac ? A la fin de l’épopée, avant de mourir le Roi souhaite faire disparaître son épée et la fait jeter dans un étang où la Fée la récupère.

 

     Que savez vous de Joyeuse, l’arme de Charlemagne contenant un morceau de la Sainte Lance, celle dont l’éclat effrayait l’Ennemi et qui avait le pouvoir d’empêcher que son possesseur soit empoisonné.

 

     L’Ebréchée est la lame qui sacre les Rois de Pologne.

 

     Le Chevalier Castillan Rodrigo Diaz de Vivar dit le Cid (Sidi – Seigneur) possédait la très belle et très crainte Tizona, il est même enterré avec elle.

 

     Et maintenant voici venir notre héroïne nationale Jeanne la Pucelle et son Epée de Jeanne. Etait elle vraiment celle de Charles Martel ? Elle aurait été trouvée enterrée derrière l’autel de la chapelle Sainte Catherine de Fierbois, chapelle construite sur les ordres de Charles et réclamée par Jeanne la décrivant très précisément…

 

     L’on dit que le Prophète Mahomet possédait neuf épées, la plus connue étant La Batailleuse (Al Battar), l’épée des prophètes ornée par les noms de David, Salomon, Moïse, Aaron, Joshua, Zacharie, Jean, Jésus, Mahomet. Elle aurait été l’arme de Goliath et se trouve actuellement au musée Topkapi d’Istanbul.

 

     Vae Victis (malheur aux vaincus), cela ne vous rappelle rien ? Le chef gaulois Brennus jetant son épée et son baudrier sur le plateau de la balance pesant l’or que les Romains devaient payer à nos fiers Ancêtres.

 

     Il y en a encore et encore : Ascalon : Saint Georges, Courtoise : Guillaume Taillefer Comte d’Angoulême, Flamberge : Renaud de Montauban, Glorieuse : Olivier compagnon de Roland, enfin l’épée De William Wallace, Claymore exposée à Stirling dans le monument du Héros Ecossais.

 

     Vous voyez que l’on peut trouver tout, au sein d’une arme pour le moins dangereuse, et nous savons de quoi nous parlons, nous autres Templiers ayant souvent prié devant une épée plantée en terre telle une croix, nous servant d’elle comme une arme la minute d’après…

 

Sources : Le Robert, Universalis, Wikipeda, la Chanson de Roland, Les Chevaliers de la Table Ronde, Bilbon le Hobbit, Château Celtes et Chimères

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Publié par Philippe le Templier - dans Contes et Légendes
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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 15:00
 
               Au Pays de Montbéliard, naguère, lorsque venaient les grands froids, tout le monde attendait le passage d’une Femme Fée, d’âge mur et quelque peu Sorcière : Arie, Airie, ou Tantarie.
 
               On aimait beaucoup sa visite, mais néanmoins on la craignait : en effet cette Digne Personne se targuait de venir avec son Ane rencontrer les Familles de la Comté, et vérifiait tout, à commencer par la propreté de la Maison, Cuisine, Mobilier, sans oublier la chasse aux Nids de Poussière.
 
               Elle donnait force cadeaux aux Enfants Sages, qui avaient pris soin de mettre bien en vue un morceau de carotte ou de pomme pour la célèbre Annesse de la Fée.  Quant aux Vilains Enfants, Arie les punissait avec un Bonnet d’Ane.
                Il lui arrivait de récompenser une Famille méritante par le don d’une belle pièce d’or. A l’époque, on aimait l’inviter aux veillées, où elle prodiguait de fors bons conseils, à tel point que l’on cherchait à lui faire trouver un Gentil Mari pour les Filles, du Travail pour les Hommes, de Bons et Gentils Enfants pour les Mamans et surtout une Bonne Santé pour toutes et tous.
 
                Cette Bonne Femme allait même jusqu’à prendre soin des Orphelins qu’elle pouvait rencontrer, et elle avait une passion toute particulière pour ceux qui ont bonne place dans les Crèches Provençales : les « Ravis » sans doute un peu simples d’esprit mais entrant en contact plus facilement avec elle, pas méchants, car ignorant la méchanceté… L’on dit que cette Bonne Personne vivait dans une grotte dans la montagne du Lomont, ne visitant l’humanité que vers la Noël.
 
               Beaucoup pensent que cette bonne Tante Arie aurait pu être le reflet de la célèbre Henriette de Montfaucon (1387-1444), Comtesse en la bonne ville de Montbéliard. En effet cette femme très énergique n’hésitait pas à porter Armes et Armure pour défendre son Peuple qu’elle aimait et qui le lui rendait bien, tout comme l’aurait fait Arie. D’autre part, Arie est le diminutif d’Henriette ; (amour quant tu nous tiens…)
 
               Si vous avez le bonheur, tout comme nous, de pouvoir vous promener dans les bois sombres et odorants des montagnes du Jura, en particulier du Lomont, peut être entendrez vous la chanson d’Arie que je ne peux m’empêcher de vous transmettre :
 
 
                     1                                                                                       2
Vêtue comme une Paysanne                                          En Passant le long des routes
Coiffée de son beau Diairi                                             Des villages, des hameaux
Elle traverse la campagne                                              Elle regarde, elle écoute
Sur son petit âne gris.                                                     Elle prend un peu de repos.
                     3                                                                                       4
Elle termine les ouvrages                                               Les enfants sages à Noël
Des mamans trop fatiguées                                            Auront de jolis cadeaux
Elle va redonner courage                                                Et pour que la nuit soit belle
Aux ouvriers épuisés.                                                     Des bonbons et des gâteaux.
 
Refrain
 
Connaissez vous Tante Airie,
La Bonne Fée de ce Pays,
Tous les Enfants rêvent d’elle,
A l’approche de la Noël.
 
* Diairi : Bonnet richement brodé et décoré du pays de Montbéliard
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 Joyeux Noël à vous tous...
 
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Publié par Philippe le Templier - dans Contes et Légendes
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 11:04

    

                Une jolie légende médiévale que nous conte Heimrich l’empaleur…

                 Durant des siècles, les hommes avaient habité cette grotte située dans un petit village proche de Montbéliard dans le Doubs.

                Un jour, un inconnu appelé Saint Maimboeuf leur conta l’histoire merveilleuse d’un Homme-Dieu. Ils fondèrent une église dédiée à Ste Suzanne et construisirent un petit groupe de masures.    

               Or l’An Mil approchait avec ses croyances de fin du monde, le moyen age se couvrait de nuages sombres... Les chrétiens décidèrent de se réunir dans la grotte qui serait leur tombeau et emportèrent avec eux la statue de leur sainte. Ils érigèrent un mur de protection à l’entrée et attendirent des jours jusqu’à ce que la faim les tenaille.  

 

               Or dans la foule se trouvait un forgeron nommé l’Oeuvrart pour son habileté à façonner épées, lances et outils divers. Les yeux fixés sur la sainte, il voyait un miracle se produire : de l’eau ruisselait de la statue en minces filets. Peu à peu ils grossirent : une source était née.  

 

«  Rentrons dans nos foyers et reprenons nos outils : c’est la volonté divine. »  

 

               On laissa Ste Suzanne sur son autel, on alluma de grands feux dans les chaumières. Depuis ce jour on évita d’entrer dans la grotte.  

 

               Cependant après un temps assez long, on voulut redescendre la statue dans l’église, on la chercha en vain. Elle avait disparu sous une énorme stalagmite qui se confond aujourd’hui avec le rocher et la source aussi avait disparu !

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Publié par Heimrich l'empaleur - dans Contes et Légendes
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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 14:26
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Une belle légende de Franche Comté
 
               Il faisait très froid : la neige s’entassait contre les obstacles en formant d’énormes congères. Dans la grande salle du château ornée de tapisseries et trophées de chasse, devant la vaste cheminée, le baron de Montjoie et sa fille Claudine assis côte à côte, écoutaient ravis deux ménestrels qui chantaient en s’accompagnant l’un d’une mandore, l’autre d’une viole.
 
               Leur chanson était si poignante que Claudine sentit les larmes lui monter aux yeux. L’abbé du château, toute la maison du baron, les hommes d’armes de veille qui avaient été conviés étaient aussi sous le charme car jusque là le baron avait écarté toute distraction au château malgré l’insistance de Claudine.
 
               Le lendemain il réunit tout le monde, regarda l’écusson de Montjoie et leur parla :
 
«  Autrefois un seigneur cupide et dur habitait un château triste, triste pour les hommes d’armes, les serviteurs, la famille du seigneur et le seigneur lui-même. Ce seigneur avait une fille qui clandestinement faisait la charité …. »
 
               Le baron sembla se trouver mal dans sa confession mais il se ressaisit :
 
«  Mais qu’arriva-t-il ? Un miracle ! »
 
               Il saisit, caché dans un vase, une rose superbe dont le parfum envoûta l’assistance.
 
«  Cette rose a été prise par le seigneur avare dans le tablier de sa fille où il croyait trouver ce qu’elle destinait aux pauvres ! Dieu avait changé le pain en rose ! le père reconnut un miracle. »
 
               Le baron quitta aussitôt la salle avec la rose mystérieuse. Claudine songea aux paroles de son père qui lui avaient dû coûter d’humiliations.
Le lendemain et les jours suivants, les trouvères chantèrent de nouvelles ballades et en particulier celle écrite par Claudine dont voici le refrain :
 
                        Rose est en mon cœur
                        Comme en le vôtre éclose
                        Elle parfume ma vie et la rend douce tant
Que partager ma joie devient besoin bien grand
Comme en le vôtre éclose.
 
               Le baron répandit depuis ce jour sa bonté et Montjoie fut bien dénommé.
              Quand Claudine mourut, jeune hélas, elle fut portée dans la chapelle du château.
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Publié par Heimrich l'empaleur - dans Contes et Légendes
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