2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 08:51

 

A l’époque médiévale, l’Alchimie est aussi bien pratiquée par des savants que par des charlatans ou des ignorants. Il s’agissait de la chimie de l’époque qui avait pour but l’étude des compositions du corps, la quête de la transmutation des métaux et le moyen de prolonger la vie. 

La thérapeutique alchimique se retrouve dans la Grèce antique, à l’école d’Alexandrie et avant, chez les taôistes chinois. Elle fut délaissée par les grecs, puis renaît chez les arabes qui lui donnent le nom d’alchimie. L’alchimie pénètre ensuite pendant plusieurs siècles en Occident avec les traductions des textes arabes. 

On pensait pouvoir purger l’homme de ses maladies comme on purgeait un métal de ses impuretés. La fameuse Pierre philosophale devait être absorbée sous forme liquide. Afin d’obtenir l’or potable qui aurait eu, selon la croyance, la faculté d’évacuer rapidement les mauvaises humeurs (maladie), il fallait donc parvenir à dissoudre le métal précieux de manière à ce qu’il soit assimilable par l’organisme. On utilisait également d’autres ingrédients telles que le soufre, le mercure, l’antimoine, les plantes et les produits dérivés des animaux pour guérir les maladies. 

Au Moyen Age, à la différence de l’astrologie, il n’y a pas d’enseignement universitaire de l’alchimie, même si certains grands médecins désiraient qu’elle figure dans l’enseignement. Néanmoins, l’alchimie figure dans certaines divisions des sciences proposées par les « matériaux didascaliques » de l’Université de Paris, dans les années 1240-1260. 

On distingue en général deux sortes d’alchimie. La théorique qui traite des éléments, des humeurs, des pierres précieuses, des métaux, des pigments, des huiles, des bitumes ardents, des soufres et des sels. La pratique qui enseigne la fabrication des métaux nobles, des pigments et produits capables de prolonger la vie au-delà de ce qui se fait naturellement. Six opérations marquent l’œuvre philosophale : la calcination, la putréfaction, la solution, la distillation, la conjonction et la sublimation. Elles font passer du plomb (l’œuvre noire) à l’or (l’œuvre blanche). 

De nombreux alchimistes du moyen âge sont de grands médecins. Selon la tradition, la Pierre philosophale était dotée de propriétés thérapeutiques spectaculaires. Elle permettait, en réalisant le grand œuvre, d’accomplir le plus fantastique des triomphes médicaux. A une époque ou médecine et pharmacie n’était pas encore bien distincte, l’alchimiste savait manipuler les corps chimiques. Parmi les médecins alchimistes, on trouve de nombreux personnages célèbres. 

Le premier exemple est arabe, il s’agit d’Avicenne. Il étudie la médecine, l’alchimie, la philosophie, la théologie islamique et la politique. Dans un tableau dressé par Avicenne, la physique se compose de huit sciences principales. La science des principes généraux, la science du ciel et du monde, la science de la génération et de la corruption, la science des phénomènes supérieurs, la sciences des minéraux, la science des plantes, la science des animaux, la science de l’âme. Il y a également sept sciences naturelles subalternes : médecine, astrologie, physiognomonie, l’interprétation des songes, science des talismans, la théurgie et l’alchimie. 

Le second exemple est Arnaud de Villeneuve. Il a effectué de grands voyages en Espagne, Italie et Afrique du Nord. Il fit une grande carrière universitaire, devint recteur de l’Université de Montpellier dans laquelle il reste la grande figure du Moyen âge avec Guy de Chauliac. Arnaud de Villeneuve est considéré comme un des plus grands alchimistes de l’occident médiéval, on lui attribue la redécouverte de l’eau de vie. Il eut beaucoup d’ennuis avec les autorités ecclésiastiques, la Sorbonne ordonna que l’on brûle ses écrits en place publique par un bourreau. On l’accusa de pratiques magiques, de comportement hérétique et dangereux pour le peuple. Il eut heureusement la protection de deux papes, Boniface VIII et Clément V. Il aurait été le maître d’un autre grand alchimiste Raymond Lulle auquel, suivant la tradition, il lui aurait transmit le secret de la transmutation des métaux, changer le plomb en or...

 

      Texte inspiré du mémoire d'histoire de Moriganne

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 13:57

 

Voici la suite de l’article (ICI) de Philippe le Templier sur la fameuse malédiction qui aurait décimée au fil des siècles les Rois de France. Même si on n’y croit pas il faut avouer que cela laisse tout de même perplexe !

 

Septième Génération :

 

Charles VIII l’Affable : meurt à 28 ans en son château d’Amboise heurtant son front  sur une porte basse en ayant glissé sur un excrément humain. Tous ses enfants étant morts en bas âge, sa veuve Anne de Bretagne devra épouser son cousin Louis d’Orléans.

 

Louis XII le Père du Peuple : meurt à 52 ans de luxure épousant Marie, sœur d’Henry VIII d’Angleterre, elle-même âgée de 16 ans. Désirant à toute force un héritier, il s’épuise auprès de sa jeune Reine, et meurt au bout de trois mois.

 

Huitième Génération :

 

François Ier : meurt à 53 ans de la Syphilis après 9 années d’atroces souffrances.

 

Neuvième Génération :

 

Henry II : meurt à 40 ans d’un coup de lance dans l’œil au cours d’un tournoi. Nostradamus prédira : « En Champ Bellique par Singulier Duelle, dans Cage d’Or les Yeux lui Crèvera »

 

Dixième Génération :

 

François II : meurt à 16 ans d’un flux d’oreilles, sans doute empoisonné, l’on oubliera même d’organiser ses funérailles ; il laissera une jeune et belle reine qui aura elle aussi un destin tragique : Marie Stuart…

 

Charles IX : meurt à 24 ans de remords suite à la Saint Barthélémy, voyant des Fantômes, ceci pendant 2 années d’agonie.

 

Henry III : meurt à 38 ans, poignardé sur sa chaise percée en présence de ses Mignons…

 

Henry IV le Grand : meurt à 57 ans, assassiné par Ravaillac rue de la Ferronnerie, en disant : « ce n’est rien »…

 

Onzième Génération :

 

Louis XIII le Juste : meurt à 42 ans de tuberculose, le jour anniversaire de la mort de son Père Henry IV.

 

Douzième Génération :

 

Louis XIV le Roi Soleil : meurt à 77 ans dans ses excréments, en fauteuil roulant pourrissant de gangrène et miné par la goutte.

 

Treizième Génération :

 

Louis XV le Bien Aimé : meurt à 64 ans de Petite Vérole, son cortège funèbre est maudit par la foule et reçoit des pierres, le tout de nuit…

 

Louis XVI : meurt à 39 ans, guillotiné (il avait lui-même autorisé ce mode d’exécution par humanisme). Il faut se souvenir qu’il était prisonnier dans la tour du Temple, et, qu’il aurait reçu la visite de quelqu’un qui lui aurait dit : « souviens-toi des Templiers »

Bonaparte le voyant partir au supplice aurait dit : « Che Coglionne » (quel Couillon).

 

Louis XVII : meurt à 10 ans dans la tour du Temple de diverses maladies et sans doute d’alcoolisme (du fait de Simon).

 

 

Comme vous pouvez le constater, cette liste présente bien des côtés d’étrangetés et de bizarreries, mais n’est pas normal et évident lorsque l’on parle du Temple, des Templiers et de leurs mystères. Toujours est il bon de se souvenir qu’une « Malédiction », d’où qu’elle vienne est toujours à prendre au sérieux…

 

 

Sources : L’Histoire /Larousse, La France Mystérieuse/ Guides Noirs, Le Robert, Dictionnaire Chronologique des Papes/Maxi poche, Récits et Légendes Lieux Mystérieux/Maxi poche, Les Oracles de Nostradamus/Jean de Bonnot, Le Procès des Templiers/Texto, Généalogie des Rois de France/Ouest-France, Les Reines de France/Librio, Histoires et Récits Insolites, Quid, Wikipedia

 

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 13:46


Voici la première partie d’un texte écrit par Philippe le Templier, celle d’une étrange malédiction médiévale qui aurait poursuivi à travers les siècles les Rois de France…

 

Très souvent lors de nos Rencontres Médiévales, l’on me demande en tant que Frère du Temple, ce que je pense de la Malédiction émise par notre dernier Grand Maître, Jacques de Molay durant sa terrible agonie dans les Flammes, Malédiction émise à l’endroit du Roi Philippe le Bel et de sa descendance ceci sur 13 générations.

 

Je me suis penché sur cette question, et je pense pouvoir vous en dire plus  sur cette tragédie, me basant sur l’Histoire, quelque peu sur la Légende voire la Petite Histoire…

 

Philippe IV le Bel : meurt à 46 ans le 29/11/1314 dans d’atroces souffrances à Fontainebleau, disant que les diables le tiraient par les pieds, ceci 8 mois et 20 jours après le bûcher, c'est-à-dire dans l’année même désignée par Jacques de Molay à comparaître devant le Tribunal de Dieu, en compagnie du Pape Clément V lequel attendait Philippe depuis le  20/04/1314, un mois donc après le fatal bûcher.

 

Première Génération :  

Louis X le Hutin : (querelleur) meurt à 27 ans d’un refroidissement, se lavant à l’eau glacée après une partie de jeu de Paume endiablée. Ceci sans doute afin d’oublier qu’il avait fait étrangler son épouse et Reine Marguerite de Bourgogne suite aux affaires de la Tour de Nesle…

 

Jean 1er le Posthume : meurt à 5 jours, sans doute empoisonné lors de son baptême par Mahaut d’Artois.

 

Philippe V le Long : meurt à 28 ans de dysenterie à cause d’une eau empoisonnée peut être par des proches de lépreux. Ses 2 fils sont quant à eux mort en bas-âge.

 

Charles IV le Bel : meurt à 33 ans de tuberculose, sa seconde femme, Marie de Luxembourg disparait avec un enfant mâle (elle était enceinte) lors d’un accident de char en rentrant au château royal. Avec lui s’éteint la race des Capétiens directs.

 

Philippe VI de Valois : meurt à 57 ans d’un mal inconnu. Ce sera le début de la guerre de 100 ans, et de la Grande Peste Noire.

 

Deuxième Génération :  

Jean II le Bon : meurt à 45 ans, prisonnier des Anglais, ceci après le désastre de Poitiers.

 

Troisième Génération :  

Charles V le Sage : meurt à 42 ans de faiblesse, il charge Du Guesclin de porter son armure en son nom ; il se fera d’ailleurs enterrer à ses côtés à Saint Denis par reconnaissance.

 

Quatrième Génération :  

Charles VI le Fol : meurt à 54 ans dans un état de folie dans les bras compatissants de sa « Petite Reine » Odette de Champdivers, appelée auprès du pauvre Fol par la très néfaste Isabeau de Bavière, la véritable Reine de France.

 

Cinquième Génération :  

Charles VII le Victorieux : meurt à 58 de faim et d’inanition suite à un abcès dentaire, regrettant sans doute d’avoir abandonné Jeanne d’Arc à l’Anglois sans faire le moindre geste en sa faveur, et pourtant il lui devait en grade partie son royaume.

 

Sixième Génération :  

Louis XI : meurt à 60 ans de congestion cérébrale après s’être enfermé pendant plusieurs années en son château de Plessy les Tours « sentant venir la Mort » Il ne repose pas à Saint Denis, mais à Cléry Saint André en compagnie de sa Reine Charlotte de Savoie et de Dunois.

 

A suivre…

 

Illustration BNF. Grande chroniques de France, enluminure de Jean Fouquet vers 1455.1460

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 08:51

 

             Nous sommes en l’An de Grâce 1431 le 30 mai. Il fait beau et de la mer  proche souffle un air divinement parfumé en cette bonne ville surplombée par le formidable château de Robert le Diable, j’ai nommé Rouen, la belle ville aux 100 clochers. 

             Nous nous trouvons céans sur une jolie place entourée de maisons hautes et colorées à colombages, telle que l’on en peut voir à Dijon, la cité des Grands Ducs de Bourgogne, dont même Paris, pourtant ville royale, ne peut égaler la prestance. Il y a foule en cette fin d’après midi, et tous attendent d’ouïr les cloches de la cathédrale abritant le Cœur du Lion, en effet Richard avait déclaré : « Que mon corps soit enterré à Fontevraud, mon cœur dans ma cathédrale de Rouen et mes entrailles qu’elles restent à Châlus ».  

              Pourquoi la foule attend à cette heure sur cette place qui d’ordinaire abrite le marché ? Elle est ici pour voir passer la Pucelle que l’on doit brûler pour faits de sorcellerie, ce qui est un divertissement comme un autre en cette période de troubles. En tout cas, il est certain que la fille est coupable, parce que condamnée par l’Eglise en la personne de l’Evêque de Beauvais Pierre Cauchon, et par l’Université de Paris si savante qu’elle ne peut se tromper…En effet, cette mâle Fille porte des habits d’homme, et combat derechef, ce qui ne peut se concevoir , car étant un signe flagrant d’hérésie et de désobéissance à l’Eglise. En d’autres temps les Frères du Temple avaient souffert des mêmes pratiques.   

              Mais revenons à notre histoire : comment en étions nous arrivé là ? Pourquoi Jeanne, puisque tel est son nom, doit mourir dans les flammes de l’enfer dans cette si belle cité ?   

              Rappelons nous cette guerre si longue : presque 100 ans entre les Perfides Anglois et les Tenants du Roi de France : qui a tort, qui a raison ? Toujours est il qu’à la suite d’une malédiction lancée par un vieux Templier grillant dans le feu d’un bûcher à Paris, les Rois de France furent maudits, et  le Roi d’Angleterre, sur de son bon droit estima pouvoir arborer une bannière représentant en écartelé les Léopards de son Ile et les Lys de France, et de revendiquer haut et fort la couronne de Saint Louis.   

              Notre pauvre royaume allait donc à vau l’eau, partagé en deux, voire en trois du fait de l’Infidèle Bourgogne, ceci après une série mémorable de défaites Françaises telles Crécy, Poitiers, Azincourt… Souvenez vous de l’épisode de ce roi demandant : « Asile par Dieu au nom de l’Infortuné Roi de France ».   

              Bref nous nous trouvons en présence de deux Rois de France, l’Anglois Henri V de Lancastre et le Dauphin Charles, fils de Charles VI dit le Fol et de la volage Ysabeau de Bavière. Un troisième personnage arbitre le tout, le Duc de Bourgogne Philippe le Bon. Une querelle s’est installée entre « Bourguignons » et «  Armagnacs » chaque camp voulant venger leur chef assassiné : le Bourguignon Jean sans Peur et l’Armagnac Louis d’Orléans accessoirement amant de la reine Ysabeau.   

              C’est dans ce climat délétère qu’en Lorraine, une jeune bergère « entend des voix » qui lui enjoignent de partir pour Chinon, résidence du Dauphin Charles afin de lui révéler « un secret » et de « bouter l’Anglois hors de France »   

               En effet Charles est soucieux de sa naissance, n’ayant aucune confiance en sa mère Ysabeau, et étant traité par tous de Bâtard.   

              C’est ici que la vie de notre héroïne devient merveilleuse : elle convainc un seigneur de Lorraine de l’emmener auprès du Dauphin, et en présence de ce dernier, après l’avoir reconnu sans le connaître elle lui révèle un secret. De quel ordre ? Comment une bergère peut elle rencontrer et parler d’égale à égal avec un grand Seigneur comme le Dauphin ?   

              Il semblerait que Jeanne pouvait rassurer Charles sur sa légitimité, et l’assurer que le sang du roi fol coulait bien dans ses veines : ne lui dit elle pas : « Gentil Dauphin je te dis de la part de Messire Dieu que tu es le Vray héritier du Trône de France ». Comment pouvait elle en être certaine ? Une tradition relate que Jeanne était également fille bâtarde d’Ysabeau et du Duc Louis d’Orléans, donc la demi sœur de Charles. Elle aurait été confiée à la Famille d’Arc de petite noblesse lorraine : il n’est de voir la maison des d’Arc pour comprendre qu’en aucun cas ils ne pouvaient avoir une fille bergère.    

              Ceci expliquerait tout : la confiance du Dauphin, l’estime des hommes d’armes tel le Bâtard d’Orléans Dunois, le Maréchal de France Gilles de Rais, et le fidèle La Hire envers la « Pucelle », les victoires d’Orléans, de Patay et enfin le Sacre à Reims.   

              Hélas vient Compiègne, la trahison, la vente de Jeanne aux Anglois, le procès inique et le bûcher…   

              Le Dauphin Charles devenu Charles VII le Victorieux fait figure d’égoïste auprès de sa jolie maîtresse Agnès Sorel, à moins que ce dernier ne soit sur que sa demi sœur ne risque rien en réalité et que le bûcher ne soit pas pour elle. Il semblerait en effet que Jeanne survive et face souche sous le nom de Jeanne des Armoises.   

              Dommage pour l’Eglise que la reconnaissance tardive de l’innocence de Jeanne et la sanctification et de la Pucelle et de la Seine où auraient été jetée ses cendres n’excuse rien, il en fut d’ailleurs de même pour le Temple et bien d’autres.  

 

              Toujours est il que Jeanne est et demeure la Sainte Patronne de la France et que l’on se tourne vers elle lorsque notre beau Pays est en danger. Pourtant…

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Publié par Philippe le Templier - dans Les grands mystères
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27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 19:00

 

               Avant de vous quitter pour la fin de la semaine, je vous propose un nouvel article de Philippe le Templier pour Médiéval et Moyen-Âge… A lundi soir pour le résultat du concours… Et il n’est pas trop tard pour voter ICI...
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              Bien souvent, lors de mes prestations Médiévales et Templières, il arrive que l’on m’interroge sur le Prieuré de Sion, sans doute du fait de mon Personnage (vanitas) mais plus certainement d’un ouvrage à la mode et d’un film célèbre (Da Vinci Code pour ne pas le citer !!!) …Je vais essayer d’en parler avec le plus d’objectivité possible, comme j’essaie de le faire chaque fois, mais je dois vous prévenir par avance que nous nous frotterons ici à l’Irrationnel et au Non-dit pour le moins.
              Or donc nous voici face au mystère entêtant du Prieuré qui aurait été créé au Moyen-âge en 1099 après la prise de Jérusalem par Godefroy VI le Pieux, Duc de Bouillon sous l’appellation d’Ordre de Sion à cause du mont du même nom, et où un édifice nommé Notre Dame du Mont Sion aurait été le siège primitif de l’Ordre. Il est bon de se souvenir ici de l’Ordre du Temple de Jérusalem débutant en 1118, ayant pour base le site du Temple de Salomon (Templiers). Ceci n’est pas anodin, car il semble que les premiers Grands Maîtres des deux ordres furent les mêmes ; la vox populi dira de ce fait que le Temple était lié de très près à Sion, et aurait été la partie visible de l’iceberg. Cette entente tacite se serait prolongée jusqu’en 1188, date du décès de Gérard de Ridefort de triste mémoire pour le Temple (consulter nos articles précédents sur les Templiers). A cette époque se produit la Rupture de l’Orme à Gisors (voir texte sur Gisors), et le chemin se sépare pour les deux Ordres Frères, avec le succès et la chute brutale que l’on sait pour les Templiers, et le secret pour l’Ordre de Sion, qui se serait alors nommé Ormus (orme), voire Ordre Rose-croix Véritas…
              Il est possible alors qu’après leur chute, certains Templiers choisissent Ormus afin de continuer leur œuvre, à ce propos, il est temps de comprendre ce qui aurait pu rapprocher Le Temple de l’Ordre de Sion : Sion se serait donné pour but de protéger et préserver une lignée Mérovingienne au sang pur descendant pour le moins de Jésus lui-même par le biais de Marie Magdalena, et oui, vous connaissiez déjà ce thème traité dans un ouvrage célèbre (voir articles précédents). Quant au Temple, hormis le fait que l’on lui a attribué la quête du Graal (autre mot pour le saint- sang), il semblerait également  que quelque chose fut trouvé sur le site du Temple de Salomon qui serait une certaine preuve, bien utile au Prieuré de Sion (voir articles précédents). Plusieurs autres Transfuges du Temple auraient choisi l’Ecosse où le roi Robert Bruce les aurait accueilli à bras ouverts, à tel point que lors de la défaite anglaise de Bamockburn en 1314, un fort contingent Templier était aux côtés des Ecossais. (Origines directes de la Franc Maçonnerie de Rite Ecossais)
              Nous voici donc en 1188, la rupture est effective, le premier Maître de Sion se nomme Jean de Gisors (lieu de la rupture) et l’ordre aurait perduré jusqu’à nos jours ayant plusieurs Maîtres célèbres tels que Nicolas Flamel, Botticelli, Leonardo Da Vinci, Nostradamus, Isaac Newton, Charles Nodier, Victor Hugo, Claude Debussy, Jean Cocteau…que du beau monde et quelques femmes également, l’Ordre de Sion n’étant pas misogyne ! Pendant ces huit siècles et demi Sion aurait noyauté et constitué plusieurs organisations secrètes comme les Roses+Croix (de tous rites) Francs Maçons (de tous rites), Golden Dawn, Astrum Argenteum et tant et tant d’autre. L’ordre aurait agit subrepticement sur les affaires du monde, fidèle à son but, et il serait logique de penser que les troubles divers en France tels que la Fronde, les diverses révoltes venant de Lorraine (berceau mérovingien), élimination du surintendant Fouquet (initié ?) avec la Confrérie du Saint Sacrement, voire Révolution Française par le biais de la Franc Maçonnerie. Tout devient alors possible mystères divers et variés tels que Alchimie, Trésor Templier, Cathares, Rennes le Château, descendance de la Race Prodigieuse, conflit avec l’Eglise officielle par le biais de l’Opus Dei (Ouvre de Dieu bien réelle celle-ci), création de Sectes…(voire nos articles précédents et à venir)
              A ce niveau de lecture, vous devez commencer à penser que Philippe le Templier perd sinon l’esprit tout au moins le fil, pourtant, je vous avais prévenu. Rien ne se clarifie, tout reste secret (ce qui est bien le moindre pour une société secrète) Et bien non, en 1956, le Prieuré de Sion naît officiellement en Haute Savoie, sous la forme d’une Association type loi 1901, dont les statuts sont déposé (en latin) ayant pour nom : « Sionis Prioratus », cette Association ayant pour but avoué de perpétuer l’ordre traditionnel de la Chevalerie, ses diverses initiations, ainsi qu’une assistance mutuelle entre les membres tant morale que matérielle, et ceci en toute occasion. Un nom célèbre sera alors déposé comme étant un des fondateurs, Pierre Plantard de Saint Clair, qui aurait été à l’époque le dernier descendant de la lignée légitime Mérovingienne, et qui serait l’avant dernier Maître de Sion. (Le dernier serait Gino Sandri élu en 2000). Que pensez vous de tout cela ? Je peux même vous apprendre que l’association comporte 1 Nautonier (Grand Maître) 3 Croisés, 9 Commandeurs, 27 Chevaliers 81 Ecuyers et un certain nombre de Preux. Parfois la nomenclature parle de Nautonier, Princes Noachites de Notre Dame, Croisés de St Jean…Si vous comptez bien, les trois premiers grades (nautonier, croisés, commandeur) forme le fameux conseil des 13 Roses+Croix (que l’on retrouve souvent : Sages, Anciens, Apôtres).
              Il est à noter que les Maîtres et Maîtresses du Prieuré de Sion se nomment traditionnellement Jean et Jeanne, ainsi Jean Cocteau aurait été Jean XXIII, mort en 1963 la même année que le très célèbre Pape Jean XXIII (Pastor et Nautae), réorganisateur du monde catholique avec Vatican II (l’Histoire a de drôles de raccourcis).
              Que pourrais-je vous dire à présent : Le Prieuré serait désormais basé à Montréal (Mont Royal aux fleurs de Lys sur le drapeau).
              Il est temps que j’arrête ici mon récit de peur de me perdre en vous ennuyant, ce qui ne serait pas mon but. En espérant que quelque part j’ai pu vous apporter quelques éclaircissements, et étant à votre disposition pour tout renseignements complémentaires. Posez la souris sur l'image...
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Une cérémonie secrète : Le serment d'un jeune Templier, détail d'une peinture de François Marius Granet. http://medieval-moyen-age.net
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Publié par Philippe le Templier - dans Les grands mystères
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