4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 17:00

 

                             On le sait, une période de notre histoire n’a pas été tendre avec les sorcières (et les sorciers) mais, reconnaissons le, ce sont souvent des femmes qui finissent sur le bûcher injustement accusées de sorcellerie…. Il suffisait que votre voisin vous jalouse (ou vous désire) ou que votre mari soit lassé de vous… Pour que l’on vous dénonce (cela me rappelle une autre période sombre, beaucoup plus proche..) Et alors vous vous retrouviez vite aux mains de l’Inquisition (crée au Moyen-Age en 1231 par le pape Grégoire IX pour lutter contre les hérétiques) puis plus tard au tribunal civil… et dans l’antre du bourreau…Mais à part cela, comment reconnaître une sorcière (ou un sorcier)… Au Moyen-Age et même plus tard, il y a des signes qui ne trompent pas… grains de beauté, marques de naissance, taches de vin (tous signes du Démon !) … Malheur à vous si vous êtes rouquin, bossu, borgne, albinos ou boiteux… N’oublions pas que jusqu’au Concile de Vatican II, la prêtrise était interdite à qui souffrait d’une de ces « tares physiques »… Incroyable mais vrai !! Méfiance également pour les bâtards (fruit d’une union interdite) les vagabonds, les gitans… et pour ceux qui exercent certains métiers… forgeron, guérisseurs, bergers (ceux là ils connaissent des secrets, les fées et les esprits de la nature, méfiance !) Mais enfin et surtout ceux que l’ordre religieux (ou social) montre du doigt : Femmes ayants avorté, prostituées ou femmes trop coquette (donc suspectées d’attirer le Malin) veuve refusant de se remarier… Pauvres femmes face à ces mâles refoulés et hypocrites… Vous le voyez point n’est besoin à l’époque d’avoir des plantes étranges, de supposés pouvoirs ou un chaudron ou cuisent des choses infâmes… pour se faire accuser de sorcellerie… Pourtant dans les villes et campagnes qui allait-on voir pour se faire soigner, sûrement pas les barbiers (aussi chirurgiens au moyen-âge !) ou les pseudos médecins de l’époque… Entre nous, et à la vue de tout cela, je suis sur que vous en connaissez des sorcières ou des sorciers (hi hi) à moins que vous-même… Malédiction ! Mais l’Inquisition hélas n’est pas morte, elle a juste changé de nom… on continue de part le monde à enlever, à menacer, à tuer et à mentir…au nom du Sacré… Merci à Sylvie pour sa superbe illustration, visitez son site, elle a du talent, et laissez lui un petit com, elle est dans la peine en ce moment... Merci pour elle.  
 
 
 
 
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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 09:00

 

                   Suite à l'article que j'ai publié chez mon Amie la Dragonne, merci de laisser votre commentaire ici...  L'épisode deux est en ligne (ICI) ... le trois (ICI)   J'en profite si ce sujet vous intéresse pour rappeler notre article sur les Ovni au moyen-âge ... 

 

 

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31 janvier 2006 2 31 /01 /janvier /2006 20:00

 

                             Il fait froid en ce début février… Mais le moyen-âge a connu aussi des hivers très rudes. Au XIIe siècle l’hiver de l’année 1124 connu d’abondantes chutes de neige, les rivières avaient gelé et on circulait sur le Rhin comme sur la terre ferme, de nombreuses personnes décédèrent ainsi que de nombreux animaux, les feuilles ne revinrent sur les arbres qu’en mai 1125…L’hiver 1233 a connu aussi un froid intense dans l’Est de la France et l’Italie, le Rhône et lac de Zurich était gelé, et on pouvait rejoindre Venise de la terre ferme en passant sur la glace ! En 1315 l’hiver se montra également très rigoureux sur l’Europe, provocant une famine générale… en Angleterre on cachait les enfants pour qu’ils ne se fassent pas enlever pas des larrons affamés… Mais l’hiver le plus cruel depuis 500 ans dura de novembre 1407 jusqu’en avril 1408. La froidure était si forte que nul ne pouvait travailler, l’encre du greffier gelait avant qu’il puisse écrire trois mots… Toutes les rivières étaient prises par les glaces, et de ce fait il y avait un manque cruel de farine, les moulins ne pouvant plus tourner… les racines des vignes et des arbres fruitiers gelèrent… Sans quelques importations de nourriture des pays voisins le peuple serait mort de faim dans les villes… Alors ne nous plaignons pas… nous avons nos maisons douillettes, l’électricité et nos grandes surfaces… Même si hélas comme à la période médiévale trop de pauvres meurent encore de froid dans les rues de nos modernes villes…  Pour ceux qui lisent nos articles et les apprécient (si si il y en a !) inscrivez vous à notre News Letter médiévale (missive d'informations !) Vous aurez droit à des photos inédites, des poésies, des surprises...
 
Comme il est de tradition sur Médiéval et Moyen-Age voici quelques proverbes de février…
 
 
. La veille de la Chandeleur l’hiver se passe ou prend rigueur…
 
. Soleil à la Chandeleur garde l’ours 40 jours dans sa caverne…
 
. Le Lendemain de la saint Blaise, souvent l’hiver s’apaise…
 
. Neige de février tient comme l’eau dans un panier…
 
. S‘il tonne en février, de ta cave fait un grenier…
 
. Mieux vaut voir un loup dans son grenier, qu’un homme en chemise en février…
 
 
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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 19:30

 

                              Une suite j’espère très attendue sur Médiéval et Moyen-Age, notre vocabulaire ancien et médiéval. Quelques mots que sans doute connaissaient très bien les Serfs et paysans du moyen-âge, proche de la nature et du pénible travail de la terre…
 
 
 
. Bélin                                             Mouton
 
. Bourras                                        Toile épaisse en chanvre et étoupe
 
. Brosse                                          Buisson
 
. Buissonet                                     Petit bois… buissonneux !
 
. Buron                                            Cabane
 
. Cévade                                         Avoine
 
. Corvée                                          Travail gratuit dû au Seigneur
 
. Entendement                                Bons sens
 
. Fauchon                                        Couteau en forme de faux
 
. Fouaille                                          Bois de chauffage
 
. Frein                                              Mors du cheval
 
 
 
A SUIVRE…

 

Le dur travail de la terre des paysans au Moyen-Age. Illustration Bibiothèque royale Albert Ier (Bruxelles)

  

 

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 00:00

 

 
                             Nous sommes bien loin du Moyen Age, mon époque habituelle, moi, Philippe Frère de l’Ordre du Temple consulte le Baphomet (voir article), lequel me narre une terrible histoire : «  Dans quatre siècles en août 1634, dans le doux Royaume du Lys, en place de Loudun, un prêtre se tord sur le bûcher, condamné par ses Pairs. » Cela se passe sous le règne de Louis le Treizième surnommé le Juste, avec la bénédiction du Cardinal de Richelieu, grand Ministre de l’époque. Ce prêtre se nomme Urbain GRANDIER, est Jésuite, dirige la cure de Loudun depuis 1617 en l’église St Pierre du Marché, devient Chanoine de l’église Ste Croix et enfin en 1626 Directeur de conscience des Sœurs Ursulines de Loudun. Comment GRANDIER est il arrivé à ce triste sort : il faut tout d’abord savoir que le personnage est comme l’on dit : bien fait de sa personne, et que son pouvoir de séduction est immense auprès des femmes. Il aurait eu de multiples aventures, et même des enfants si l’on en croit ses détractrices et néanmoins admiratrices. Il y aurait eu Melle de Brou, Melle Hervé, Mme Moussant de Fresne et Melle Philippe (rien à voir avec moi), ce qui est peu, même pour un religieux, il faut également y ajouter les Ursulines ce qui augmente considérablement le nombre présumé de ses conquêtes. En ce qui concerne ces dernières, il semblerait qu’à l’exemple de leur Mère Prieure Jeanne des Anges elles seraient atteintes de troubles, de rêves impurs, de crises d’hystérie, voire d’apparition de stigmates, et ceci surtout en la présence du prêtre exorciste, le chanoine Mignon (pas autant qu’Urbain sans doute) par ailleurs farouche ennemi de notre héros. A cette époque le Conseiller d’Etat Laubardemont, parent de Jeanne des Anges faisait la tournée des Provinces de France pour démanteler les forteresses susceptibles de résister au pouvoir royal (que l’on se souvienne des Guerres de Religion, et du siège de La Rochelle). Alerté par la Prieure des Ursulines, et convaincu de la culpabilité de GRANDIER, il prévint Richelieu lequel ordonna l’arrestation du Curé ; il faut savoir que Richelieu lui-même ne prisait guère notre héros pour une sombre histoire de préséance lors d’une procession religieuse. Nous voici arrivés au seuil de la sauvagerie et de l’arbitraire : GRANDIER est arrêté, enfermé chez le Chanoine Mignon, son pire ennemi, torturé de façon ignominieuse par deux religieux, Le père Lactance et le Capucin Tranquille, tandis que les religieuses à l’exemple de leur Prieure se confessaient en public, devant nobles, religieux, notables et gens du peuple. Elles accusaient GRANDIER d’envoûtement, par la parole, le geste, le regard… Notre héros souffrit tout ce qu’un corps peut souffrir entre les mains immondes des deux religieux. Il avouera, tout et le contraire de tout : Pacte avec le Malin, sacrifice humain d’un enfant lors d’un sabbat satanique, hostie profanée sexuellement, allégeance à Lucifer garant de ses « bonnes fortunes », reniement en bloc de Dieu, Jésus Christ, la Vierge et tous les Saints…Il fut jugé à Loudun, beaucoup accusé, très peu défendu, pourtant le Peuple était avec lui, mais que peut le Peuple à cette époque ? Il sera donc brûlé en août 1634 devant une foule considérable pour l’époque (6000personnes). Détail atroce, ayant les membres broyés il fut jeté aux flammes allongé sur un brancard, tout en recevant des coups de crucifix que lui assénait le prêtre qui devait le réconforter. Avant de périr brûlé vif, il maudit le Père Lactance, l’assignant à comparaître devant le tribunal de Dieu sous un mois. Ce triste personnage mourut 30 jours après la malédiction de GRANDIER. Le Capucin Tranquille (nom perfide si il en fut) mourra également dans d’étranges circonstances. Cela ne vous rappelle rien ! La malédiction des Templiers sur le bûcher de l’île aux Juifs à Paris en 1314 (article à relire) Quant à celle par qui le scandale est venu, la Prieure Jeanne des Anges, elle mourut en odeur de sainteté, après avoir été la proie du démon bien après la mort de GRANDIER, jusqu’à ce qu’elle accomplisse un pèlerinage au tombeau du Saint évêque d’Annecy François de Sales. Elle rencontra même la famille royale de France et à la demande
de la reine Anne d’Autriche, femme de Louis XIII, elle bénit le futur Louis XIV qui deviendra le plus grand roi de France.
 
                             La barbarie étant de toutes les époques, pensez quelquefois à URBAIN GRANDIER mort sur le bûcher. Moi-même, je pense mais je n’ose le demander au Baphomet qu’un jour prochain, nous autres Templiers serons arrêtés, torturés, jugés et brûlés par nos Pairs, mais ceci est une autre histoire. 
 
 
Les possédées de Loudun sur http://medieval-moyen-age.net
 

 

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