7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 21:39

 

                         Le Roi est mort… vive le Roi, mais c’est juste pour celui qui trouvera la fève dans la célèbre galette des Rois. Cette coutume traditionnelle remonte au temps des romains, en effet lors des Saturnales (fête en l’honneur du Dieu Saturne) Maîtres et esclaves se retrouvaient dans un grand banquet, celui qui trouvait la fève dans la galette était désigné roi pour … pour un soir. La fève a toujours joué un rôle important dans l’alimentation des hommes, on retrouve sa culture en Egypte ancienne, en Grèce… Les Grecs s’en servaient aussi pour voter et élire les magistrats… Comme souvent l’Eglise Chrétienne s’est appropriée cette tradition « païenne » en la célébrant le jour de l’Epiphanie (jour de l’arrivée des rois mages auprès de l’enfant Jésus) Au moyen-Age, la fève avait une grande importance dans l’alimentation du peuple. Ne l’oublions pas, c’était la seule légumineuse connue avant la découverte du continent américain par Christophe Colomb (officiellement !) La culture de la fève était donc vitale pour les paysans de l’époque médiévale, qui introduisaient une fève dans la traditionnelle galette en faisant le vœu que sa récolte soit abondante… Après une interruption sous la révolution (la royauté était plutôt mal vu à l’époque !) la tradition reprend de plus belle sous le premier empire, pour arriver sur nos modernes tables. On a depuis remplacé la fève légumineuse par des figurines variées, qui font le bonheur des collectionneurs. Même si l’aspect religieux a été en peu oublié, l’Epiphanie reste un grand moment de partage et de convivialité. Et comme au Moyen-Age et durant toute l’époque médiévale, n’oubliez pas la « part du pauvre » avec qui l’on partageait alors la galette…  
 
 
 
 
une superbe illustration du Musée des A.T.P 
 
 

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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 21:22

 

             Sire Philippe le Templier prend à nouveau la plume pour conter sur Médiéval et Moyen-Age une terrible légende du Moyen-Age… Je lui laisse la parole… Et pendant ce temps, il fait quoi le vieux sorcier… (hi hi) 
 
             Qui était ce personnage : mythe, légende embryon scientifique ? Déjà un psaume de la Bible emploie le mot « Golem » pour expliquer l’origine de l’Homme ADAM dans sa matière première avant que le Dieu d’Israël lui donne le souffle de vie ainsi qu’une âme. 
              La légende raconte que certains vénérables Rabbins experts dans l’étude du Talmud et de la Cabale auraient réussi au Moyen Age a animer une statue d’argile, un Golem, afin de créer un défenseur de la Communauté Juive de l’époque, permettant à celle-ci de survivre, ceci à l’époque des Croisades, fertile en persécutions de toutes origines. 
              Il aurait suffit dit-on de pétrir de l’argile rouge, de former une statue à l’image humaine et de la taille d’un enfant, de lui donner la vie par de multiples incantations et fumigations, mais surtout d’inscrire le mot « EMETH » ce qui signifie VIE sur son front ; l’être créé devenait alors un esclave servile et surtout le défenseur idéal de la Communauté. 
              Les distingués Rabbins avaient juste oublié un détail : la créature grandissait, et bientôt devenu géante devenait de ce fait incontrôlable. La seule solution était d’effacer sur le front du Golem la première lettre du mot « EMETH » (VIE) le transformant en « METH » autrement dit : MORT. Cette ultime solution étant très risquée, plusieurs Rabbins en auraient perdu la vie, écrasés par leur créature devenue une masse inerte d’argile inoffensive. 
              L’époque Médiévale révolue, nous rencontrons fréquemment le Golem durant les multiples périodes de persécution de la Communauté Juive, particulièrement en Europe de l’Est et tout spécialement à Prague, ville alchimique superbe et mystérieuse, où il semblerait, dit la Légende, qu’un Golem repose dans les combles de la très célèbre et très sainte Synagogue Altneuschule (Vieille Neuve Ecole), Joyau du Ghetto, et proche du très joli et très romantique cimetière juif.
 
              Hélas, Hélas, pourquoi le Golem ne s’est-il pas manifesté lors de la dernière et terrible grande persécution du XXème siècle : sans doute la foi et la croyance en ce défenseur n’était plus assez forte, quoique …
 
 
Photo tirée du film "der Golem" de 1920 de Karl Freund 
 
                                                               
                                 
 

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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 12:47

 

                     Les proverbes sont nombreux en janvier, datant de la très lointaine période de l’Antiquité, de la période médiévale et du moyen âge ou de la sagesse des paysans de nos campagnes. Ils sont souvent issus d’une longue période d’observation de la nature. Janvier étant le mois du saint des vignerons (saint Vincent le 22 janvier) les proverbes concernant la vigne sont nombreux… C’est sans doute pourquoi, la tradition de boire dans les premières heures de la nouvelle année un peu trop… d’Hypocras (célèbre boisson du moyen-âge) perdure à notre époque moderne… Ne l’oublions pas, on fêtait aussi au moyen-âge vers le premier janvier « La fête des fous » sans doute issue de l’Antiquité « païenne ». Le peuple à cette occasion chantait des chansons paillardes, dansait, se déguisait et avait peu de respect pour les « autorités » royales et religieuse.. Cette tradition, combattue par les autorités, s’est perdue vers le XVIe siècle, mais le XXe siècle avec ses grands rassemblements populaires dans les rues, ses fêtes, ses danses et ses grands feux de joie (hi hi)… semble l’avoir remis au goût du jour. Médiéval et Moyen-Age vous présente sa courte sélection de proverbe…
 
 
 
Les douze premiers jours de janvier, indiquent le temps des douze mois de l’année…
 
Janvier d’eau chiche, fait le paysan riche…
 
A la saint Antoine (le 17) les jours croissent du repas d’un moine…
 
Quand le crapaud (un familier de sorcier !) chante en janvier
Serre ta paille métayer…
 
A la saint Vincent (22 janvier) l’hiver se reprend
Tout gèle ou tout fend…
 
Rencontre chat le premier de l’An
365 jours de malheur tu auras
 
 
 
                    J ’espère que cette superstition vosgienne ne se vérifiera pas…. C’est pourquoi le vieux sorcier Honorius lance pour tous ses lecteurs un sort de protection d’Amitiés… Bonne année à vous tous… et gros bisous les filles. 
 
 
 

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 18:59

 

                    Et voila ! Le vieux sorcier de Médiéval et Moyen Age a récidivé avec un nouveau poème (qui en fait est le texte d'une de mes chansons)... Si vous voulez l'entendre ( et non le lire !) il faudra écouter Radio Variété Française qui le diffuse dans l'émission d'aujourd'hui... Merci  à Marisa et toute l'équipe de cette sympathique radio qui défend la chanson française indépendante...   

 

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28 décembre 2005 3 28 /12 /décembre /2005 18:27

                             

Pour célébrer l’An nouveau, vêtus de blanc et à l’aide d’une serpe d’or, les druides coupaient le gui (symbole de l’immortalité) sur les chênes sacrés… Les fruits ne devant pas toucher le sol, les druides les récoltaient dans des grands draps blancs. Aux cris de la formule « Au gui l’An neuf » ils offraient pour souhaiter prospérité et longue vie, une branche de gui aux participants de la cérémonie de l’An nouveau, formule reprise au Moyen-Age et remplacée ensuite par « Bon An, mal An, Dieu soit céans » (dans la maison) Des feuilles de gui réduites en poudre et portées dans un petit sac autour du cou sont un puissant protecteur contre les maléfices, me souffle Moriganne… N’oublions pas que sous les Mérovingiens l’année commençait le premier mars, et que pendant tout le moyen-age le jour de l’An coïncidait avec le jour de Pâques. Il faudra attendre 1564 pour que Charles X impose le premier janvier comme premier jour de l’année. En 1582, le Pape Grégoire XIII instaura le calendrier grégorien, celui que nous utilisons encore… La coutume des étrennes remonte elle à l’époque romaine. S’embrasser le jour de l’An, à minuit précisément, porte bonheur (heur=chance) C’est ce que vous souhaite Honorius le vieux sorcier (Ainsi que toute la troupe) pour cette nouvelle année qui s’annonce. Gros bisous à vous tous…. Et sous le gui. A l’année prochaine…

 
 
Illustration d'une carte postale de 1886
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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