8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 10:00

 

Voici la liste des prénoms des Rois du moyen age, prénoms classés par popularité. Ce qu’on appelle le moyen age en tant que période historique est une invention du début du 19em siècle. Le début et la fin de cette époque divergent suivant les historiens, pour ma part j’ai choisi  l’année 475 pour le début, date qui correspond en gros à la fin de l’empire romain, et 1453 pour la fin, date de la prise de Byzance (Capitale de l’empire Romain d’Orient) par les Ottomans. L’année 1453 a vu aussi la fin de la guerre de 100 ans avec la victoire des Français à la bataille de Castillons, contre « La perfide Albion… »

 

Sur la période, le champion toutes catégories est le prénom Louis avec 11 Rois de France. J’ai rajouté Louis XI Roi charnière entre le moyen age et la renaissance.

 

Louis le Pieux (Roi de 814 à 840)

Louis II le Bègue (Roi de 877 à 879)

Louis III, conjointement avec son frère Carloman (Roi de 879 à 882)

Louis IV d'Outremer (Roi de 936 à 954)

Louis V (Roi de 986 à 987)

Louis VI le Gros (Roi de 1108 à 1137)

Louis VII le Jeune (Roi de 1137 à 1180)

Louis VIII le Lion (Roi de 1223 à 1226)

Louis IX (dit Saint Louis, Roi de 1226 à 1270)

Louis X le Hutin (Roi de 1314 à 1316)

Louis XI (Roi de 1461 à 1483)

 

Le second prénom à la mode est Charles avec 7 Rois de France

 

840-877 : Charles II dit le Chauve                                          

884-888 : Charles III dit le Gros

898-929 : Charles III dit le Simple

1322-1328 : Charles IV dit le Bel

1364-1380 : Charles V    

1380-1422 : Charles VI

1422-1461 : Charles VII 

 

Vient ensuite le prénom Philippe avec 5 Rois de France sur la période

 

Philippe II Auguste (Roi de 1180 à 1223)

Philippe II le Hardi (Roi de 1270 à 1285)

Philippe IV le Bel (Roi de 1285 à 1314)

Philippe V le Long (Roi de 1317 à 1322)

Philippe VI (Roi de 1328 à 1350)

 

Suivent après…

 

458-481 : Childéric Ier      

668-674 : Childéric II

743-751 : Childéric III

481-511 : Clovis Ier    

637-655 : Clovis II

691-695 : Clovis III

 

558-562 : Clothaire Ier  

584-628 : Clothaire II

655-668 : Clothaire III

 

628-637 : Dagobert Ier  

676-679 : Dagobert II

711-716 : Dagobert III

 

674-691 : Thierry III                   

721-737 : Thierry IV de Chelles

 

1316-1316 : Jean Ier dit le Posthume, il ne régna que 5 jours

1350-1364 : Jean II dit le bon

 

447-458 : Mérovée

 

562-566 : Caribert 

 

695-711 : Childebert II

 

711-716 : Dagobert III

 

751-768 : Pépin le Bref          

 

768-814 : Charlemagne

 

879-884 : Carloman, conjointement avec son frère Louis III

 

888-898 : Eudes comte de Paris                    

 

922-923 : Robert Ier comte de Paris                  

 

923-936 : Raoul                   

 

954-986 : Lothaire

 

987-996 : Hugues Capet

 

996-1031 : Robert II le Pieux

 

1031-1060 : Henri Ier

 

 

Autres articles sur les prénoms ICI

 

 

Illustration : Saint Louis en majesté (BNF)

Repost 0
Publié par Honorius - dans Un peu d'histoire
commenter cet article
23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 12:58

 

Au moyen âge, à Noël, dans plusieurs de nos provinces, on faisait garder sa maison pendant que la famille était à la messe de minuit. Une précaution qu’on ne prenait pas contre d’éventuels voleurs, mais contre les esprits qui pouvaient s'introduire dans la demeure en l'absence des habitants. Le gardien devait faire un feu d’enfer dans la cheminée en mettant dans l’âtre autant de bûches que d’habitants !

 

Il y avait aussi de nombreuses superstitions par rapport au climat du jour de Noël. Par exemple, s’il y avait du vent pendant la nuit, cela annonçait la mort de plusieurs grands personnages. Si le soleil brillait par un temps beau et clair, la récolte serait bonne pour l’année à venir. Plus Noël était proche de la nouvelle lune, plus la récolte serait belle.

 

En Normandie on pensait qu’un morceau de pain béni à chacune des trois fêtes de Noël (*), préservait de l’orage et des chiens enragés ! On pensait aussi que pendant la messe de minuit les animaux se mettaient à genoux dans l’étable, malheur à l’imprudent curieux qui aurait été voir !

 

En Bretagne pour préserver les arbres du froid et des maléfices, on mettait le jour de Noël une ceinture de paille autour de leurs troncs… Rituel déjà pratiqué au temps dit païen…

 

Je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de Noël, en famille comme le veut la tradition. Gâtez vos enfants tout en gardant une pensée pour ceux qui souffrent de par le monde, ce qui ne manque pas en ces périodes de folie… Gardons à l’esprit que cette fête est avant tout la célébration de la naissance du Christ et non pas un hymne aux marchands du Temple… N’en déplaise au « bien pensant » notre belle France est un pays de tradition Chrétienne depuis le Moyen Age, on ne peut nier son influence sur notre civilisation, même si la diversité à fait aussi notre richesse culturelle …

 

Proverbes de Noël ici

 

(*) Une tradition datant du 7em siècle faisait de la messe de Noël une succession de trois messes : la première messe s’appelait « messe des Anges », la seconde « messe des Bergers » et la troisième « messe du Verbe divin »

source image : BNF Gallica

 

 

 

Repost 0
Publié par Honorius - dans Un peu d'histoire
commenter cet article
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 14:11

Chaque époque a ses prénoms favoris, il en était de même pour la période médiévale et le Moyen Age. Découvrez les ici…

 

Chaque année on a souvent l’impression que tout le monde se consulte pour choisir les mêmes ! Coïncidence ? Phénomènes de mode ? Personnages célèbres ? Sans doute un peu de tout cela. Il semble que se soit ainsi depuis la nuit des temps. Pour 2014 par exemple, les prénoms à la mode étaient Lucas, Louise, Raphaël, Jade… Pour la période médiévale il suffit de consulter les généalogies princières sur plusieurs siècles pour remarquer la même chose. Voici quelques uns des prénoms les plus populaires du Moyen Age, il y en a d’autres… J’ai rajouté le début de la Renaissance.

 

752 - 900

Baudoin, Eudes, Foulques, Pépin, Alain, Arnaud, Arnould, Bérenger, Bernard, Conrad, Herbert, Hildebert (Gilbert), Honoré, Hugues, lsaac, Loup, Milon, Raoul, Rodolphe, Roger, Raimond, Régnier, Richard, Robert, Roland, Willebert.

 

900 - 1000

Guillaume, Gui, Othon ou Otton, Geoffroi, Thibaud. Adolphe, Albert, Giselbert, Adelelm, Adalbert, Aimar, Aimon, Alfred, Archamhaud, Albéric, Bruno, Bouchard, Etienne, Éric, Emmeric, Gaston, Gautier, Gerbert, Henri, Herbert, Hervé, Ives, Waleran, Adèle, Mathilde.

 

1000 - 1100

Enguerrand, Amauri, Baudri, Conan, Dagobert, Eudon, Evrard, Eustache, Gervais, Guido, Guilbert, Hardouin, Lambert, Nacaire, Manassès, Nicolas, Philippe, Pierre, Pons, Renaud, Simon, Adélaïde, Berthe, Ermangarde, Euphrosine, Havoise.

 

1100 - 1200

Anselme, Aimon, Alphonse, Arthur, Barthélemi, Berthold, Bertrand, Charles, Gérard, Josse, Matthieu, Samson, Thierry, Agnès, Mahaut, Constance, Béatrix, Denise, Elisabeth, Éléonore, Ermessinde, Ide, lsabel, Marguerite, Marie.

 

1200 - 1300

Tristan, Thomas, Jacques, Gérard, Anselme, Arnoul, Adam, Conon, Edouard, Gaucher, Gilles, Louis, Sulpice, Jeanne, Alix, Yolande, Blanche, Clémence, Isabelle.

 

1300 - 1400

André, Amédée, Arnaud, Florent, Humbert, Matthieu. Olivier, Aliénor, Catherine, Cécile, Péronelle, Reine.

 

1400 - 1500

René, François, Engilbert, Phébus, Philibert, Antoinette, Anne, Jacqueline, Nicole.

 

1500 - 1600

Antoine, Bernardin, César, Claude, Sébastien, Diane, Henriette, Louise, Léonor, Susanne.

 

1600 - 1700

Armand, Eugène, Joseph, Jules, Françoise.

 

Autres articles sur les noms et prénoms ICI

Repost 0
Publié par Honorius - dans Un peu d'histoire
commenter cet article
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 10:34

 

Voila plus de trois ans tu nous quittais mon vieux compagnon, un vendredi 13, ultime pirouette de ton personnage aux Flambeaux de l’Allan, Philippe le Templier. J’aime à t’imaginer chevauchant un destrier blanc dans un autre plan de l’existence. Tu me manques… J’ai retrouvé un de tes écrits que je n’avais pas publié à l’époque, car plus contemporain, je le pose aujourd’hui sur Médiéval et Moyen Age. C’est :

 

« L’histoire des 47 Rônin »  

 

Nous sommes pendant l’hiver de 1702, au pays des hommes jaunes que vous nommez le Japon, et nous en notre temps Cipango. Il fait froid et nuit, mais dans les ténèbres, 47 Samouraï fortement armés et en armure se dirigent vers le Château de leur ennemi, dans le but de le prendre. Cette troupe n’est pas nombreuse, 47 hommes, mais quels hommes et de quelle trempe ? 

 

Tout a commencé près d’un an auparavant par l’envoi de l’ambassade annuelle que le 113 Mikado Higashiyama (Empereur, Gardien des Traditions) adressait au Shogun Tokugawa Tsunayoshi (Seigneur de la Guerre, grand Général), ambassade devant être reçue suivant les lois de l’honneur. 

 

Le Shogun désigna alors le Jeune Daimyô Asano Naganori pour cette mission de confiance et fort honorable. Le Daimyô voulant bien faire demanda conseil au Samouraï Kira Yoshinaka, Maître de Cérémonie du Shogun et le pria de bien vouloir le conseiller. Pour ce faire, il apporta un présent qui malheureusement ne convint pas à Kira, lequel insulta publiquement Asano, le poussant dans ses derniers retranchements tant et si bien que notre Daimyô blessa Kira de son sabre à la tête et au bras. 

 

Ceci était trop pour la loi du Shogunat, aussi le Shogun condamna le Daimyô à faire amende honorable par son suicide. Ce jugement était inique pour l’époque, car les deux parties auraient du faire l’objet d’un jugement (question d’honneur). Le Daimyô se suicida donc, ses biens furent confisqués et sa famille traînée dans le déshonneur, perdit tous ses titres. Les Samouraï se trouvant sans maître devinrent des Rônin (errants, sans emploi).

 

Fortement blessés dans leur fidélité et leur honneur, 47 Rônin sous les ordres de leur chef Oishi, attendirent plusieurs mois le moment favorable se faisant passer pour des hommes déchus et dépravés. 

 

En décembre 1702, nos héros attaquèrent et prirent le château du Maître de Cérémonie Kira, et l’ayant fait prisonnier lui proposèrent une mort dans l’honneur (Voie du Samouraï, ou Bushidô),  Kira refusa en tremblant, alors nos Rônin le décapitèrent au sabre, lavèrent sa tête dans le puits du Château et la déposèrent sur la tombe de leur bien aimé Daimyô en signe de fidélité même au-delà de la mort. 

 

Un des 47 se rendit auprès des autres Samouraï du Daimyô et annonça l’accomplissement de la vengeance, tandis que les 46 autres se rendirent au Shogun, lequel malgré une évidente sympathie et le soutien du Peuple, les condamna tous au suicide. Nos guerriers s’exécutèrent de bonne grâce sur la tombe de leur maître bien aimé. Le Messager des 47 fut gracié et à sa mort il rejoignit ses camarades Rônin et son  Daimyô. 

 

Il semblerait qu’un des Samouraï n’ayant pas participé à l’expédition se suicida sur la tombe des 47, afin de mourir dans l’honneur. Quant à la famille du Daimyô elle retrouva ses titres et ses biens tandis que celle du Maître de Cérémonie fut spoliée. 

 

De nos jours encore, les tombes du Daimyô et des 47 Rônin font l’objet d’un culte, les Japonais appréciant tout particulièrement l’esprit chevaleresque et la fidélité des Rônin. Plusieurs récits furent tirés de cette histoire, en particulier : « Les 7 Samouraï », et plus tard « les 7 Mercenaires » bien que les évènements ne concordent pas, mais valorisant l’esprit du guerrier fidèle et désintéressé de l’époque. 

 

Ce code de l’honneur du Guerrier a hélas été troublé par les agissements durant la guerre avec la Russie, la Chine et la Seconde Guerre Mondiale, où le paroxysme fut atteint avec les attaques Kamikazes, ce qui en rien ne rappelait l’honneur des Rônin : mais qui sommes nous pour juger ? 

 

PHILIPPE LE TEMPLIER 

 

Repost 0
Publié par Honorius - dans Un peu d'histoire
commenter cet article
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 11:42

 

C’est en parcourant un vieux livre de 1837 (1) que j’ai découvert une liste, tirée d’un registre de 1292, qui répertorie toutes les personnes payant la Taille (2) à Paris. Une vraie mine d’or pour qui s’intéresse au moyen age et à l’origine des noms, des métiers souvent disparus, mais également  des quartiers, paroisses, rues de la capitale. 

 

Le document contient peu de noms patronymiques. Presque tous les contribuables sont désignés par leurs prénoms, suivis tantôt d'un sobriquet : 

Alison la rousse, Anfroi le boçu, Ayoul le Lièvre, Biétriz la borgne, Brise la bèle, Domine le sueur, Dooin le sourt, Edeline l'Enragiée, Gile la boiteuse, Marie la noire, Ondart le rous, Ysabiau la clopine, Gilebert le bègue, Rogier le petit

 

Tantôt des noms de lieux ou de pays : 

Aalart le Picart, Alain le Breton, Aubert le Lombart, Bertin le Normant, Bonefoy l'Anglois, Brun l'Alemant, Plat-Pié d'Yonne, Viennet le Bourgueignon, Haguin Landenaise, Marguerin la Lohorrainne

 

Ou de leur ville : 

Jehan de Londres, Alarge de Gonesse, Basyle de Saint-Pôl, Bertelot de Noion, Cler de Compigne, Climençon de Troyes, Enmeline de Montffort, Felippe d'Arras, Franque de Rains, Gobert de Marseille, Ourri d'Atainville, Tout-Saint de Baillenval

 

Le plus souvent de l'indication de leur profession :  

Aalot le couturier, Aubin le poissonnier, Barnier le marinier, Baudet le Camus, Béri le charpentier, Cyon le barbier, Durant le mercier, Emambe le mesagier, Ferri le poissonier, Guerinnet le tavernier, Helyssent la mercière, Jehane la cousturière, Lucas le mareschal, Mittainne le munier, Névelet le charretier, Oudin le cuisinier, Thoumas l'aguillier

 

Telles sont les sources d'où sont dérivés la plupart des noms de familles par lesquels chaque individu est aujourd'hui désigné. Quelquefois les contribuables sont simplement désignés par leurs prénoms, surtout lorsqu'il s'agit des enfants d'un père ou d'une mère qui sont aussi portés sur le rôle. D'autres fois, mais rarement, le recensement ne donne que le sobriquet des personnes imposées.

 

 Il faut attendre François Premier pour que les noms de famille soient définitivement fixés par l’obligation de la tenue des registres paroissiaux. Notons aussi qu’au moyen age et jusque à la fin du 19 em siècle, l’orthographe exacte des noms avait peu d’importance, elle variait aussi beaucoup suivant la compétence ou l’humeur du scribe. 

 

 (1) Paris sous Philippe Auguste de  H. Géraud   

 (2) La taille était un impôt annuel uniquement supporté par le peuple. Impôt exceptionnel à l'origine, la taille royale est transformée à la fin de la guerre de Cent Ans en taille perpétuelle, justifiée par la création d'une armée permanente… On n’a vraiment rien inventé !

 

 

philippe auguste

 

Autres articles sur les noms et prénoms ICI

 

 

 

 

Repost 0
Publié par Honorius - dans Un peu d'histoire
commenter cet article

Rechercher

♦♦♦