14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 13:00
            
             L’écosse médiévale s’invite sur Médiéval et Moyen Age, encore un article de Killian le barbare écossais…  
 
 
1 - Le chardon
                Avec le tartan, le chardon est peut-être le symbole écossais le plus                  reconnaissable (À part notre barbare Killian bien entendu !). De nos jours, on l'utilise pour promouvoir le caractère écossais d'un grand nombre de produits, services et organisations.
                Une légende raconte qu'un groupe de guerriers écossais endormis faillit être attaqué par une troupe d'envahisseurs vikings, mais qu'ils eurent la vie sauve car l'un de leurs assaillants marcha pieds nus sur un chardon sauvage. Ses cris donnèrent l'alarme et les Écossais réveillés ne firent qu'une bouchée des Vikings. En remerciement, la plante fut surnommée le « chardon gardien » et devint le symbole de l'Écosse.
               Malheureusement, il n'existe aucune preuve historique corroborant cette légende mais, quelle que soit son origine, le chardon est l'un des principaux symboles écossais depuis plus de 500 ans. Nous savons qu'il figurait sur des pièces d'argent émises en 1470 sous Jacques III, et il est possible qu'il s’agisse de sa première utilisation symbolique. À partir du début du XVIe siècle, le chardon devint l'un des emblèmes des armoiries royales de l'Écosse.
2 - Le whisky
                Si vous demandez autour de vous quel symbole on associe le plus à l'Écosse, vous obtiendrez sans doute plusieurs réponses, comme certainement le plaid écossais (tartan), le golf et Marie Stuart. Mais la réponse la plus fréquente sera probablement le whisky.
                Considéré comme la boisson nationale de l'Écosse et de Killian notre écossais « local », le whisky (uisge beatha en gaélique, qui se prononce `ouchki bihe' et signifie « eau de vie ») est produit ici depuis la nuit des temps. Lorsque l'on commença, il y a bien longtemps, à fabriquer du whisky, c'était dans le but de trouver une utilisation pour l'orge mouillée, récoltée sous la pluie. Aujourd'hui, l'industrie du whisky est devenue l'une des plus riches du pays, avec des revenus annuels de plusieurs centaines de millions de livres sterling.
3 - Les jeux des Highlands
                Nous ne connaissons pas l'origine exacte des jeux des Highlands mais, selon toute vraisemblance, ils découlent des épreuves de force, de vitesse, d'agilité et d'adresse qui étaient monnaie courante dans les fêtes religieuses, rassemblements militaires et foires aux bestiaux de l'Écosse du Moyen Âge et du début de l'époque moderne. Les guerriers des clans se servaient de ces épreuves pour tester leur forme physique, un peu comme nos soldats s'adonnent à l'exercice physique (Soit dit en passant cela fait bien longtemps que nous n’avons pas vu Killian s’entraîner…).
Les jeux d'aujourd'hui

                Les jeux des Highlands sont devenus des manifestations organisées et annuelles dans les années 1820 dans le cadre de l'engouement général de la classe dirigeante britannique pour la culture des Highlands. Pendant tout l'été, de nombreux jeux des Highlands sont organisés à travers le pays. Parmi les plus célèbres, figurent ceux du rassemblement de Braemar (Braemar Gathering), qui ont lieu vers la fin de l'été et auxquels assiste traditionnellement la famille royale. Toutefois, la plupart des jeux des Highlands sont des événements de plus petite envergure, et beaucoup sont toujours d'authentiques fêtes de village.
4 - La cornemuse
                La première mention de la cornemuse se trouve sur une dalle hittite d'Asie Mineure qui a été datée de l'an 1000 avant J.-C. On sait également que dès le premier siècle de notre ère, les cornemuses existaient dans de nombreux pays, de l'Inde à l'Espagne, et de la France à l'Égypte. Il apparaît aussi clairement que les cornemuses étaient populaires dans le reste des îles Britanniques bien avant leur première apparition officielle au nord de la frontière anglaise, dans ce qui est aujourd'hui l'Écosse. Quant à savoir quand et comment la cornemuse est arrivée en Écosse, il s'agit d'une question âprement discutée, certains prétendant qu'elle fut importée par les Romains, d'autres qu'elle venait d'Irlande.
Composants de la cornemuse et différents types

               Bien que différents types de cornemuses soient apparus en Écosse, c'est la cornemuse des Highlands ou piob-mhor (« grande cornemuse ») qui est devenue l'instrument national. Celle-ci est gonflée par le souffle du joueur ; la poche, traditionnellement en peau de mouton, est aujourd'hui fabriquée à l'aide de cuir, de caoutchouc ou d'autres matériaux synthétiques. Les garnitures (tuyaux sonores) étaient, quant à elles, fabriquées à l'origine en os ou en ivoire, mais on utilise aujourd'hui du bois dur. La mélodie est jouée sur un chalumeau (ou lévriad) à anche, fixé en bas de la poche, tandis que les trois bourdons reposent sur l'épaule du joueur et fournissent la basse continue qui accompagne la mélodie.
Styles musicaux

                La cornemuse des Highlands est essentiellement associée à deux types de musique : la catégorie des marches, strathspeys et reels, qui étaient composés à l'occasion d'événements militaires ou festifs, et le piobaireachd (qui se prononce `pibwoch', `ch' se disant comme dans `loch'), ou catégorie « symphonique ». Il s'agit de la musique classique de la cornemuse qui, d'une part, peut soutenir la comparaison avec la musique de n'importe quel autre pays, et qui, en plus, fut composée 100 ans avant l'invention du piano, sans aucune partition écrite.
Par conséquent, même s'ils n'ont pas inventé la cornemuse, les Écossais peuvent tout à fait en revendiquer l'exclusivité, étant donné qu'ils lui ont accordé une place de choix aussi bien dans leur tradition musicale que dans leur culture.
                Et de toute façon celui qui n’est pas d’accord peut toujours poser réclamation auprès de notre barbare écossais qui lui exposera son point de vue ; point de vue qui va d’ailleurs rapidement être accepté par tous sous peine de tâtage de Claymore (grosse épée à deux mains !)
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14 juin 2007 4 14 /06 /juin /2007 10:01
 
               Voici le dernier article de Médiéval et Moyen-Age sur les jardins au Moyen-Age. Suivez les conseils pour les herbes de la Saint Jean et n’oubliez pas notre rendez vous du premier juillet. A bientôt…
 
Plan du potager de l’abbaye de St Gall
           
Gitto
Nigelle
Betas
Bette
Caulas
Chou
Magones
Pavot
Pastinacus
Panais
Radices
Radis
Sataregia
Sarriette
Papaver
Pavot
Lactuca
Laitue
Anetum
Aneth
Cerefolium
Cerfeuil
Coliandrum
Coriandre
Petrosilum
Persil
Apium
Ache - Céleri
Ascolonias
Echalotte
Porros
Poireau
Alias
Ail
Cepas
Ciboule
 
 
               Les moines chargés de cultiver les jardins se faisaient aider par des « brassiers » (ouvriers louant leurs bras).
               Des espèces végétales inconnues alors firent leur apparition dans nos régions : carotte rouge d’Asie au XIVe (n’oublions pas que la carotte médiévale était blanche et peu aimée), épinard au XIIe.
               Dès le XIIIe, des moines autrichiens créèrent des serres pour sélectionner de nouveaux plants. Préservés des tentations charnelles, ils soignaient avec amour leur jardin « bouquetier ».
               Les herbes de la Saint-Jean étaient au nombre de 7 : armoise, lierre, plantain, verveine, millepertuis, fougère et sureau et devaient être cueillies le 24 juin au matin.
               Les domaines des grands monastères possédaient parfois des viviers pour l’élevage d’alevins servant de ravitaillement pour les jours maigres, des volières, des lapins et même rarement des ménageries.
               N’oublions pas aussi le rôle du moine dans la propagation de la vigne si nécessaire à la production de vin de messe.
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1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 09:40

 

               Voici la suite de nos articles sur les jardins au Moyen-Age. Une petite info nous serons les 2 et 3 juin 2007 à la fête médiévale de Rougemont le Château (90)
 
               Les monastères avaient su préserver l’essentiel du savoir et de la culture hérités des Anciens.
               Le potager (herbus conclusus) qui était la source essentielle de nourriture des moines était entretenu avec soin.
               Légumes et simples étaient disposés en planches strictement alignées sous forme de rectangle ou de carré. Chacune était séparée des autres par des pierres, des plantes de bordure ou de petites lattes reliées entre elles par de l’osier. Au centre il y avait une fontaine d’où partaient deux ruisselets coulant dans des rigoles en forme de croix.
               Le plan du jardin de Saint Gall nous montre la répartition des espèces de plantes en cinq divisions :
 
  un jardin de plantes médicinales ou simples (herbularius) près du logis du moine médecin.
 
2   un jardin potager (hortus) près des cuisines.
 
3   un « vergier » avec arbres et arbustes fruitiers, avec, parfois, la tombe des moines qui s’en étaient occupé.
 
4   un jardin « bouquetier » pour les fleurs destinées aux autels.
 
  un jardin privé comme celui de l’abbesse par exemple.
 
               Oui, vous avez bien lu, une abbesse !
 
               A la création des monastères, il y eut 2 ordres : les moines et les moniales séparés en deux bâtiments mais se retrouvant pour la prière commune, tout cela dirigé par une seule autorité : une abbesse.
               Ce qui peut nous faire réfléchir sur le droit et le pouvoir des femmes à cette époque !
 
A suivre…
 
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 15:16

               Killian le barbare Ecossais parle sur Médiéval et Moyen Age des traditions vestimentaires de son peuple? mais pas de la légende qui circule sur ce fameux kilt ! Petite info : La troupe sera les 19 et 20 mai à Salins les Bains (39) pour « La fête du Sel »

              Le kilt que nous connaissons aujourd'hui commença à se développer vers le milieu du XVIIIe siècle ; sa forme actuelle (jupe) dérive du plaid fonctionnel ceinturé à la taille (en gaélique, feileadh breacan ou feileadh mor, le « grand kilt ») qui était alors  porté plus couramment par la population.
Le premier kilt 

              Le feileadh mor était un vêtement plus long constitué d'un plaid d'environ 5 mètres de longueur que l'on enroulait autour de soi et que l'on ceinturait à la taille pour se couvrir à la fois le haut et le bas du corps. Au-dessous de la taille, le feileadh mor formait jupe comme le kilt actuel, tandis que le reste du tissu au-dessus de la taille était drapé sur l'épaule et fixé par une broche. Cette partie supérieure pouvait être disposée sur les épaules de diverses manières en fonction du temps, de la température ou de la liberté de mouvement requise.
Évolution du kilt 

               On supprima la partie supérieure du feileadh mor pour le simplifier, et on ne conserva que la ceinture et la jupe. Le vêtement ainsi obtenu fut appelé le feileadh beg ou « petit kilt ». Apparemment, cette transformation aurait été effectuée sur l'ordre d'un Anglais, directeur d'une fonderie à Invergarry, qui considérait que ses employés en kilt avaient besoin d'une plus grande liberté de mouvement pour faire leur travail.
Proscription et survie

              Après la défaite des Jacobites à Culloden en 1746, le kilt et autres accessoires de la tenue traditionnelle des Highlands furent déclarés hors la loi. Pendant ces années de proscription, le kilt dut surtout sa survie aux régiments des Highlands servant dans l'armée britannique, qui en firent leur uniforme. Même si les régiments des Highlands continuent à porter régulièrement le kilt (mais plus pendant le combat), ce n'est pas une tenue usuelle pour le reste de la population écossaise. Le kilt est en général réservé aux occasions spéciales, comme les mariages, ou aux jeux des Highlands et rassemblements similaires.
Le kilt d'aujourd'hui

              Les kilts actuels utilisent jusqu'à 8 mètres de tissu, très plissé sur les côtés et à l'arrière ; les plis ne sont cousus ensemble qu'au niveau de la ceinture. Les stylistes ont également essayé de remettre le kilt au goût du jour pour qu'il plaise à un public plus nombreux, en utilisant des motifs non traditionnels et des matériaux différents, comme le cuir.
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 09:23

 

               Le premier jardin ? Ah ! Dans presque toutes les religions le paradis est représenté par un jardin. Potagers rudimentaires ou jardins de Babylone, parc de Cyrus à Sardes ou les jardins d’Alcinoos chantés par Homère. 

               C’est à Rome que le jardin fut instauré comme un paysage avec les divinités des eaux et des bois. Les Arabes y apportèrent le raffinement dans les contes des « Mille et une Nuits ». 

               La quête du jardin médiéval demande beaucoup de prudence car elle s’étend sur 10 siècles. C’est sans conteste un univers clos, caché car il était conçu comme une propriété protégée des animaux, des hommes, des envahisseurs. 

               Le premier jardinier célèbre est un moine irlandais nommé Fiachra qui viendra s’installer près de Paris et deviendra saint Fiacre, patron des jardiniers. Dans son enclos se mélangeront : choux, cardons, gourges, raves et les plantes médicinales plus connues sous le nom de « simples ». 

               Sous Charlemagne nous trouvons 72 plantes et 16 arbres fruitiers qui se répartissent entre potagers et vergers. Suivant la coutume médiévale y voisinent les légumes verts (bettes, choux, laitues, chicorée), les farineux (fèves, pois, pois chiches), les « racines » (poireaux, radis, panais, chou-rave, oignons, ail), des concombres, des melons, des cardons, des « simples (menthe, sauge, romarin, anis, fenouil, sarriette, coriandre, cerfeuil) mais aussi pour la vue et l’odorat des lis, des roses, des violettes, des iris sans parler du lin, du chanvre, de la garance, du pastel pour filer, tisser et teindre. 

               Quant aux arbres fruitiers cela va du pommier au figuier ne passant naturellement par la vigne et le pin. 

               Ainsi donc, du jardin d’Eden, l’homme se trouva modestement ramené, à l’époque féodale, à cultiver son petit courtil pour subvenir aux besoins de sa famille et guérir leurs maux.  

 

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