24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 08:44

 

 
               Etant de passage dans une région qui fut le berceau paternel de notre famille, accompagné par l’Abbesse Clémence, Morigane la Blême, Philippe, Oeuvrier Charpentier redresseur de Cathédrales et Alexandra, Erudite en Histoire tous deux étant de notre clan. Nous entendîmes alors conter une étrange histoire : il s’agit de l’Arbre de Saint Claude, Arbre à Loques ou l’Friperie de Saint Claude. Je vais essayer de vous la transcrire avec mes pauvres mots.
 
               L’histoire remonte en 1499, année de la terrible Grande Peste Noire. Partout l’on ne voit que bûchers et respire terrible odeur… Tout le monde prie, mais le ciel reste sourd. Notre belle Terre Franque est ravagée, dépeuplée, l’on s’égorge pour se nourrir et l’on dépouille les morts pour se vêtir. Oui,  alors les temps étaient durs. Pourtant un petit village de Picardie n’est pas touché par la Grande Faucheuse, l’épidémie de Peste s’arrête à ses portes. Miracle, Miracle le village vivra, tant et si bien qu’un Conseiller du roi LouisXII séjournant ici bas décide de faire bâtir une chapelle afin de remercier Saint Claude qui, nous le savons, a sauvé la ville, sa statue est déposée avec grands honneurs en ces lieux bénis.
 
               Cette chapelle se trouve sur les terres de Jean de Monchy, seigneur du Lieu, à la lisière du bois d’Arguel, de la vallée de la Bresle et dominant la petite cité épargnée. En 1638, la Peste ravageant de nouveau les alentours, Saint Claude protège à nouveau la petite Cité, devenant dès lors le Saint Protecteur du village alors que le Saint Patron est Saint Denis.
 
               L’Histoire avec son cortège de tragédies s’avance, la chapelle est détruite par les guerres et les invasions, mais la Statue miraculeuse reste installée sur un orme à proximité des ruines de la chapelle. Depuis cette lointaine époque, tous les ans une procession conduit les fidèles du village, prêtre en tête de l’Eglise à l’Arbre aux Miracles, ceci jusqu’en 1946.
 
               Le site se composait alors de trois ormes vénérables plusieurs fois centenaires, l’arbre central supportant la niche de la statue miraculeuse de Saint Claude (dérobée en 1968). ragique histoire et éternel recommencement : en 1982 et 1993 destruction du site par incendie volontaire, 1994 : plantation de trois nouveaux ormes, 2002 : construction d’un petit oratoire par une famille reconnaissante au Saint fidèle.
 
               La Vox Populi prétend que l’Arbre de Saint Claude guérit les maladies de peau et les fortes fièvres, jadis des touffes de crin de cheval étaient suspendues aux arbres, le Saint n’étant pas sectaire. Afin de guérir, la personne souffrante doit porter un linge à l’endroit où réside son mal, l’accrocher à l’arbre, prier Saint Claude et réaliser une Neuvaine...Les branches de l’Arbre de Saint Claude portent depuis toujours des « Mumies » : linges, médailles, ou objets quelconques afin de fixer la maladie.
 
               Dans ce cas comme dans bien d’autre la vénération d’un Saint est confondue avec un ancestral culte celtique. De nos jours de nombreux tenants de Saint Claude déposent Loques, fleurs, ex votos, bougies et le lieu est devenu un endroit de recueillement. Pour ma part, je ne peux que dire  « Ceci est un site sacré, il faut le protéger et le respecter quelque soit ses croyance, ne serait-ce que par respect envers toutes les personnes ayant soufferts et priées ici »
.
.

Partager cet article

Repost0
2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 13:49

Voici par notre Ami AnjAlain quelques proverbes d’avril sur Médiéval et Moyen Age ….
 
1er avril, faut que pinson
Boive sur buisson.
 
Le 3 avril,
Le coucou chante, mort ou vif.
 
Au jour de la Sainte Prudence,
S’il fait vent, le mouton danse.
 
A la Sainte Léonide,
Chaque blé pousse rapide.
 
A Saint Théodore,
Fleurit chaque bouton d’or.
 
A la St Georges,
La caille dans l’orge.
 
Pluies d'avril
Remplit grange et fenil.
Quand il pleut à la Saint-Georges,
Il n'y a ni prune ni orge.
Mars hâleux,
Avril pluvieux
Font mai joyeux.
Si le 25 avril, à la Saint-Marc, il ne fait pas beau, pas de fruits à noyaux.
 
Si Pâques est pluvieux, Saint-Jean sera farineux.
Fleur d'avril tient à un fil.
 
Mars venteux, avril pluvieux
font mai gai et gracieux.
Si avril fait la fleur, c'est mai qui en a l'honneur.
 
Avril frais, mai chaud, prépare bien tes tonneaux.
. 

Partager cet article

Repost0
21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 11:28

 

                Voici la deuxième partie de la passionnante étude réalisée par Heimrich l’empaleur sur les armes d’hast du Moyen-âge… De tout temps l’homme n’a jamais manqué d’idées pour tuer ses semblables !
 
 Le couteau de brèche
 
Le couteau de brèche est une arme d'hast employée aux XVIe et XVIIe siècles, surtout pour défendre des places: le fer a la forme d’un large couteau, à un tranchant. Le dos épais continue l'axe de la hampe, tandis que le tranchant est extérieur à partir du talon pour le rejoindre à la pointe.
 
La hallebarde
 
La Hallebarde, qui s’écrivait en vieux français avec un seul L, a une origine inconnue.
Deux explications possibles :
-          allemande : hallebarde viendrait du mot francique Helmbarte , Helm                                signifiant heaume et Barte hache, d'où, par assemblage des deux noms : hache destinée à percer les heaumes.
-           italienne : ce mot fut trouvé dans un texte datant de 1333, le terme Alabarte désignant une arme blanche.
Le mot hallebarde proviendrait plutôt du mot arabe Al Barte signifiant : pointe de lance. On connaît bien les transformations et le voyage que subissent les mots à travers les siècles, les régions, les invasions ... Aussi, Al Barte, peut être devenu Alabarte , mot italien qui, ajouté au terme haste, a pu donner Hallebarde.
Quant au mot allemand helmbarte, il vient aussi de l'arabe mais, transformé en ce terme germanique. Ce n’est pas une hache de heaume alors qu'il signifie en réalité hache à long manche. 
 
Corsèque, Pertuisane, Roncone
 
Au nombre de trois, les lames des hallebardes peuvent adopter des formes étranges. La lame principale en pique vers l'ennemi tandis que les deux autres, coupantes, forment un angle symétrique par rapport à celle-ci.
Donc les lames des hallebardes formaient un assemblage redoutable, les deux petites maintenaient les armures de plates tandis que la grande au milieu les pénétrait. La hampe des hallebardes mesurait entre deux et trois mètres, ce qui permettait d'aller chercher le cavalier loin derrière son cheval.
 
La pertuisane
 
Autre arme d'hast, la pertuisane possède une lame pointue portant à la base deux pointes en forme de croissant.
           
La bardiche
 
Originaire de l'Europe de l'Est , arme dont le fer en forme de hache possède un long tranchant courbé dont la pointe supérieure devient un estoc, la pointe inférieure est fixée au manche par des rivets ou des cordes.
La longueur de la hampe se situe entre 1m 40 et 2 m pour un fer de 50 cm. 
 
Le fauchard
 
Apparu au XIII s, sa lame ressemble à celle d'un sabre (ou d'une faux). Le fauchard peut avoir deux origines : soit le fauchon monté sur une hampe, soit la faux de guerre (souvent la version avec pique). Certains outils agricoles piémontais lui ressemblent étrangement. Cette arme peut donner des coups d'estocs ou des coups de taille. Le fauchard est très efficace contre les chevaux. Du XV au XIX s, en Europe, il restera décoratif, sauf comme arme de rempart (là, jusqu'au  XVIII s). Le fauchard japonais se nomme Naginata.
.
 
 
 

Partager cet article

Repost0
13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 15:07
 
              Voici le premier volet sur les armes d'hast au Moyen-âge. Descendantes des haches et des épieux, elles permettent les coups de taille, d'estoc ou les deux à la fois…
 
              Elles furent inventées d'abord pour augmenter la distance de combat entre le chasseur et le gibier, que ce soit un animal sauvage ou un cavalier. 
 
                 L’épieu
 
                Au départ, cette arme, servant autant à la guerre qu'à la chasse, n'était composée que d'une pointe et d'une hampe. A la base de la pointe, juste au-dessus de la douille, l’arme reçut une barre transversale qui évitait que l'animal ou l'ennemi ne soit enferré trop profondément.
               Au Moyen-âge, le tout se transforma de nouveau pour aboutir, à une longue pointe aux bords aiguisés, la barre transversale se trouvant en dessous, en forme de deux triangles.
On ajouta à la longue pointe deux dents de fourches pointées vers l'avant ce qui donna une sorte d'épieu tout à fait spécial, l'épieu à la forlane utilisé vers la fin du Moyen-âge. Cette arme était maniée presque exclusivement contre la cavalerie. On s'en servait pour couper les jarrets des chevaux ou pour faire tomber les cavaliers. Les pointes étaient toutes serrées, aidées par deux longs arrêts recourbés vers le bas dont les tranchants étaient obtus du côté concave et aigu du côté convexe. La taille des pointes était aussi variable, soit des fers longs et aigus à section triangulaire ou carrée soit des pointes courtes et robustes pour percer les armures de plates. Pour la chasse, on utilisait parfois des épieux tranchants des deux côtés ayant la forme de larges feuilles de sauge.
              La Corsèque Italienne munie d'une pointe triangulaire rainurée, portait deux dents en forme d'ailes avec un angle de 30° environ.
              Pour résister plus facilement, ces armes pouvant atteindre près de 1,80 mètre, les hampes étaient faites dans du bois robuste et élastique comme le frêne ou l'if.
              La Corsèque était descendante de l'épieu à la forlane, mais celle-ci était munie de dents plus larges et imposantes.
 
               La fourche de guerre
 
              Les hommes d'armes à pied, souvent des gens du peuple, se voyaient très diminués devant la force de l'attaque des cavaliers surélevés sur leur monture. Ainsi, en plus de descendre le plus souvent d'instruments de travail de paysan, les armes d'hast se développèrent afin de réduire ce handicap. Les premières, issues des forges de village, furent des assemblages d'instruments agricoles sur de grands manches, et devinrent vite des armes spécifiques comme la Fourche de guerre. Elle était issue de la grosse fourche à trois dents agricoles. Elle pouvait comprendre deux ou plusieurs dents droites et solides. Elle servait aussi pour dresser des échelles d'assaut contre les remparts ou à les repousser des créneaux depuis l’intérieur de la forteresse ! 
 
               La lance
 
              Elle se compose surtout d'une pointe de forme diverse (pique, en feuille de saule à bords effilés, pointe arrondie) et d'une hampe en bois (frêne pour la lance de guerre et sapin pour celle de joute). Au moment de la fabrication, on introduisait la hampe dans une sorte d’entonnoir faisant partie de la pointe et appelée douille.
              La tenue de la lance était particulière. La main serrait la hampe dans le tiers inférieur de la lance pour ensuite la coincer sous l'aisselle du cavalier. On l'utilisait en dirigeant la pointe de droite à gauche en passant sur le cou du cheval. Ainsi la lance arrivait un peu de biais, ce qui permettait au cavalier de ne pas la laisser glisser dans sa main.
Sur sa lance, le chevalier portait souvent un morceau de tissu, dont la forme était carrée pour le fanion, et triangulaire pour la flamme, arborant les couleurs ou les armes du chevalier. En plus, il pouvait éventuellement servir d’arrêt transversal pour empêcher un adversaire de s'enferrer trop profondément, ce qui pouvait provoquer la rupture de la hampe ou gêner sa récupération.
Semblable à la lance, il y avait l'Esponton de brèche dont la hampe était plus courte mais le fer plus long. Elle était munie d'une pointe à section carrée qu'on utilisait surtout pour saper le bas des murailles et perforer une armure!
 
   …. A suivre.
.
.
 

Partager cet article

Repost0
6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 10:59
               Avec un peu de retard, voici les proverbes de Mars, une fois de plus merci à AnjAlain, mon Ami... Je reprends doucement les rennes de Médiéval et Moyen-âge, je vous remercie tous pour votre fidélité. A bientôt chez vous…
 
Mars est capable
De tuer les bêtes à l’étable.
 
Mars, marseau,
Chaque brebis avec son agneau.
 
Si mars commence en courroux,
Il finira tout doux, tout doux.
 
Soit au début, soit à la fin,
Mars nous montre son venin.
 
En mars, vent ou pluie,
Que chacun veille sur lui.
 
Pluie de mars
Ne vaut pas pisse de renard.
 
Eau de mars,
Pis que les vaches.
 
Pluie de mars grandit l’herbette,
Et souvent annonce disette.
 
Quand mars bien mouillé sera,
Beaucoup de fruits cueillera.
 
Plus les rivières s’enflent en mars,
Et plus les chènevières croissent.
 
Le bourgeon de mars
Remplit les chars,
Celui d’avril le baril,
Celui de mai le chai.
 
Neige de mars
Vaut un parc (du fumier)
 
De mars la verdure,
Mauvais augure.
 
Mars venteux,
Verger pommeux.
 
En mars, les vaches au pré ;
Si ce n’est pour manger,
C’est pour s’y gratter.
(Les vaches retrouvent le grand air)
 
Des fleurs de mars ne tiens pas grand compte,
Non plus que les filles sans honte.
 
Des fleurs qui s’ouvrent en mars,
On n’en a que le regard.
(Les saints de glaces peuvent faire des dégâts)
 
Taille tôt, taille tard,
Taille toujours en mars.
 
Entre mars et avril,
On sait si le coucou est mort ou en vie.
 
Quand mars fait avril,
Avril fait mars.
 
Autant de gelées en mars,
Autant de rosées en avril.
 
Quand mars se déguise en été,
Avril prend ses habits fourrés.
 
En mars quand il fait beau,
Prends ton manteau. 
 
C’est en mars que le printemps chante,
Et que le rhumatisme augmente.
 
Entre mars et avril,
On va de la table au lit.
 
Le mois de mars doit être sec, avril humide et mai friquet
Pour que juin tienne ce qu’il promet.
 
Le vent qui domine aux Quatre-temps
Dominera trois mois.
(Quatre-temps de printemps = première semaine de Carême)
 
Quand il pleut pour les Quatre-temps,
Il faut piquer les bœufs et les juments.
(Il ne faut pas traîner pour les semailles, car le mauvais temps arrive)
 
 

Partager cet article

Repost0

Rechercher

♦♦♦