1 décembre 2006 5 01 /12 /décembre /2006 13:53

 

 
              Voici sur Médiéval et Moyen-Age les proverbes de l’hiver, offert comme il en a l’habitude par notre Ami AnjAlain.
 
Décembre prend
Et ne rend.
 
Décembre aux pieds blancs s’en vient,
An de neige, est an de bien.
 
Décembre de froid trop chiche,
Ne fait pas le paysan riche.
 
Quand l’eau sort
Au mois mort,
Toute l’année elle sort.
 
En décembre fais du bois
Et endors-toi.
 
Le loup ne mange pas l’hiver.
 
L’hiver mange le printemps, l’été, l’automne.
 
En hiver, partout pleut…
En été, là où veut Dieu.
 
Hiver, sitôt qu’il est trop beau,
Nous promet un été plein d’eau.
 
En hiver, eau ou bruine,
Vent, neige ou grêle pour voisine.
 
Soleil d’hiver, amour de paillarde,
Tard vient et peu tarde.
 
Belle nuit en hiver,
Jour qui suit souvent couvert.
 
En hiver, sombre nuit,
Le lendemain beau jour luit.
 
Pendant les glaces de l’hiver,
Ne faut les terres cultiver ;
 
Des neiges, avec bon hiver,
Mettent bien du bien à couvert.
 
L’hiver nous fait plus de mal que l’été ne nous fait de bien.
 
Si l’hiver est chargé d’eau,
L’été ne sera que plus beau.
 
Soleil d’hiver, tard levé,
Bientôt couché et caché.
 
L’hiver n’est bon que pour les choux,
Et pour faire gagner la toux.
 
Autant de jours d’hiver passés,
Autant d’ennemis renversés.
 
Quand en hiver est été,
Mais été l’hivernée,
Cette contrariété
Ne fit jamais bonne année.
 
Serein l’hiver, pluie en été,
Ne font pas grande pauvreté.
 
Doux l’hiver, printemps desséché,
Pénible hiver, printemps mouillé.
 
Hiver rude et tardif,
Rend le pommier productif.
 
Après un hiver froid, n’attends jamais de pluie :
La source, dans l’air, semble être tarie.
 
En hiver, plus même qu’en été,
Est incommode pauvreté.
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17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 16:46

 

              Voici sur Médiéval et Moyen-âge l’annonce de la parution d’un passionnant roman historique (basé sur des faits historiques avérés) L’auteur vous le présente. (Son site ICI où l’on trouve des articles très intéressants sur les Templiers…)
 
Le Onzième Templier
Yves Victor Kamami
Editions Bibliophane
(à paraître le 23 Novembre 2006)

              A la fin du onzième siècle, lors d'une partie de chasse, Godefroy de Bouillon trouve refuge auprès d'un grand penseur juif champenois, Maître Salomon de Troyes. Là, il découvre un monde qui lui est étranger et rencontre la belle et mystérieuse Missiya dont il tombe amoureux.
              Au sein de l’académie talmudique, ses compagnons d’étude sont à la fois les fils de nobles chrétiens de la région, mais également les fils des plus grands Sages juifs de l’époque.
Certains d’entre eux, dont Hugues de Payens, deviendront par la suite les fondateurs de l’Ordre des Templiers.
Mais tout va soudain basculer au printemps 1096, devant la déferlante de la « Croisade des gueux », qui va décimer les communautés juives de l’est de la France et du Rhin par les premiers « pogroms » (massacres) de masse.
               De là, va se dérouler la plus haletante des épopées, Godefroy menant la première Croisade, entouré d’un certain Chrestien de Troyes et de Missiya. Où l’on va assister à la naissance de l’ordre le plus secret de l’Histoire, permettant de mieux comprendre la véritable origine des rites francs-maçons, avec la révélation de l’identité d’un mystérieux onzième Templier. Et où l’on va décrypter, dans la fraternité douloureusement bafouée  des religions du Livre, le secret de l’Arche d’alliance, afin de résoudre l’ultime quête, celle du Graal…
               J'espère que cette introduction vous donnera envie de lire ce livre.
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6 novembre 2006 1 06 /11 /novembre /2006 10:41

 

              Etant en mission pour notre commanderie Templière de Sainte -Eulalie, auprès de nos Frères Teutoniques, je traversais une superbe région située à l’est de notre belle France, l’Alsace.
              Me trouvant entre les villages d’Obernai et d’Ottrott, l’on m’indiqua une montagne émergeant d’un riche vignoble que l’on me désigna sous le nom d’ Odilienberg (Mt Ste Odile). Devant mon questionnement, l’on me fit savoir que ce haut lieu d’Alsace était connu depuis la plus haute antiquité, et que sur le chemin de cette cime sacrée s’étaient succédées de multiples foules : Celtes : bâtisseurs du fameux Mur Payen, long de dix Km, haut par endroit de 3 à 4 m. Légion Romaine : profitant du site fortifié par les Celtes, en avant poste, face aux Barbares Germains.
              Plus tard, à l’heure de mon récit, place forte du Dux Alsatia du moment : Adalric (Etichon) père d’Odile, notre héroïne.
              Hors donc nous nous trouvons aux alentours de l’an de grâce 660/662, sous les règnes cumulés de Childéric II en Austrasie (royaume de l’Est) et Clotaire III en neustrien (royaume de l’Ouest). Le Maire du Palais est alors Adalric (Alaric,Aldaric ou Etichon) tenant l’Alsace, une partie de la Bourgogne et de la Suisse. Le Dux se réjouit car il va être Père, souhaite un héritier mâle qui soutiendrait sa dynastie. Las, une fille naît, aveugle et quelque peu débile de surcroît. Le Dux furieux décide de supprimer cette fille qui déshonore sa race. Heureusement pour Odile, sa mère Bereswinde (nièce de St Leger et belle sœur de Childeric) cache l’enfant, la confie à une nourrice fidèle, laquelle élèvera Odile pendant douze ans. Dès lors, la jeune Odile partira pour le monastère de Palma ( Baume les Dames en Franche Comté).
              Ici commence le merveilleux : l’évêque Ehrhardt de Ratisbonne (oncle d’Odile) a un songe lui stipulant qu’il doit se rendre à Palma pour baptiser une jeune fille aveugle. Ehrhardt s’y rend donc,  accompagné de son frère Hydulphe, alors Abbé de Moyenmoutier en Suisse.  Les deux religieux baptisent alors Odilia (soleil de Dieu), laquelle retrouve la vue dès que le chrême lui touche les yeux. Miracle !!! Miracle qui immédiatement fit grand bruit dans la Chrétienté de l’époque. L’histoire venant aux oreilles d’Adalric, celui-ci entra dans une colère noire, à tel enseigne que lors du retour d’Odile accompagnée par un des ses frères,  Hugo (Hugues), ce dernier sera mis à mort par Adalric durant un accès de colère. Ce n’était d’ailleurs pas le premier, le Dux ayant auparavant fait assassiner Saint Germain, Abbé de Moutier (en suisse), lequel le gênait par ses prêches.
              Le Dux décide alors de marier sa fille Odile. Celle- ci s’enfuit, se réfugie  sur notre célèbre Mont, Adalric soudain dessillé accepte alors tout, et confie à sa fille l’Odilienberg où elle  édifiera  un couvent. Elle  sera alors la voix de l’Alsace, décidera de beaucoup de choses, introduira la « Laus Perennis », c'est-à-dire le chant des psaumes jour et nuit. Elle sera une grande bienfaitrice des pauvres gens et malades.  Elle gérera pour le moins trois couvents : Hohenbourg, Nidermunster et St Etienne où elle nommera  comme Abbesses trois des ses Nièces. Sa vie exemplaire en fera une Sainte vénérée par toute l’Alsace (elle en est d’ailleurs la Patronne). Et sera un jour enterrée au sein de son beau couvent tout en haut du célèbre  Mont Magique. L’on peut d’ailleurs encore de nos jour se recueillir sur sa tombe.
              J’ai plus haut nommé le Mont Sainte Odile « Mont Magique », en voici les raisons : l’on rencontre sur l’un de ses contreforts une source célèbre qui passe pour guérir les personnes qui en boivent ou qui se lavent les yeux. (Odile est d’ailleurs représentée en Abbesse tenant un livre ouvert sur lequel l’on voit deux yeux).
              Du temps de nos ancêtres Celtes, un collège de Druides officiait sur le Mont : grotte, menhir, dolmen, d’une façon assez similaire à ce qui se passait dans la forêt des Carnutes (Chartres). Le Mont Sainte Odile est un lieu profondément vibratoire qui a reçu le surnom de Mont Lumière : depuis plus de 3000 ans les foules s’y rencontrent et s’y croisent appliquant quelques préceptes célèbres : « tu n’élèveras  pas d’images sculptées  et tu ne prieras que dans les Temples par moi-même crées »
              Si il vous souhaitez connaître quelque peu l’âme de ce Haut Lieu, je vous engage à vous asseoir quelques instants à l’entrée du site au lieu dit : «  la Chapelle des Roches »  où quelques bancs vous attendent.
              Enfin et surtout je vous engage à vous rendre au moins une fois sur ce haut site historique, ne serait-ce que pour l’impression unique que vous ressentirez. Souvenez-vous, quelqu’un a dit un jour «  qu’il y avait des Lieux où souffle l’Esprit »  le Mont d’Odile en fait parti : foi de Templier.
 
 
 
Philippe le Templier
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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 11:59

 

              On confond souvent la Toussaint (1 novembre) avec le jour des Morts (2 novembre). La fête du premier novembre trouve son origine dans l’ancienne fête Celtique de Samain. Passage de l’été à l’hiver, cette fête marquait le nouvel An pour les Celtes, le début de toutes choses, c’était aussi le jour de la communication entre les vivants et les morts. Elle était marquée par de nombreux festins, fêtes et rassemblements liturgiques. Notons qu’Halloween qui se fête le 31 octobre est une sorte de réveillon de la fête de Samain. Sous l’impulsion du Pape Grégoire IV, soucieux de remplacer cette pratique « païenne » (la fête des morts encore en usage) par un rite Chrétien (la fête de tous les Saints… à l’époque uniquement Catholique !) Louis le Pieux en 835 institua la fête de la Toussaint. Mais la « superstition populaire » ne disparut pas pour autant, et l’église dut se résoudre (au Xem siècle) à officialiser le deux novembre une fête des morts… 
 
Médiéval et Moyen-Âge vous propose quelques proverbes de la Toussaint (merci à notre Ami AnjAlain)
 
Novembre,
Toussaint le commande,
Saint André le voit descendre.
 
1er Novembre, La Toussaint
Quand d’octobre vient la fin,
Toussaint est au matin.
 
Le mois de novembre est malsain :
Il fait tousser dès Toussaint.
 
A la Toussaint
Manchons aux bras, gants aux mains.
 
De la Toussaint aux Avents,
Jamais trop de pluie ou de vent.
 
La Toussaint venue,
Laisse-là ta charrue.
 
A la Toussaint, les blés semés,
Et tous les fruits serrés (à l’abri).
 
Vent de Toussaint,
Terreur de marin.
 
A la Toussaint,
Le froid revient
Et met l’hiver en train.
 
A la Toussaint,
Commence l’été de la Saint Martin.
(Période pendant laquelle la température remonte)
 
Telle Toussaint, tel Noël,
Tel jour de Saint Michel,
Pâques au pareil.
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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 13:03

 

             

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