17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 10:44

                         Je poste rapidement sur Médiéval et Moyen-Age cet article de Philippe le Templier, c'est a peu près tout ce que je peux me permettre de faire en ce moment, car je souffre encore beaucoup. Merci de votrre fidélité malgré tout. Moriganne passera en fin de semaine... Amitiés à tous et bisous les filles... 

 

 

                          Hui, (ce jour) Nous sommes réunis à l’Achoison (occasion)  de la Noël de l’An de Grâce 1145, alors que notre Second Grand Maître : Robert de Craon (grand Administrateur et Juriste éclairé),  couvre notre  Ordre d’Onnour (honneur) en Chérant (accueillir) et Semondant (inviter) au sein de notre Novel (nouveau) Temple, hors Paris de multiples et célèbres personnages. 

                         Ici, voici le Biau (beau) Roi de France Louis VII que l’on appellera le Jeune et sa Frisquetée Fame (élégante épouse) la Fors Joliette (belle)  Alienor au Fasset bien gonflé (corsage), laquelle présentement est fors entourée par un Rivage de Béjaunes (bande de jeunots au bec jaune, comme les oisillons) , hors ça tenante de l’Hoir (héritière) de la très riche et très belle Aquitaine. Tous deux étant déjà fors loin de leur Accordailles (fiançailles) au temps bénis de leur Jovence (jeunesse) en 1136, ce qui pourrait expliquer une certaine Grevance (douleur) au sein du Couple : la Dame serait-elle Bordelière (Débauchée) ?

                        Nous attendons et espérons également le Très grand et Très Haut Conrad III, Empereur du Saint Empire Romain Germanique  si les multiples conflits auxquels il doit faire face lui en laissent le temps, ce qui est moins certain. 

                        Il est question urgente de débattre de l’organisation d’une croisade nouvelle, le Roi de Jérusalem Baudouin III ayant de grandes difficultés à se maintenir en Terre Sainte, le Temple faisant comme toujours tout le travail, et arbitrant comme de coutume les sempiternelles querelles entre Poulains (né en Terre Sainte) et Nouvel Combattant à la Croix arrivant en Palestine souhaitant se tailler un Fief (terre et seigneurie). Tout ce Beau Monde et leur Arroir (équipage) esbaudissant le Badaud  (étonnant le public). 

                       Nous recevons également, l’Abbé Suger,  féal (fidèle) du roi louis et de son Défunct Père, celui que l’on surnommait affectueusement le Gros, l’Abbé Suger étant un des initiateurs de la rénovation de l’Abbaye de Saint Denis suivant le Nouvel Ordre qui redresse l’Homme face à la Divinité (Gothique),  Abbaye qui par ailleurs se trouve être la Nécropole de la lignée des Lys (Capétiens), poursuivant celle Oh combien fameuse des Crapauds aux Longues Chevelures (Régis Criniti ou Mérovingiens). 

                       Le Grand Personnage de l’Epoque arrive en toute simplicité, suivi par un fors parti de Donats (frère servant en habit civil) et de Moines Blancs (laine écrue et non teinte) :   il s’agit bien évidement  de Bernard, l’Abbé de Clairvaux,  dans la force de l’âge (55ans). Bernard étant connu comme  celui dont la voix porte et résonne jusqu’à Rome :  l’on dit même que les Papes l’écoutent et le craignent. 

                      L’on avait également pressenti sa Sainteté Eugène II, lequel nous fit répondre qu’il ne pouvait venir céans étant occupé par ailleurs…Bast, ne Mécroiyons rien (soupçonner)! De toute façon Bernard est présent, et lui seul compte.. 

                     Et bien sur, nous autre Milites (chevaliers) sommes tous là, arborant notre Novel Cotte et Manteau frappé de notre célèbre Croix Pattée couleur Sang que nous sommes autorisés à porter depuis 1139, et nous ne sommes pas peu fiers de ressembler aux compagnons de Bernard de Clairvaux, nos Frères en Religion. Pour mon compte personnel, en tant que Commandeur de Sainte Eulalie  j’ai l’Honneur de remplacer le Gonfanonier (porteur du Beaucean, emblème noir et blanc  du Temple) et de ce fait je me trouve très prêt du Grand Maître où je peux tout entendre… 

                Pour cette belle journée, l’Ordre n’est pas Chiche-face (avare) de moults Pigous (chandeliers) afin que tous puissent se cognoistre  (reconnaître)  dans l’Emeuvement  (agitation) générale. 

               Les Parlements à Fiance  (conversation en toute confiance) peuvent commencer Orains (immédiatement) en la  présence de Latiniers (interprètes) auprès de la Font de Clairet (fontaine de vin). Ici nulle Vilonie possible (félonie), nous sommes entre gens de belle compagnie, les Godons étant  absents (Anglais). 

              Les Assents font notre joy (les odeurs nous enchantent) et Oil , (oui) s’il plait à Dieu ni Mire (médecin) ni Mauparlier (médisant) ne sauraient faire Apenser (réfléchir) à autre chose qu’à la Repaissance (repas) entre Tous. Néanmoins, il est difficile de placer toute personne suivant leur Rang et suivant leur arrivée, nous devons Barater (ruser), ce qui nous fait un excellent entraînement pour notre mission  auprès du Soudan (Sultan), et autre Emir (chef militaire), pour ce faire, nous devons Assouager (calmer) toutes ces fiers personnages  dont certains Babillent (parler pour ne rien dire), surtout au sein du Barnage (ensemble des Barons du Roi). Le Bouteiller (échanson) passe et repasse auprès des tables tandis que les  Compaing (amis) partagent le même tranchoir (assiette de pain) où bonne viande baigne dans bonne sauce. 

               Cette journée est mémorable, mais politiquement qu’en sera-t-il ? Bernard prêchera t’il une nouvelle croisade ? L’Empereur se rendra t’il en Terre Sainte ? Le couple royal de la Doulce France perdurera t’il ? Alienor pourra t’elle s’assagir ? Que fait son oncle de Troubadour auprès d’elle ? Le Roi Louis saura t’il être moins froid et moins bigaut ? Que fera notre Ordre Templier ? Beaucoup de questions dont les réponses peuvent changer l’Histoire : sans doute un jour  pourrais-je vous donner quelques éclaircissements. Si l’envie vous en prend. Faites le moi savoir, je ne manquerai pas de vous apporter la cognoissance (réponse) sur ces sujets suivant mes modestes talents… 

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 10:05

 

              Voici comme c’est la coutume sur Médiéval et Moyen-Âge (avec un peu de retard !) les proverbes et dictons d’Octobre. Un article rédigé par notre grand Ami AnjAlain

Octobre en bruine, 

Hiver en ruine... 

 

Octobre glacé, 

Fait vermine trépasser. 

 

Vent d’octobre est la mort des feuilles... 

 

Brouillards d’octobre et pluvieux novembre,

Font bon décembre.  

Brouillards d’octobre et pluie de novembre, 

Beaucoup de biens du ciel font descendre... 

 

En octobre, qui ne fume rien 

Ne récolte rien.  

Quand octobre prend fin,

Dans la cuve est le raisin...  

 

A la saint Rémi, 

La grande chaleur, fini.  

 

Beau temps à la Saint Denis (7 Octobre) 

Hiver pourri... !  

 

S’il pleut à la Saint Denis, 

La rivière sort neuf mois de son lit.  

A la Saint Luc (18 octobre) la pluie du vallon

Fait de la neige sur le mont...  

 

A la Saint Raphaël (24 octobre) 

La chaleur monte au ciel.  

A la saint Crépin (25 octobre) 

Les mouches voient leur fin.  

 

A la saint Simon (28 octobre)

L’éventail se repose... 

(Plus besoin de chasser les mouches !!)  

 

Quand Simon et Jude n’apportent pas la pluie, 

Elle n’arrive qu’à la Sainte Cécile.  

 

A la Sainte Simone (bisous !)

Il faut avoir rentré ses pommes...

Saint Narcisse (29 octobre) 

De sis à six. 

(Il fait nuit de 6 heures du soir à 6 heures du matin).

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28 septembre 2006 4 28 /09 /septembre /2006 17:44

 

             Juste cette petite info pour vous dire que Médiéval et Moyen-Âge est passé ce matin sur l'émission de France Inter "Blogs à part", et que cela me fait plaisir et me remonte le moral. Question santé l'état est stationnaire, et je suis toujours interdit de clavier... Bon d'accord c'est moi qui tape là, mais une fois n'est pas coutume, et Moriganne n'est pas encore rentrée... Promis je resterais sage (hi hi !)... Amitiés à vous tous.... Et... Bisous les Filles...

Pour écouter l'émission de ce matin c'est ICI

Pour lire l'article sur le site de France Inter c'est ICI

Merci à eux !    

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24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 10:34
 
              Le château de Ventadour, dans le département de la Corrèze, ruine médiévale romantique a vu naître le troubadour Bernard de Ventadour (1125). Il était fils d'un domestique. Très vite il révèle un talent poétique au-dessus de la moyenne et devient ainsi le plus tendre et le plus passionné des représentants de l'amour courtois (le fin'amor).
              La jeune vicomtesse est trop fervente des vers brûlants du troubadour qui est instruit, sait bien chanter et possède un beau physique. Le vicomte, propriétaire du château, intervient et éloigne le poète qui est accueilli par la duchesse de Normandie. Elle aussi écoute les vers passionnés du poète mais devient reine d'Angleterre.
              Bernard va à la cour du comte de Toulouse pour oublier sa peine, mais en vain. Rempli de douleur, il se retire dans l'abbaye de Dalon pour y mourir (1200 ?)
 
 
Quan vei la lauzeta mover               Quand je vois l'alouette, de joie agiter
De joi sas alas contra-l rai               Ses ailes contre le rayon [du soleil]
Que s'oblid'e-s laissa chazer           Qui s'oublie et se laisse tomber à cause
Per la doussor qu'al cor li vai           De la douceur qui pénètre son cœur
Ai! Tan grans enveia m'en ve          Ah! Quelle grande envie me vient
De cui qu'eu veia jauzion                  De tous ceux que je vois joyeux !
Meravilhas ai car desse                    Et je m'émerveille qu'aussitôt
Lo cor de dezirier no-m fon.             Mon cœur ne se fonde point de désir
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                    Les ruines du romantique château médiéval de Ventadour
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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 13:37

 

               Bien souvent, lors de mes rencontres médiévales,  l’on me demande de conter et d’expliquer au mieux le siège et la prise des villes fortifiées et des châteaux forts au Moyen-Âge, ce que je tente de faire au mieux de mes modestes connaissances.
               Tout d’abord, pourquoi faut-il assiéger les places fortes ? La réponse semble évidente : afin de remporter la victoire sur l’adversaire, tout comme lors d’une partie du très antique et très noble jeu des Echecs.
              Ainsi, depuis la plus haute antiquité, il est vrai que se sont toujours les assaillants qui l’emportèrent sur les défenseurs (dans l’absolu), néanmoins il est bon de se souvenir que souvent la prise fut la conséquence directe d’un fait quelconque, voire anodin, telle qu’une ruse souvent grossière. Il suffit pour s’en assurer de consulter notre Maître à tous, le Divin Homère et son célèbre Cheval de Troie.. Il en fut ainsi pour tant et tant de siège…
              A ce moment il faut faire un choix pour n’être pas trop long, aussi je pense que Carcassonne, Montségur, Château Gaillard, le Krak des Chevaliers et Constantinople peuvent étayer mes dires.
 
Carcassonne et Montségur
 
              Nous sommes en plein durant la croisade du Nord Franc contre le Sud Cathare de notre belle France. Les Tenants d’Oc (sud) sont s’il se peut, les plus dignes représentants de l’Honneur de la Chevalerie, tandis que les Tenants d’Oïl (nord) sont les plus efficaces guerriers. Un jour, Simon de Montfort, chef de la Croisade Nordiste se trouve devant Carcassonne et décrète le siège à outrance. Le très jeune et très crédule Vicomte Trencavel, souhaitant qu’il n’y ait pas de victimes se rend auprès des assaillants pour conclure une trêve : il est arrêté, par Montfort et de ce fait la ville se rend, faute de Chef, et pensant ainsi sauver Trencavel, otage de Montfort : le jeune Vicomte mourra de privation et de froid dans ses propres geôles…
La guerre dure déjà depuis trop longtemps, beaucoup sont morts, et les Croisés pensent que Montségur est responsable, du fait de sa notoriété de la poursuite de la guerre. Le siège est décidé. Ici une trahison permet aux assaillants d’escalader une falaise à pic avec moults pièces de bois et de prendre pied sur un replat proche du château, là ils construisent une arme célèbre et efficace : un trébuchet.  Très rapidement devant l’effondrement de la muraille, Montségur se rend avec les suites que l’on connait (bûcher général)…
 
Château Gaillard 
 
              A cette époque, deux grands souverains se disputent des lambeaux de la terre de France : Philippe le Second « Auguste », roi de France, très calculateur et très guerrier, et Richard Premier « Cœur de Lion », roi d’Angleterre, très chevaleresque et également également surnommé « oc et non », en raison de son indécision. Sur la frontière des deux états, Richard fait bâtir la très puissante forteresse de Château Gaillard, il disait d’ailleurs, parlant du château « qu’elle est Belle ma Pucelle d’un an » se basant sur la rapidité de construction, et son aspect imprenable, triple enceinte et fossés profonds. Et pourtant, après un siège assez féroce, quelques vaillants soldats français se glissent par les latrines et ouvrent le pont-levis, sonnant par cela même le glas de la « Pucelle »…
 
Le Krak des Chevaliers  
 
              Construit en Terre Sainte par les Croisés, passant aux mains des Hospitaliers qui le fortifièrent énormément à tel point qu’il résistera à plus d’une douzaine d’attaques Sarrasines. Même le grand Saladin sera repoussé en1271. L’aspect du Krak est effrayant pour les assaillants .A le regarder, l’on sait que la mort nous attend…Il n’y a que la ville d’Alep qui puisse rivaliser en fortifications. Et pourtant ce monstre sera pris par ruse : assiégé par le Sultan Baybars, défendu par quelques rudes combattants, le Krak tombera à la suite de la réception d’un message venu par pigeon voyageur, message émanant du Grand Maître des Hospitaliers et préconisant la reddition de la place faute d’improbables secours. Les Chevaliers obéissent, cèdent le Krak, Baybars s’en empare. Mais le message, d’où venait-il ? De Baybars lui-même ! Il graciera d’ailleurs les défenseurs qui quitteront la place avec armes et bagages…
 
Constantinople 
 
              Il s’agit à l’époque de la plus importante ville du Moyen Age : trois enceintes, fossé de 18 mètres profond de six, deux murailles comportant chacune 96 tours construites en quinconce : un monstre qui faisait peur, et pourtant en 1204, les Guerriers de la quatrième croisade, pourtant alliés dans l’absolu, prirent l’énorme ville ceci tout simplement en jetant des ponts de bois entre leur navires et les murailles. Il semblerait que les défenseurs de la ville n’avaient pas été payés et que la défense se  soit relâchée… Toujours est-il que cela fut la répétition générale de la chute définitive et sanglante de la ville de Constantin en 1453 par Mehmed Deux, date qui marqua la fin du Moyen Age.
 
              Tout ceci pour dire que rien n’est jamais acquis et que l’Histoire est souvent facétieuse : il faut donc méditer sur l’éternité des choses et des personnes et vivre sa vie pleinement…
 
Philippe le Templier
 
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