22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 21:34

 

     Aujourd’hui il me prend l’envie de vous présenter quelques unes de nos  amies les plus proches à nous autres Chevaliers : nos Epées. Cela peut vous paraître étrange que l’on parle de ces armes, pourtant, de tous temps elles furent la digne moitié des combattants à tel point que l’on les nommait, comme du temps de l’Egypte ancienne l’on nommait un mal afin de mieux le combattre. Certaines dit-on furent même baptisées, car elles avaient une Ame…

 

     Qui ne connaît la célèbre Durendal appartenant à Roland, mort à Roncevaux. L’on raconte qu’à sa dernière heure, le Paladin souhaitant  que sa fidèle épée ne soit prise par l’ennemi, tenta de la briser contre un rocher (brèche de Roland) mais que l’Archange  Michel la sauva et la planta à Rocamadour au dessus de la chapelle Notre Dame où elle se trouve encore.

 

     Certains connaissent Dard, l’épée de Bilbo (Bilbon) le Hobbit forgée par les Elfes et ayant le pouvoir de luire lorsqu’un méchant Orc est dans les parages.

 

     La plus célèbre des épées est sans doute Excalibur, l’arme du Roi Arthur. D’où vient elle ? D’un rocher où elle serait fichée, ou de la main d’une Fée au sein d’un lac ? A la fin de l’épopée, avant de mourir le Roi souhaite faire disparaître son épée et la fait jeter dans un étang où la Fée la récupère.

 

     Que savez vous de Joyeuse, l’arme de Charlemagne contenant un morceau de la Sainte Lance, celle dont l’éclat effrayait l’Ennemi et qui avait le pouvoir d’empêcher que son possesseur soit empoisonné.

 

     L’Ebréchée est la lame qui sacre les Rois de Pologne.

 

     Le Chevalier Castillan Rodrigo Diaz de Vivar dit le Cid (Sidi – Seigneur) possédait la très belle et très crainte Tizona, il est même enterré avec elle.

 

     Et maintenant voici venir notre héroïne nationale Jeanne la Pucelle et son Epée de Jeanne. Etait elle vraiment celle de Charles Martel ? Elle aurait été trouvée enterrée derrière l’autel de la chapelle Sainte Catherine de Fierbois, chapelle construite sur les ordres de Charles et réclamée par Jeanne la décrivant très précisément…

 

     L’on dit que le Prophète Mahomet possédait neuf épées, la plus connue étant La Batailleuse (Al Battar), l’épée des prophètes ornée par les noms de David, Salomon, Moïse, Aaron, Joshua, Zacharie, Jean, Jésus, Mahomet. Elle aurait été l’arme de Goliath et se trouve actuellement au musée Topkapi d’Istanbul.

 

     Vae Victis (malheur aux vaincus), cela ne vous rappelle rien ? Le chef gaulois Brennus jetant son épée et son baudrier sur le plateau de la balance pesant l’or que les Romains devaient payer à nos fiers Ancêtres.

 

     Il y en a encore et encore : Ascalon : Saint Georges, Courtoise : Guillaume Taillefer Comte d’Angoulême, Flamberge : Renaud de Montauban, Glorieuse : Olivier compagnon de Roland, enfin l’épée De William Wallace, Claymore exposée à Stirling dans le monument du Héros Ecossais.

 

     Vous voyez que l’on peut trouver tout, au sein d’une arme pour le moins dangereuse, et nous savons de quoi nous parlons, nous autres Templiers ayant souvent prié devant une épée plantée en terre telle une croix, nous servant d’elle comme une arme la minute d’après…

 

Sources : Le Robert, Universalis, Wikipeda, la Chanson de Roland, Les Chevaliers de la Table Ronde, Bilbon le Hobbit, Château Celtes et Chimères

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 14:00

               Le château fort médiéval d’Oricourt est le témoin le mieux conservé de l’architecture militaire médiévale en Franche-Comté. Typique château de plaine, il a été édifié au milieu du 12 em siècle sur le bord d’un plateau, face à la plaine de Lure.  
    
               C’est un château fort à double enceinte, la première enserre la cour de ferme (basse cour) et la seconde la cour d’habitation (haute cour). On y voit encore deux tours de défense de 25 mètres de hauteur et le donjon du 12ème siècle, la tour des latrines du 14ème siècle, un ensemble de bâtiments d’habitation 12ème, 15ème, 16ème et 18ème siècles, de nombreuses fenêtres à meneaux. Ecuries et grange 16ème et 19ème siècles, remarquables caves du 12ème, un imposant puits de 2 mètres de diamètre et de 22,50 mètres de profondeur du 12ème, une citerne médiévale, un imposant pigeonnier fin 17ème siècle à carrousel avec ses nids en terre conservés et bien d’autres découvertes architecturales…

               Depuis 1969, Jean Pierre Cornevaux, l’actuel propriétaire, s’emploie à restaurer le château. Il fait aussi office de guide et je peux vous l’assurer la visite est passionnante, vous ne serez pas déçu, il est intarissable sur l’histoire du château.

               En 1984, le château est classé monument historique dans son intégralité. Après les travaux d’urgence, il reste beaucoup à faire, mais on peut être optimiste sur l’avenir de ce lieu exceptionnel, enfin sorti de l’oubli. Si les pouvoirs publics étaient plus réactifs pour la sauvegarde de notre beau patrimoine, ce serait encore mieux ! Heureusement, il existe une association de passionnés des vieilles pierres que vous pouvez rejoindre 

« Sauvegarde et promotion du château médiéval d’Oricourt : Association Les Amis d’Oricourt »  1, rue Nicolas Rolin - 70110 Oricourt. 

               Elle organise de nombreuses activités : chantiers dans et autour du château, mise en valeur du site, nombreux concerts organisés depuis 1968 dans la haute cour du château, journées médiévales (5 et 6 juillet 2008, nous y serons) ou l’on découvre artisanat, expositions, campements médiévaux à l’intérieur du château, marché médiéval dans le village…

Vous voulez en savoir plus sur l’historique du château, les horaires de visite, une seule adresse : 

http://oricourt.com

                J’oubliais, une ballade dans les rues du petit village (une trentaine d’habitants !) blotti contre le château médiéval vous réserva aussi bien des découvertes dont une maison gothique fin 15ème siècle faisant face à la mairie…

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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 15:35
              Bien souvent déjà, je vous ai parlé des guerres médiévales. Aujourd’hui, à l’aide de quatre exemples célèbres, je vais tenter de vous expliquer en quoi la guerre peut devenir un art en fonction des effectifs en présence…
 
              Comme vous le savez, en tant que Frère Templier, j’ai du participer à la très célèbre et très funeste (pour la Croix) bataille des Cornes de Hattin en Terre Sainte, qui se déroula les 3 et 4 juillet 1187. En présence se trouvaient les troupes Sarrasines commandée par le très haut, très puissant et très intelligent  Salâh Ad-Dîn (Saladin), troupe forte d’environ 60000 guerriers tant Cavaliers que Piétons, puissamment couverte par une nuée d’Archers, et par une envie irrésistible des tenants du Croissant de bouter à la mer tous ces Francs voleurs de territoires… En regard nous trouvons les Croisés commandés conjointement par le roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, le Maître du Temple, Gérard de Ridefort et d’autre seigneur tel Renaud de Châtillon. Cette troupe est forte de 15000 Combattants dont 13000 Fantassins et 2000 Chevaliers lourdement armés dont 1200 Templiers et Hospitaliers. A ce chiffre il faut ajouter 2000 Cavaliers et 7000 Fantassins payés et armés par le Temple, enfin 40000 Mercenaires en majorité Musulmans. Cette bataille fit 30000 morts en majorité Croisés, et marqua le début de la fin de la présence Franque en Terre Sainte.
 
              Bien avant cette triste période, nous trouvons Charles le Grand (Charlemagne) qui durant 45 ans leva l’Ost presque environ tous les ans aux beaux jours afin de conquérir, agrandir et sécuriser son empire (que l’on se souvienne de Roland à Roncevaux). Cette armée était forte d’environ 3000 Cavaliers (futurs chevaliers armés comme tels et porteur de l’épée longue) de race noble, ou gros propriétaires terriens. Et d’une masse de Fantassins que m’on peut chiffrer à 8000 à 10000 armés de piques, d’arcs voire de gourdins le tout suivi par une longue suite de chariots, de bêtes de somme et ayant pour mission, Province par Province de converger sus à l’Ennemi à chaque printemps.
 
              Le 27 juillet 1214 Philippe Auguste et son armée gagna la bataille fédératrice de Bouvines avec 1200 Nobles Chevaliers, 1200 Sergents à cheval, 6000 Communes venant des bonnes Villes du Royaumes des Lys et d’environ 10000 fantassins de tous poils. En face se trouvait une coalition fromentée par Jean Sans Terres et l’Empereur Othon IV comprenant 24000 hommes et 2000 Chevaliers. La victoire fut écrasante à tel point que Philippe II sur de sa force pris le titre d’Auguste tel un empereur romain. Il est à noter que le fils de Philippe, le futur Louis VIII se trouvait quant à lui victorieux face à Jean sans Terres avec des effectifs semblables dans la belle province de Poitou. Les Capétiens passent pour lors pour invulnérables…
 
              Enfin le 26 août 1346 eu lieu la terrible bataille de Crécy en Ponthieu opposant les Lys aux Lions Anglois, avec la terrible suite connue (la guerre de 100 ans). En présence Edouard III Plantagenet avec 700 navires : 15000 combattants dont 2000 hommes d’armes, 3000 archers à cheval, 4000 archers à pied dotés du terrible LongBow, 4000 sergents à pied, 2000 valets d’armes ou coutiliers. Philippe de Valois quant à lui pouvait compter sur sa Chevalerie (environ 3000), 9000 Hommes d’Armes, 9000 Valets d’Armes, 7000 Arbalétriers et quelques centaines de Communes. Malgré la puissance et la portée de l’arbalète, le LongBow l’emporta par sa cadence rapide, et ce fut un drame pour les troupes du Lys.
 
              Comme vous avez pu le voir, souvent la victoire ne tient qu’à une idée, une invention, un état d’esprit : cela n’a pas changé depuis cette époque.
 
Références : « La guerre au Moyen Age »  Pons 1976, l’Histoire Universelle des Nations, Universalis, Wikipédia…

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 15:23

 

MUSEE DE LA MEMOIRE DES MURS
60550 VERNEUIL-EN-HALATTE        
 
 
              Lors d’une de nos nombreuses escapades dans le beau Pays des Lys, nous avons L’Abbesse Clémence et moi-même, Philippe le Templier, eu le bonheur de visiter le Musée de la Mémoire des Murs dans l’Oise, et nous tenons à en dire le plus grand bien.
 
               Il s’agit de l’œuvre monumentale d’un homme, Serge RAMOND, qui pendant 35 ans chemina à travers la France pour relever moult gravures, graffitis et autres dessins rupestres. Pour cela il se rendit dans les Châteaux, Tours, Souterrains, Eglises, Clochers, Moulins, Cachots de toutes les époques : du temps de l’arrestation de mes Frères Templiers à celui de l’Occupation durant la dernière Guerre, en passant par les plus sinistres endroits où furent enfermés, voire torturés : les Cathares, les Sorcières et Sorciers, Cagots, et tous les Opposants à tous les régimes en place…
 
               Ainsi, nous trouvons environ 3500 empreintes émanant de Femmes et d’Hommes de toutes conditions, des plus Simples aux plus Grands, des plus Célèbres aux plus Humbles ; c’est comme une photographie retraçant par une modeste gravure sur la Pierre un moment souvent douloureux ou mystique.
Je vous assure que bien souvent notre cœur bat plus vite, en présence de ces merveilleux vestiges d’une époque révolue : nous retrouvons Princes, Truands, Dilettantes ou Forçats, des Femmes et des Hommes qui sont pour nous comme des Connaissances puisqu’ils ont vécu, aimé, souffert comme nous le faisons en ce jour.
 
               Attendez vous à visiter 22 salles d’exposition et 2 espaces vidéo retraçant 10000 ans de l’Histoire des Hommes. Avec en vrac : 1ere & 2eme Guerre Mondiale, Prisons des Templiers, du Saint-Office, traces des Corsaires Anglais prisonniers à La Rochelle, des Bateliers de Seine, gravures rupestres au Sahara, de Ludovic Sforza ce Grand de la Renaissance, Pompéi, Etoiles de David, Croix et Fleurs de Lys des Chouans, Carré Magique, Bateaux, Armoiries et tant et tant d’autres…
 
               Si vous passez par l’Oise, belle région de notre vieux Pays, il vous faut absolument vous rendre en ce musée, vous ne le regretterez pas, Foi de Templier.
 
Les sources de cet article proviennent du fascicule Présence Nord / Picardie (terre de mes Aïeux Paternel) et du prospectus du musée Serge RAMOND
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 14:03
Médiéval et Moyen Age vous présente aujourd’hui un livre. Ce premier roman narre les aventures d'un jeune écuyer Percheron, lors de la première croisade. Au cours de ses multiples aventures, le héros va découvrir non seulement le monde (enfin une partie) mais suite à un acte de bravoure, lui-même suivi d'un cadeau (offert par l'ennemi), il se retrouve avec un cheval oriental d'une beauté rarissime, mais bien qu'il soit (peut-être) le meilleur cavalier de l'armée franque, il ne parvient pas à l'éduquer... Aventures,  amours, batailles, chevauchées, duels et tournois...  L’écrivain est Jacques Hantonne, on peut se procurer cette ouvrage directement à la maison d'édition : Jets d'Encre : www.jetsdencre.fr
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