2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 09:37

Juste cette petite info pour vous dire que nous sommes les 3 et 4 mai à la Fête du Sel à Salins les Bains dans le Jura (39) ICI 

Il y aura notre troupe, des artisans, des spectacles, de la musique médiévale et bien d'autres surprises. Si vous êtes dans les parages, passez nous voir ! Bonne fin de semaine et à bientôt chez vous... (le trois c'est aussi le jour ou je prend un an de plus... mais pas grave pour quelqu'un né en 1249 ! Hi hi...)

.

 .

Partager cet article
Repost0
15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 14:47

 

Célèbre pour avoir donné aux combattants anglais des victoires remarquables lors des affrontements avec les français au moment de la guerre de Cent Ans. Le légendaire Robin des Bois est bien le plus célèbre archer du Moyen Age. Son art de combattre est celui des vilains, des hommes à pied. L’usage du longbow devient effectif vers 1300 sous le règne d’Edouard 1er. Ce n’est pas une arme miracle  mais un élément de combat plus performant que d’autres.

 

Plusieurs indices nous montrent que cet arc long fut utilisé dans le sud du pays de Galles vers 1160. Sa puissance était telle qu’elle fut décrite dans un texte du XIIème :

 

« … dans la guerre contre les Gallois, un homme d’armes fut frappé par une flèche tirée par un Gallois. Elle pénétra directement dans le haut de la cuisse, là où la jambe est protégée par des cuissards de fer, puis, à travers la jupe de sa tunique de cuir. Elle pénétra ensuite dans la partie de la selle appelée ‘assiette’. Et enfin elle se logea si profondément dans le cheval qu’elle tua l’animal… »

 

Cet arc était confectionné en corne, frêne ou orne mais jamais d’if utilisé plus tard. Laide, mais rigide et puissante, cette arme était aussi efficace à courte qu’à longue distance. Richard Cœur de Lion lui préférera l’arbalète et se procurera les mercenaires qualifiés pour l’utiliser. Ce ne sera qu’au XIVème que l’arc rivalisera avec l’arbalète et encore avec un bon entraînement des archers. Durant la guerre de Cent Ans il sera l’instrument des victoires anglaise de Crécy et Azincourt.

 

En Angleterre, à la fin du Moyen Age, la pratique du tir à l’arc se fera dans des emplacements réservés à cet effet ; on y fera des concours pour la population sur un terrain généralement en pente. Dans le reste de l’Europe Occidentale, les armes de trait seront oubliées au détriment de l’arquebuse. Les branches du longbow sont composées de bois ce qui le rend léger, flexible et rapide. Plus l’arc est long, plus il se plie avec sécurité mais à partir d’une certaine longueur sa puissance n’augmente plus. La longueur de l’arc et la taille de la flèche sont conditionnées par la taille et la carrure de l’archer : on l’appelle ‘l’allonge’. Sa puissance pouvait atteindre 80 livres d’où une pratique régulière nécessaire. Les artisans médiévaux possédaient une connaissance empirique de l’aérodynamisme.

 

En conclusion, un bon arc ne fera pas forcément un bon archer : la notoriété de Robin Hood n’est donc pas surfaite, même si ce n’est sans doute qu’une belle légende, mais on sait sur Médiéval et Moyen Age que toutes les légendes ont souvent une part de vérité ... Pour en savoir plus sur les archers du Moyen Age, je ne peux que conseiller le livre de Joël Meyniel…

.


.
Partager cet article
Repost0
22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 21:34

 

     Aujourd’hui il me prend l’envie de vous présenter quelques unes de nos  amies les plus proches à nous autres Chevaliers : nos Epées. Cela peut vous paraître étrange que l’on parle de ces armes, pourtant, de tous temps elles furent la digne moitié des combattants à tel point que l’on les nommait, comme du temps de l’Egypte ancienne l’on nommait un mal afin de mieux le combattre. Certaines dit-on furent même baptisées, car elles avaient une Ame…

 

     Qui ne connaît la célèbre Durendal appartenant à Roland, mort à Roncevaux. L’on raconte qu’à sa dernière heure, le Paladin souhaitant  que sa fidèle épée ne soit prise par l’ennemi, tenta de la briser contre un rocher (brèche de Roland) mais que l’Archange  Michel la sauva et la planta à Rocamadour au dessus de la chapelle Notre Dame où elle se trouve encore.

 

     Certains connaissent Dard, l’épée de Bilbo (Bilbon) le Hobbit forgée par les Elfes et ayant le pouvoir de luire lorsqu’un méchant Orc est dans les parages.

 

     La plus célèbre des épées est sans doute Excalibur, l’arme du Roi Arthur. D’où vient elle ? D’un rocher où elle serait fichée, ou de la main d’une Fée au sein d’un lac ? A la fin de l’épopée, avant de mourir le Roi souhaite faire disparaître son épée et la fait jeter dans un étang où la Fée la récupère.

 

     Que savez vous de Joyeuse, l’arme de Charlemagne contenant un morceau de la Sainte Lance, celle dont l’éclat effrayait l’Ennemi et qui avait le pouvoir d’empêcher que son possesseur soit empoisonné.

 

     L’Ebréchée est la lame qui sacre les Rois de Pologne.

 

     Le Chevalier Castillan Rodrigo Diaz de Vivar dit le Cid (Sidi – Seigneur) possédait la très belle et très crainte Tizona, il est même enterré avec elle.

 

     Et maintenant voici venir notre héroïne nationale Jeanne la Pucelle et son Epée de Jeanne. Etait elle vraiment celle de Charles Martel ? Elle aurait été trouvée enterrée derrière l’autel de la chapelle Sainte Catherine de Fierbois, chapelle construite sur les ordres de Charles et réclamée par Jeanne la décrivant très précisément…

 

     L’on dit que le Prophète Mahomet possédait neuf épées, la plus connue étant La Batailleuse (Al Battar), l’épée des prophètes ornée par les noms de David, Salomon, Moïse, Aaron, Joshua, Zacharie, Jean, Jésus, Mahomet. Elle aurait été l’arme de Goliath et se trouve actuellement au musée Topkapi d’Istanbul.

 

     Vae Victis (malheur aux vaincus), cela ne vous rappelle rien ? Le chef gaulois Brennus jetant son épée et son baudrier sur le plateau de la balance pesant l’or que les Romains devaient payer à nos fiers Ancêtres.

 

     Il y en a encore et encore : Ascalon : Saint Georges, Courtoise : Guillaume Taillefer Comte d’Angoulême, Flamberge : Renaud de Montauban, Glorieuse : Olivier compagnon de Roland, enfin l’épée De William Wallace, Claymore exposée à Stirling dans le monument du Héros Ecossais.

 

     Vous voyez que l’on peut trouver tout, au sein d’une arme pour le moins dangereuse, et nous savons de quoi nous parlons, nous autres Templiers ayant souvent prié devant une épée plantée en terre telle une croix, nous servant d’elle comme une arme la minute d’après…

 

Sources : Le Robert, Universalis, Wikipeda, la Chanson de Roland, Les Chevaliers de la Table Ronde, Bilbon le Hobbit, Château Celtes et Chimères

.


.
Partager cet article
Repost0
6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 14:00

               Le château fort médiéval d’Oricourt est le témoin le mieux conservé de l’architecture militaire médiévale en Franche-Comté. Typique château de plaine, il a été édifié au milieu du 12 em siècle sur le bord d’un plateau, face à la plaine de Lure.  
    
               C’est un château fort à double enceinte, la première enserre la cour de ferme (basse cour) et la seconde la cour d’habitation (haute cour). On y voit encore deux tours de défense de 25 mètres de hauteur et le donjon du 12ème siècle, la tour des latrines du 14ème siècle, un ensemble de bâtiments d’habitation 12ème, 15ème, 16ème et 18ème siècles, de nombreuses fenêtres à meneaux. Ecuries et grange 16ème et 19ème siècles, remarquables caves du 12ème, un imposant puits de 2 mètres de diamètre et de 22,50 mètres de profondeur du 12ème, une citerne médiévale, un imposant pigeonnier fin 17ème siècle à carrousel avec ses nids en terre conservés et bien d’autres découvertes architecturales…

               Depuis 1969, Jean Pierre Cornevaux, l’actuel propriétaire, s’emploie à restaurer le château. Il fait aussi office de guide et je peux vous l’assurer la visite est passionnante, vous ne serez pas déçu, il est intarissable sur l’histoire du château.

               En 1984, le château est classé monument historique dans son intégralité. Après les travaux d’urgence, il reste beaucoup à faire, mais on peut être optimiste sur l’avenir de ce lieu exceptionnel, enfin sorti de l’oubli. Si les pouvoirs publics étaient plus réactifs pour la sauvegarde de notre beau patrimoine, ce serait encore mieux ! Heureusement, il existe une association de passionnés des vieilles pierres que vous pouvez rejoindre 

« Sauvegarde et promotion du château médiéval d’Oricourt : Association Les Amis d’Oricourt »  1, rue Nicolas Rolin - 70110 Oricourt. 

               Elle organise de nombreuses activités : chantiers dans et autour du château, mise en valeur du site, nombreux concerts organisés depuis 1968 dans la haute cour du château, journées médiévales (5 et 6 juillet 2008, nous y serons) ou l’on découvre artisanat, expositions, campements médiévaux à l’intérieur du château, marché médiéval dans le village…

Vous voulez en savoir plus sur l’historique du château, les horaires de visite, une seule adresse : 

http://oricourt.com

                J’oubliais, une ballade dans les rues du petit village (une trentaine d’habitants !) blotti contre le château médiéval vous réserva aussi bien des découvertes dont une maison gothique fin 15ème siècle faisant face à la mairie…

Pensez à vous inscrire à notre lettre d’information (newsletters) car à chaque nouvel article vous avez en cadeau de nombreuses photos inédites ou des surprises… 

.
undefined

.
 
Partager cet article
Repost0
20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 15:35
              Bien souvent déjà, je vous ai parlé des guerres médiévales. Aujourd’hui, à l’aide de quatre exemples célèbres, je vais tenter de vous expliquer en quoi la guerre peut devenir un art en fonction des effectifs en présence…
 
              Comme vous le savez, en tant que Frère Templier, j’ai du participer à la très célèbre et très funeste (pour la Croix) bataille des Cornes de Hattin en Terre Sainte, qui se déroula les 3 et 4 juillet 1187. En présence se trouvaient les troupes Sarrasines commandée par le très haut, très puissant et très intelligent  Salâh Ad-Dîn (Saladin), troupe forte d’environ 60000 guerriers tant Cavaliers que Piétons, puissamment couverte par une nuée d’Archers, et par une envie irrésistible des tenants du Croissant de bouter à la mer tous ces Francs voleurs de territoires… En regard nous trouvons les Croisés commandés conjointement par le roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, le Maître du Temple, Gérard de Ridefort et d’autre seigneur tel Renaud de Châtillon. Cette troupe est forte de 15000 Combattants dont 13000 Fantassins et 2000 Chevaliers lourdement armés dont 1200 Templiers et Hospitaliers. A ce chiffre il faut ajouter 2000 Cavaliers et 7000 Fantassins payés et armés par le Temple, enfin 40000 Mercenaires en majorité Musulmans. Cette bataille fit 30000 morts en majorité Croisés, et marqua le début de la fin de la présence Franque en Terre Sainte.
 
              Bien avant cette triste période, nous trouvons Charles le Grand (Charlemagne) qui durant 45 ans leva l’Ost presque environ tous les ans aux beaux jours afin de conquérir, agrandir et sécuriser son empire (que l’on se souvienne de Roland à Roncevaux). Cette armée était forte d’environ 3000 Cavaliers (futurs chevaliers armés comme tels et porteur de l’épée longue) de race noble, ou gros propriétaires terriens. Et d’une masse de Fantassins que m’on peut chiffrer à 8000 à 10000 armés de piques, d’arcs voire de gourdins le tout suivi par une longue suite de chariots, de bêtes de somme et ayant pour mission, Province par Province de converger sus à l’Ennemi à chaque printemps.
 
              Le 27 juillet 1214 Philippe Auguste et son armée gagna la bataille fédératrice de Bouvines avec 1200 Nobles Chevaliers, 1200 Sergents à cheval, 6000 Communes venant des bonnes Villes du Royaumes des Lys et d’environ 10000 fantassins de tous poils. En face se trouvait une coalition fromentée par Jean Sans Terres et l’Empereur Othon IV comprenant 24000 hommes et 2000 Chevaliers. La victoire fut écrasante à tel point que Philippe II sur de sa force pris le titre d’Auguste tel un empereur romain. Il est à noter que le fils de Philippe, le futur Louis VIII se trouvait quant à lui victorieux face à Jean sans Terres avec des effectifs semblables dans la belle province de Poitou. Les Capétiens passent pour lors pour invulnérables…
 
              Enfin le 26 août 1346 eu lieu la terrible bataille de Crécy en Ponthieu opposant les Lys aux Lions Anglois, avec la terrible suite connue (la guerre de 100 ans). En présence Edouard III Plantagenet avec 700 navires : 15000 combattants dont 2000 hommes d’armes, 3000 archers à cheval, 4000 archers à pied dotés du terrible LongBow, 4000 sergents à pied, 2000 valets d’armes ou coutiliers. Philippe de Valois quant à lui pouvait compter sur sa Chevalerie (environ 3000), 9000 Hommes d’Armes, 9000 Valets d’Armes, 7000 Arbalétriers et quelques centaines de Communes. Malgré la puissance et la portée de l’arbalète, le LongBow l’emporta par sa cadence rapide, et ce fut un drame pour les troupes du Lys.
 
              Comme vous avez pu le voir, souvent la victoire ne tient qu’à une idée, une invention, un état d’esprit : cela n’a pas changé depuis cette époque.
 
Références : « La guerre au Moyen Age »  Pons 1976, l’Histoire Universelle des Nations, Universalis, Wikipédia…

.
undefined

.
 
Partager cet article
Repost0

Rechercher

♦♦♦