5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 11:17
 
              Il faut se représenter ces châteaux forts à triple enceinte construits pour la défense 
: d’abord fossés profonds, murs épais flanqués de tours ; ensuite des poternes très exiguës
pour le passage des piétons ; pour finir une grande porte avec poste de garde, herse et pont-levis.
 
              Entre la première et la deuxième enceinte on trouvait la basse cour avec paysans,
artisans du seigneur (tailleurs de pierre, charpentiers, maçons, forgerons,les étables, les granges,
un lavoir, un puits (indispensable), un pressoir, un four, un moulin banal (le ban était le territoire
régi par le seigneur d’où la banlieue). Parfois aussi quelques échoppes.
 
              Entre la deuxième et la troisième enceinte la haute cour qui hébergeait la garnison,
les écuries, le chenil, la fauconnerie, le pigeonnier, les vivres, une citerne, les cuisines et la chapelle.
Dans la dernière enceinte ou chemise on trouvait le donjon : logis du seigneur et quartier général
des hommes d’armes.
 
              Pourquoi alors ne pas trouver dans cet environnement une parcelle de
nature très choyée…
 
              Le courtil central comportait des allées couvertes de verdure grâce à des
Enchevêtrements de feuillage (chèvrefeuille, treille, rosier, arbre taillé), des banquettes de gazon
et quelques plates-bandes avec fleurs et herbes potagères et médicinales.
 
              Ces fleurs étaient en général des fleurs des champs (campanules, pâquerettes, violettes,
scabieuses, primevères, pensées, renoncules, crocus, muguet, colchiques, glaïeuls) ainsi
que basilic, fenouil, menthe, cerfeuil, laitue, serpolet. Les tapisseries de nos ancêtres nous
montrent cette profusion de simples fleurettes. Quand les périodes de stabilité furent de retour,
les jardins s’évadèrent hors des murs des châteaux, mais à proximité. On allait dans ce « vergier »
par une passerelle enjambant les fossés, mais il était parcellé comme dans le jardin
monastique sous forme de damier.
 
              La différence était dans la partie réservée aux jeux, à la danse, à la
musique, voire aux rendez-vous d’amour !
 

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28 novembre 2007 3 28 /11 /novembre /2007 12:54

 

               Une fois n’est pas coutume, Médiéval et Moyen Age vous présente un jeu exclusivement en ligne. Un simple accès Web et un navigateur sont suffisants pour jouer. Voici une petite présentation qui j’espère vous donnera l’envie d’aller y faire un tour…

 

 

Bienvenue aux portes de la cité de Samarîis !

 


Ses rues sont avenantes mais non sans danger, car au cœur des murs, les influences de tous les clans se confrontent, s’allient ou s’opposent !

 

 

 

Les "Clans de Samarîis" est un jeu de rôle, de stratégie, de gestion, de création, d'imagination et d'ambiance, où l'on apprend à découvrir d'autres joueurs, à plaisanter, papoter, comploter, agir, se développer, etc. pour faire survivre son clan...

 

Vous incarnez un clan évoluant dans Samarîis, une cité médiévale, que vous devez faire prospérer et dont vous décidez des choix et des actions. Vous pouvez incarner un Clan riche et puissant, possédant de très nombreux personnages, ou bien au contraire être discret et oeuvrer à quelque dessein plus souterrain...
Vous devez choisir entre 6 orientations principales : artistique, marchande, religieuse, politique, savante ou militaire… Pour en découvrir plus et aller visiter cette cité c’est
ICI

 

 

Quelques images de la Cité

 

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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 18:07
                Le week-end dernier la troupe  a posé son campement au fort du Cognolot (aussi nommé fort Vercingétorix) près de Chalindrey (52) non loin du plateau de Langres. Un fort construit après la guerre de 1870 sur un lieu ou l’on raconte que jadis les sorciers et sorcières se rendaient au Sabbat… Bien pour cela que c’était la fête des sorcières et que je m’y suis senti très bien. Un accueil formidable, deux jours merveilleux, des rencontres dont l’on se souviendra. J’ai fait un petit album « photos souvenirs » de cette fête que vous pouvez consulter ICI.
 
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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 10:11
            
               Nous sommes en  l’an de Grâce 1180, notre béjaune (jeune) Roi Philippe que l’on surnommera Auguste  par son coraige (courage) a tout juste 15 ans, il pleure encore son père  Louis le Septième que la Carnade (mort) a pris et qui par son divorce avec la belle Aliénor d’Aquitaine plongera le Royaume des Lys dans une Guerre de Cent Ans avec le Royaume des Léopards.
               Mais nous n’en sommes pas encore là : pour le moment le gent (gentil) Philippe arborant Cotte D’Azur aux Lys d’Or (couleurs du Royaume) et Corone (couronne) en tête chevauche bellement et en grand bobant (grande pompe) un superbe destrier noir, hourdé (accompagné) par le Maréchal (Maistre de l’Ost ou Armée en campagne) portant l’Ecu du Roy en chantel (dessin visible) ainsi que plusieurs palfreniers et Lances(20 hommes) d’Archers et de Cranequiniers (Arbalétriers à cheval)
               Il vient de Saint Denis (au septentrion), où il s’est entretenu secrètement avec les Mânes de ses ancêtres. Il pénètre donc dans sa Bonne Ville à la tête de son fendant barnage  (Fiers Grands Seigneurs et Fières Grandes Dames) montant moults Palefrois (chevaux de parade) lesquels font ainsi acte d’allégeance et de fidélité à la Couronne.
               Pour ce faire il passe la Porte Saint Martin, laissant à senestre (main gauche) la Porte Barbette. Tout ce biau (beau) cortège emprunte un tracé hautement célèbre : céans (ici) les éléphants d’avant notre âge venaient déjà boire en Seine par ce chemin, puis les Légions de Rome construiront un cardo et un decumanus (axe en croix) au sein de ce qui deviendra Paris, se nommant pour l’heure Lutèce, par la rue Saint Denis, célèbre pour ses Courreuses de Rempart (prostituées) le Grand Pont, le Palais du Roi sur la Grande Ile, le Petit Pont en direction de la Porte Saint Jacques au midi. L’autre axe de la croix longe la Seine entre lescastelleries du Louvre et la Tour de Nesle (laquelle deviendra célèbre pour ses coucheries royales), borde toutes les îles, regarde Notre Dame et sort au levant auprès du Chardonnet. Saint Denis en son temps remonta la rue qui porte son nom, sa tête sous le bras jusqu’au pui (colline) où se tiendra sa Basilique et où accessoirement seront inhumés la plupart des rois de France.
               Mais je m’égare, moi, Frère Philippe du Temple, je regarde passer le cortège au cotés de mon Grand Maître Arnaud de Toroge, lequel vient de succéder à Eudes de Saint Amand, et nous devisons fraternellement en considérant que tout cette clicaille (monnaie) dépensée aurait pu nous aider bellement en Terre Sainte. Ne dit-on pas que moultes fonts (fontaines) donnent àbandon (à discrétion) du guiguet (vin médiocre) et que des vuiseuses (vicieuses) donzelles et bordelières (jeunes femmes) au poitrail esnué (dénudé) le fasset tombé (corsage) accueillent le badaud venus pour donoyer (faire la cour) et les baguenauds (niais) fatrouillant (bavarder à tort et à travers) et guignant (regarder à la dérobée) ces beaux tétins (seins)… 
               Bailler (donner) « Panem et circenses » (du Pain et des Jeux) rien ne change ce jour, ni ne changera l’autre…
               Notre bon Roi se dirige vers le chantier de la belle Cathédrale de la Dameledeu (La Vierge Marie) pour ouïr Te Deum. Son Père posa  quant à lui la première pierre de cette merveille il y a tout juste 17 ans. (Il me souvient que je vous ai déjà compté cette histoire ici même).
               Quels sont les pensements (préoccupations) du jeune Roi ? Songe t’il sans déconfort (découragement) à l’Herpaille (troupe de coquins) qui l’attend par vilonie (félonie) de son « Bon Cousin » le Duc de Bourgogne, lequel attire dans son camp le Comte de Boulogne, Renaud de Damartin, ami et traître à Philippe, ce dernier le ramènera d’ailleurs en cage pour mourir enchartrer (en prison) par vindication (vengeance).
 
                Icelui le Comte de Flandre et icelui même l’Empereur du Saint Empire Romain Germanique : l’éclatante victoire française de Bouvines est à venir, calmant pour longtemps tous ces coquins
               Pour l’heure Philippe pense en chiche face (avare) à ses finances : point de débours sur le Trésor (argent avancé), il pense mander (ordonner) que l’on taxe les boutedieux (Juifs) de 150.000 marcs hormis l’abjuration (changement de religion). Qui verrait à y redire, il serait même envisageable de les faire chasser du royaume (et de récolter leurs biens)…Un jour, un autre Philippe en fera de même avec notre Ordre, cela est force de choses…
               Notre Roi songe à sa Descendance, il ne peut savoir qu’il fêtera trois Accordailles : avec Isabelle de Hainaut pour 10 ans, avec Ingeburge de Danemark, laquelle sera répudiée nonobstant son éclatante beauté blonde, dès la première nuitée par sans doutecharmement et charnogne (voir Yseult et Honorius pour le nouage d’aiguillette), il se mariera ensuite avec Agnès de Méranie, qu’il aimera de tout son cœur mais cela provoquera l’Interdit sur le Royaume (aucun service religieux) et ceci du fait du Pape Innocent III ; à la mort d’Agnès, Philippe se soumettra à l’Eglise, évitant ainsi le sort de son Ancesseur (ancêtre) Philippe Ier, mort excommunié et enterré en la basilique de Saint Benoît  pour des motifs semblables.
               Tout en cheminant, Philippe est fors déconfit (décontenancé) lorsque son flerement (odorat) ressent une assent (odeur) épouvantable : les rues ne sont jamais ébrenées (nettoyées), aussi, il pense à les faire  paver. Il pense également à faire installer une forclose (palissade) au cimeterre des Saints Innocents où dit-on se passe nuitamment des choses inavouables. Cela permettrai ipso facto de construire une  cohue (marché) nommé la Halle où l’on pourrai retrouver dans les éventaires (paniers d’osier) toutes les provendes de bouche dans une relative propreté.
               Hors les grands axes, Paris est inextricable, il serait bon de pouvoir se retrouver et retrouver son chemin sans pour autant tomber au longaigne (cloaque) de la Cour des Miracles (voir article), aussi il faudrait clouficher (clouer) des enseignes aux gargoteset autreséchoppes, ainsi que des signes distinctifs pour les ruelles afin de savoir où l’on se trouve (actuelles plaques de rue).
               Et la belle terre des Francs, il faudra en avoir son content (suffisamment)et la rassembler dans l’Honneur (domaine propre) : d’abord l’Artois, le Vendômois, Amiens et la riche Normandie après la chute du Château Gaillard (voir article) possession du « Cœur de Lion »,  puis la Touraine, l’Anjou, le Poitou…
               Il songe, il songe : sera-t-il assez valeureux pour résister à tous ses ennemis Godon de l’Ouest (Anglais), du Nord avec la Flandre, de l’Est avec Bourgogne, et Germanie?
               Quant à nous Chevaliers du Temple, nous pensons en grippeminaud (rusé) au repaissance (repas) du soir où nous pourrons nous ébanoyer (se divertir) lorsque nous aurons l’honneur d’offrir les Epices et de faire connaître à tous ces Grands Personnages le goût de la douceur orientale en faisant déguster moults gourmandises dont les recettes secrètes nous furent révélées par nos Ennemis et néanmoins Frères d’Armes : les Assassins du Vieux de la Montagne(voir article).
               Il se peut que nous puissions, s’il plaît à Dieu, avec ces présents, persuader Philippe de nous suivre en Terre Sainte, et qui sait nul ne peut sortir ce que nousdeviendrons : faire la Paix avec le reste de la Chrétienté unie contre l’Infidèle
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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 11:04

    

                Une jolie légende médiévale que nous conte Heimrich l’empaleur…

                 Durant des siècles, les hommes avaient habité cette grotte située dans un petit village proche de Montbéliard dans le Doubs.

                Un jour, un inconnu appelé Saint Maimboeuf leur conta l’histoire merveilleuse d’un Homme-Dieu. Ils fondèrent une église dédiée à Ste Suzanne et construisirent un petit groupe de masures.    

               Or l’An Mil approchait avec ses croyances de fin du monde, le moyen age se couvrait de nuages sombres... Les chrétiens décidèrent de se réunir dans la grotte qui serait leur tombeau et emportèrent avec eux la statue de leur sainte. Ils érigèrent un mur de protection à l’entrée et attendirent des jours jusqu’à ce que la faim les tenaille.  

 

               Or dans la foule se trouvait un forgeron nommé l’Oeuvrart pour son habileté à façonner épées, lances et outils divers. Les yeux fixés sur la sainte, il voyait un miracle se produire : de l’eau ruisselait de la statue en minces filets. Peu à peu ils grossirent : une source était née.  

 

«  Rentrons dans nos foyers et reprenons nos outils : c’est la volonté divine. »  

 

               On laissa Ste Suzanne sur son autel, on alluma de grands feux dans les chaumières. Depuis ce jour on évita d’entrer dans la grotte.  

 

               Cependant après un temps assez long, on voulut redescendre la statue dans l’église, on la chercha en vain. Elle avait disparu sous une énorme stalagmite qui se confond aujourd’hui avec le rocher et la source aussi avait disparu !

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