10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 14:09

 

 

              La construction du château médiéval de Filain (70 Haute Saône) remonte à la fin du XIVe siècle, c’était à l’époque un château entouré d’un fossé et orné de quatre tours rondes. Remaniée à la période Renaissance au XVIe siècle sa façade présente aujourd’hui deux tours carrées. C’est dans ce magnifique cadre et dans le vaste domaine du château que quelques membres des Flambeaux de l’Allan se sont rendus pour assister à un grand Tournoi International de Chevalerie. Joutes et combats d’épées se sont succédés pour la plus grande joie d’un public chaleureux et nombreux… Attention rien à voir avec les tournois arrangés et de démonstration, ici les participants sont là pour gagner, et les coups ne sont pas simulés... C’est impressionnant, on retrouve bien là les joutes du Moyen-Âge. Rendez vous l’année prochaine ! Un nouvel album de photos est en ligne sur cette superbe manifestation (photos d’Honorius et de Philippe le Templier) allez le découvrir ! Actualité oblige, le premier article de notre concours ne paraîtra que mercredi

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Joutes et tournois des Chevaliers du Moyen-Âge au superbe château de Filain en Haute Saône. http://medieval-moyen-age.net

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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 15:15

 

              Me trouvant bien rarement en mission auprès de notre Grand Maître en l’enclos du Temple de Paris, étant le plus souvent soit en Terre Sainte, soit en Espagne pour la Reconquista, soit et surtout en ma Commanderie de Sainte Eulalie, je prends plaisir à visiter cette belle ville, comme j’ai pris plaisir à participer à l’inauguration de sa célèbre Notre Dame.
              Aujourd’hui, ayant entendu parler d’un quartier médiéval perdu, voire mythique à savoir la Cour des Miracles, je décide de m’y rendre, sachant que je prends quelques risques, mais les Templiers savent prendre des risques, et Par Dieu je suis fortement armé et déterminé. Or donc ce fameux quartier m’ayant été indiqué par un de nos Sergents (robe noire à croix rouge) lequel y ayant ses habitudes en la personne d’une jolie BOHEMIENNE.
             Ce qui m’intéresse surtout dans cette visite, c’est la langue parlée par ces bonnes gens, langue cachée au vulgaire, comme le sont nos écrits du Temple.
              Me voici circulant dans d’infâmes et sombres ruelles su Moyen-Âge, rencontrant en chemin : des NARQUOIS (soldats de fortune demandant l’aumône) jouant leur maigre CAIRE (argent) au jeu d’ARQUES (dés) en compagnie de MERCANDIERS et autres BEAUX - SOYANT (bonimenteurs).
              Des COQUILLARDS (faux pèlerins de Compostelle) s’entretiennent avec des FRANCS-MITOUX ou MALIGNEUX (maladie contrefaite) de leur dernier CORNIER ou BLANC SIRE (dupes) qu’ils ont BAZI (tué) après une partie de TAQUINADE endiablée (carte à jouer).
              Ici un LUPANAR (Maison de tolérance) et quelques coureuses de remparts (Fille de joie !) Au fond d’une courette se trouve le CAGOU (professeur) lequel enseigne à des DROLES (enfants) l’art de l’ARGOT (langage), du vol à la tire, de la fausse blessure et de la façon de se servir des divers ROI DAVID et GIROFLEE (outils à crocheter les serrures).
              Un MILLARDS (pourvoyeur en marchandises diverses) se vante devant un parterre de PIETRES (faux estropiés) CALLOTS (teigneux guéris par miracle exposant leur belle chevelure) SABOULEURS (faux épileptiques suceurs de savon) et autres HUBAINS (anciens malades de la Rage miraculés au nom de St Hubert) d’avoir BLANCHI LA ROUHE (échappé à la justice et à la torture) tout en me BECQUANT (dévisager).
              Tous ces bonnes gens savent que je ne suis qu’un pauvre Chevalier du Temple ne possédant rien, hormis son couteau, et des couteaux, ils en ont à revendre.
              Un CAPON (compère au jeu) me salue fors civilement d’un « Dieu te garde Frère Templier ! »
              Les ENVOYEURS (meurtriers) ne se montrent pas, tandis que les COURTAUDS DE BOUTANGES (mendiants) savent ne rien risquer avec moi, qui ne suis ni GODIZ (riche), n’ayant pas de FEULLOUZE (bourse) et étant : FERME EN LA MAUHE (ne dénonçant pas) aux GAFFRES (sergents) même en cas de JOUR (torture).
              Un GASCATRE (bandit novice) m’entraîne dans un BOUGE (estaminet) où je me régale d’un ragoût de Chat, de Chien ou autre Rat, le tout arrosé d’un franche piquette venue d’une vigne proche du Sanctum Martyrium du grand St Denis et de ses compagnons Rustique et Eleuthère (Montmartre), vigne entretenue par les moines de l’abbaye de St Martin des Champs.
 
              Cette promenade me fut salutaire, ayant appris quelque mots d’un langage secret, qui ne sera révélé que dans environ deux cent cinquante ans en Bourgogne dans cette bonne ville de Dijon, ou une dizaine d’âmes simples furent envoyées à Dieu par le biais d’un énorme chaudron où ils furent bouillis, après avoir été jugé comme Coquillards et après avoir expliqué et traduit leur langue lors de leur procès…
 
…Frères Humains…
 
Fraternellement, PHILIPPE LE TEMPLIER    (passez la souris sur la photo !)
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Une belle ribaude dans les ruelles d'une ville au Moyen-Âge. Photo prise à Pérouges lors de la fête médiévale du 11 juin 2006, devant la porte de la maison reconstituant un lupanar médiéval.
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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 11:30

 

 
              Voici sur Médiéval et Moyen-Âge les proverbes et dictons du mois de juillet, une petite partie de la sagesse ancestrale souvent transmise de bouches à oreilles par les gens de la terre. Merci à mon Ami AnjAlain pour sa grande science en ce domaine… J’en profite pour m’adresser à vous lecteurs anonymes, si vous voulez des photos inédites, des proverbes non publiés ou des infos spéciales, inscrivez vous à notre Newsletters… (passez la souris sur la photo !)
  
Soleil de jour Saint Anatole
Pour la moisson joue un grand rôle.
 
A Saint Anatole,
Confitures dans la casserole !
 
Juillet ensoleillé
Remplit cave et grenier.
 
S’il fait beau en juillet, bonne récolte.
S’il pleut, moisson molle.
 
Juillet sans orage,
Famine au village.
 
Qui veut bon navet,
Le sème en juillet.
 
Au mois de juillet,
Bouche noire, gosier sec.
(Les années où les mûres sont arrivées à maturité en juillet, la vendange sera mauvaise)
 
Pluie du matin,
En juillet, est bonne au vin.
 
En juillet, mois d’abondance,
Le pauvre a toujours sa pitance.
 
Entre juillet et août,
Le boire est de bon goût.
 
Qu’on soit fumiste ou dramaturge,
En juillet il faut qu’on se purge.
 
Au mois de juin et de juillet,
Qui se marie, fort peu fait.
 
Les abeilles, en juillet,
Ne valent grain de millet.
 
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Quoi de plus beau qu’un rayon du soleil de Juillet jouant avec un vitrail d’une Eglise médiévale ou d’une Cathédrale du Moyen-Âge… http://medieval-moyen-age.net
 
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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 18:13

 

              Honorius le vieux sorcier est de retour de Normandie ou en compagnie de Dame Belette, Philippe le Templier et Clémence dite la pieuse les balades furent nombreuses et les découvertes du riche patrimoine médiéval passionnantes (nous découvrirons ensemble tout cela au fil du temps) Notre plus beau souvenir est sans doute la visite de Caen (d’un pas allègre, n’est ce pas Plumette… !) ou une charmante guide nous attendait, Marie (et le premier qui la traite à nouveau de grande perche je le ou la transforme en crapaud baveux !) C’est en son agréable compagnie que nous avons visité cette superbe ville encore riche de constructions du Moyen-Âge. L’Abbaye aux hommes reste un des plus beau témoignage de ce riche passé médiéval, heureusement et miraculeusement épargnée des bombardements pendant la seconde guerre mondiale. Fondée en 1063 par Guillaume le Conquérant (dit « le Bâtard » car fils illégitime de Robert le Magnifique, duc de Normandie et d’Arlette, fille de tanneur… c’est beau l’Amour) c’est en 1077 que l’abbatiale Saint-Étienne est consacrée (elle demeure de nos jours église paroissiale). L’Abbaye hébergera des moines bénédictins jusqu’à la Révolution. Les bâtiments conventuels reconstruits en bonne pierre de Caen au XVIIIe siècle resteront jusqu’en 1964 un lycée de garçons, ils sont aujourd’hui le siège de l’Hôtel de Ville. Si vous passez dans la belle région de Normandie, ne manquez pas la visite de cette agréable et magnifique ville… J’en profite pour vous relancer pour le concours (je n’ai pour l’instant que deux participants, Martine et Thomas !!) vous avez jusqu’au 5 juillet minuit pour me faire parvenir votre article) les modalités ICI
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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 13:53

 

              D’où vient cette peur irraisonnée du loup au Moyen-Âge… Souvent associé au Diable, il représentait le mal (le sorcier médiéval se transformait parfois en loup pour se rendre au Sabbat) Sans doute les misères et calamités entre le IXe et XIe siècle (famines et maladies) y ont grandement contribué. Vers l’An 1000 des chroniqueurs médiévaux racontent que le climat particulièrement rigoureux avait déclenché dans toute l’Europe une terrible famine, les humains se mangeaient entre eux… Les milliers de cadavres sans sépulture attirèrent les loups qui commencèrent alors à s’attaquer aux vivants… On comprend alors pourquoi les loups ont profondément marqué le Moyen âge par leur nombre, leur force, leurs ruses, leur pugnacité, leurs contacts permanents avec les hommes dans toute l’Europe et même sur les autres continents connus. La forêt occidentale était la continuation de la taïga eurasiatique qui représentait un réservoir inépuisable de ces bêtes légères et rapides et qui pouvaient, en troupes, couvrir en quelques jours des centaines de kilomètres et hanter les longs et froids hivers qu’a connus l’Occident. L’Angleterre par sa position insulaire a exterminé ses loups au cours du Moyen-Âge… (Déjà la phobie) 
              Ailleurs, la grande peur du loup mangeur d’enfants, de femmes, de vieux, de mères-grand, est passée dans le folklore, ainsi que les hommes loups (la bête du Gévaudan ?) Mais la littérature cynégétique ou populaire abonde aussi en détails sur Ysengrin, alors que le chasseur rend hommage à ses qualités extraordinaires de force, de ruse et de courage. Dans le roman de Renart, il est le souffre-douleur du Goupil ! D’innombrables documents nous le montrent tout à fait intégré à la vie quotidienne. A l’école…en histoire, on apprenait qu’en 1420, Paris avait été envahi, et en 1428, sa proche banlieue. On connaît aussi l’histoire de la fin de Charles le Téméraire, près de Nancy, où il fut retrouvé à moitié mangé par les loups.
              On a même pu dire que l’expansion des loups était un baromètre de la santé occidentale : un moment de relâchement, de faiblesse, et la bête accourt, se multiplie, dévore… Mais n’avaient-ils pas, n’ont-ils pas droit de vivre comme toutes les autres espèces ? De l’homme ou du Loup qui est le plus grand prédateur de la nature…Pour terminer voici quelques proverbes et croyances sur ce magnifique et fier animal. Merci à AnjAlain de m’avoir inspiré cet article.
 
-         La fin chasse le loup du bois…
-         Les loups ne se mangent pas entre eux…
-         La lune est à l’abri des loups…
-         Quant on parle du loup… On en voit la queue !
-         Une femme poursuivie par un loup sera très féconde !
-         Une dent de loup autour du cou d’un enfant lui donne bonne dentition…
-         Voir un loup en rêve est signe de jalousie…
   
              Je laisse la barre de Médiéval et Moyen-âge quelques temps à Moriganne, car je dois rejoindre mon domaine en Comté de Normandie. N’oubliez pas de voter sur Weborama et de remonter de temps en temps mon fil sur OB. D’avance merci et à bientôt….
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Le loup, grande peur du Moyen-Âge. http://medieval-moyen-age.net
              
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