11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 19:43
 
              Un nouvel article sur Médiéval et Moyen-Âge, c’est AnjAlain qui le propose… Un petit coucou sur son site lui fera plaisir…  
 
              Au Moyen âge peu de fruits étaient cultivés à part la pomme et la vigne, on les trouvait le plus souvent dans la nature à l’état sauvage.
              La pomme (1) est le fruit par excellence de l’Occident, ce qu’indique leur nom en français venant du latin « pomum » signifiant plus généralement « fruit » mais également les appellations identiques en allemand « apfel », en anglais « aple », en russe « jabloko » ou encore en celte « aballo ». Ce dernier nom a donné de nombreux toponymes, comme Avallon dans l’Yonne mais surtout Avalon dans le Somerset, lieu mythique où selon la légende seraient enterrés Arthur et Guenièvre.
               On pouvait trouver dans les vergers des poires, des coings, des noix, des mûres et même des pèches. D’autres fruits venaient des forêts comme les cormes, les alises, les sorbes, les nèfles, les prunelles, les baies sauvages comme les groseilles, les framboises et les fraises. Notons que les grosses fraises de nos jours n’existaient pas encore au Moyen âge, elles sont le … fruit des recherches agronomiques assez récentes ! Quant aux cerises, elles sont arrivées dans les bagages de Lucullus, dont le luxe et le raffinement sont restés proverbiaux et surtout la formule : « Ce soir Lucullus dîne chez Lucullus », depuis l’Orient, il y a près de 2000 ans.
               La vigne était déjà connue depuis l’Antiquité, avec une référence biblique bien connue et chantée dans « le Cantique des cantiques ». Elle est arrivée à Massilia dans les bagages des phéniciens dès 600 avant JC et est remontée progressivement vers le nord s’adaptant au climat plus froid du nord. Elle a donc été cultivée partout où le climat le permettait et même en Angleterre. Les quantités, à défaut d’avoir de la qualité, fournies et bues dans tout l’Occident étaient considérables et le vin se conservant plutôt mal, il fallait le consommer au plus tôt !
              Le colza, le lin, l’oeillette et surtout l’olive fournissaient l’huile. Les légumes, comparés à ceux qu’on trouve sur nos marchés actuels, étaient peu nombreux même si plusieurs espèces étaient déjà connues comme les poireaux, les carottes, les cardes, les navets, les raves, la chicorée, les choux, la laitue, le cresson, les asperges, le persil, l’oignon, l’échalote (2). Les cucurbitacées (Melon, concombre, courge, …) étaient déjà connues dès Charlemagne. La pomme de terre, le topinambour, le maïs et la tomate par exemple n’arriveront que beaucoup plus tard des Amériques.
              A l’époque de Charlemagne, on cultivait et consommait la rue, la tanaisie, la livèche, la sauge, la sarriette, la bétoine. Beaucoup nous sont inconnues, mais on imagine aisément avec cette liste le jardin dit de « curé ». La plus connu des plantes servant à la nourriture était sans conteste les « blés » qui par ce nom regroupaient toutes les céréales « panifiables » comme le froment, l’orge, l’avoine, l’épeautre, le seigle, le sarrasin ou blé noir.  
              Il est curieux de constater que beaucoup de ces fruits ou légumes n’ont plus cours actuellement ou pire ont malheureusement disparu ! Enfin, la majorité de la population n’avait pas accès à tous ces fruits et légumes et seuls les riches amélioraient leur ordinaire avec des fruits exotiques comme les dattes et les pistaches venant des croisades (Rien de nouveau sous le soleil !)….
 
 
Notes :
(1) - L’étymologie du nom du dieu Apollon signifie « homme à la pomme ».
(2) - L’échalote venait d’Ascalon en Palestine, d’où son nom.
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belles cerises du jardin de AnjAlain. http://anjalika.over-blog.com. http://medieval-moyen-age.net
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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 12:35
 
              Médiéval et Moyen-Âge vous propose une légende de Franche Comté, c’est Heimrich l’empaleur qui nous la conte….
 
              Nous sommes en plein Moyen-Âge, plus précisément au XIVe siècle… Richard de Clémont, homme cruel rêvant de conquêtes, participe avec Henri d’Orbe, fils d’Etienne de Montfaucon, comte de Montbéliard, à la grande croisade contre le sultan Bajazet, sous la conduite du comte de Nevers.
              Richard exigeait des gens de son domaine toujours plus de redevances et amassait des richesses considérables dans les caves de son château.
               Sa femme Blussange avait le cœur généreux et souffrait du comportement de son mari. L’absence de Richard dura trois longues années. Le prévôt Renaud de Saint-maurice et quelques hommes d’armes étaient chargés de veiller sur le château et sur Blussange. Pendant ces trois années défavorables aux récoltes, Blussange se sentit obligée de soulager ses sujets en leur distribuant les réserves accumulées au château.
              Un soir, Richard rentra. Il était méconnaissable tant il avait souffert. Mais très vite, il entreprit la visite de ses réserves. Il s’en prit aussitôt à sa femme dont il connaissait la trop grande générosité. Mais le prévôt Renaud s’accusa pour sauver Blussange. La colère enleva à Richard tout son bon sens. De la terrasse du donjon, il contraignit Blussange à assister au spectacle du supplice du prévôt. La bonne dame s’évanouit.
               Richard perdit la raison. Chaque soir, il chevauchait un cheval noir le long des falaises du domaine et, ce qui devait arriver arriva… 
              La légende dit que le prévôt s’était vengé. On raconte que certains soirs de pleine lune des touristes fatigués et égarés croisent parfois dans la brume montante la silhouette d’un cavalier fantomatique… Mais c’est une légende bien sur !
 Poser la souris sur l'image....
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Renaud le pauvre prévot sur son lit de mort, torturé pour sa générosité par le cruel Richard de Clémont. http://medieval-moyen-age.net
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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 19:47

 

              La forteresse médiévale de Châteauneuf-en-Auxois se dresse sur un éperon rocheux qui domine la plaine. Le château s’est développé autour d’un donjon carré qui date du XIIe siècle. On doit les logis gothiques flamboyants au Sénéchal de Louis XI,  Philippe Pot (Chevalier de la Toison d’Or !). La chapelle du château médiéval est ornée de peintures murales… Si vous passez dans la région ne manquer pas de visiter le château et de flâner dans les ruelles de cette superbe ville du Moyen-Âge… C’est au marché médiéval au cœur de l’ancienne cité que la Compagnie des Flambeaux de l’Allan a monté son campement. La fête a été chaleureuse et l’accueil exceptionnel. Nous avons comme d’habitude proposé de nombreuses animations et connu un superbe succès populaire. La photo représente un tir de « Bouche à feu » (ancêtre du fusil… ou du canon) qui faisait plus peur que de mal, mais un conseil si vous assistez à un de ces tirs, ne vous bouchez pas les oreilles…. Ouvrez la bouche ! Ne manquez pas de partager avec nous ce moment de bonheur en regardant notre nouvel album photos…
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Un tir de "Bouche à feu" dans les ruelles de l'ancienne cité médiévale de Châteauneuf-en-Auxois... http://medieval-moyen-age.net
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2 août 2006 3 02 /08 /août /2006 19:58

 

              Comme il est de tradition sur Médiéval et Moyen-Âge, voici les proverbes du mois d’Août (Merci AnjAlain fidèle rédacteur) toujours en provenance de la grande sagesse des paysans du Moyen-Âge ou d’autres époques parfois beaucoup plus anciennes…. L’article sur notre dernière fête sera en ligne (avec un super album photos) si tout va bien vendredi soir….  
 
Temps trop beau en août,
Annonce hiver rigoureux.
 
Quand il pleut en août,
Il pleut miel et bon moût.
 
Jamais d’août la sécheresse
N’amènera la richesse.
 
Soleil rouge en août,
C’est de la pluie partout.
 
Quand le mois d’août a été « mouilleux »,
On a un gros printemps.
 
Quand le mois d’août a été sec,
On a un petit printemps.
 
Les poulets du mois d’août
N’ont jamais le derrière clos.
(Car ce sont de bonnes pondeuses)
 
Les nuits d’août
Trompent les sages et les fous.
(Parce qu’il y a de brusques orages) 
 
Tonnerre d’août
Belle vendange et bon moût.
 
S’il tonne en août,
Grande prospérité partout,
Mais des maladies beaucoup.
 
Ce que le mois d’août ne mûrira pas,
Ce n’est pas septembre qui le fera.
 
Août pluvieux,
Cellier vineux.
 
En août,
Les gélines sont sourdes.
(Les poules ne font pas entendre leur caquetage.)
 
En août, quiconque dormira sur midi, s’en repentira.
 
Quiconque se marie en août,
Souvent n’amasse rien du tout.
 
Tel les trois premiers jours d’août,
Tel est le temps de l’automne.
 

 

 

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 17:48

 

              De retour du superbe marché médiéval de Châteauneuf en Auxois (On en reparlera dans la semaine... En attendant une photo pour vous mettre en bouche ) voici donc le résultat officiel du premier concours de Médiéval et Moyen-Âge.  C’est donc Lili qui remporte le premier prix (un recueil sur la cuisine du Moyen-âge et mon CD sur la légende du Pont Sarrasin) avec un article sur la basilique de Saint Denis. Vous pouvez retrouver sur son blog une série d’articles sur ce magnifique édifice médiéval. Pour voir la suite du classement… c’est ICI. Merci à tous les participants pour la qualité de leur travail et à bientôt pour un prochain concours….
 
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Le superbe château médiéval de Châteauneuf-en-Auxois http://medieval-moyen-age.net
 
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