20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 18:34

 

              Voici le dernier article du grand concours de Médiéval et Moyen-Âge, c’est Thomas qui nous le propose. Comme pour les autres articles, pas de commentaire possible (reste le livre d'Or ou le 6 em article pour cela) Si tout va bien les votes seront en place à partir de samedi soir… Merci à Louvre Passion pour la photo !
 
              La Sorbonne est une des plus anciennes universités d’Europe car fondée en 1150. Elle trouve son origine dans le Collège de la Sorbonne, crée en 1253 par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi Saint Louis. La fondation fut confirmée par ce dernier en 1257. En 1271 elle devint Faculté de philosophie et des arts. La théologie y était enseignée à vingt étudiants peu aisés. Etait pratiqué le « quodlibet » exercice consistant en une question générale posée aux étudiants, dont le but était de raisonner et d’aboutir à une conclusion pertinente. En 1280 Albert Le Grand posa la question suivante : «Cette proposition, l’homme est un animal, est-elle vraie, alors même qu’aucun homme n’existerait ? » C’est également à cette époque que vit le jour la sublime bibliothèque universitaire.
              Quand Paris devint un grande centre culturel et scientifique en Europe, la Sorbonne ne tarda pas à devenir une véritable autorité morale au coeur des plus grands évènements historiques : les docteurs de l’université jouèrent un rôle essentiel dans le Grand Schisme d’Occident entre 1378 et 1417, la crise pontificale qui toucha le catholicisme qui s’acheva avec le Concile de Constance, animé par le chancelier de l’université de Paris, Jean Gerson.  Pendant la Guerre de Cent Ans, la Sorbonne soutint les Anglais, le parti bourguignon et approuva l’exécution de Jeanne d’Arc en 1431.
              En 1469 y fut installée la première imprimerie de France à l’initiative de Louis XI et le prieur de la Sorbonne, Jean Heynlin. Au XVe siècle, la faculté fut souvent en grève (trois mois en 1443, six mois en 1444) pour défendre son exemption fiscale. Jusqu’en 1446 les étudiants dépendaient  de la Sorbonne en matière pénale. Charles VII la soumit à la juridiction du Parlement de Paris, ce qui suscita des émeutes étudiantes, dont celle du poète François Villon.
              La fondation du Collège de France en 1530 et l’apparition de la Compagnie de Jésus, ordre jésuite, vinrent concurrencer la Sorbonne avant l’embrasement des guerres de religion en France. En 1600 Henri IV démantela les privilèges de l’Université. Ce n’est qu’avec le Cardinal de Richelieu, élève en 1606-1607 puis proviseur de la Sorbonne en 1622 que celle-ci recouvra son éclat : rénovation des bâtiments dotés d’une chapelle qui renfermera plus tard son tombeau et un orgue de Dallery. La faculté se soumit à Louis XIV, après quelques velléités d’indépendance sous la Fronde et condamna les idées de Descartes puis celle des Philosophes du Siècle des Lumières au XVIIIe siècle.
              Sous la Révolution Française les bâtiments furent fermés aux étudiants en 1791 et sa communauté dissoute avec les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corporations. Ce n’est qu’en 1806 que la Sorbonne fut rétablie comme institution laïque et publique. Le Duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, fit construire un amphithéâtre de 1200 places. Des professeurs prestigieux comme Victor Cousin et François Guizot y dispensèrent leur enseignement, les cours étaient réorganisés autour des universités de Lettres, de Sciences et de Théologie. Ce fut en 1881 que Jules ferry fit de la Sorbonne un bâtiment unique.
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La sorbonne, une Université qui remonte au Moyen-Âge. http://louvre-passion.over-blog.com
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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 18:49

 

                Carabosse (pas de site !) nous présente le quatrième article pour le grand concours de Médiéval et Moyen-Âge. Pas de commentaire possible sur cet article. Prochain et dernier concurrent jeudi…
 
                C’est au sud de l’Alsace dans le Sundgau, terre de sorciers et de sourciers… et route de la carpe frite… (bon pour le reste veuillez vous référer au guide du routard) que se dresse le majestueux Château de Ferrette… (Oui je sais, Honorius, c’est l’introduction type !)
               Construit sur un sommet de 612 mètres, ce qui donne tout de suite envie d’aller tester le menu de l’un des nombreux et excellents restaurants se trouvant aux pieds du château avant d’aller crapahuter dans les sentiers médiévaux ou fort heureusement le « tram train » n’a pas encore posé ses rails (Vous ne pouvez pas encore comprendre la relation qu’il y a entre le « tram train » et le château de Ferrette mais je vous l’expliquerais plus tard car elle a son importance historique et aussi hystérique lorsque les jouvencelles s’en mêlent, mais vous patienterez encore pour l’énigme !)…
               Le château est classé monument historique depuis 1842 et là je ne félicite pas les touristes étrangers qui oublient en ce moment qu’il y a beaucoup d’autres belles choses à voir que la célébrissime pyramide du Louvre avec le code da Vinci sous le bras, enfin je les pardonne car comme ce château a été classé monument historique depuis belle lurette, l’état lui-même a semblé l’oublier !
              Construit au Xe siècle (Quoi par qui ! Là il ne faudrait quand même pas exagérer déjà que je vous dégote un monument du Xe, de toute façon je n’ai rien à me reprocher car personne ne le sait…vraiment !) Ce lui vaut l’honneur d’être le plus vieux château d’Alsace, et là pas de doutes, pas de contre vérités historiques parce que ça se voit… à l’oeil nu !
              Ce magnifique château médiéval a été la propriété du Comte Frédéric qui en 1125 quitta le château de son père à Montbéliard pour celui de Ferrette (D’ailleurs cette manie des Francs- Comtois à venir squatter nos plus beaux châteaux d’Alsace avec leurs troupes et leur hypocras n’a pas changé de nos jours, on dit même qu’ils auraient eu l’outrecuidance d’envahir la Bourgogne ces derniers temps et devinez pourquoi ? De vrais barbares ! N’est ce pas Honorius ?)
               En 1233 Frédéric II dote le bourg de murailles, ben oui malgré que l’époque des druides et des devins soit déjà bien révolue, il a eu le flair pour deviner ce qui allait bien pouvoir se dérouler de joli en ce qui concerne l’avenir de cette romantique période du Moyen-Âge ! On se demande d’ailleurs d’où lui est venue cette intuition !
               En 1324 le Comté de Ferrette passe à la maison D’Autriche, car la petite Jeanne de Ferrette, futée comme une Alsacienne, avait déjà compris qu’il valait mieux se marier à un riche archiduc plutôt qu’à un pauvre gueux. Le mariage de Jeanne de Ferrette et d’Albert de Habsbourg donna au comté de Ferrette de nombreux privilèges, dont le débit de sel exclusif pour tout la seigneurie, le droit de nommer ses magistrats, la franchise du droit de péage, le droit de tenir des foires comme celle de la foire st Nicolas qui existe toujours…
               Bref, tout allait bien pour ce joli Comté de Ferrette (Je vous laisse imaginer le tableau médiéval) jusqu’en l’an de grâce 1633 ou débarqua un certain commandant Hartmann d’Erlach qui s’empara du château (Là aussi je vous laisse imaginer le portrait du personnage !) allié des Suédois qui eux ne trouvaient pas du tout l’architecture Alsacienne à leur goût, et incendièrent le château supérieur sans oublier au passage de détruire les murs d’enceinte suite à leur altercation avec les paysans qui les trouvaient trop oppressifs à leur égard, le schéma classique quoi ! Ce qu’ils regrettèrent amèrement par la suite… Car de nos jours j’en vois souvent débarquant dans nos villages touristiques sortir de leur voiture et agiter un petit drapeau blanc en disant « Swentenenborrrggg !!!! » ce qui veut dire « M ….. Je me suis encore chopé une contravention ! » Mais revenons en aux rails du « tram train ». Grâce à l’inauguration du « tram train » de la ville de Mulhouse, la ville de Ferrette a eu l’occasion d’accueillir il y a quelques semaines, son dernier «Comte » en titre : Le Prince Albert de Monaco, Comte de Ferrette.
              Effectivement le prince, invité à l’inauguration du « tram train » en a profité pour visiter la route de la carpe frite et se rendre en visite dans son Comté ou il n’était pas revenu sans doute depuis l’an quarante, mais bon je le pardonne c’est quand même loin Monaco et puis pourquoi vouloir voyager plus loin lorsqu’on habite Monaco : il y a tout ce qu’il faut sur place !
              Malheureusement nous ne sommes pas donné rendez vous ce jour là pour le conte de fées mais quand même si Albert de Monaco me lisait en ce moment, je peux lui dire que c’est «okéee » s’il m’invite à prendre un petit thé accompagné d’un petit spéculos (Quoi ?... Non ! Le spéculos ce n’est pas un truc de gynéco ! C’est un p’tit gâteau, bande d’ignares !) Juste histoire de voir à quoi ressemble un vrai prince et puis il faudrait quand même y penser à la future restauration de ce château, n’est ce pas mon bon Prince ?
               Ainsi se termine cette promenade au château de Ferrette en bonne et due forme avec l’arrivée d’un prince, il faut dire que là en plus cela ne pouvait mieux tomber car le château de Ferrette c’est quand même un bon «  point de vue !». Depuis son donjon on peut voir tous nos magnifiques villages Sundgauviens, et si vous passez par le Sundgau, n’oubliez pas d’aller vous promener sur ses remparts (en ruines, ben oui quand même) avec votre prince charmant ou votre princesse.
               Pour ma part je préfère la compagnie des chevaliers et des gentes dames…qui ont disparus pour l’instant…. Car la ville de Ferrette organisait tous les deux ans une grandiose fête médiévale, j’ai appris qu’elle n’avait pas lieu cette année, et je le regrette vraiment, c’était une très bonne initiative et un grand plaisir pour les passionnés du Moyen-Âge !
 
               La prochaine fois si Honorius me le permets je vous raconterais l’histoire du petit peuple liée à ce château : « La légende de la grotte des nains » (des potes à moi)… Parole de gueuse !
 
               Gros bisous soufrés à toutes et à tous !
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Le superbe château médiéval de Ferrette en Alsace. http://medieval-moyen-age.net
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16 juillet 2006 7 16 /07 /juillet /2006 09:09

 

              Voici l’article de Martine pour sa participation au grand concours de Médiéval et Moyen-Âge. Pas de commentaire possible sur cet article, la prochaine participation sera en ligne mardi…
 
 
              Cette ferme médiévale est située dans le Centre de la Brie, à quelques 20 km de Melun.
Ses origines sont très anciennes. Elle est déjà citée pour la première fois en 1285 dans une charte de partage de la Vicomté de Melun entre les deux frères Adam et Jean de l’Espoisse. Ce dernier a dans sa part les cens et rentes des Epoisses.
              Il s’agit d’un des plus beaux modèles de l’architecture des fermes du Moyen-Âge. C’est presque un véritable château fort avec ses tours et ses douves et qui permettait aussi d'accomplir les fonctions habituelles d'une ferme. De sa tour et ses créneaux, on dominait des fourrés épais entourés d'une véritable forêt, d’où son nom qui vient du vieux français «espesse» qui veut dire épaisseur, bois touffu.
              Cette forteresse possède un pigeonnier monumental du XIIIe siècle avec un mât tournant et avec plus de mille alvéoles en terre cuite pour recevoir œufs et couvées. La taille de ce pigeonnier permet de connaître la puissance du propriétaire des lieux. En effet, le nombre de volatiles acceptés était directement «indexé» sur l’étendue des champs.
              On sait qu’en 1477, le seigneur du Fief des Epoisses était Guy de Gyresne.
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Une superbe ferme médiévale, le fierf des Epoisses. http://passions.et.hobbies.over-blog.com
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14 juillet 2006 5 14 /07 /juillet /2006 10:53

 

              Lili nous propose le second article en compétition pour le grand concours organisé par Médiéval et Moyen-Âge. Pas de commentaire possible sur cet article. Prochain concurrent dimanche 16 juillet…            
             
              Que diriez vous de connaître l’histoire de la basilique de Saint-Denis dans le 93 Seine St Denis, nécropole royale où se trouve les gisants de nombreux rois de France. Pas de trésor caché pour les amateurs, mais une histoire fabuleuse et d‘une richesse incroyable. Je m’y suis rendue le 11 juin 2006 et j’en ai profité pour en faire la visite avec un guide. Oyer ce que je vais vous conter maintenant.
 
              L'ancienne abbaye royale de Saint-Denis a illuminé des siècles durant l'histoire artistique, politique et spirituelle du monde franc. Citons, notamment, la bibliothèque du monastère qui, à la fin du Moyen Age, est la plus importante du royaume. L’église abbatiale a été dénommée «basilique» dès l’époque mérovingienne. Ce qualificatif s’applique dès le IV e siècle aux églises dont le plan reprend celui des bâtiments civils romains où l’on pratiquait le commerce et où l’on rendait la justice, souvent édifiées à l’extérieur des villes et sur la tombe d’un saint.
              L’église s’élève sur l’emplacement d’un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de Saint-Denis martyrisé vers 250. Outre une crypte carolingienne, vestige de l’édifice consacré par Charlemagne en 775, la basilique conserve le témoignage de deux bâtiments déterminants pour l’évolution de l’architecture religieuse : le chevet de Suger (1144), qui constitue un véritable hymne à la lumière, manifeste du nouvel art gothique et la partie reconstruite, au temps de saint Louis, dont le transept, d’une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux. Lieu de mémoire, dès le haut Moyen Age, le monastère dionysien a su lier son destin à celui de la royauté s’affirmant peu à peu comme le lieu de sépulture privilégié des dynasties royales à la faveur du culte de saint Denis. Quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes et princesses, dix grands du royaume y reposèrent. Avec plus de soixante-dix gisants et tombeaux monumentaux, la nécropole royale de la basilique s’impose aujourd’hui comme le plus important ensemble de sculpture funéraire du XII e au XVI e siècle. Mais la basilique de Saint-Denis n'a pas été dès l’origine de la royauté franque considérée comme le “ cimetière aux rois ”, comme l’avait défini un chroniqueur du XIII e siècle. Jusqu’au X e siècle, l’abbaye royale a été en âpre concurrence avec de nombreuses autres nécropoles, notamment Saint-Germain-des-Prés. Lors de l’avènement des Capétiens en 987, le rôle de nécropole royale s’affirme et la plupart des souverains y reposeront jusqu’au XIX e siècle ; même si pour des raisons politiques, religieuses ou personnelles, quelques rois comme Philippe Ier en 1108, Louis VII en 1180, Louis XI en 1483, Charles X en 1836 et Louis-Philippe en 1850 seront inhumés dans d’autres lieux. Louis XVIII, mort en 1824, est le dernier roi à reposer dans la basilique.
               Les souverains ont toujours été au cours de l’histoire en quête de légitimité, ce qui explique pour partie leur volonté de reposer auprès des reliques de saint Denis, Rustique et Eleuthère, (tous trois ayant été martyrisés ensemble. Par l’intermédiaire de la puissance des saints martyrs, le roi pensait ainsi acquérir pouvoir et protection pendant sa vie, notamment au cours de ses batailles, et selon la croyance, accéder directement au Paradis.
              « Montjoie saint Denis ! » Cri de ralliement des chevaliers sur les champs de bataille du XII e et XIII e siècle, inscrit sur la bannière de couleur écarlate parsemée de flammes d’or du fameux oriflamme de Saint-Denis. « Montjoie saint Denis » devient la devise du royaume de France, qui se place ainsi sous la protection du saint tutélaire du royaume : St Denis. Cet étendard est une belle image de l’union personnelle entre l’abbaye, le saint patron et le roi. Cette enseigne était systématiquement levée en temps de guerre par les souverains qui venaient la recueillir des mains de l’abbé sur l’autel des saints martyrs. Elle est un des objets majeurs de l’épopée médiévale autour duquel se forme un premier sentiment national. Une copie subsiste dans la basilique.
              La guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, les troubles politiques contribuent au déclin de l’abbaye royale de Saint-Denis bien avant que la Révolution ne le précipite. En 1793, les révolutionnaires s’attaquent aux symboles de la monarchie mais la basilique échappe à la destruction totale. En 1806, Napoléon Ier ordonne la restauration du bâtiment. Puis Louis XVIII restitue à l’abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de restauration se poursuivent tout au long du XIX e siècle et sont dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à partir de 1846.
En 1966, la basilique devient cathédrale, nom dérivé de "cathedra”, siège de l’évêque qui s’y trouve. Une copie du trône de Dagobert, dont l'original se trouve au cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale, est actuellement utilisée à Saint-Denis par l’évêque comme siège épiscopal.
               Un monument royal : Les rois mérovingiens et carolingiens, la riche et très influente noble parisienne, sainte Geneviève, témoignent d'une dévotion toute particulière à saint Denis. Elle fit sans doute construire en 475 un premier bâtiment. Le développement d’une vaste nécropole, qui s'étend bien au-delà du bâtiment, entraîne au VI e et VII e siècle, un agrandissement de l'église. De nombreux personnages de haut rang, essentiellement des femmes, sont inhumés au plus près du saint. La découverte, en 1959, du sarcophage de la reine Arégonde, belle-fille de Clovis, morte dans la deuxième partie du VI e siècle, indique la puissance d’attraction du sanctuaire. Les bijoux associés à sa sépulture sont conservés au musée du Louvre.
              Cinquante ans plus tard, en 639, le roi Dagobert est le premier roi franc à trouver sépulture la basilique de Saint-Denis.
Dagobert s’illustra par de généreuses donations à l’abbaye et créa, selon la tradition légendaire, la foire de Saint-Denis chaque mois d’octobre, source de grandes richesses pour le monastère.
              Quelques Mérovingiens et Carolingiens furent inhumés dans la basilique, comme Charles Martel, Pépin le Bref ou Charles le Chauve.
Charles Martel meurt en 741. Celui qui n’est que le maire du Palais, s’assure une inhumation prestigieuse, en face du grand roi Dagobert. Il fait ainsi accéder sa famille, les Pippinides, futurs Carolingiens, au rang des plus grands. Bien qu’il ne fût pas roi, son gisant réalisé au XIII e siècle le montre couronné car les Capétiens reconnaissaient en lui l’ancêtre de la grande dynastie carolingienne.
              Pépin le Bref, fils de Charles Martel, reçut l’onction du pape Etienne II à Saint-Denis, en juillet 754, scellant ainsi l’alliance entre les rois francs et la Papauté. Ce fut le premier souverain sacré image de Dieu sur terre. Ce grand roi fit alors reconstruire l’église à la manière des édifices romains de type basilique. Dotée d’un plafond de bois, de dizaines de colonnes de marbre et décorée de milliers de lampes à huiles, on y associa, pour la première fois, une crypte qui abrita, jusqu’au XII e siècle, les reliques de saint Denis. Les vestiges de ce martyrium à la mode romaine, décoré de peintures imitant le marbre, sont encore en place.
              La crypte archéologique : La riche et très influente noble parisienne, sainte Geneviève, très attachée à saint Denis, fait sans doute construire en 475, sans qu’on puisse l’affirmer, un premier bâtiment de 20m de long sur 9m de large, dont il subsiste aujourd’hui quelques murs de fondation. La volonté de nombreux aristocrates de se faire inhumer auprès de saint Denis entraîne l’agrandissement, au VI e et VII e siècle, de la basilique.
             Au VIII e siècle, à l’occasion de son sacre, Pépin le Bref décide la reconstruction de l’édifice à la manière des édifices romains de type basilique. On peut voir aujourd’hui, dans l’immense crypte de la basilique, riche de l’histoire la plus ancienne de Saint-Denis, une fosse qui conserve le souvenir de l’emplacement de la tombe et des reliques de saint Denis et de ses deux compagnons de martyr, installés à cet endroit jusqu’au XII e siècle. Cette fosse est le centre de tous les édifices construits, de la première chapelle, du IV e ou V e siècle, jusqu’à l’abbatiale du XIII e siècle.
              Les amoureux de l’art roman trouveront aussi, dans la crypte de Saint-Denis, un des rares témoignages de cet art en Île-de-France. Cet espace conserve plusieurs chapiteaux historiés, notamment dédiés à la vie de saint Benoît, et des chapiteaux à décor de feuillages. Sa massivité a servi de point d’appui au nouveau chevet supérieur que le célèbre abbé de Saint-Denis, Suger, crée dès 1140.
 
              Je sais avoir été un peu longue mais je pense que tout était indispensable pour son histoire
 
N’hésitez pas à vous y rendre, pour se garer. Un parking souterrain est juste à proximité.
J’ai payé 6,5 € pour cette visite dans un temps révolu. Les horaires sont : tous les jours
du 01/04 au 30/09 de 10h à 18h15 sauf le dimanche à partir de 12h car on y célèbre la messe
du 01/10 au 31/03 de 10h à 17h15 sauf le dimanche à partir de 12h car on y célèbre la messe
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La basilique Saint Denis, joyau du patimoine Français. http://liliflore.over-blog.com
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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 18:44

 

              Voici le premier article proposé par AnjAlain pour le concours organisé par Médiéval et Moyen-Âge. Il n’y aura pas de commentaire possible sur les 5 articles en compétition. L’article du prochain concurrent sera en ligne vendredi. 
 
              Abbaye de Saint-Savin, arrondissement de Montmorillon, département de la Vienne (86) dans le Poitou. 
              Il m’a été difficile de faire un choix dans ce Poitou si riche en histoire médiévale. Il a fallu pourtant se décider. J’ai finalement opté pour une abbaye presque anonyme sauf pour les habitants de la région et quelques initiés, abbaye pour laquelle il est difficile de faire la part entre la légende et l’histoire, car le chartrier de l’abbaye a été brûlé en 1568 lors des guerres de religions. Il reste cependant une magnifique église abbatiale construite au XIe siècle et qui a été classée au rang de patrimoine mondial par l’UNESCO. Mérimée en son temps l’avait remarquée.
              Autour de l’an 800, une petite communauté monastique s’établit sur les bords de la Gartempe, (qui connaît cette modeste rivière à part Roanne ?) près du lieu où auraient été retrouvés les restes de Savin et de Cyprien, deux saints qui auraient été martyrisés au Ve siècle.
              La fondation de l’abbaye semble voir reçu le soutien de Charlemagne et de son fils Louis le Pieux. Grâce à son système défensif, Charlemagne y aurait fait édifier une fortification, l’abbaye de Saint-Savin est la seule de la région à demeurer intacte après les incursions normandes du IXe siècle.
Le Moyen âge est une période de prospérité pour l’abbaye et le bourg bâti autour, grâce à sa position stratégique sur la route médiévale entre Poitiers et Bourges. Au XIIIe siècle par exemple, l’abbaye détient les droits de péage et de passage des foires et des marchés.
              L’église abbatiale a été re-construite vers 1030. Le bâtiment est construit sur un plan en croix latine, traditionnel à l’époque. Aux environs de 1100, l’édifice et ses peintures sont terminés et l’église possède le plus grand ensemble de peintures murales romanes de France. Les thèmes sont souvent inspirés de la Bible, la voûte de la nef par exemple contient à elle seule plus de 450 m² de peintures murales relatant l’histoire de la Genèse et de l’Exode. Une autre série de peintures retrace les scènes de la vie et du martyre de Saint-Savin et de saint Cyprien. La nef date du XIe siècle, elle est longue de 42 m et large de 17 et comporte trois vaisseaux de neuf travées. La crypte date de la fin du XIe siècle. Elle est située sous l’autel majeur et conserve l’ensemble de sa décoration peinte originelle. Malheureusement, elle est interdite de visite, sous peine de destruction. Un clocher-porche, couronné d'une flèche date du XIVe siècle. On peut noter malgré des variantes stylistiques de la construction, une certaine unité se dégage de l'ensemble, comme on peut le constater sur les photos, ou mieux en vrai !
              Alors si vous passez dans cette région, une petite visite s’impose….
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L'Abbaye de Saint Savin dans le Poitou. http://anjalika.over-blog.com
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