26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 13:25

 

              Pour cet article merci de laisser vos commentaires sur l’article suivant. Pour des nouvelles de papa (Honorius) lire aussi le commentaire qu’il a laissé sur le même article…Si le beau patrimoine médiéval vous passionne, Médiéval et Moyen-Âge vous conseille de lire ce très beau livre richement documenté…. En voici la présentation… (Nous remercions l’auteur de nous avoir fait parvenir ces précieuses informations…)
 
 
              Depuis le début du XIXe s. et le Romantisme qui valorise le pittoresque des ruines, depuis le début du XXe s. et le tourisme de masse qui les instrumentalise, c’est la vision esthétisante et affective des châteaux médiévaux qui prévaut, dans les publications comme dans les commentaires de nombreux guides. Elle fait souvent oublier la complexité de ces monuments qui ont été tout à la fois des résidences seigneuriales, des fortifications, des centres du pouvoir administratif local et plus largement des lieux de vie, en un mot des « forteresses habitées ». On néglige communément le fait que ces châteaux ont également été les outils de stratégies dynastiques et de projets politiques, plus prosaïquement aussi le moyen de tenir son rang dans une société longtemps structurée par le système féodal.       
              Si la fonction proprement militaire des châteaux médiévaux du Val de Loire est toujours évoquée dans les publications comme dans les commentaires des guides, elle s’efface trop souvent derrière les figures plus ou moins pittoresques de leurs bâtisseurs. L’impasse est souvent faite sur l’architecture militaire des châteaux médiévaux, pour focaliser l’attention sur les grands personnages qui en ont fait leur résidence et le cadre de leurs amours, comme sur les évènements historiques dont ils ont été le théâtre. À la limite, on pourrait visiter quelques-uns des grands châteaux médiévaux du Val de Loire et des provinces ligériennes, écouter avec attention tous les commentaires de visite, sans guère entendre parler de l’intérêt du flanquement raisonné des enceintes, du fonctionnement du pont-levis à flèches ou de l’évolution des embrasures de tir entre le XIIe et le XVe s.
              En fait, l’amateur de « vieilles pierres » ou le simple curieux est souvent livré à ses propres connaissances, et il ne peut profiter pleinement de ses visites que s’il possède une culture archéologique suffisante pour détailler et comprendre sur place les systèmes défensifs mis en œuvre par l’architecte médiéval. Nulle part ailleurs que dans des études savantes il ne peut chercher les connaissances qui lui permettraient de saisir et d’apprécier la qualité des défenses mises en place pour protéger le château qu’il entreprend de visiter. Il peut trouver quelques données dans son guide de tourisme, mais elles sont toujours trop élémentaires pour repérer, pour analyser et comprendre un système de défense plus ou moins complexe, qui se présente à ses yeux dans un état de ruine parfois avancé ou qui a subi une restauration trop radicale au XIXe s.
 
              Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loires’efforce de combler cette lacune en proposant, dans une région particulièrement riche en châteaux médiévaux, quelques clés pour mieux les observer et les comprendre, et donc profiter plus pleinement de leur visite. Par rapport aux commentaires des guides, qui sont généralement de qualité dans les grands monuments, l’ouvrage se propose de fournir un complément d’information dans un domaine qui ne peut souvent être traité comme il devrait l’être au cours des visites, notamment faute de temps. Il cherchera d’abord à replacer le château médiéval dans son contexte historique, il évoquera ensuite les outils et les pratiques mis en œuvre pour l’attaque et pour la défense des fortifications, comme les systèmes permettant de protéger les enceintes et leurs tours, les portes et le donjon, et enfin l’évolution de la fortification dans une « longue durée » de plus de cinq siècles.
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Châteaux et forteresses
du Moyen Âge en Val de Loire
Touraine, Anjou, Berry,
Orléanais, Vendômois, marche bretonne,

Daniel SCHWEITZ

Tours, éd. CLD, 2006,192 p., 30 euros chez votre libraire
nombreuses Illustrations NB et couleurs,

(information libraires : diffuseur SODIS, 01 60 07 82 99)

 L’auteur :

Docteur en anthropologie historique, il a notamment participé aux fouilles des châteaux de Lavardin, Fréteval, Tours et Issoudun. Il a déjà publié des notices présentant au grand public et aux amateurs certains des grands châteaux médiévaux du Val de Loire (éd. Hachette, Région Centre, Société française d’archéologie).

Derniers ouvrages publiés :

- Cuisiner et vivre autour de l'âtre rustique en Val de Loire (XIXe début XXe siècle), Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2003.
- La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2002.
- Aux origines de la France des pays : Histoire des identités de pays en Touraine (XVIe-XXe siècle), Paris, L’Harmattan, 2001.
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21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 08:57

 

              Coucou c’est moi Lilith la chatte de la sorcière Moriganne. Maintenant que j’ai pu chiper à mon tour le grimoire médiéval du vieux sorcier (c’est pas croyable ce qu’il peut être désordonné !) j’ai décidé de reprendre la rubrique de mon Ami Asmodée qui a rejoint le Paradis des chats…. Invisible, je farfouille un peu partout pendant les fêtes des Flambeaux de l’Allan et, grâce à la boîte magique d’Asmodée, je capture des scènes que certains membres préféreraient que l’on ne diffuse pas ! Mais comme je suis très coquine… Je ne vais pas vous en priver sur Médiéval et Moyen-Âge… Et vous n’allez pas être déçus ! Par exemple on ne peut s’imaginer le travail que cela représente pour monter et démonter le camp des Flambeaux (neuf échoppes, une grosse tente et un matériel impressionnant…) il faut être très organisé et solidaire… Alors les médiévaux ont inventé la chaîne, simple et rapide pour être efficace sans trop se fatiguer… Au fait c’est qui le directeur des travaux finis qui se la coule douce…. Ok je file, je n’ai pas envie de finir transformée en crapaud baveux !
 
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Les Flambeaux de L'allan au travail ! Photo de http://medieval-moyen-age.net
 
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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 10:12
 
              Un nouvel article de Philippe le Templier pour Médiéval et Moyen-Âge…
 
              Nous voici enfin à mon époque, le Moyen-Âge, le Baphomet restant muet. Lors d’un de mes déplacements pour mon Ordre, je fus amené à me rendre en Espagne médiévale, afin d’aller prier sur la Tombe du Matamore (tueur de Maures), l’Apôtre Jacques à Santiago (St Jacques de Compostelle, ou le Champ des Etoiles).
              Pour ce faire, je passais par la très belle et très grande ville de Burgos, aux confins de la Castille et du Leon. Ce territoire était bien apaisé depuis la grande Victoire sur les Maures de Las Navas de Tolosa en 1212 où les Royaumes Chrétiens du nord unis : Castille, Leon, Asturies, Navarre, Aragon et Catalogne, aidés par un fort contingent Templier firent merveille pour repousser l’envahisseur Musulman aux confins de la péninsule, jusqu’à la très Arabe Grenade et son sublime Alhambra, merveilleux Paradis sur Terre de Fleurs et d’Eau.
              Il faut noter que l’un des grands personnages présent lors de cette bataille était le roi très Catholique Pierre II d’Aragon, tué à la bataille de Muret, étant venu au secours de son vassal et néanmoins ami le Comte Raymond de Toulouse. Et oui, l’un des vainqueurs de l’avancée Musulmane en Espagne se retrouvait aux côtés des Faidits (Seigneurs Déchus de langue d’Oc) et des Cathares durant la croisade organisée par le Roi de France, Louis IX contre le midi. (Lire à ce sujet mon article sur les Cathares).
              Or donc, je me trouvais à Burgos, et me régalais de succulentes soupes à l’ail et d’agneaux de lait rôtis, (pendant les jours non maigres, sinon je dévorais de la truite de Castille) le tout arrosé de petits vins rouge ou rosé fors en soleil.
              Je profitais de mon séjour pour me rendre à la très belle abbatiale romane de la ville, (un jour une superbe cathédrale gothique la remplacera), afin de méditer quelque peu sur notre temps et ses multiples contradictions, la plus terrible étant le fait déclaré de nos sempiternelles guerres entre Tenants des différentes Religions de mon époque. Il est à souhaiter qu’il n’en soit plus de même dans l’avenir, et qui sait du temps où vous lirez cet écrit.
C’est alors que je me trouvais devant les pierres tombales de personnages de légende : le Cid Campéador et son épouse Chimène. Le Cid de son véritable nom Rodrigo Diaz de Vivar était à la recherche perpétuelle de gloire et de causes à défendre, aussi il combattit tantôt avec les Maures, c’est d’ailleurs là qu’il obtint son surnom de Cid (Sidi en arabe signifiant Seigneur), tantôt avec les Chrétiens. C’est ainsi qu’il prit de haute lutte la ville de Valencia pour le compte des Chrétiens en 1094, ville qu’il gouverna avec son épouse Chimène jusqu’à sa mort.
              Ces personnages eurent un grand prestige en Espagne, et ailleurs également (se souvenir du Cid de Corneille : « Rodrigue as-tu du Cœur »), tout au moins jusqu’à l’avènement des Rois Catholiques Ferdinand d’Aragon & Isabelle de Castille, qui boutèrent les Maures hors de l’Espagne unie en prenant Grenade, souvenez vous ce que la mère du Roi Maure de Grenade disait à son fils après sa rédition : « pleure en femme ce que tu n’as pas su défendre en homme ! ». L’année 1492 fut faste pour Ferdinand & Isabelle : prise de Grenade, soutient à Christophe Colomb et hélas pour eux, avis d’expulsion des Juifs du Royaume, aidé en cela par la « très Sainte Inquisition ».
              Au fait, une anecdote célèbre, savez vous l’origine de la teinte Isabelle ? Il semblerait que la souveraine aurait jurée de ne changer de chemise qu’après la victoire, aussi, l’habit blanc à l’origine avait passé de couleur et jauni …
 
              Quand je vous disais lors d’une autre rencontre que l’histoire est un éternel recommencement. Si vous passez par Burgos, inclinez vous sur la Tombe du Cid et de Chimène son épouse, tandis qu’à Grenade méditez devant les tombeaux des Rois Catholiques. A Santiago pensez aux milliers de Pèlerins en visite chez le Matamore, et au récit de leur voyage. (Surtout, ne pas manquer de visiter notre Amie Pèlerine sur son merveilleux site (le champ des étoiles – Campo Stellae).
 
Fraternellement, PHILIPPE LE TEMPLIER
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Rodrigue, Chimène et Fernand. Détail d'une illustration. Nanteuil, Célestin (1813-1873) source BNF. http://medieval-moyen-age.net
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11 août 2006 5 11 /08 /août /2006 19:43
 
              Un nouvel article sur Médiéval et Moyen-Âge, c’est AnjAlain qui le propose… Un petit coucou sur son site lui fera plaisir…  
 
              Au Moyen âge peu de fruits étaient cultivés à part la pomme et la vigne, on les trouvait le plus souvent dans la nature à l’état sauvage.
              La pomme (1) est le fruit par excellence de l’Occident, ce qu’indique leur nom en français venant du latin « pomum » signifiant plus généralement « fruit » mais également les appellations identiques en allemand « apfel », en anglais « aple », en russe « jabloko » ou encore en celte « aballo ». Ce dernier nom a donné de nombreux toponymes, comme Avallon dans l’Yonne mais surtout Avalon dans le Somerset, lieu mythique où selon la légende seraient enterrés Arthur et Guenièvre.
               On pouvait trouver dans les vergers des poires, des coings, des noix, des mûres et même des pèches. D’autres fruits venaient des forêts comme les cormes, les alises, les sorbes, les nèfles, les prunelles, les baies sauvages comme les groseilles, les framboises et les fraises. Notons que les grosses fraises de nos jours n’existaient pas encore au Moyen âge, elles sont le … fruit des recherches agronomiques assez récentes ! Quant aux cerises, elles sont arrivées dans les bagages de Lucullus, dont le luxe et le raffinement sont restés proverbiaux et surtout la formule : « Ce soir Lucullus dîne chez Lucullus », depuis l’Orient, il y a près de 2000 ans.
               La vigne était déjà connue depuis l’Antiquité, avec une référence biblique bien connue et chantée dans « le Cantique des cantiques ». Elle est arrivée à Massilia dans les bagages des phéniciens dès 600 avant JC et est remontée progressivement vers le nord s’adaptant au climat plus froid du nord. Elle a donc été cultivée partout où le climat le permettait et même en Angleterre. Les quantités, à défaut d’avoir de la qualité, fournies et bues dans tout l’Occident étaient considérables et le vin se conservant plutôt mal, il fallait le consommer au plus tôt !
              Le colza, le lin, l’oeillette et surtout l’olive fournissaient l’huile. Les légumes, comparés à ceux qu’on trouve sur nos marchés actuels, étaient peu nombreux même si plusieurs espèces étaient déjà connues comme les poireaux, les carottes, les cardes, les navets, les raves, la chicorée, les choux, la laitue, le cresson, les asperges, le persil, l’oignon, l’échalote (2). Les cucurbitacées (Melon, concombre, courge, …) étaient déjà connues dès Charlemagne. La pomme de terre, le topinambour, le maïs et la tomate par exemple n’arriveront que beaucoup plus tard des Amériques.
              A l’époque de Charlemagne, on cultivait et consommait la rue, la tanaisie, la livèche, la sauge, la sarriette, la bétoine. Beaucoup nous sont inconnues, mais on imagine aisément avec cette liste le jardin dit de « curé ». La plus connu des plantes servant à la nourriture était sans conteste les « blés » qui par ce nom regroupaient toutes les céréales « panifiables » comme le froment, l’orge, l’avoine, l’épeautre, le seigle, le sarrasin ou blé noir.  
              Il est curieux de constater que beaucoup de ces fruits ou légumes n’ont plus cours actuellement ou pire ont malheureusement disparu ! Enfin, la majorité de la population n’avait pas accès à tous ces fruits et légumes et seuls les riches amélioraient leur ordinaire avec des fruits exotiques comme les dattes et les pistaches venant des croisades (Rien de nouveau sous le soleil !)….
 
 
Notes :
(1) - L’étymologie du nom du dieu Apollon signifie « homme à la pomme ».
(2) - L’échalote venait d’Ascalon en Palestine, d’où son nom.
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belles cerises du jardin de AnjAlain. http://anjalika.over-blog.com. http://medieval-moyen-age.net
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7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 12:35
 
              Médiéval et Moyen-Âge vous propose une légende de Franche Comté, c’est Heimrich l’empaleur qui nous la conte….
 
              Nous sommes en plein Moyen-Âge, plus précisément au XIVe siècle… Richard de Clémont, homme cruel rêvant de conquêtes, participe avec Henri d’Orbe, fils d’Etienne de Montfaucon, comte de Montbéliard, à la grande croisade contre le sultan Bajazet, sous la conduite du comte de Nevers.
              Richard exigeait des gens de son domaine toujours plus de redevances et amassait des richesses considérables dans les caves de son château.
               Sa femme Blussange avait le cœur généreux et souffrait du comportement de son mari. L’absence de Richard dura trois longues années. Le prévôt Renaud de Saint-maurice et quelques hommes d’armes étaient chargés de veiller sur le château et sur Blussange. Pendant ces trois années défavorables aux récoltes, Blussange se sentit obligée de soulager ses sujets en leur distribuant les réserves accumulées au château.
              Un soir, Richard rentra. Il était méconnaissable tant il avait souffert. Mais très vite, il entreprit la visite de ses réserves. Il s’en prit aussitôt à sa femme dont il connaissait la trop grande générosité. Mais le prévôt Renaud s’accusa pour sauver Blussange. La colère enleva à Richard tout son bon sens. De la terrasse du donjon, il contraignit Blussange à assister au spectacle du supplice du prévôt. La bonne dame s’évanouit.
               Richard perdit la raison. Chaque soir, il chevauchait un cheval noir le long des falaises du domaine et, ce qui devait arriver arriva… 
              La légende dit que le prévôt s’était vengé. On raconte que certains soirs de pleine lune des touristes fatigués et égarés croisent parfois dans la brume montante la silhouette d’un cavalier fantomatique… Mais c’est une légende bien sur !
 Poser la souris sur l'image....
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Renaud le pauvre prévot sur son lit de mort, torturé pour sa générosité par le cruel Richard de Clémont. http://medieval-moyen-age.net
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