2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 19:23
 
                Voici comme c’est la tradition sur Médiéval et Moyen Age les proverbes du mois de Mai (Merci à mon ami AnjAlain pour sa précieuse collaboration) et comme je n’étais pas là pour vous souhaiter un joyeux premier mai, je vous offre à tous un énorme bouquet de muguet. Merci de votre fidélité.
 
Mai frileux : an langoureux.
Mai fleuri : an réjoui.
Mai venteux : an douteux.
 
Plus mai est chaud,
Plus l’an vaut.
 
Mai froid n’enrichit personne,
Mais il est excellent quand il tonne.
 
Petite pluie de mai
Tout le monde est gai.
(La rosée du mois de mai
rend le cœur du laboureur gai).
 
Noces de mai
Ne vont jamais.
(ou encore : Noces de mai, noces mortelles)
(En ce mois de la Vierge, on interdisait les mariages. Par superstition sans doute, par la crainte de naissances qui pourraient survenir neuf mois plus tard, en pleine période de Carnaval, période de folie !)
 
Si le dicton est vrai,
Méchante femme s’épouse en mai.
 
Mai pluvieux
Marie la fille du laboureur.
(car il n’y a rien d’autre à faire, s’il pleut, que de festoyer. Le rythme humain doit s’accorder à celui de la nature).
 
Frais mai, épaisse tourte,
Mais peu de vin dans la coupe.
 
Au mois de mai, les essaims
Font la charrette de foin.
 
Quand il tonne en mai,
Les vaches ont du lait.
 
Brouillard de mai, chaleur de juin,
Amènent la moisson à point.
 
Au mois de mai,
Le seigle déborde la haie.
 
Et pour finir le proverbe du jour de mon anniversaire
 
A la Sainte-Croix (3 mai)
On sème les pois.
 
 

 

 

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 10:34
 
              Un nouvel article de Philippe le Templier sur Médiéval et Moyen Age qui pourrait faire suite à celui des Ovnis au Moyen Age… Souvenez-vous de ces mystérieuses apparitions de bateaux volants sous Charlemagne… Que sont devenus les mystérieux voyageurs de l’espace… 
 
              D’où viennent-ils ? Peuple mystérieux de notre histoire, je les ai rencontrés lors de mes nombreux voyages au service de mon Ordre du Temple et cela dans toute l’Europe, mais surtout de Bretagne en Béarn en passant par la Guyenne, la Gascogne, le Pays des Basques et la vieille Navarre, bref tout l’Ouest et le sud-ouest de notre belle terre des Francs.
 
              Qui sont-ils ? De nombreuses hypothèses s’affrontent ou se recoupent : Wisigoths, battus par Clovis. Sarrasins, battus par Charles Martel. Juifs fuyant l’Espagne et les terres conquises par les Arabes, Cathares, Lépreux… Le nom viendrait de Cangoth : Chien de Goth.
 
              Ces personnes furent l’objet de persécutions, de racisme, ce dont nous ne devons pas être fiers. Savez-vous entre autre que leur condition était stipulée sur leur acte de baptême (souvenez-vous de la carte d’identité avec la mention Juif), ils étaient baptisés la nuit et étaient enterrés à l’écart des « Vrais Chrétiens »
 
              Ils doivent respecter de nombreux interdits : mariage hors Cagots, pas de travail en rapport avec l’eau, le feu, la terre, les aliments (contagion, lèpre ou crainte d’empoisonnement ?), Interdiction de porter une arme ou un objet tranchant (peuple vaincu, risquant de se rebeller?)
 
              Ils sont tenus parfois de porter un signe distinctif cousu sur leur habit tel qu’une patte de canard ou d’oie de couleur rouge (plus tard nous connaîtrons l’étoile jaune). Ils ont les pieds et les mains palmés (rapport direct avec la reine Pédauque, signifiant pied d’oie). Ils sont souvent blonds aux yeux bleus (peuple nordique?). Ils n’ont pas de lobes aux oreilles. C’est pourquoi on les soupçonne de venir « d’ailleurs »…en effet dès le VIIIème siècle apparaissent de mystérieuses personnes (extra terrestre?), transportées en des endroits inconnus, parlant des langages incompréhensibles et incapables de se justifier. Souvenez-vous des fresques romanes montrant des personnages volants. Plus tard, lors d’une autopsie le célèbre Ambroise Paré déclare que les Cagots ont le sang d’une couleur spéciale : (Sang Bleu, Mérovingiens, Race Fabuleuse, tout se tient)
 
              A l’Eglise ils entrent souvent par une porte spéciale, très basse, les obligeant à se courber (rite d’humiliation), ils se signent à un bénitier spécial et vivent dans des quartiers bien particuliers (porte spéciale, lavabo spécial, ghetto, cela fleure bon le racisme…)
 
              Leur métier, en fonction des multiples interdictions dont ils sont frappés tourne autour du travail du bois : charpentier, charrons, fabriquant d’instrument de torture (souvent en bois) ils pourront même être Bourreau (juste retour des choses).
 
              Sur la durée, du VIIIe au XVIIIe siècle, ils pourront s’intégrer dans les populations locales et disparaîtrons en tant que minorité au cours du Siècle des Lumières, de la Révolution française et des Guerres Napoléoniennes, grand melting pot de l’Histoire.
Une date : 1692 dernière inhumation à l’écart dans un cimetière Cagot ou Chrestian (peut être le souvenir d’une secte chrétienne comme l’Arianisme).
 
              Si vous passez par ces contrées où vécurent les Cagots, ayez une pensée pour le long martyre qu’ils durent subir, et réfléchissez sur l’éternel recommencement des choses.
 

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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 16:45

 

Partie II
 
 
                      Médiéval et Moyen Âge vous propose la suite de l’article de Philippe le Templier sur le château médiéval de Gisors où l’on parle de trésor et de mystérieux souterrains… l’affaire se corse !
 
                    Me voici de retour, je reprends mon récit tandis qu’à Paris, à côté de l’église St Gervais, les Templiers construisent ce qui deviendra la Maison Cheftaine de l’Ordre sur un terrain offert par Louis VI le Gros, à Gisors, le château, pièce maîtresse de la frontière, s’achève auprès d’une église St Gervais (coïncidence ?).
 
                   Nous avons vu précédemment que nos moines soldats avaient déjà eu à faire avec le château, et ceci plusieurs fois : néanmoins, ils apparaissent officiellement en novembre 1158, date à laquelle les chevaliers du Temple Othon de St Omer, Richard de Hastings, Robert de Pirou prennent possession de l’édifice, ce dernier étant donné pour gage de neutralité bienveillante entre les rois Louis VII le Jeune et Henri II Plantagenêt, dans l’attente du mariage entre les enfants de ces deux souverains. Il fallait des gardiens sûrs et non corruptibles, l’on pensa évidement aux Templiers. Le château resta trois ans aux mains de nos héros, l’avisé Henri II Plantagenêt mariant par anticipation (les époux avaient trois et cinq ans) les futurs souverains de la terre des Angles. Le château fut donc remis aux Anglois, le roi Louis VII berné une fois encore (rappelons-nous la volage Aliénor d’Aquitaine, laquelle s’est un jour déshabillée devant les Barons français en déclarant : « Voyez seigneurs mon corps n’est-il pas désirable, le roi disait que j’étais diable » ) s’en prit aux Templiers et les fit brûler en effigie (voir à Gisors la maison des Hommes Pendus).
 
                   Les Frères n’apparaissent donc à Gisors que pendant trois années, et c’est tout ? Que nenni, ils vont désormais fréquenter ce lieu lors de tragiques circonstances.
Ce sont les accusations portées à Gisors par deux renégats de l’Ordre, Esquieu de Floyran et Bernard Pelet qui seront la pièce principale d’accusation lors du procès.
Le Baphomet (caput LVIII) sera confié à un certain Guillaume de Gisors.
Lors de la rafle du Vendredi 13 octobre 1307, tous les Templiers furent arrêtés, sauf ceux de Gisors (pourquoi ?).
Après leur longue incarcération à Chinon, les chefs du Temple, dont Jacques de Molay furent enfermés au château, avant de gagner Paris et le bûcher, en 1314.
Enfin, le Templier Simon de Macy sera transféré à Gisors en 1314 sur l’ordre exprès de Philippe le Bel, lequel désirait s’occuper personnellement de son cas (autre cas de masque de fer ?)
 
                   Le rideau est-il tombé sur l’histoire du château et les Templiers ? Non bien sûr, et ici nous entrons dans le fantastique : souvenez-vous de mon article sur le Trésor des Templiers, les deux chevaliers venus au Temple de Paris de nuit, et partis en emportant moult coffres…
 
                   Nous voici en 1929, Roger Lhomoy est engagé comme gardien et jardinier du château de Gisors, et ce personnage fabuleux va, suivant un rêve de trésor, pendant de longues années au risque de sa vie, creuser de nuit un souterrain, vider un puits, sous le donjon, qui je vous le rappelle est sur une haute butte. Après des travaux pharaoniques et secrets, au bout d’une longue sape notre héros trouve un mur de pierre qu’il s’empresse de traverser et pénètre dans une crypte, vaste chapelle romane, contenant plusieurs statues grandeur nature, dis neuf sarcophages de pierre de 2.00 x 0.60 et surtout trente coffres de 2.50 x 1.80 x 1.60…
 
                   Le bonheur de la réussite est enfin venu : et bien non, la municipalité, ne voulant rien entendre fait combler les tunnels, licencie Roger et ne veut plus entendre parler de cette histoire. Est-ce le lieu où le trésor des Templiers fut caché ? Est-ce un racontar ? Pourtant plusieurs personnes pensent que cette hypothèse est vraie, surtout depuis que l’on a trouvé un antique parchemin reproduisant à l’identique le plan présumé de la crypte fabuleuse de Gisors, ceci avec statues, sarcophages, coffres…Un petit détail ayant son importance, sur le parchemin comme signature, nous trouvons la croix pattée des Chevaliers du Temple, la même croix que nous trouvons au bord de la route Gisors, Neaufles, croix de pierre érigée depuis 1188, tout près de l’endroit où se tenait l’Ormeteau Ferré.
 L’HISTOIRE est un serpent qui se mord la queue !!!
 
                   Mon récit s’achève provisoirement ici, pas de fouilles, personne n’est intéressé, pourtant me rendant avec Clémence au château, j’ai vu de mes yeux qu’il était impossible qu’il n’y ait rien sous le donjon comme il est prétendu, un départ d’escaliers souterrains est encore visible, mais bloqué par une solide grille ( ?).
 
                   Que faut il en conclure : Existe t’il une conspiration du silence ? Toujours est-il que je m’inscris en défenseur de Roger Lhomoy, Rêveur infatigable, de la lignée des Facteurs Cheval pour la grandeur de l’œuvre et Heinrich Schliemann pour le rêve concrétisé.
 
 
Fraternellement, Philippe le Templier
 
Un mystérieux souterrain au château de Gisors http://medieval-moyen-age.net
 

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7 avril 2006 5 07 /04 /avril /2006 10:03

 

                   Avec un peu de retard, mais le printemps n’est-il pas lui aussi un peu en retard... Médiéval et Moyen Age vous propose comme c’est la tradition les proverbes du mois d’avril.
                   On connaît tous  « En avril ne te découvre pas d’un fil… » Mais il existe d’autres dictons moins connus. Ils sont presque toujours issus du monde paysan. Au Moyen Age la connaissance de l’expérience des anciens a souvent évité plus d’une famine. C’est une partie de ce savoir que nous partageons aujourd’hui avec vous. Merci à notre ami AnjAlain qui nous a permis de compléter cette liste…
 
. Il n’est si gentil mois d’avril
 Qui n’ait son chapeau de grésil…
 
. Au moment où commence avril
  L’esprit doit se montrer subtil…
 
. Pluie de St Hugues à Ste Sophie
  Remplit grange et fournil…
 
. Sillon d’avril par la neige comblé
  Comme un bœuf dévore le blé…
 
. Quand il tonne en avril
  Prépare ton baril…
 
. Bourgeon qui pousse en avril
  Met peu de vin au baril…
 
. Pluie de la Ste Opportune (22 avril)
  Ni cerises, ni prunes…
 
. A la St Georges (23 avril) sème ton orge
 A la st Marc (25 avril) il est trop tard…
 
. Haricots semés aux Rogations (25 avril)
  Donnent récolte à foison…
 
Et n’oubliez pas…. Papillon blanc annonce le vrai printemps.  
 
 

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 16:43

 

PARTIE   I  

                   Pour vous prouvez que l'on ne perd pas le moral, Philippe le Templier et médiéval et Moyen Age vous emmènent à Gisors... sur la trace du trésor des Templiers…? Monceaux d’or ou patrimoine spirituel ? J’ai ma petite idée là dessus… Mais chut… hi hi…  

                   Voyageant dans le temps grace à mon Baphomet, nous nous retrouvons à une époque où notre beau pays se nommait la Gaule, et révérait des dieux étranges venus de Rome, de Grèce, voire d’Egypte dans les fourgons des puissantes légions romaines. Les très anciens dieux celtes étaient eux même honorés avant d’être plus tard « fait néant » comme le sera la race fabuleuse des Mérovingiens (mais ceci est une autre histoire).  

                   Plusieurs villes sont alors très actives, et hormis Massilia et Lugdunum (Marseille et Lyon, ville du dieu Lug) nous trouvons Lutèce qui deviendra Paris (Parisis, ville de la grande déesse Isis), Rotomagus, qui sera Rouen. Une route fluviale célèbre reliera ces deux villes : la Seine. Tant et si bien qu’un jour une flotte d’étranges et sinistres nefs en forme de serpent remontera le fleuve et fera le siège de Paris en 886. La menace est réelle pour le royaume Carolingien, à tel point que le roi Charles le Simple offrira (contraint  et forcé) la Neustrie,  terre comprise entre l’Epte et la mer aux Nordmen, province que l’on nommera dès lors la Normandie. Rappelez-vous l’épisode du roi jeté en bas de son trône par le fier Rollon  lui baisant le pied de manière assez virile. Rollon devient Robert, Comte de Rouen et premier Duc de Normandie.  

                   Après un bon siècle de mutuelle entente et de défense réciproque,  Guillaume le bâtard, sixième Duc entreprend en 1066 la conquête de la terre des Angles, et devient de fait roi d’Angleterre. Ainsi  l’origine de l’inimitié existant entre les Angles et les Gallo-romains date de cette période, où le Duc de Normandie devenu roi d’Angleterre doit allégeance au roi de France son suzerain, il est difficile à un roi de plier l’échine devant un autre roi.  

                   Mais Gisors dans tout cela ? Cette ville du Vexin se trouve juste sur la frontière entre la Normandie et le royaume de France. Dès l’antiquité des contacts existaient entre Gisors et Paris, ces deux villes étant sur une voie certes secondaire mais sacrée, bordée de buttes portant un brasier, les Monts de Jupiter (Mons Jovis ou Mont-joie). Les célèbres Nautes Parisiens étant proches des Habitants de Gisors (ville que le géographe Ptolémée nomme Gessoriacum Navale, comme un port ?) Les blasons des deux villes sont similaires : Bleu et Rouge, argent et or au chef de fleurs de lys. Elles honorent toutes deux  des martyres qui ayant la tête coupée, la ramasse et poursuive leur chemin : St Denis et St Clair. Elles sont enfin jumelées par des abbayes (Saint Denis, nécropole des Rois de France)  

                   Les Comtes du Vexin avaient un privilège exceptionnel : A la guerre ils marchaient devant le Roi portant bannière nommée Montjoie, par la suite on l’appellera l’Oriflamme,  présente aux sacres, le cri de guerre de France devenant « Montjoie et Saint Denis. » 

                   Gisors devient donc une frontière très fréquentée, à ses alentours un magnifique arbre  plusieurs fois centenaire et consolidé par du fer et de l’airain se nommait l’Ormeteau Ferré, et c’est sous ses frondaisons que les grands personnages se rencontraient : Pape et Roi d’Angleterre, Philippe Auguste et HenrI II Plantagenêt les rois de France et d’Angleterre,                    Guillaume de Tyr prêchant la troisième croisade en 1188, les Français se croisant  en rouge (comme les Templiers) les Anglais en blanc et les Germains en vert, saint Bernard y concoctant la règle du Temple (oui vous avez bien lu d’ailleurs tout près se trouve une superbe croix pattée templière), déjà en 1111 Louis VI le Gros y avait entendu la messe. 

                    Un jour de grande colère, les Français à leur grande honte coupèrent l’Orme de déception. Les Anglais dirent alors : « à la couronne de France, jamais si grande honte n’était advenue. » Il faut dire qu’à Paris il y avait l’Orme de St Gervais grand lieu de réunion,  qui aura la chance de mourir de vieillesse, lui. 

                   Quant à la construction du château, nécessaire sur la frontière Franco Normande, elle débutera en 1090, ce que nous en voyons de nos jours datant surtout de 1096. Il est le fruit de la guerre que se livrèrent les trois fils du Conquérant : Robert Courteheuse, Guillaume le Roux et Henri Beau Clerc pour le Duché de Normandie et accessoirement pour le trône d’Angleterre. Le véritable concepteur étant Thibaud Payen (baptisé fort tard), tantôt Anglois, tantôt François, mais surtout neveu d’Hugues de Payen, le premier grand maître des Templiers : (l’histoire a de tels raccourcis !) Cette construction est superbe dans la lignée des Châteaux Gaillard, Montségur, Quéribus, Tournoel  et j’en passe. Il faut absolument le découvrir dans  son écrin de verdure surplombant la vieille ville de Gisors avec son donjon  octogonal (habitude templière) sur sa motte et entouré par son enceinte circulaire. 

                    Mais je ne vais pas déflorer le sujet  immédiatement : sachez qu’il touche de très près les Frères du Temple et leur trésor. A bientôt donc, si vous souhaitez connaître la suite de l’histoire.  

 

Fraternellement PHILIPPE LE TEMPLIER

Le mystérieux château de Gisors sur http://médiéval-moyen-age.net

 

 

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