1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 17:08
Il était une fois, dans un grand manoir…
 
Seul dans un grand salon, un petit garçon de sept ans, William, découvrait ses cadeaux de noël au pied du sapin : un beau vélo rouge et un livre « Alice au pays des merveilles ».
Ne pouvant utiliser son nouveau vélo car il y avait beaucoup de neige dehors, William s’installa près de la grande cheminée et ouvrit son beau livre.
 
Il entendit soudain qu’on l’appelait depuis le jardin. En regardant par la fenêtre, il vit son vélo rouge au milieu d’une allée inondée de soleil…Toute la neige avait disparu...
« Alors tu te dépêches ! » non il ne rêvait pas, son vélo rouge tapait de la pédale et s’impatientait. William sorti en courant et grimpa sur le curieux engin qui s’envola aussitôt dans le ciel.
« Chouette ! » s’écria William.
Ils survolèrent champs, forêts et grands lacs, le vélo magique filait à travers le ciel.
« Mais ou allons nous ? » demanda à voix haute le jeune garçon.
« Nous allons voir les princesse Ollie et Olla » répondit le vélo.
« Mais pourquoi ? » questionna le garçon.
« Parce que c’est écrit…»
« Écrit ? »
« Oui c’est écrit dans le livre qui est dans ta poche » indiqua le vélo rouge.
A cet instant, William senti quelque chose dans son blouson… C’était son livre de noël. Il était semblable à un petit détail près, le titre avait changé, il se nommait à présent William au pays des merveilles.
Ils voyagèrent sept jours et sept nuits. A l’aube du huitième jour, le vélo rouge se posa dans une petite clairière devant une modeste cabane de bois. Deux princesses d’une grande beauté l’habitaient. Elles vivaient  dans une seule pièce meublée seulement d’une table et d’un grand lit.
Ollie s’approcha de lui :
« Le méchant magicien Worms a prit le pouvoir sur notre royaume. Il est cruel et tue tous ceux qui sont contre lui. Seul un enfant âgé de sept ans peut réunir les sept pierres sur « l’Arbre des Possibles » et lever cette terrible malédiction. Elles redonneront Paix, Liberté, Amour, Beauté, Richesse, Connaissance et Bonheur au royaume et détruiront à jamais le méchant Worms. C’est écrit dans le livre magique, toi seul peux nous sauver. Nous te donnons les deux premières pierres, poursuit ta quête jusqu’au château noir, bonne chance William ».
« Allons-y » dit le vélo.
Ils prirent le chemin indiqué par les princesses. Alors qu’ils cheminaient tranquillement ils entendirent chanter au loin :
« Un jour mon prince viendra… un jour il me dira… »
 Ils virent alors un balai qui nettoyait le chemin. En les voyant approcher, le balai fonça sur eux en criant joyeusement
« Mon prince, voila mon prince, quel vélo magnifique ! »
 Il tournoyait autour d’eux, sautait partout et soulevait de plus en plus de poussière. William et son vélo se sauvèrent très vite laissant derrière eux le balai amoureux...
 
Quelques temps plus tard, ils entendirent des pleurs dans un petit bois. Une petite main sanglotait sur une branche et serrait très fort le poing.
« Que se passe t’il » demanda William 
«Il y a des méchants qui veulent me prendre ma jolie pierre, la bouche mordeuse m’a volé un doigt et m’a menacé de tous les prendre ! » répondit la petite main.
« J’ai besoin de ta pierre » dit gentiment William
« Si tu me la donnes, je te promet de t’offrir très vite une belle bague, tu seras très jolie avec ».
Soudain, quelque chose tomba sur William et l’attaqua férocement. La main mordeuse voulait lui arracher le nez ! Prenant son courage à deux mains, il lui cloua la bouche avec la ceinture de son pantalon. Il récupéra et rendit le doigt à la petite main.
« Ho merci » dit elle,
« Je t’offre ma pierre, à bientôt petit garçon ! »
 
Ils avaient maintenant trois pierres, mais la route était encore longue.
 
Arrivant dans une clairière, ils découvrirent une grande table avec un service de porcelaine qui servait des plats chauds, de beaux desserts en poussant joyeusement la chansonnette. Les assiettes défilaient devant les plats, tandis que les cuillères les remplissaient sous l’œil nerveux des couteaux et des fourchettes. Au centre de la table, trônait une magnifique pierre verte.
Une chaise fit asseoir William pendant que d‘autres plaçaient le vélo à ses cotés.
On lui servit à manger dans une assiette, mais dés que William voulu y toucher, les fourchettes s’échappaient de ses mains et de nouveaux plats se remplissaient. William ne pouvait rien manger et commençait à se lasser. Il voulait la pierre, c’est tout.
Il tourna la tête vers son vélo et lui fit signe, il compta
« 1…2…3 ! »
William bondit pour s’emparer de la pierre et de quelques biscuits au passage puis grimpa sur son vélo qui s’envola rapidement suivit de près par des couteaux très en colère.
Ils prirent de la vitesse et semèrent le service fou.
 
Dans le ciel, ils croisèrent une magnifique licorne, elle se nommait Flamme et connaissait le lieu ou se trouvait la cinquième pierre. Elle leur indiqua une caverne ou selon la légende vivait un affreux ogre. Le lieu n’était pas très accueillant mais William était un garçon courageux.
Il trouva l’ogre, il était très grand, vert et hideux mais ne semblait pas si méchant. 
Il lui donna généreusement la pierre en échange de quelques biscuits. William partit rapidement, laissant l’ogre à son occupation favorite…manger.
 
Ils poursuivirent leur chemin le long d’un très beau lac rempli d’oiseaux de toutes les couleurs et de grenouilles rose et bleue. Au loin, ils apercevaient les tours du château noir, entouré de ronces et peuplé de chauves-souris.
« A l’aide !! Au secours ! »
Un petit ver de terre criait de terreur. Il était coincé sur un gros rocher au milieu du lac. Les poissons lui tournaient autour en attendant la première occasion pour le manger. William et son vélo se posèrent sur le rocher pour le secourir.
William le prit sur son épaule et ensemble, ils regagnèrent la terre ferme.
« Je m’appelle Loopy et vous m’avez sauvé d’une mort horrible, comment puis je vous remercier ? »
William lui raconta son histoire, les sept pierres, l’Arbre des Possibles, Worms…
« Je connais l’Arbre des Possibles mais je ne sais pas où se trouve les pierres. Je peux vous accompagner si vous le souhaiter. En attendant venez chez moi, je vous servirai quelque chose à boire. »
Loopy vivait dans un grand arbre plein de trous avec toute sa famille. En s’approchant William vit par une  fenêtre tout un mobilier miniature fait de bois, de pierres et de feuilles. Dans ce qui devait être le salon, William vit une splendide pierre noire qui servait de table basse.
« Loopy,  je crois que tu as la sixième pierre…c’est incroyable, c’est ta table de salon ! »
« Quoi ! Ce gros rocher une pierre magique ! Je ne le crois pas vraiment. Mais si tu la veux je te la donne, je suis vivant grâce à toi et à ton vélo. William but une gorgée d’eau dans une feuille, prit la table de salon et repartit pour son aventure avec Loopy sur son épaule.
 
Ils étaient à présent au pied du château sombre. Devant eux se trouvait un jardin magique fermé par un grand portail. Devant un écriteau accroché à un gros arbre indiquait :
« Mange moi et tu entreras »
Sur l’arbre il y avait une unique pomme. William approcha sa main pour la saisir et soudain des centaines de pommes apparurent.
« Attention » cria Loopy
«  La légende dit qu’une seule pomme est la bonne, les autres sont empoisonnées.» dit Loopy
William réfléchit, il avait six pierres, il avait sept ans, il était courageux et il avait été choisi. Il ne pouvait pas se tromper maintenant. Il suivit son instinct et pris une belle pomme rouge au hasard. Sous l’oeil inquiet de ses deux compagnons, il en croqua un morceau. Rien. Il en croqua un autre bout et…
 « Aie ! » Il y avait quelque chose de dur dans la pomme, un scintillement rouge…  La septième pierre était là. William avait réussit mais il avait cassé une de ses dent.
Le portail s’ouvrit sur un jardin sombre.
Au centre se trouvait un petit arbre « l’Arbre des Possibles » qui brillait de mille feux.
Il accrocha une à une les pierres, l’arbre scintillait de plus en plus. Quand William posa la dernière pierre, la terre se mit à vibrer, les ronces disparurent comme par enchantement et le château devint d’un blanc éclatant. De Worms le méchant, il ne restait plus qu’une statue de pierre. Personne ne le revit jamais.
Les deux princesses montèrent sur le trône, la petite main obtint sa jolie bague et Loopy une nouvelle table de salon. Tous les habitants du royaume crièrent 
 « William, William! Vive William ! »
 
« William… William… » Le petit garçon ouvrit les yeux et se trouva face à sa mère devant la grande cheminée du manoir.
« Viens manger, il est l’heure. » lui dit-elle.

Dehors il neigeait toujours, le vélo rouge devant le sapin lui fit un clin d’œil

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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 18:36

 

              Médiéval et Moyen-Âge organise un concours. Pour participer c’est simple : il suffit de faire un article (format Word) sur un patrimoine médiéval de votre région (château, église, cathédrale, commanderie templière… la liste n’est pas restrictive… mais impérativement construit entre le Xe et XIVe siècle) et de joindre une ou deux photos (photo perso, format JPG) Les articles passeront au fil de l’eau, avec un lien sur votre site (si vous en avez un !) Le gagnant recevra un superbe cadeau en rapport avec le Moyen-Âge. Vous avez jusqu’au 5 juillet minuit pour faire parvenir votre article à cette boite jacques.de.vandoncourt@wanadoo.fr . Après on passera aux votes !
 
              Pour ceux qui ont toujours rêvés de rencontrer le vieux sorcier ou Philippe le Templier en chair et en os, ce sera chose possible le 4 juin car la troupe des Flambeaux de l’Allan participe à la journée médiévale de Semur-en-Auxois. Amis Bourguignons… et les autres… Notez bien cette date…On vous y attend ! Dernière minute : on participe aussi à la demande des organisateurs à l'animation du samedi soir 3 juin (dès 20 heures)
              J'oubliais... Médiéval et Moyen-Âge a UN AN !!! Hypocras pour tout le monde...
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22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 11:11

 

             Pour sa première sortie de l’année, une vingtaine de membres (sur plus de 40) de la troupe médiévale de reconstitution historique des Flambeaux de l’Allan a participé le dimanche 21 mai 2006 à la 238 em fête du cheval de Ludwigsburg en Allemagne. L’accueil a été très chaleureux, le défilé joyeux et bien arrosé… pas par la pluie… car le soleil était au rendez vous grâce au vieux sorcier qui avait lancé de nombreux sorts pour qu’il brille (et malgré quelques hommes et femmes de peu de foi, qui ricanaient sur ses prétendus pouvoirs ! Hi hi…) C’est vrai qu’au départ le ciel était bien gris et que la pluie nous a accompagné une bonne partie du voyage… La prestation de la troupe médiévale de Montbéliard a été récompensé par la médaille d’Honneur de la ville (Ehrenurkunde) ce qui n’est pas rien ! Merci à la municipalité et au public de la ville de Ludwigsburg. A cette occasion allez voir l’album photo spécial de Médiéval et Moyen-Âge qui regroupe quelques belles images de cette fête… et je participe à un concours de Poésies chez Marisa... si vous trouvez mon poème joli (il est dur mais c'est la vie)  pour voter C'EST ICI..  
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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 18:26

              Un nouvel article sur Médiéval et Moyen-Âge proposé par Philippe le Templier… La légende des mystérieuses Dames Blanches…

 
              Qui ne connaît une histoire de Dame Blanche racontée à la veillée par quelque proche qui l’aurait rencontré, ou à qui quelqu’un avait dit l’avoir vue.
 
              Ce fantôme familier est très courant en Europe, particulièrement en France, vieille terre Celtique emplie de mystères et de légendes, où le surnaturel effleure parfois le réel.
 
              La Dame Blanche est en général jeune et belle, elle est le plus souvent gentille et bénéfique particulièrement en faveur des enfants. (Bonne Fée)
Parfois elle est triste, pleure, demande de l’aide et réclame qu’on la suive, ce qu’il faut toujours faire car la Vox Populi affirme que la personne ayant le courage de suivre une Dame Blanche s’en portera  plutôt bien : découverte de trésor, guérison miraculeuse, catastrophe évitée…
En revanche, il ne faut jamais essayer de surprendre ou de suivre une Dame Blanche sans son accord, il risquerait de vous arriver quelque chose de funeste. (Souvenez vous de mon article sur Mélusine).
 
              La Dame Blanche est réputée pour la prévention des catastrophes et des accidents : aussi la rencontre t’on souvent au bord des routes aux endroits particulièrement dangereux où il y a déjà eu mort d’homme.
Que pourrait on en déduire ? Qu’il s’agit d’une âme en peine ne trouvant pas son chemin ? Ou bien de quelqu’un essayant d’éviter aux autres  ce qui lui est arrivé ? Mais alors pourquoi toujours une femme tout de blanc vêtue ? Et non un spectre classique ? L’Au-delà serait il féministe plus que dans le Réel ?
 
              Souvent l’on rencontre la Dame Blanche dans les ruines d’un Château du Moyen Âge ou d’une tour médiévale, et là elle pleure ! Il est alors bon de savoir où elle apparaît et où elle disparaît car il s’agit certainement de l’endroit de sa tombe. Nous nous trouvons alors devant un cas de hantise par une Ame en peine qu’il faut soulager, souvent par la prière ou par le fait de lui faire dire une messe de repos.
 
              Mais surtout et enfin, pourquoi une Dame Blanche, plutôt que quelqu’un d’autre ? Serait ce parce que les Druidesses étaient habillées ainsi (les Druides également d’ailleurs), mais aussi et surtout parce que la couleur du deuil était le Blanc, c’est pourquoi les Reines de France, devenues veuves étaient de blanc vêtues.
 
              Nous pouvons également nous interroger sur les apparitions miraculeuses. Hormis la Dame qui parle ouvertement de religion, que sont donc les autres ? Des Dames Blanches ! Souvenez vous il faut toujours chercher à savoir ce qu’elles désirent, et si possible les satisfaire. Je pense pour mon compte qu’un contact quel qu’il soit est toujours bénéfique, aussi si vous rencontrez une Jeune et Jolie Dame habillée de Blanc écoutez là, vous ferez bien, il vous sera toujours possible après coup d’exercer votre libre arbitre.
 
              Il me reste à souhaiter que vous aimiez ce nouveau texte, sur un sujet somme toute délicat, et qu’il vous fera réagir comme souvent.
 
Fraternellement PHILIPPE LE TEMPLIER
 
 
 

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 13:57
 
                   On le sait, au Moyen Age les sorcières étaient des femmes qui connaissaient les secrets de la nature et des plantes, et c’était souvent le seul recours des paysans ou des habitants des petites villes (pas toujours proche d’un monastère) pour se soigner. On dit aussi qu’elles ne faisaient pas que cela. Certains philtres avaient fâcheuse réputation… Ainsi depuis les Egyptiens et les Chaldéens, mais surtout au Moyen-Âge, l’on donnait aux potions à base de racines de mandragore (la légende ICI) de multiples vertus bénéfiques… ou maléfiques !
                   La mandragore, Anthropomorphon chez les Grecs (par la ressemblance de la racine avec un corps humain… avec beaucoup d’imagination !) et œuvre du Diable au Moyen Age qui cherchait à imiter Dieu en créant une ébauche d’homme…Les druides s’en servaient déjà pour se mettre en léthargie, et le Grand Albert, un livre divulguant des secrets divers et attribué sans doute à tord à Albert le Grand (1193-1280) la recommandait pour l’anesthésie. La légende lui attribue aussi des vertus… aphrodisiaques. Mais attention, c’est un hallucinogène très dangereux, voire mortel. Et si la médecine en a fait usage jusqu’au XIXe siècle l’analyse moderne a révélé des principes actifs très nocifs, et on ne la sert plus du tout de nos jours dans les médicaments, sauf peut être encore en homéopathie, mais les doses sont infinitésimales... Et n’oubliez pas, qui possède une racine de mandragore et la porte sur lui comme talisman est assuré du succès dans toutes ses entreprises… et en amour… On le croyait à l’époque médiévale !
                   Une autre plante, la laitue (connue depuis l’Antiquité et surtout des Romains) qui pousse à l’état sauvage en France, est un hypnotique léger bon pour l’insomnie…Mais attention, Pythagore l’avait surnommé la plante des eunuques, car c’est un tue l’amour… A éviter le soir… Dormir ou…. Il faut choisir !
 
                   Pour finir, je vais vous donner une petite recette (qui n’est pas du Moyen-Âge, mais que l’on peut situer vers le XVIIe siècle) qui si elle n’est pas celle de l’élixir de longue vie, est réputée pour la prolonger…  
 
                   Mélanger un demi-litre d’eau de vie avec la même proportion d’eau de source. Réduire en poudre 85 grammes de quinquina (plante utilisée par les incas et citée par les Jésuites dès 1633 pour lutter contre la malaria)  5 clous de girofle, 5 grammes de cannelle, 15 grammes d’écorce d’orange amère et un soupçon de safran. Incorporer au liquide et laisser macérer 3 semaines à l’abri de la lumière. Puis filtrer à travers un linge très fin. Il faut en prendre chaque jour un petit peu (un petit peu !) avant le déjeuner.
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Les sorcières du Moyen-Âge. Http://medieval-moyen-ge.net
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