16 juillet 2006 7 16 /07 /juillet /2006 09:09

 

              Voici l’article de Martine pour sa participation au grand concours de Médiéval et Moyen-Âge. Pas de commentaire possible sur cet article, la prochaine participation sera en ligne mardi…
 
 
              Cette ferme médiévale est située dans le Centre de la Brie, à quelques 20 km de Melun.
Ses origines sont très anciennes. Elle est déjà citée pour la première fois en 1285 dans une charte de partage de la Vicomté de Melun entre les deux frères Adam et Jean de l’Espoisse. Ce dernier a dans sa part les cens et rentes des Epoisses.
              Il s’agit d’un des plus beaux modèles de l’architecture des fermes du Moyen-Âge. C’est presque un véritable château fort avec ses tours et ses douves et qui permettait aussi d'accomplir les fonctions habituelles d'une ferme. De sa tour et ses créneaux, on dominait des fourrés épais entourés d'une véritable forêt, d’où son nom qui vient du vieux français «espesse» qui veut dire épaisseur, bois touffu.
              Cette forteresse possède un pigeonnier monumental du XIIIe siècle avec un mât tournant et avec plus de mille alvéoles en terre cuite pour recevoir œufs et couvées. La taille de ce pigeonnier permet de connaître la puissance du propriétaire des lieux. En effet, le nombre de volatiles acceptés était directement «indexé» sur l’étendue des champs.
              On sait qu’en 1477, le seigneur du Fief des Epoisses était Guy de Gyresne.
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Une superbe ferme médiévale, le fierf des Epoisses. http://passions.et.hobbies.over-blog.com
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14 juillet 2006 5 14 /07 /juillet /2006 10:53

 

              Lili nous propose le second article en compétition pour le grand concours organisé par Médiéval et Moyen-Âge. Pas de commentaire possible sur cet article. Prochain concurrent dimanche 16 juillet…            
             
              Que diriez vous de connaître l’histoire de la basilique de Saint-Denis dans le 93 Seine St Denis, nécropole royale où se trouve les gisants de nombreux rois de France. Pas de trésor caché pour les amateurs, mais une histoire fabuleuse et d‘une richesse incroyable. Je m’y suis rendue le 11 juin 2006 et j’en ai profité pour en faire la visite avec un guide. Oyer ce que je vais vous conter maintenant.
 
              L'ancienne abbaye royale de Saint-Denis a illuminé des siècles durant l'histoire artistique, politique et spirituelle du monde franc. Citons, notamment, la bibliothèque du monastère qui, à la fin du Moyen Age, est la plus importante du royaume. L’église abbatiale a été dénommée «basilique» dès l’époque mérovingienne. Ce qualificatif s’applique dès le IV e siècle aux églises dont le plan reprend celui des bâtiments civils romains où l’on pratiquait le commerce et où l’on rendait la justice, souvent édifiées à l’extérieur des villes et sur la tombe d’un saint.
              L’église s’élève sur l’emplacement d’un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture de Saint-Denis martyrisé vers 250. Outre une crypte carolingienne, vestige de l’édifice consacré par Charlemagne en 775, la basilique conserve le témoignage de deux bâtiments déterminants pour l’évolution de l’architecture religieuse : le chevet de Suger (1144), qui constitue un véritable hymne à la lumière, manifeste du nouvel art gothique et la partie reconstruite, au temps de saint Louis, dont le transept, d’une ampleur exceptionnelle, était destiné à accueillir les tombeaux royaux. Lieu de mémoire, dès le haut Moyen Age, le monastère dionysien a su lier son destin à celui de la royauté s’affirmant peu à peu comme le lieu de sépulture privilégié des dynasties royales à la faveur du culte de saint Denis. Quarante-deux rois, trente-deux reines, soixante-trois princes et princesses, dix grands du royaume y reposèrent. Avec plus de soixante-dix gisants et tombeaux monumentaux, la nécropole royale de la basilique s’impose aujourd’hui comme le plus important ensemble de sculpture funéraire du XII e au XVI e siècle. Mais la basilique de Saint-Denis n'a pas été dès l’origine de la royauté franque considérée comme le “ cimetière aux rois ”, comme l’avait défini un chroniqueur du XIII e siècle. Jusqu’au X e siècle, l’abbaye royale a été en âpre concurrence avec de nombreuses autres nécropoles, notamment Saint-Germain-des-Prés. Lors de l’avènement des Capétiens en 987, le rôle de nécropole royale s’affirme et la plupart des souverains y reposeront jusqu’au XIX e siècle ; même si pour des raisons politiques, religieuses ou personnelles, quelques rois comme Philippe Ier en 1108, Louis VII en 1180, Louis XI en 1483, Charles X en 1836 et Louis-Philippe en 1850 seront inhumés dans d’autres lieux. Louis XVIII, mort en 1824, est le dernier roi à reposer dans la basilique.
               Les souverains ont toujours été au cours de l’histoire en quête de légitimité, ce qui explique pour partie leur volonté de reposer auprès des reliques de saint Denis, Rustique et Eleuthère, (tous trois ayant été martyrisés ensemble. Par l’intermédiaire de la puissance des saints martyrs, le roi pensait ainsi acquérir pouvoir et protection pendant sa vie, notamment au cours de ses batailles, et selon la croyance, accéder directement au Paradis.
              « Montjoie saint Denis ! » Cri de ralliement des chevaliers sur les champs de bataille du XII e et XIII e siècle, inscrit sur la bannière de couleur écarlate parsemée de flammes d’or du fameux oriflamme de Saint-Denis. « Montjoie saint Denis » devient la devise du royaume de France, qui se place ainsi sous la protection du saint tutélaire du royaume : St Denis. Cet étendard est une belle image de l’union personnelle entre l’abbaye, le saint patron et le roi. Cette enseigne était systématiquement levée en temps de guerre par les souverains qui venaient la recueillir des mains de l’abbé sur l’autel des saints martyrs. Elle est un des objets majeurs de l’épopée médiévale autour duquel se forme un premier sentiment national. Une copie subsiste dans la basilique.
              La guerre de Cent Ans, les guerres de Religion, les troubles politiques contribuent au déclin de l’abbaye royale de Saint-Denis bien avant que la Révolution ne le précipite. En 1793, les révolutionnaires s’attaquent aux symboles de la monarchie mais la basilique échappe à la destruction totale. En 1806, Napoléon Ier ordonne la restauration du bâtiment. Puis Louis XVIII restitue à l’abbatiale son rôle de nécropole. Les travaux de restauration se poursuivent tout au long du XIX e siècle et sont dirigés par les architectes Debret puis Viollet-le-Duc à partir de 1846.
En 1966, la basilique devient cathédrale, nom dérivé de "cathedra”, siège de l’évêque qui s’y trouve. Une copie du trône de Dagobert, dont l'original se trouve au cabinet des médailles de la Bibliothèque Nationale, est actuellement utilisée à Saint-Denis par l’évêque comme siège épiscopal.
               Un monument royal : Les rois mérovingiens et carolingiens, la riche et très influente noble parisienne, sainte Geneviève, témoignent d'une dévotion toute particulière à saint Denis. Elle fit sans doute construire en 475 un premier bâtiment. Le développement d’une vaste nécropole, qui s'étend bien au-delà du bâtiment, entraîne au VI e et VII e siècle, un agrandissement de l'église. De nombreux personnages de haut rang, essentiellement des femmes, sont inhumés au plus près du saint. La découverte, en 1959, du sarcophage de la reine Arégonde, belle-fille de Clovis, morte dans la deuxième partie du VI e siècle, indique la puissance d’attraction du sanctuaire. Les bijoux associés à sa sépulture sont conservés au musée du Louvre.
              Cinquante ans plus tard, en 639, le roi Dagobert est le premier roi franc à trouver sépulture la basilique de Saint-Denis.
Dagobert s’illustra par de généreuses donations à l’abbaye et créa, selon la tradition légendaire, la foire de Saint-Denis chaque mois d’octobre, source de grandes richesses pour le monastère.
              Quelques Mérovingiens et Carolingiens furent inhumés dans la basilique, comme Charles Martel, Pépin le Bref ou Charles le Chauve.
Charles Martel meurt en 741. Celui qui n’est que le maire du Palais, s’assure une inhumation prestigieuse, en face du grand roi Dagobert. Il fait ainsi accéder sa famille, les Pippinides, futurs Carolingiens, au rang des plus grands. Bien qu’il ne fût pas roi, son gisant réalisé au XIII e siècle le montre couronné car les Capétiens reconnaissaient en lui l’ancêtre de la grande dynastie carolingienne.
              Pépin le Bref, fils de Charles Martel, reçut l’onction du pape Etienne II à Saint-Denis, en juillet 754, scellant ainsi l’alliance entre les rois francs et la Papauté. Ce fut le premier souverain sacré image de Dieu sur terre. Ce grand roi fit alors reconstruire l’église à la manière des édifices romains de type basilique. Dotée d’un plafond de bois, de dizaines de colonnes de marbre et décorée de milliers de lampes à huiles, on y associa, pour la première fois, une crypte qui abrita, jusqu’au XII e siècle, les reliques de saint Denis. Les vestiges de ce martyrium à la mode romaine, décoré de peintures imitant le marbre, sont encore en place.
              La crypte archéologique : La riche et très influente noble parisienne, sainte Geneviève, très attachée à saint Denis, fait sans doute construire en 475, sans qu’on puisse l’affirmer, un premier bâtiment de 20m de long sur 9m de large, dont il subsiste aujourd’hui quelques murs de fondation. La volonté de nombreux aristocrates de se faire inhumer auprès de saint Denis entraîne l’agrandissement, au VI e et VII e siècle, de la basilique.
             Au VIII e siècle, à l’occasion de son sacre, Pépin le Bref décide la reconstruction de l’édifice à la manière des édifices romains de type basilique. On peut voir aujourd’hui, dans l’immense crypte de la basilique, riche de l’histoire la plus ancienne de Saint-Denis, une fosse qui conserve le souvenir de l’emplacement de la tombe et des reliques de saint Denis et de ses deux compagnons de martyr, installés à cet endroit jusqu’au XII e siècle. Cette fosse est le centre de tous les édifices construits, de la première chapelle, du IV e ou V e siècle, jusqu’à l’abbatiale du XIII e siècle.
              Les amoureux de l’art roman trouveront aussi, dans la crypte de Saint-Denis, un des rares témoignages de cet art en Île-de-France. Cet espace conserve plusieurs chapiteaux historiés, notamment dédiés à la vie de saint Benoît, et des chapiteaux à décor de feuillages. Sa massivité a servi de point d’appui au nouveau chevet supérieur que le célèbre abbé de Saint-Denis, Suger, crée dès 1140.
 
              Je sais avoir été un peu longue mais je pense que tout était indispensable pour son histoire
 
N’hésitez pas à vous y rendre, pour se garer. Un parking souterrain est juste à proximité.
J’ai payé 6,5 € pour cette visite dans un temps révolu. Les horaires sont : tous les jours
du 01/04 au 30/09 de 10h à 18h15 sauf le dimanche à partir de 12h car on y célèbre la messe
du 01/10 au 31/03 de 10h à 17h15 sauf le dimanche à partir de 12h car on y célèbre la messe
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La basilique Saint Denis, joyau du patimoine Français. http://liliflore.over-blog.com
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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 18:44

 

              Voici le premier article proposé par AnjAlain pour le concours organisé par Médiéval et Moyen-Âge. Il n’y aura pas de commentaire possible sur les 5 articles en compétition. L’article du prochain concurrent sera en ligne vendredi. 
 
              Abbaye de Saint-Savin, arrondissement de Montmorillon, département de la Vienne (86) dans le Poitou. 
              Il m’a été difficile de faire un choix dans ce Poitou si riche en histoire médiévale. Il a fallu pourtant se décider. J’ai finalement opté pour une abbaye presque anonyme sauf pour les habitants de la région et quelques initiés, abbaye pour laquelle il est difficile de faire la part entre la légende et l’histoire, car le chartrier de l’abbaye a été brûlé en 1568 lors des guerres de religions. Il reste cependant une magnifique église abbatiale construite au XIe siècle et qui a été classée au rang de patrimoine mondial par l’UNESCO. Mérimée en son temps l’avait remarquée.
              Autour de l’an 800, une petite communauté monastique s’établit sur les bords de la Gartempe, (qui connaît cette modeste rivière à part Roanne ?) près du lieu où auraient été retrouvés les restes de Savin et de Cyprien, deux saints qui auraient été martyrisés au Ve siècle.
              La fondation de l’abbaye semble voir reçu le soutien de Charlemagne et de son fils Louis le Pieux. Grâce à son système défensif, Charlemagne y aurait fait édifier une fortification, l’abbaye de Saint-Savin est la seule de la région à demeurer intacte après les incursions normandes du IXe siècle.
Le Moyen âge est une période de prospérité pour l’abbaye et le bourg bâti autour, grâce à sa position stratégique sur la route médiévale entre Poitiers et Bourges. Au XIIIe siècle par exemple, l’abbaye détient les droits de péage et de passage des foires et des marchés.
              L’église abbatiale a été re-construite vers 1030. Le bâtiment est construit sur un plan en croix latine, traditionnel à l’époque. Aux environs de 1100, l’édifice et ses peintures sont terminés et l’église possède le plus grand ensemble de peintures murales romanes de France. Les thèmes sont souvent inspirés de la Bible, la voûte de la nef par exemple contient à elle seule plus de 450 m² de peintures murales relatant l’histoire de la Genèse et de l’Exode. Une autre série de peintures retrace les scènes de la vie et du martyre de Saint-Savin et de saint Cyprien. La nef date du XIe siècle, elle est longue de 42 m et large de 17 et comporte trois vaisseaux de neuf travées. La crypte date de la fin du XIe siècle. Elle est située sous l’autel majeur et conserve l’ensemble de sa décoration peinte originelle. Malheureusement, elle est interdite de visite, sous peine de destruction. Un clocher-porche, couronné d'une flèche date du XIVe siècle. On peut noter malgré des variantes stylistiques de la construction, une certaine unité se dégage de l'ensemble, comme on peut le constater sur les photos, ou mieux en vrai !
              Alors si vous passez dans cette région, une petite visite s’impose….
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L'Abbaye de Saint Savin dans le Poitou. http://anjalika.over-blog.com
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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 14:09

 

 

              La construction du château médiéval de Filain (70 Haute Saône) remonte à la fin du XIVe siècle, c’était à l’époque un château entouré d’un fossé et orné de quatre tours rondes. Remaniée à la période Renaissance au XVIe siècle sa façade présente aujourd’hui deux tours carrées. C’est dans ce magnifique cadre et dans le vaste domaine du château que quelques membres des Flambeaux de l’Allan se sont rendus pour assister à un grand Tournoi International de Chevalerie. Joutes et combats d’épées se sont succédés pour la plus grande joie d’un public chaleureux et nombreux… Attention rien à voir avec les tournois arrangés et de démonstration, ici les participants sont là pour gagner, et les coups ne sont pas simulés... C’est impressionnant, on retrouve bien là les joutes du Moyen-Âge. Rendez vous l’année prochaine ! Un nouvel album de photos est en ligne sur cette superbe manifestation (photos d’Honorius et de Philippe le Templier) allez le découvrir ! Actualité oblige, le premier article de notre concours ne paraîtra que mercredi

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Joutes et tournois des Chevaliers du Moyen-Âge au superbe château de Filain en Haute Saône. http://medieval-moyen-age.net

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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 15:15

 

              Me trouvant bien rarement en mission auprès de notre Grand Maître en l’enclos du Temple de Paris, étant le plus souvent soit en Terre Sainte, soit en Espagne pour la Reconquista, soit et surtout en ma Commanderie de Sainte Eulalie, je prends plaisir à visiter cette belle ville, comme j’ai pris plaisir à participer à l’inauguration de sa célèbre Notre Dame.
              Aujourd’hui, ayant entendu parler d’un quartier médiéval perdu, voire mythique à savoir la Cour des Miracles, je décide de m’y rendre, sachant que je prends quelques risques, mais les Templiers savent prendre des risques, et Par Dieu je suis fortement armé et déterminé. Or donc ce fameux quartier m’ayant été indiqué par un de nos Sergents (robe noire à croix rouge) lequel y ayant ses habitudes en la personne d’une jolie BOHEMIENNE.
             Ce qui m’intéresse surtout dans cette visite, c’est la langue parlée par ces bonnes gens, langue cachée au vulgaire, comme le sont nos écrits du Temple.
              Me voici circulant dans d’infâmes et sombres ruelles su Moyen-Âge, rencontrant en chemin : des NARQUOIS (soldats de fortune demandant l’aumône) jouant leur maigre CAIRE (argent) au jeu d’ARQUES (dés) en compagnie de MERCANDIERS et autres BEAUX - SOYANT (bonimenteurs).
              Des COQUILLARDS (faux pèlerins de Compostelle) s’entretiennent avec des FRANCS-MITOUX ou MALIGNEUX (maladie contrefaite) de leur dernier CORNIER ou BLANC SIRE (dupes) qu’ils ont BAZI (tué) après une partie de TAQUINADE endiablée (carte à jouer).
              Ici un LUPANAR (Maison de tolérance) et quelques coureuses de remparts (Fille de joie !) Au fond d’une courette se trouve le CAGOU (professeur) lequel enseigne à des DROLES (enfants) l’art de l’ARGOT (langage), du vol à la tire, de la fausse blessure et de la façon de se servir des divers ROI DAVID et GIROFLEE (outils à crocheter les serrures).
              Un MILLARDS (pourvoyeur en marchandises diverses) se vante devant un parterre de PIETRES (faux estropiés) CALLOTS (teigneux guéris par miracle exposant leur belle chevelure) SABOULEURS (faux épileptiques suceurs de savon) et autres HUBAINS (anciens malades de la Rage miraculés au nom de St Hubert) d’avoir BLANCHI LA ROUHE (échappé à la justice et à la torture) tout en me BECQUANT (dévisager).
              Tous ces bonnes gens savent que je ne suis qu’un pauvre Chevalier du Temple ne possédant rien, hormis son couteau, et des couteaux, ils en ont à revendre.
              Un CAPON (compère au jeu) me salue fors civilement d’un « Dieu te garde Frère Templier ! »
              Les ENVOYEURS (meurtriers) ne se montrent pas, tandis que les COURTAUDS DE BOUTANGES (mendiants) savent ne rien risquer avec moi, qui ne suis ni GODIZ (riche), n’ayant pas de FEULLOUZE (bourse) et étant : FERME EN LA MAUHE (ne dénonçant pas) aux GAFFRES (sergents) même en cas de JOUR (torture).
              Un GASCATRE (bandit novice) m’entraîne dans un BOUGE (estaminet) où je me régale d’un ragoût de Chat, de Chien ou autre Rat, le tout arrosé d’un franche piquette venue d’une vigne proche du Sanctum Martyrium du grand St Denis et de ses compagnons Rustique et Eleuthère (Montmartre), vigne entretenue par les moines de l’abbaye de St Martin des Champs.
 
              Cette promenade me fut salutaire, ayant appris quelque mots d’un langage secret, qui ne sera révélé que dans environ deux cent cinquante ans en Bourgogne dans cette bonne ville de Dijon, ou une dizaine d’âmes simples furent envoyées à Dieu par le biais d’un énorme chaudron où ils furent bouillis, après avoir été jugé comme Coquillards et après avoir expliqué et traduit leur langue lors de leur procès…
 
…Frères Humains…
 
Fraternellement, PHILIPPE LE TEMPLIER    (passez la souris sur la photo !)
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Une belle ribaude dans les ruelles d'une ville au Moyen-Âge. Photo prise à Pérouges lors de la fête médiévale du 11 juin 2006, devant la porte de la maison reconstituant un lupanar médiéval.
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