Le château de Ventadour, dans le département de la Corrèze, ruine médiévale romantique a vu naître le troubadour Bernard de Ventadour (1125). Il était fils d'un domestique. Très vite il révèle un talent poétique au-dessus de la moyenne et devient ainsi le plus tendre et le plus passionné des représentants de l'amour courtois (le fin'amor).
La jeune vicomtesse est trop fervente des vers brûlants du troubadour qui est instruit, sait bien chanter et possède un beau physique. Le vicomte, propriétaire du château, intervient et éloigne le poète qui est accueilli par la duchesse de Normandie. Elle aussi écoute les vers passionnés du poète mais devient reine d'Angleterre.
Bernard va à la cour du comte de Toulouse pour oublier sa peine, mais en vain. Rempli de douleur, il se retire dans l'abbaye de Dalon pour y mourir (1200 ?)
Quan vei la lauzeta mover Quand je vois l'alouette, de joie agiter
De joi sas alas contra-l rai Ses ailes contre le rayon [du soleil]
Que s'oblid'e-s laissa chazer Qui s'oublie et se laisse tomber à cause
Per la doussor qu'al cor li vai De la douceur qui pénètre son cœur
Ai! Tan grans enveia m'en ve Ah! Quelle grande envie me vient
De cui qu'eu veia jauzion De tous ceux que je vois joyeux !
Meravilhas ai car desse Et je m'émerveille qu'aussitôt
Lo cor de dezirier no-m fon. Mon cœur ne se fonde point de désir
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Les ruines du romantique château médiéval de Ventadour
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