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Mercredi 7 décembre 2005

 

                                        La contrée de Médiéval et Moyen-Age est envahie par des créatures écailleuses, les guerriers des Flambeaux de l’Allan sont tous sous les remparts de Jérusalem… Seul le vieux sorcier résiste… Mais sa poudre anti-Dragon s’épuise… Trêve de plaisanterie, j’ai lancé un défi a mon Amie la Dragonne (visitez son site cela vaut le coup !) elle l’a relevé brillamment. Je vous livre donc sa prose… Intégralement… et sans censure ! Et pendant ce temps... le vieux sorcier se repose (hé, hé...)
 
Bonjour
 
Là, problème le vieux sorcier Honorius, s’est transformé (pouf !) l’espace d’un article, en … une dragonne écailleuse et gesticulante (j’sais pas si vous avez gagné au change remarquez) Faut dire qu’il m’a gentiment proposé de venir faire un tour du côté des moyenâgeux, et vous commencez à me connaître, dès que je vois de la lumière… faut que j’aille voir ce qui se passe (curieuse?) J’sais pas, mais j’espère que ce n’est pas une invocation, style « J’en appelle au cornu pour que son « familier » pointe ses narines », parce qu’il est pas tiré de l’auberge et la contre-invocation, il a intérêt à la maîtriser s’il ne veut pas que je lui bouffe ses grimoires moi !
 
On va point causer maléfices, potions, onguents de toute sorte. On va causer…  fringues enfin chaussures. Celui qui dit « ça m’étonne pas d’une nana ça ! » a intérêt vite fait à se trouver un bassin bien rempli, pour y soulager son valseur !
 
Moi, ça me paraît logique ! Honorius nous parle des rues pas très praticables de l’époque et ça fait automatiquement « pling ! » dans ma caboche. Comment se baladaient les moyenâgeux  (pas en santiag’ certainement et encore moins en tongs !) pour pas se retrouver avec la plante des pieds bien cradingue ?
 
Je ne connaissais qu’un nom (reste de mes cours d’histoire de l’époque) les poulaines ! 
 
 
 
Dessin de la dragonne http://opera-farfelu.over-blog.com/
 
 
 
A votre avis, pourquoi ce nom ? Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas à cause de la matière employée (du velours ou du cuir d’accord, mais pas de petite canassonne) Deux sortes de cuirs : la basane (tous les cuirs communs) et le cordouan (cuir de Cordoue, super prisé, mais coûtant la peau des fesses, et majoritairement blanc, pourpre ou doré)
 
Ces pompes ont fait fureur entre le 14ème et le 15ème siècle et seraient originaires de… Pologne, d’où le nom tripatouillé. Au commencement, l'église  (encore elle !) avait crié au scandale et avait presque mis cette nouvelle mode vestimentaire au rang des hérésies.
 
Ce n’était pas de vulgaires chaussures, non mes braves gens ! C’était une marque de statut social ! La poulaine est en gros, une sorte de chausson souple au bout très long et retourné (le nez en trompette quoi) Etant donné qu’à une époque, le roi (cherchez, j’ai oublié le numéro) avait décidé que les nobles n’avaient droit qu’à une tenue d’apparat, ils ont dû trouver un autre moyen de faire mieux que le voisin : les pompes (il n’avait pas parlé des chaussures et c’était une grave erreur, on s’engouffre toujours dans la faille d’une loi quelconque)
Donc, ça a été la surenchère, côté nombre de godillots et surtout dimension de ceux-ci ! Les bouts en étaient maintenus à l’aide de baleines et de garnitures, et parfois même attachés aux genoux avec des chaînettes. La longueur étant proportionnelle au rang et à la fortune, ducs et princes ont été autorisés à porter des chaussures atteignant deux fois et demie la longueur de leurs pieds (plus de 60 centimètres de long pour certains donc) La haute aristocratie a droit à deux fois, les chevaliers, une fois et demie, les gens riches une fois et le Dupont du coin, une demi-fois seulement.
Et  on pouvait chausser une paire dépareillée (comme les chaussettes au réveil pour certains) ou intervertir les chaussures sans problème, pour les user moins vite, étant donné qu’il a fallut attendre le vingtième siècle pour qu’on ait un pied droit et un pied gauche différenciés.
Certains rois se faisaient représenter par leurs chaussures placées devant le trône ou à table quand ils ne pouvaient pas être de la fête.
 
Evidemment, il y avait d’autres chaussures, dont les estiviaux, espèces de brodequins à l'usage des fashion-victimes de l’époque. Ils n'étaient pas de cuir, mais de velours, de brocard ou d’une autre étoffe de soie. Vous vous doutez bien que ces estiviaux n’étaient couramment portés que par temps sec, donc l’été (d’où le nom) Si ça intéresse d’ailleurs quelqu’un de faire une recherche sur tous les autres godillots moyenâgeux,  à vos copies !
 
Bon voilà, j’ai rempli ma mission et maître Honorius, peut dessiner ses pentacles les plus tarabiscotés, pour me renvoyer dans mon… blog (mais attention, comme les vampires, quand on m’a invitée à entrer, je peux revenir quand ça me chante… alors gare !)
 
Bonne journée
La dragonne
 
 
 
   
 
 
 
 

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