5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 15:31

 

Connue depuis l’aube des temps, la sauge est présente dans tous les jardins du Moyen Age. Il existe près de 500 variétés de sauge. En médecine on utilisait à l’époque surtout la sauge officinale, Salvia Officinalis (nommée parfois populairement « herbe aux plaies » ou « toute bonne ») 

 

Son nom, Salvia, veut dire sauver,  on l’a dit reine des plantes médicinales. C’est Pline l’Ancien qui l’aurait nommé ainsi la première fois. De nombreux dictons populaires vantent ses vertus. 

 

« Pourquoi mourrait-on quand on a de la sauge dans son jardin » 

 

« Qui a sauge en son jardin, ne connaît pas le médecin » 

 

On trouve même écrit dans un vieux traité médical « Le désir de la sauge est de rendre l’homme immortel… il s’agit d’une plante universelle propre à soigner tous les maux »  Belle croyance qui va un peu loin tout de même ! 

 

A l’époque médiévale on utilisait la sauge de multiples façons. Dans les bains, en décoction, en emplâtre, en onguent… Elle était utilisée pour soigner les maux de têtes, la paralysie, la jaunisse, les jambes lourdes, les maux d’estomacs, la digestion difficile, on disait  même qu’elle favorisait la conception… 

 

« Le Saugé » sauce célèbre du moyen âge à base de feuilles de sauge, vin blanc, clou de girofle, de gingembre et de poivre, accompagnait de nombreux plats dans la cuisine médiévale. De nos jours les feuilles fraîches sont toujours beaucoup utilisées dans de nombreuses recettes méridionales. 

 

 A l’époque moderne, on conseille ne pas prendre de sauge officinale pendant la grossesse et l’allaitement, à l’exception de son usage alimentaire. C’est aussi déconseillé chez les enfants et adolescents de moins de dix-huit ans et en cas d’hypertension. N’oublions jamais que la sauge et toutes les plantes médicinales ont des principes actifs puissants, il ne faut jamais en abuser et surtout bien respecter les posologies. Mais une chose est sure aussi, surtout ne vous en privez pas ! 

 

Photo : une belle sauge de notre jardin 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 12:08

 

Pour ceux qui auraient envie de passer nous voir, voici les dates de nos trois prochaines fêtes médiévales en 2013 

 

15 et 16 juin, Fête médiévale au château de Montby (Gondenans) dans le Doubs (25) pour aider à la restauration de ce merveilleux endroit 

 

29 et 30 juin, Fête et marché médiéval de Rodemack dans le département de la Moselle (57) La petite Carcassonne du nord, superbe manifestation

 

 7 juillet Fête médiévale à Boersch dans le département du Bas Rhin (67) Un charmant village alsacien qui vaut le détour.

 

Le jardin médiévlal sous les remparts de Rodemack

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Publié par Honorius - dans Nos promenades
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 08:51

 

A l’époque médiévale, l’Alchimie est aussi bien pratiquée par des savants que par des charlatans ou des ignorants. Il s’agissait de la chimie de l’époque qui avait pour but l’étude des compositions du corps, la quête de la transmutation des métaux et le moyen de prolonger la vie. 

La thérapeutique alchimique se retrouve dans la Grèce antique, à l’école d’Alexandrie et avant, chez les taôistes chinois. Elle fut délaissée par les grecs, puis renaît chez les arabes qui lui donnent le nom d’alchimie. L’alchimie pénètre ensuite pendant plusieurs siècles en Occident avec les traductions des textes arabes. 

On pensait pouvoir purger l’homme de ses maladies comme on purgeait un métal de ses impuretés. La fameuse Pierre philosophale devait être absorbée sous forme liquide. Afin d’obtenir l’or potable qui aurait eu, selon la croyance, la faculté d’évacuer rapidement les mauvaises humeurs (maladie), il fallait donc parvenir à dissoudre le métal précieux de manière à ce qu’il soit assimilable par l’organisme. On utilisait également d’autres ingrédients telles que le soufre, le mercure, l’antimoine, les plantes et les produits dérivés des animaux pour guérir les maladies. 

Au Moyen Age, à la différence de l’astrologie, il n’y a pas d’enseignement universitaire de l’alchimie, même si certains grands médecins désiraient qu’elle figure dans l’enseignement. Néanmoins, l’alchimie figure dans certaines divisions des sciences proposées par les « matériaux didascaliques » de l’Université de Paris, dans les années 1240-1260. 

On distingue en général deux sortes d’alchimie. La théorique qui traite des éléments, des humeurs, des pierres précieuses, des métaux, des pigments, des huiles, des bitumes ardents, des soufres et des sels. La pratique qui enseigne la fabrication des métaux nobles, des pigments et produits capables de prolonger la vie au-delà de ce qui se fait naturellement. Six opérations marquent l’œuvre philosophale : la calcination, la putréfaction, la solution, la distillation, la conjonction et la sublimation. Elles font passer du plomb (l’œuvre noire) à l’or (l’œuvre blanche). 

De nombreux alchimistes du moyen âge sont de grands médecins. Selon la tradition, la Pierre philosophale était dotée de propriétés thérapeutiques spectaculaires. Elle permettait, en réalisant le grand œuvre, d’accomplir le plus fantastique des triomphes médicaux. A une époque ou médecine et pharmacie n’était pas encore bien distincte, l’alchimiste savait manipuler les corps chimiques. Parmi les médecins alchimistes, on trouve de nombreux personnages célèbres. 

Le premier exemple est arabe, il s’agit d’Avicenne. Il étudie la médecine, l’alchimie, la philosophie, la théologie islamique et la politique. Dans un tableau dressé par Avicenne, la physique se compose de huit sciences principales. La science des principes généraux, la science du ciel et du monde, la science de la génération et de la corruption, la science des phénomènes supérieurs, la sciences des minéraux, la science des plantes, la science des animaux, la science de l’âme. Il y a également sept sciences naturelles subalternes : médecine, astrologie, physiognomonie, l’interprétation des songes, science des talismans, la théurgie et l’alchimie. 

Le second exemple est Arnaud de Villeneuve. Il a effectué de grands voyages en Espagne, Italie et Afrique du Nord. Il fit une grande carrière universitaire, devint recteur de l’Université de Montpellier dans laquelle il reste la grande figure du Moyen âge avec Guy de Chauliac. Arnaud de Villeneuve est considéré comme un des plus grands alchimistes de l’occident médiéval, on lui attribue la redécouverte de l’eau de vie. Il eut beaucoup d’ennuis avec les autorités ecclésiastiques, la Sorbonne ordonna que l’on brûle ses écrits en place publique par un bourreau. On l’accusa de pratiques magiques, de comportement hérétique et dangereux pour le peuple. Il eut heureusement la protection de deux papes, Boniface VIII et Clément V. Il aurait été le maître d’un autre grand alchimiste Raymond Lulle auquel, suivant la tradition, il lui aurait transmit le secret de la transmutation des métaux, changer le plomb en or...

 

      Texte inspiré du mémoire d'histoire de Moriganne

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 12:52

 

Médiéval et Moyen Age et La Compagnie médiévale des Flambeaux de l’Allan vous présentent notre nouveau membre, Lola. Elle est née le 30 septembre de l’An de grâce 2012, c’est la fille de la sorcière Moriganne et la petite fille de Maître Honorius et Dame Belette. 

Joyeuses Fêtes de Noël à vous tous ! Pour ma part j’ai eu avant l’heure le plus beau des cadeaux, une magnifique petite fille.  

 

Lola des Flambeaux de l'Allan 

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Publié par Honorius - dans Les Infos
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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 10:20

 

Il est amusant de lire les mots anciens et leurs significations. On y retrouve des termes du patois ou des expressions imagées qui sont tombées dans l’argot. Parfois la définition a changé ou est différente d’un livre à l’autre. Souvent les mots ont évolué au niveau de l’orthographe, parfois aussi hélas ils se sont perdus dans les méandres de l’histoire…

 

Au Féminin

 

Aberite : une femme éveillée, une égrillarde

Aideresse : femme qui en aide un autre à quelque ouvrage

Alignée : femme droite, bien faite

Ambubaye : une putain

Autrice : femme qui produit des ouvrages d'esprit

Bacelée ou Bacelote : une jeune fille

Bachelette : une jeune fille amoureuse

Bagasse : une putain

Baisselete : une Jeune servante

Becnaude : une criarde, une bavarde

Beguelle : une impertinente

Bellée : une belle

 

Sur la mode

 

Abolla ou Abolan : robe longue ou manteau

Accement : ajustement, parure de femme

Affubléer : cacher sa tête sous un voile

Anaboladion : sorte de mantelet de femme

Appretador : ornement de femme

Atinter : orner, parer, embellir, ajuster, en parlant d'habillements et d'atours

Baibille : une bavette d'enfant

Balandran : un manteau de campagne

Basquine : une robe ample de femme

Begui : un bonnet d'enfant

Bliaux, Bleaut : sorte de robe, de justaucorps

Bobelins : brodequins de Théâtre

Brayet : caleçon

Brayette : fente de la culotte

 

Sur les animaux

 

Acne : un âne

Aestre : grosse mouche qui tourmente les vaches

Aillier : oiseau de proie.

Alan : un dogue, un mâtin

Alaoete : alouette

Albran ou Alebran : canard sauvage

Aletes : oiseaux de mer

Aousterelle : sauterelle

Aragne : araignée

Arondelle : hirondelle

Ase ou Asen : un âne

Avete : abeille

Avoirs : animaux domestiques de la basse-cour

Balée ou Balén : une Baleine

Baratas : un rat.

Bardolin : un jeune et petit mulet

Baucant : espèce de cheval de petite taille

Belé : une belette

Belve : une bête sauvage

Bique : femelle du bouc

Bisse : une couleuvre

Bouquin : vieux bouc

Bourriquet : petit âne

Bouvelet : jeune veau
Bouvillon : jeune bœuf

Brebietet : petite brebis

 

Sur la nourriture

 

Aigrin : fruits aigres ou amers.

Aiguardék : eau-de-vie

Aiguë : vinaigre

Aillie : sauce, ragoût

Aisil : vinaigre

Alemandes : amandes

Alogie : ivrognerie, ripaille, bombance.

Apateler : faire bonne chère.
Apaticher : aller manger en Ville toute l'année

Apothéque : garde-manger

Appel : une pomme

Avale Dru : un glouton

Baffrer : manger

Baufrer : manger gloutonnement

Béulaïgue : un buveur d'eau

Beuvailler : boire sans cesse au Cabaret comme un gueux

Blet : trop mûr, en parlant d'un fruit.

Borgons : forte de champignons

Brasiller : faire griller sur la braise.

Bresca : un rayon de miel

Brifable : mangeable

Brifer : manger gloutonnement

Buron : une taverne, un cabaret

 

(Tiré du dictionnaire du vieux langage François de M. Lacombe 1766) 

 

 

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Publié par Honorius - dans Les mots anciens
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