9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 16:20


C’est au mois d’Août que la Compagnie des Flambeaux de l’Allan s’est rendu à la superbe fête médiévale du château Cathare de Peyrepertuse, un des cinq fils de la ligne de défense de la fière Cité de Carcassonne… Une magnifique manifestation où se côtoyaient de nombreuses troupes, on dit parmi les meilleures d’Europe… Pour n’en citer que quelques unes il y avait la Compagnie de Castel Loups, Histoire en scène, La Compagnie de l’Alambic, les Compagnons de Roland, Les Dragons de Cormyr et leurs échasses, la troupe musicale Al Cantara, L’Arche en Sel et son superbe spectacle de feu, Les ailes de l’Urga et leurs oiseaux, La Compagnie du Chalang avec ses mystérieuse gargouilles…. Tout ceci avec ripailles, de nombreuses échoppes d’artisans, de beaux spectacles, un marché médiéval où se pressaient de nombreux visiteurs, tout ceci sous un soleil de plomb !  Un très bon souvenir… Du coup normalement on y retourne l’année prochaine ! Pour partager avec nous cet instant de bonheur en visionnant notre nouvel album photo c’est ICI

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Publié par Honorius - dans Nos promenades
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 13:46


Voici la première partie d’un texte écrit par Philippe le Templier, celle d’une étrange malédiction médiévale qui aurait poursuivi à travers les siècles les Rois de France…

 

Très souvent lors de nos Rencontres Médiévales, l’on me demande en tant que Frère du Temple, ce que je pense de la Malédiction émise par notre dernier Grand Maître, Jacques de Molay durant sa terrible agonie dans les Flammes, Malédiction émise à l’endroit du Roi Philippe le Bel et de sa descendance ceci sur 13 générations.

 

Je me suis penché sur cette question, et je pense pouvoir vous en dire plus  sur cette tragédie, me basant sur l’Histoire, quelque peu sur la Légende voire la Petite Histoire…

 

Philippe IV le Bel : meurt à 46 ans le 29/11/1314 dans d’atroces souffrances à Fontainebleau, disant que les diables le tiraient par les pieds, ceci 8 mois et 20 jours après le bûcher, c'est-à-dire dans l’année même désignée par Jacques de Molay à comparaître devant le Tribunal de Dieu, en compagnie du Pape Clément V lequel attendait Philippe depuis le  20/04/1314, un mois donc après le fatal bûcher.

 

Première Génération :  

Louis X le Hutin : (querelleur) meurt à 27 ans d’un refroidissement, se lavant à l’eau glacée après une partie de jeu de Paume endiablée. Ceci sans doute afin d’oublier qu’il avait fait étrangler son épouse et Reine Marguerite de Bourgogne suite aux affaires de la Tour de Nesle…

 

Jean 1er le Posthume : meurt à 5 jours, sans doute empoisonné lors de son baptême par Mahaut d’Artois.

 

Philippe V le Long : meurt à 28 ans de dysenterie à cause d’une eau empoisonnée peut être par des proches de lépreux. Ses 2 fils sont quant à eux mort en bas-âge.

 

Charles IV le Bel : meurt à 33 ans de tuberculose, sa seconde femme, Marie de Luxembourg disparait avec un enfant mâle (elle était enceinte) lors d’un accident de char en rentrant au château royal. Avec lui s’éteint la race des Capétiens directs.

 

Philippe VI de Valois : meurt à 57 ans d’un mal inconnu. Ce sera le début de la guerre de 100 ans, et de la Grande Peste Noire.

 

Deuxième Génération :  

Jean II le Bon : meurt à 45 ans, prisonnier des Anglais, ceci après le désastre de Poitiers.

 

Troisième Génération :  

Charles V le Sage : meurt à 42 ans de faiblesse, il charge Du Guesclin de porter son armure en son nom ; il se fera d’ailleurs enterrer à ses côtés à Saint Denis par reconnaissance.

 

Quatrième Génération :  

Charles VI le Fol : meurt à 54 ans dans un état de folie dans les bras compatissants de sa « Petite Reine » Odette de Champdivers, appelée auprès du pauvre Fol par la très néfaste Isabeau de Bavière, la véritable Reine de France.

 

Cinquième Génération :  

Charles VII le Victorieux : meurt à 58 de faim et d’inanition suite à un abcès dentaire, regrettant sans doute d’avoir abandonné Jeanne d’Arc à l’Anglois sans faire le moindre geste en sa faveur, et pourtant il lui devait en grade partie son royaume.

 

Sixième Génération :  

Louis XI : meurt à 60 ans de congestion cérébrale après s’être enfermé pendant plusieurs années en son château de Plessy les Tours « sentant venir la Mort » Il ne repose pas à Saint Denis, mais à Cléry Saint André en compagnie de sa Reine Charlotte de Savoie et de Dunois.

 

A suivre…

 

Illustration BNF. Grande chroniques de France, enluminure de Jean Fouquet vers 1455.1460

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 15:04



Il y a longtemps que je n’avais alimenté cette rubrique. Voici donc quelques proverbes authentiques du Moyen Age datant du XIII siècle… Ils ont traversés les siècles et sont pour beaucoup toujours d’actualité…

 

*  Plus a le diable, plus veut avoir

 

*  La robe ne fait pas le moine

 

*  Ce que Saint Martin ne mange, son âne le mange

 

*  Du bâton qu’on tient souvent on est battu (Roman de Renard)

 

*  Ne te fie pas à l’eau qui dort

 

*  Celui qui est échaudé, craint l’eau chaude (Roman de Renard)

 

*  Après le râteau, la fourche est inutile

 

*  Mauvaise herbe croit plutôt que bonne

 

*  Qui petit sème, petit recueille

 

*  Après grande joie vient grande colère, après Noël vente bise (Roman de Renard)

 

*  Après la pluie, le beau temps

 

*  Qui âne désire, âne devient

 

*  On ne peut faire un épervier d’un busard (Roman de la Rose)

 

*  De méchant oeuf, méchant oiseau

 

*  Bien travaille qui élève bien son enfant

 

*  Femme trompe souvent (Roman de Renard)   toujours d’actualité celui là mesdames ?

 

 

Source : Livre des proverbes Français, par Ferdinand Denis, Edition Paulin 1842  

Illustration : BNF tiré du Roman de Renard


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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 17:02


Semur en Auxois, la première fête médiévale de l'année 2009 pour les Flambeaux de l'Allan. Une superbe manifestation dans cette ville riche de vestiges du Moyen Age, ceci sous un chaud soleil d'été.

De nombreuses animations ont animé la fête du Roi Chaussé pendant ces deux jours, marché médiéval, tournoi de chevalerie avec les Compagnies Medio Evo et la Petite Flambé, un magnifique défilé avec tous les participants, de belles troupes comme nos amis des « Menestreux de la Branche Rouge », les talentueux musiciens des « Gueule de Loups » ou les inoubliables et hilarants « Gueux de S'mur »,  bien d'autres encore...  

Honorius le vieux sorcier a bien entendu usé et abusé de ses sortilèges pour capturer avec sa machine diabolique quelques belles gravures en couleur que vous pouvez découvrir ICI.

Si vous appréciez notre site Médiéval et Moyen Age, j'en profite pour vous inciter à vous inscrire à notre Newsletter, il y a toujours de belles images inédites jointes à elle... Un petit vote sur Weborama de temps en temps ce serait sympa aussi (voir dans le menu). L'illustration de cet article vous présente quelques membres de notre troupe médiévale ainsi que deux ou trois amis...

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 17:07

 

     Au Moyen Age, seigneurs et bourgeois pratiquent deux sortes de chasse : la chasse à courre et la volerie.
 

     La chasse à courre se pratique en repérant et en poursuivant un animal à cheval avec une meute de chiens. Quand la bête est cernée ou affaiblie, on la met à mort avec un épieu, une dague ou une lance : pour le sanglier l'arme utilisée est l'épée car plus noble, pour le cerf l'homme descend de son cheval. Cette chasse se pratique en forêt dans un espace délimité : surtout pour les cervidés et le sanglier. Au XV eme siècle, il y aura même tout un cérémonial social avec costumes de saison particuliers, mise à mort et dépeçage. Très onéreuse en personnels, chevaux et chiens elle restera l'apanage des plus riches car signe de puissance.

 

     Contrairement à la chasse à courre, la chasse au vol se pratique en terrain découvert et nous serait venue d'Asie Centrale. Elle concerne le gibier à plumes : perdrix, faisans, canards, grues, hérons, cygnes. Beaucoup plus statique que la chasse à courre, elle a lieu toute l'année sauf en période de mue. Les meilleures heures de chasse sont le matin et la fin de l'après-midi. Moins coûteuse que la chasse à courre elle est aussi ouverte aux femmes.

 

     Ces deux chasses exigent un personnel nombreux et expérimentés : veneurs, chasseurs, fauconniers, valets de chiens.

 

     Le veneur est choisi jeune vers 7 ans ; il devient valet vers 14 ans et à 20 il devient aide ; Un bon veneur doit savoir chasser, faire rentrer ses chiens sous bois. Il porte une tenue de cuir pour se protéger des épines et des ronces : verte pour le cerf, grise pour le sanglier), cor pendu au cou, épée pendante à gauche et couteau à dépecer. Il faut aussi citer le personnel chargé de la police de bois et protection du gibier : empêcher le braconnage. On utilise en général 2 races principales de chiens : ombriens et molosses, mais aussi dogues, lévriers et chiens courants.

 

     Pour la chasse au vol, on utilise les rapaces de haut vol et ceux de bas vol. Ceux de haut vol tels le faucon pèlerin, le gerfaut, l'émerillon, le hobereau chassent en terrain découvert. L'autour et l'épervier peuvent poursuivre le gibier sous le couvert. Cette chasse est surtout pratiquée dans le sud de la France. L'élevage et la reproduction des rapaces n'étant pas bien maîtrisés, on a recours à leur capture puis à un dressage long et délicat et jamais parfait. On lui coud les paupières, lui fixe des lanières de cuir aux pattes pour le début du dressage, puis on découd les paupières et on habitue l'oiseau à la lumière. On dresse ensuite l'oiseau à l'obéissance et la saisie des proies : utilisation de leurres.

 

     La chasse constituait un bon dérivatif à l'oisiveté, empêchait le chasseur de commettre les 7 pêchés capitaux et était autant profitable à l'âme qu'au corps. Mais le vrai mobile était le loisir, décrié par l'Eglise car éloignant le chasseur de l'office divin. On la considérait aussi comme un bon entraînement à la guerre...

 

Les références ne manquent pas sur la chasse au Moyen Age, voici deux ouvrages d'époque pour ceux qui voudraient approfondir le sujet... 

 

Le livre de la chasse du Roi Modus

Le livre de la chasse de Gaston Phébus

 

L'illustration est de la Bibliothèque Nationale de France

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