29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 23:00

 

                                        Halloween la fête Celte devenue depuis la fête des sorcières... L'étude des anciens textes (théologies, procès de sorcellerie...) nous apprend que le culte des anciens Dieux païens s'est maintenu en France, par la pratique du Sabbat,  jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. On trouve la mention du verbe "sabasein" du grec sabazia (culte de Dionysos) au XIIe siècle (la signification est faire du bruit !). Ce verbe désignera par la suite (pour les chrétiens !) les hérétiques (juifs, cathares, vaudois...) Le terme Sabbat (assemblée de sorciers), n'apparait que vers le XIVe siècle. Le Sabbat au Moyen-Age était surtout un refus de l'ordre religieux et de ses nombreux interdits, on y dansait, jouait de la musique, faisait ripaille en partageant la nourriture apportée par chacun, et il y avait souvent des débordements sexuels... La sorcière, pour se rendre au Sabbat en volant, s'enduisait entièrement le corps d'un onguent composé de graisse humaine ou de bouc et de plantes toxiques et hallucinogènes (mandragore, datura, belladone, jusquiame, ellébore...)  Rêves hallucinatoires assurés, mais très dangereux, avec ces ancêtres de nos modernes drogues. On comprend mieux que sous la torture de la Sainte Inquisition ces pauvres femmes (rarement des hommes !) avouaient de bonne foi avoir copulé avec le Diable. Par ces faits, certains ont douté de ces pratiques. Je reste moi convaincu de la réalité du Sabbat. La preuve, qui de nos jours ne connaît pas cette fête, et dans nos modernes contrées ne vénérons nous pas encore le Dieu cornu... Nous parlons encore du Grand Satan...

 

http://medieval-moyen-age.net sabbat sorcière articles et photos sur le moyen-âge et le monde médiéval

Le banquet des sorciers (gravure sur bois du moyen-âge)

 

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23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        Au début du XIIIe siècle c'est une cause miltaire : résultat de la transformation de l'équipement de guerre. Rendus méconnaissables par le haume et le haubert, les combattants vont se distinguer en adoptant des signes distinctifs sur leur bouclier. Le port des armoiries sera très en vogue aussi et surtout dans les tournois, véritables petites batailles où combattants à pied ou à cheval s'affrontent en mêlées inextricables. les premières armoiries datent de 1160 - 1200 par les chevaliers bannerets, puis par les simples chevaliers, les nobles et enfin les écuyers vers 1220 - 1260. C'est l'usage du sceau qui a contribué à la diffusion des armoiries dans toutes les couches sociales. Car contrairement à la croyance elles ne sont pas l'apanage des nobles (et oui vous pouvez avoir la votre !). Les armoiries roturières sont très nombreuses au XIVe siècle, les 2/5 em des armoiries recensées sont roturières (bourgeois, corps de métiers, villes...) A partir du XIVe siécle, l'usage des armoiries fait partie intégrante de la vie quotidienne (vêtements, monuments, objets d'art...) Et si on faisait un concours de la plus belle armoirie ?  

 

 

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18 septembre 2005 7 18 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                       L'épée constituait au Moyen-Age l'armement offensif principal des gens d'armes. La lame était "la lumelle", la poignée "le helz" ou "l'endeurre", le pommeau "le plommel", les gardes "les quillons" et le fourreau "le fourrel". L'épée des Francs ou "scarmasaxe" était faite d'une lame courte, à un seul tranchant et dont le dos était cannelé, c'était plutôt un long couteau qui restera jusqu'au XIVe siècle l'arme des coutilliers (gens à pied). L'épée est l'arme noble de l'époque carolingienne et on attachait une grande importance à sa fabrication. Le pommeau de l'épée renfermait ordinairement des reliques : aussi jurait-on sur le pommeau et non sur la croix formée par les quillons. Jusque vers le milieu du XIIIe siècle, la forme de l'épée ne varie guère mais les quillons commencent à se courber vers la lame.

 

 

 

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6 septembre 2005 2 06 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        La foire au Moyen-âge est d'une importance vitale pour les échanges des marchandises, mais aussi pour les échanges humains, si vous voyez ce que je veux dire ! Foires rurales et saisonnières, qui permettaient aux paysans d'écouler leur production agricole, et d'acquérir en échange des produits de la ville, foires mensuelles des gros bourgs et châteaux (souvent rattachées à une fête religieuse) ou l'on trouvait plus de produits, foires urbaines qui duraient plusieurs jours. Avec un certain retour de la sécurité sur les routes, le XIIIe siècle voit l'apogée des foires générales (internationales !) dans toute l'Europe. Les foires de Champagne sont florissantes grâce à la protection de Thibaud II. On échange les productions des manufactures du nord (draps...) contre les produits du bassin méditerranéen. A la fin du XIIe siècle, on invente même un contrat notarié ( "l'instrument en vue de change" : l'ancêtre de la lettre de change !) qui permet aux marchands de payer à un endroit et de se faire rembourser ailleurs en monnaie locale (sécurité sur les routes !), système surtout utilisé entre Gènes et la Champagne. Ces foires peuvent durer plusieurs semaines et se déroulent toujours de la même manière : ouverture, présentation des marchandises, une ou deux périodes de courtes ventes, achats "à crédit de confiance" ou l'on ne règle qu'en fin de foire, et enfin les derniers jours réservés aux paiements. Mais gare aux mauvais payeurs, les tribunaux de foire veillent ! Avec le retour des guerres, des grandes épidémies, les siècles suivant vont voir certaines grandes foires péricliter au profit d'autres grands pôles commerciaux. Il reste de nos jours certaines foires qui se perpétuent depuis le Moyen-âge. C'est le cas de la Foire aux laines de Châteaudun. Plumette (la première correspondante officielle de Médiéval et Moyen Age) nous la présente : "une fois par an, lors du premier week-end de juillet, la ville acceuille la Foire aux laines, dont l'origine remonte au Moyen-âge. Cette fête médiévale, haute en couleurs, prend ses quartiers dans les rue de la ville à l'ombre du château. Elle offre un cadre de choix aux marchands médiévaux, jongleurs, bonimenteurs, cracheurs de feu et Chevaliers qui se succèdent pour animer le quartier historique et la cour du château." Plumette a joint quelques images que je vous présente (dont une magnifique enluminure de Marie Hélène Lefrancq, que l'on voit devant son échoppe sur une autre photo. Ne manquez pas de rendre visite à mon amie Plumette, que je remercie pour sa participation à cet article : http://plumes-et-crayons.over-blog.com

 

 

 

 

 

 

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12 août 2005 5 12 /08 /août /2005 23:00

 

                                        De l'antiquité au Moyen-âge, nos ancêtres se souciaient assez peu de la façon de noter le temps qui était découpé en 12 h de jours et 12 h de nuit, variant de durée au long de l'année. La clepsydre ou horloge hydraulique, qui a remplacé le sablier ou le cadran solaire, était déjà connue depuis l'antiquité (Egypte). L'horloge hydraulique est remplacée au Xe siècle par l'horloge mécanique (très probablement une invention du pape Gerbert d'Aurillac) On sait que la sonnerie automatique existait dès le XIIe siècle, car les usages de l'ordre de Citeaux prescrivaient aux sacristains de règler l'horloge pour qu'elle sonne aux matines.  On se préoccupait donc davantage de la succession des heures marquées par la sonnerie de la cloche de l'église. Les différentes heures du jour étaient : prime (1ère), tierce (3ème), sixte (6ème ou midi), vèpres (12éme). Pour la nuit : tierce (office de Complies), sixte (Matines), none (Laudes). Bien sur dans les campagnes on utilisait comme repère des chandelles brûlées, la quantité d'Ave ou un certain nombre de sabliers. L'organisation de la succession des jours étaient marquée aussi par la chrétienté (Carème, Noel...) ou la nature (arbre de Mai, Saint Jean, Saint Michel...) Le comptage des années était peu fiable et n'intéressait que peu de gens. Et vous, pourriez vous vivre sans votre montre ou votre portable ! 

 

 

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