11 novembre 2005 5 11 /11 /novembre /2005 00:00

 

                                        Il n’y avait pas de nom de famille au Moyen-Age. On utilisait le prénom dont l’origine lui-même se perd dans la nuit des temps.  Les prénoms viennent de l’Antiquité, de la Bible ou des contrées lointaines… Saint Jacques, un des 12 apôtres du Christ, patron de l’Espagne, vénéré par le pèlerinage de Compostelle, est aussi le prénom du dernier grand Maître de l’Ordre des Templiers… C’est aussi mon prénom (Elle ne brille pas  mon auréole ?) Avec l’augmentation de la population en cette époque médiévale, on associa très vite au prénom (pour différencier les individus) un surnom, Honorius le sorcier en est un exemple ! On donnait un surnom suivant le métier de la personne : Compagnon, Charbonnier, Barbier, Tisserand, Ménétrier…Sur une caractéristique physique de la personne : Petit, Boiteux, Gros, Brun, Noirot… Ou d’après un lieu, une région ou le pays d’origine : Rougemont, Dubois, Lallemand, Romain, Roussillon… Cela pouvait être aussi une charge : Bailly, Chevalier, Clerc, Maître, Lavocat, Receveur…Une particularité du caractère de l’individu : Gaillard, Paillard, Etalon, Crétin, Lagarce… Une caractéristique religieuse : Chrétien, Juif, Bigot, Sarazin, Lemoine, Lévesque… Ou d’autres plus difficile à porter : Bâtard, Vilain, Petitqueux, Labonne, Cornu… Ces surnoms sont devenus avec le temps les noms que nous connaissons aujourd’hui. Je précise que de nombreux prénoms qui sont devenus des noms, le sont depuis l’établissement de l’état civil sous Napoléon (enfants abandonnés dans les orphelinats) … Je vous laisse méditer sur l’origine de votre propre nom, c’est passionnant. 
 
Autres articles sur les noms et les prénoms ICI
 
 
 
 
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2005 6 29 /10 /octobre /2005 23:00

 

                                        Halloween la fête Celte devenue depuis la fête des sorcières... L'étude des anciens textes (théologies, procès de sorcellerie...) nous apprend que le culte des anciens Dieux païens s'est maintenu en France, par la pratique du Sabbat,  jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. On trouve la mention du verbe "sabasein" du grec sabazia (culte de Dionysos) au XIIe siècle (la signification est faire du bruit !). Ce verbe désignera par la suite (pour les chrétiens !) les hérétiques (juifs, cathares, vaudois...) Le terme Sabbat (assemblée de sorciers), n'apparait que vers le XIVe siècle. Le Sabbat au Moyen-Age était surtout un refus de l'ordre religieux et de ses nombreux interdits, on y dansait, jouait de la musique, faisait ripaille en partageant la nourriture apportée par chacun, et il y avait souvent des débordements sexuels... La sorcière, pour se rendre au Sabbat en volant, s'enduisait entièrement le corps d'un onguent composé de graisse humaine ou de bouc et de plantes toxiques et hallucinogènes (mandragore, datura, belladone, jusquiame, ellébore...)  Rêves hallucinatoires assurés, mais très dangereux, avec ces ancêtres de nos modernes drogues. On comprend mieux que sous la torture de la Sainte Inquisition ces pauvres femmes (rarement des hommes !) avouaient de bonne foi avoir copulé avec le Diable. Par ces faits, certains ont douté de ces pratiques. Je reste moi convaincu de la réalité du Sabbat. La preuve, qui de nos jours ne connaît pas cette fête, et dans nos modernes contrées ne vénérons nous pas encore le Dieu cornu... Nous parlons encore du Grand Satan...

 

http://medieval-moyen-age.net sabbat sorcière articles et photos sur le moyen-âge et le monde médiéval

Le banquet des sorciers (gravure sur bois du moyen-âge)

 

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        Au début du XIIIe siècle c'est une cause miltaire : résultat de la transformation de l'équipement de guerre. Rendus méconnaissables par le haume et le haubert, les combattants vont se distinguer en adoptant des signes distinctifs sur leur bouclier. Le port des armoiries sera très en vogue aussi et surtout dans les tournois, véritables petites batailles où combattants à pied ou à cheval s'affrontent en mêlées inextricables. les premières armoiries datent de 1160 - 1200 par les chevaliers bannerets, puis par les simples chevaliers, les nobles et enfin les écuyers vers 1220 - 1260. C'est l'usage du sceau qui a contribué à la diffusion des armoiries dans toutes les couches sociales. Car contrairement à la croyance elles ne sont pas l'apanage des nobles (et oui vous pouvez avoir la votre !). Les armoiries roturières sont très nombreuses au XIVe siècle, les 2/5 em des armoiries recensées sont roturières (bourgeois, corps de métiers, villes...) A partir du XIVe siécle, l'usage des armoiries fait partie intégrante de la vie quotidienne (vêtements, monuments, objets d'art...) Et si on faisait un concours de la plus belle armoirie ?  

 

 

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2005 7 18 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                       L'épée constituait au Moyen-Age l'armement offensif principal des gens d'armes. La lame était "la lumelle", la poignée "le helz" ou "l'endeurre", le pommeau "le plommel", les gardes "les quillons" et le fourreau "le fourrel". L'épée des Francs ou "scarmasaxe" était faite d'une lame courte, à un seul tranchant et dont le dos était cannelé, c'était plutôt un long couteau qui restera jusqu'au XIVe siècle l'arme des coutilliers (gens à pied). L'épée est l'arme noble de l'époque carolingienne et on attachait une grande importance à sa fabrication. Le pommeau de l'épée renfermait ordinairement des reliques : aussi jurait-on sur le pommeau et non sur la croix formée par les quillons. Jusque vers le milieu du XIIIe siècle, la forme de l'épée ne varie guère mais les quillons commencent à se courber vers la lame.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2005 2 06 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        La foire au Moyen-âge est d'une importance vitale pour les échanges des marchandises, mais aussi pour les échanges humains, si vous voyez ce que je veux dire ! Foires rurales et saisonnières, qui permettaient aux paysans d'écouler leur production agricole, et d'acquérir en échange des produits de la ville, foires mensuelles des gros bourgs et châteaux (souvent rattachées à une fête religieuse) ou l'on trouvait plus de produits, foires urbaines qui duraient plusieurs jours. Avec un certain retour de la sécurité sur les routes, le XIIIe siècle voit l'apogée des foires générales (internationales !) dans toute l'Europe. Les foires de Champagne sont florissantes grâce à la protection de Thibaud II. On échange les productions des manufactures du nord (draps...) contre les produits du bassin méditerranéen. A la fin du XIIe siècle, on invente même un contrat notarié ( "l'instrument en vue de change" : l'ancêtre de la lettre de change !) qui permet aux marchands de payer à un endroit et de se faire rembourser ailleurs en monnaie locale (sécurité sur les routes !), système surtout utilisé entre Gènes et la Champagne. Ces foires peuvent durer plusieurs semaines et se déroulent toujours de la même manière : ouverture, présentation des marchandises, une ou deux périodes de courtes ventes, achats "à crédit de confiance" ou l'on ne règle qu'en fin de foire, et enfin les derniers jours réservés aux paiements. Mais gare aux mauvais payeurs, les tribunaux de foire veillent ! Avec le retour des guerres, des grandes épidémies, les siècles suivant vont voir certaines grandes foires péricliter au profit d'autres grands pôles commerciaux. Il reste de nos jours certaines foires qui se perpétuent depuis le Moyen-âge. C'est le cas de la Foire aux laines de Châteaudun. Plumette (la première correspondante officielle de Médiéval et Moyen Age) nous la présente : "une fois par an, lors du premier week-end de juillet, la ville acceuille la Foire aux laines, dont l'origine remonte au Moyen-âge. Cette fête médiévale, haute en couleurs, prend ses quartiers dans les rue de la ville à l'ombre du château. Elle offre un cadre de choix aux marchands médiévaux, jongleurs, bonimenteurs, cracheurs de feu et Chevaliers qui se succèdent pour animer le quartier historique et la cour du château." Plumette a joint quelques images que je vous présente (dont une magnifique enluminure de Marie Hélène Lefrancq, que l'on voit devant son échoppe sur une autre photo. Ne manquez pas de rendre visite à mon amie Plumette, que je remercie pour sa participation à cet article : http://plumes-et-crayons.over-blog.com

 

 

 

 

 

 
Partager cet article
Repost0

Rechercher

♦♦♦