1 juin 2007 5 01 /06 /juin /2007 09:40

 

               Voici la suite de nos articles sur les jardins au Moyen-Age. Une petite info nous serons les 2 et 3 juin 2007 à la fête médiévale de Rougemont le Château (90)
 
               Les monastères avaient su préserver l’essentiel du savoir et de la culture hérités des Anciens.
               Le potager (herbus conclusus) qui était la source essentielle de nourriture des moines était entretenu avec soin.
               Légumes et simples étaient disposés en planches strictement alignées sous forme de rectangle ou de carré. Chacune était séparée des autres par des pierres, des plantes de bordure ou de petites lattes reliées entre elles par de l’osier. Au centre il y avait une fontaine d’où partaient deux ruisselets coulant dans des rigoles en forme de croix.
               Le plan du jardin de Saint Gall nous montre la répartition des espèces de plantes en cinq divisions :
 
  un jardin de plantes médicinales ou simples (herbularius) près du logis du moine médecin.
 
2   un jardin potager (hortus) près des cuisines.
 
3   un « vergier » avec arbres et arbustes fruitiers, avec, parfois, la tombe des moines qui s’en étaient occupé.
 
4   un jardin « bouquetier » pour les fleurs destinées aux autels.
 
  un jardin privé comme celui de l’abbesse par exemple.
 
               Oui, vous avez bien lu, une abbesse !
 
               A la création des monastères, il y eut 2 ordres : les moines et les moniales séparés en deux bâtiments mais se retrouvant pour la prière commune, tout cela dirigé par une seule autorité : une abbesse.
               Ce qui peut nous faire réfléchir sur le droit et le pouvoir des femmes à cette époque !
 
A suivre…
 
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 15:16

               Killian le barbare Ecossais parle sur Médiéval et Moyen Age des traditions vestimentaires de son peuple? mais pas de la légende qui circule sur ce fameux kilt ! Petite info : La troupe sera les 19 et 20 mai à Salins les Bains (39) pour « La fête du Sel »

              Le kilt que nous connaissons aujourd'hui commença à se développer vers le milieu du XVIIIe siècle ; sa forme actuelle (jupe) dérive du plaid fonctionnel ceinturé à la taille (en gaélique, feileadh breacan ou feileadh mor, le « grand kilt ») qui était alors  porté plus couramment par la population.
Le premier kilt 

              Le feileadh mor était un vêtement plus long constitué d'un plaid d'environ 5 mètres de longueur que l'on enroulait autour de soi et que l'on ceinturait à la taille pour se couvrir à la fois le haut et le bas du corps. Au-dessous de la taille, le feileadh mor formait jupe comme le kilt actuel, tandis que le reste du tissu au-dessus de la taille était drapé sur l'épaule et fixé par une broche. Cette partie supérieure pouvait être disposée sur les épaules de diverses manières en fonction du temps, de la température ou de la liberté de mouvement requise.
Évolution du kilt 

               On supprima la partie supérieure du feileadh mor pour le simplifier, et on ne conserva que la ceinture et la jupe. Le vêtement ainsi obtenu fut appelé le feileadh beg ou « petit kilt ». Apparemment, cette transformation aurait été effectuée sur l'ordre d'un Anglais, directeur d'une fonderie à Invergarry, qui considérait que ses employés en kilt avaient besoin d'une plus grande liberté de mouvement pour faire leur travail.
Proscription et survie

              Après la défaite des Jacobites à Culloden en 1746, le kilt et autres accessoires de la tenue traditionnelle des Highlands furent déclarés hors la loi. Pendant ces années de proscription, le kilt dut surtout sa survie aux régiments des Highlands servant dans l'armée britannique, qui en firent leur uniforme. Même si les régiments des Highlands continuent à porter régulièrement le kilt (mais plus pendant le combat), ce n'est pas une tenue usuelle pour le reste de la population écossaise. Le kilt est en général réservé aux occasions spéciales, comme les mariages, ou aux jeux des Highlands et rassemblements similaires.
Le kilt d'aujourd'hui

              Les kilts actuels utilisent jusqu'à 8 mètres de tissu, très plissé sur les côtés et à l'arrière ; les plis ne sont cousus ensemble qu'au niveau de la ceinture. Les stylistes ont également essayé de remettre le kilt au goût du jour pour qu'il plaise à un public plus nombreux, en utilisant des motifs non traditionnels et des matériaux différents, comme le cuir.
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 09:23

 

               Le premier jardin ? Ah ! Dans presque toutes les religions le paradis est représenté par un jardin. Potagers rudimentaires ou jardins de Babylone, parc de Cyrus à Sardes ou les jardins d’Alcinoos chantés par Homère. 

               C’est à Rome que le jardin fut instauré comme un paysage avec les divinités des eaux et des bois. Les Arabes y apportèrent le raffinement dans les contes des « Mille et une Nuits ». 

               La quête du jardin médiéval demande beaucoup de prudence car elle s’étend sur 10 siècles. C’est sans conteste un univers clos, caché car il était conçu comme une propriété protégée des animaux, des hommes, des envahisseurs. 

               Le premier jardinier célèbre est un moine irlandais nommé Fiachra qui viendra s’installer près de Paris et deviendra saint Fiacre, patron des jardiniers. Dans son enclos se mélangeront : choux, cardons, gourges, raves et les plantes médicinales plus connues sous le nom de « simples ». 

               Sous Charlemagne nous trouvons 72 plantes et 16 arbres fruitiers qui se répartissent entre potagers et vergers. Suivant la coutume médiévale y voisinent les légumes verts (bettes, choux, laitues, chicorée), les farineux (fèves, pois, pois chiches), les « racines » (poireaux, radis, panais, chou-rave, oignons, ail), des concombres, des melons, des cardons, des « simples (menthe, sauge, romarin, anis, fenouil, sarriette, coriandre, cerfeuil) mais aussi pour la vue et l’odorat des lis, des roses, des violettes, des iris sans parler du lin, du chanvre, de la garance, du pastel pour filer, tisser et teindre. 

               Quant aux arbres fruitiers cela va du pommier au figuier ne passant naturellement par la vigne et le pin. 

               Ainsi donc, du jardin d’Eden, l’homme se trouva modestement ramené, à l’époque féodale, à cultiver son petit courtil pour subvenir aux besoins de sa famille et guérir leurs maux.  

 

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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 08:44

 

 
               Etant de passage dans une région qui fut le berceau paternel de notre famille, accompagné par l’Abbesse Clémence, Morigane la Blême, Philippe, Oeuvrier Charpentier redresseur de Cathédrales et Alexandra, Erudite en Histoire tous deux étant de notre clan. Nous entendîmes alors conter une étrange histoire : il s’agit de l’Arbre de Saint Claude, Arbre à Loques ou l’Friperie de Saint Claude. Je vais essayer de vous la transcrire avec mes pauvres mots.
 
               L’histoire remonte en 1499, année de la terrible Grande Peste Noire. Partout l’on ne voit que bûchers et respire terrible odeur… Tout le monde prie, mais le ciel reste sourd. Notre belle Terre Franque est ravagée, dépeuplée, l’on s’égorge pour se nourrir et l’on dépouille les morts pour se vêtir. Oui,  alors les temps étaient durs. Pourtant un petit village de Picardie n’est pas touché par la Grande Faucheuse, l’épidémie de Peste s’arrête à ses portes. Miracle, Miracle le village vivra, tant et si bien qu’un Conseiller du roi LouisXII séjournant ici bas décide de faire bâtir une chapelle afin de remercier Saint Claude qui, nous le savons, a sauvé la ville, sa statue est déposée avec grands honneurs en ces lieux bénis.
 
               Cette chapelle se trouve sur les terres de Jean de Monchy, seigneur du Lieu, à la lisière du bois d’Arguel, de la vallée de la Bresle et dominant la petite cité épargnée. En 1638, la Peste ravageant de nouveau les alentours, Saint Claude protège à nouveau la petite Cité, devenant dès lors le Saint Protecteur du village alors que le Saint Patron est Saint Denis.
 
               L’Histoire avec son cortège de tragédies s’avance, la chapelle est détruite par les guerres et les invasions, mais la Statue miraculeuse reste installée sur un orme à proximité des ruines de la chapelle. Depuis cette lointaine époque, tous les ans une procession conduit les fidèles du village, prêtre en tête de l’Eglise à l’Arbre aux Miracles, ceci jusqu’en 1946.
 
               Le site se composait alors de trois ormes vénérables plusieurs fois centenaires, l’arbre central supportant la niche de la statue miraculeuse de Saint Claude (dérobée en 1968). ragique histoire et éternel recommencement : en 1982 et 1993 destruction du site par incendie volontaire, 1994 : plantation de trois nouveaux ormes, 2002 : construction d’un petit oratoire par une famille reconnaissante au Saint fidèle.
 
               La Vox Populi prétend que l’Arbre de Saint Claude guérit les maladies de peau et les fortes fièvres, jadis des touffes de crin de cheval étaient suspendues aux arbres, le Saint n’étant pas sectaire. Afin de guérir, la personne souffrante doit porter un linge à l’endroit où réside son mal, l’accrocher à l’arbre, prier Saint Claude et réaliser une Neuvaine...Les branches de l’Arbre de Saint Claude portent depuis toujours des « Mumies » : linges, médailles, ou objets quelconques afin de fixer la maladie.
 
               Dans ce cas comme dans bien d’autre la vénération d’un Saint est confondue avec un ancestral culte celtique. De nos jours de nombreux tenants de Saint Claude déposent Loques, fleurs, ex votos, bougies et le lieu est devenu un endroit de recueillement. Pour ma part, je ne peux que dire  « Ceci est un site sacré, il faut le protéger et le respecter quelque soit ses croyance, ne serait-ce que par respect envers toutes les personnes ayant soufferts et priées ici »
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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 11:28

 

                Voici la deuxième partie de la passionnante étude réalisée par Heimrich l’empaleur sur les armes d’hast du Moyen-âge… De tout temps l’homme n’a jamais manqué d’idées pour tuer ses semblables !
 
 Le couteau de brèche
 
Le couteau de brèche est une arme d'hast employée aux XVIe et XVIIe siècles, surtout pour défendre des places: le fer a la forme d’un large couteau, à un tranchant. Le dos épais continue l'axe de la hampe, tandis que le tranchant est extérieur à partir du talon pour le rejoindre à la pointe.
 
La hallebarde
 
La Hallebarde, qui s’écrivait en vieux français avec un seul L, a une origine inconnue.
Deux explications possibles :
-          allemande : hallebarde viendrait du mot francique Helmbarte , Helm                                signifiant heaume et Barte hache, d'où, par assemblage des deux noms : hache destinée à percer les heaumes.
-           italienne : ce mot fut trouvé dans un texte datant de 1333, le terme Alabarte désignant une arme blanche.
Le mot hallebarde proviendrait plutôt du mot arabe Al Barte signifiant : pointe de lance. On connaît bien les transformations et le voyage que subissent les mots à travers les siècles, les régions, les invasions ... Aussi, Al Barte, peut être devenu Alabarte , mot italien qui, ajouté au terme haste, a pu donner Hallebarde.
Quant au mot allemand helmbarte, il vient aussi de l'arabe mais, transformé en ce terme germanique. Ce n’est pas une hache de heaume alors qu'il signifie en réalité hache à long manche. 
 
Corsèque, Pertuisane, Roncone
 
Au nombre de trois, les lames des hallebardes peuvent adopter des formes étranges. La lame principale en pique vers l'ennemi tandis que les deux autres, coupantes, forment un angle symétrique par rapport à celle-ci.
Donc les lames des hallebardes formaient un assemblage redoutable, les deux petites maintenaient les armures de plates tandis que la grande au milieu les pénétrait. La hampe des hallebardes mesurait entre deux et trois mètres, ce qui permettait d'aller chercher le cavalier loin derrière son cheval.
 
La pertuisane
 
Autre arme d'hast, la pertuisane possède une lame pointue portant à la base deux pointes en forme de croissant.
           
La bardiche
 
Originaire de l'Europe de l'Est , arme dont le fer en forme de hache possède un long tranchant courbé dont la pointe supérieure devient un estoc, la pointe inférieure est fixée au manche par des rivets ou des cordes.
La longueur de la hampe se situe entre 1m 40 et 2 m pour un fer de 50 cm. 
 
Le fauchard
 
Apparu au XIII s, sa lame ressemble à celle d'un sabre (ou d'une faux). Le fauchard peut avoir deux origines : soit le fauchon monté sur une hampe, soit la faux de guerre (souvent la version avec pique). Certains outils agricoles piémontais lui ressemblent étrangement. Cette arme peut donner des coups d'estocs ou des coups de taille. Le fauchard est très efficace contre les chevaux. Du XV au XIX s, en Europe, il restera décoratif, sauf comme arme de rempart (là, jusqu'au  XVIII s). Le fauchard japonais se nomme Naginata.
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