Vendredi 8 octobre 2010 5 08 /10 /Oct /2010 17:58

 

Au XIVème siècle, les sciences médicales se retrouvent face à de nombreux préjugés : des grands médecins mêlent médecine et superstitions. On retrouve d’ailleurs dans leurs œuvres un mélange de scolastique, de critiques et de superstitions. D’un côté, la médecine avait fait de grandes avancées avec l’étude des auteurs anciens, l’observation et l’expérience, et d’un autre côté, de solides fondements manquaient à la médecine et l’anatomie n’était pas suffisamment étudiée.

 

Au XIVème siècle, l’astrologie tient une place importante en médecine et son rôle est encore important durant la période moderne. Tout le monde admet cette science, que se soient les rois, les grands savants ou le peuple. L'astrologie est une pratique ancienne que différentes civilisations ont apparemment développée indépendamment. On la retrouve à Babylone dès 3000 av J-C, en Chine aux environs de 2000 av J-C, et diverses formes d'astrologie existaient également dans l'Inde antique et chez les Mayas d'Amérique centrale. Vers 500 av J-C, l'astrologie se répand en Grèce, où des philosophes comme Pythagore s'y référèrent dans leurs études religieuses et astronomiques.

Dans l’astrologie, on observe les positions et déplacements des corps astraux, en particulier le Soleil, la Lune et les Planètes pour interpréter les événements terrestres.

Le célèbre médecin Guy de Chauliac explique la Grande Peste Noire de 1348 par la position des astres.

 

Les astrologues anciens ont créé le zodiaque, une zone imaginaire qui fut divisée en douze parties égales, les signes, qui portent chacun le nom de la constellation qui s’y trouve. On considère aussi l’homme comme un petit monde, et toutes les parties de l’univers ont leur analogue dans ce petit monde. Ainsi, l’homme est divisé en douze parties, dont chacune est gouvernée par le signe du zodiaque correspondant. Cette observation des signes du corps sert pour le traitement des maladies, pour les saignées et les purgations.

 

Le Bélier pour la tête.

Le Taureau pour le cou.

Les Gémeaux pour les épaules, les bras et les mains.

Le Cancer pour la poitrine.

Le Lion pour l’estomac.

La Vierge pour le ventre.

La Balance pour le petit ventre et les fesses.

Le Scorpion pour les parties honteuses et le fondement.

Le Sagittaire pour les cuisses.

Le Capricorne pour les genoux.

Le Verseau pour les Jambes.

Le Poissons pour les pieds.

 

De plus, chaque signe se retrouve dans la nature d’un élément : cela permet que l’observation des humeurs se fasse d’une manière plus précise. On trouve donc :

 

Pour le Feu : Bélier, Lion, Sagittaire.

Pour L’Air : Gémeaux, Balance, Verseau.

Pour l’Eau : Cancer, Scorpion, Poisson.

Pour la Terre : Taureau, Vierge, Capricorne.

 

On imagine ainsi l’importance que pouvait avoir un médecin astrologue au Moyen Age et l’enseignement universitaire la favorisa grandement. On distingue mal à cette époque la différence entre astrologie et astronomie, et on retrouve ces deux disciplines dans l’enseignement.

 

On ne connaît pas précisément l’enseignement universitaire de cette discipline, mais on saitquels étaient les livres étudiés : la Sphère de Sacrobosco pour l’enseignement de la cosmologie, le très célèbre Almageste de Ptolémée, le traité d’Astrolabe, Les tables de Tolède pour la pratique des tables astronomiques, et Theorica planetarum Gerardi pour l’astronomie planétaire. L’enseignement se faisait dans un premier temps en faculté des arts, puis pour un niveau supérieur en faculté de médecine. On trouvait cet enseignement dans les grandes Universités comme Paris, et le XIVème siècle fut le siècle d’or de cet enseignement en Europe occidentale.

 

 

La saignée au moyen age

 

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