4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 21:22

 

             Sire Philippe le Templier prend à nouveau la plume pour conter sur Médiéval et Moyen-Age une terrible légende du Moyen-Age… Je lui laisse la parole… Et pendant ce temps, il fait quoi le vieux sorcier… (hi hi) 
 
             Qui était ce personnage : mythe, légende embryon scientifique ? Déjà un psaume de la Bible emploie le mot « Golem » pour expliquer l’origine de l’Homme ADAM dans sa matière première avant que le Dieu d’Israël lui donne le souffle de vie ainsi qu’une âme. 
              La légende raconte que certains vénérables Rabbins experts dans l’étude du Talmud et de la Cabale auraient réussi au Moyen Age a animer une statue d’argile, un Golem, afin de créer un défenseur de la Communauté Juive de l’époque, permettant à celle-ci de survivre, ceci à l’époque des Croisades, fertile en persécutions de toutes origines. 
              Il aurait suffit dit-on de pétrir de l’argile rouge, de former une statue à l’image humaine et de la taille d’un enfant, de lui donner la vie par de multiples incantations et fumigations, mais surtout d’inscrire le mot « EMETH » ce qui signifie VIE sur son front ; l’être créé devenait alors un esclave servile et surtout le défenseur idéal de la Communauté. 
              Les distingués Rabbins avaient juste oublié un détail : la créature grandissait, et bientôt devenu géante devenait de ce fait incontrôlable. La seule solution était d’effacer sur le front du Golem la première lettre du mot « EMETH » (VIE) le transformant en « METH » autrement dit : MORT. Cette ultime solution étant très risquée, plusieurs Rabbins en auraient perdu la vie, écrasés par leur créature devenue une masse inerte d’argile inoffensive. 
              L’époque Médiévale révolue, nous rencontrons fréquemment le Golem durant les multiples périodes de persécution de la Communauté Juive, particulièrement en Europe de l’Est et tout spécialement à Prague, ville alchimique superbe et mystérieuse, où il semblerait, dit la Légende, qu’un Golem repose dans les combles de la très célèbre et très sainte Synagogue Altneuschule (Vieille Neuve Ecole), Joyau du Ghetto, et proche du très joli et très romantique cimetière juif.
 
              Hélas, Hélas, pourquoi le Golem ne s’est-il pas manifesté lors de la dernière et terrible grande persécution du XXème siècle : sans doute la foi et la croyance en ce défenseur n’était plus assez forte, quoique …
 
 
Photo tirée du film "der Golem" de 1920 de Karl Freund 
 
                                                               
                                 
 

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22 novembre 2005 2 22 /11 /novembre /2005 20:52

 

                                         Une légende qui sent le souffre (cela va faire plaisir à quelques fidèles !). De retour de  Rome ou il s’était rendu en pèlerinage aux tombeaux des apôtres, saint Dizier se dirigeait vers l’oratoire consacré à saint Martin  (voir notre précédent article sur l’église de saint Dizier) Il traversait avec ses deux compagnons un profond bois ou le diable rodait depuis longtemps. Celui ci, furieux de voir un saint homme fouler son domaine, surgit d’un buisson ou il s’était tapi, et de ses griffes immondes s’empara de l’évêque. Il le souleva pour le jeter ensuite brutalement sur un grand rocher plat… Mais ce que le Malin (pas si malin que cela !) n’avait pas prévu, c’est que ses sabots fourchus encore chauds des flammes de l’enfer, s’enfoncèrent dans la pierre devenue miraculeusement tendre comme du sable… Aussi miraculeusement il se retrouva prisonnier de la pierre redevenue dure… Le saint homme, après avoir remercié Dieu de sa protection, délivra la terrible  créature. Le Diable couvert de honte, s’enfuit alors… On peut encore voir de nos jours dans un petit bois proche du village de  Villars le Sec, les traces profondes laissées par le démon dans la grande pierre couchée (antique autel celte ou barbare…) et celles plus légères des sandales du saint. Ce lieu de nos jours est facilement accessible. J’ai cependant souvenir, il y a de nombreuses années, d’une visite nocturne avec quelques amis… A cette époque la forêt était encore dense et profonde autour de la clairière… et comme chargée d’énergie... La grande roche crépitait d’une force mystérieuse… Je dois avouer que ce jour là, les courageux aventuriers se sauvèrent, avec une peur… du diable !
 
 
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24 septembre 2005 6 24 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        D'où nous vient cet animal mythique et médiéval, est-ce une réminiscence de la Chimère grecque, monstre à la fois lion et serpent, à corps de chèvre et qui aurait été tué par le héros Bellerophon sur son cheval Pégase. Est-ce une vue de l'esprit ayant pour origine le rhinocéros vivant dans le mythique royaume du Prêtre Jean (qui se serait trouvé quelque part entre l'Inde et l'Ethiopie...) Toujours est-il qu'à cette époque médiévale, la croyance populaire affirmait que la Licorne était un superbe cheval blanc, possédant parfois une tête de cerf, tandis que ses pattes étaient celle d'une chèvre ou d'un bouc avec les sabots assortis (nombreux sont ceux affirmant l'avoir vue !).  La particularité essentielle de cet animal était la corne unique et torsadée qui ornait son front. On disait d'elle : " C'est le plus bel animal, le plus fier, le plus terrible et le plus doux de la terre..." Des auteurs médiévaux assurent également qu'elle était cruelle et redoutable et que personne ne pouvait la tuer, ni la capturer vivante, hormis une vierge pure, car la bête venait se réfugier dans son giron (entre ses jambes !) et s'endormait... Alors le chasseur, le Chevalier pouvait la tuer. Elle pouvait être féroce, on la représente combattant le lion, symbole de la force (aussi symbole alchimique). Sa corne était très recherchée (cadeau royal à Charlemagne par exemple !) en effet elle servait d'antidote aux poisons, elle était censée purifier l'eau, et réduite en poudre elle guérissait toutes les blessures... De nombreux guerriers partaient au combat avec un bout de Licorne dans leurs fontes, fragment acheté fort cher chez un homme de l'art, sorcier, aphoticaire... (salut à toi Honorius !)  Il faudra attendre le XVIII siècle pour qu'enfin on découvre que la fameuse corne n'était rien d'autre qu'une corne de Narval, aussi nommé Licorne de mer ! Reste une belle légende... Et qui sait peut être une réalité d'un autre monde, celui du petit peuple et des animaux légendaires, qui sont retournés de l'autre coté du miroir... Loin de notre monde incrédule...

 

Une des plus célèbres tapisseries de France : La Dame à la Licorne

 

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19 août 2005 5 19 /08 /août /2005 23:00

 

                                       Depuis toujours je me passionne pour l'histoire, les mystères, l'étude des religions et des textes anciens, l'archéologie, l'art, la musique, la nature... Mais on me demande souvent depuis combien de temps je joue au Sorcier sur les fêtes médiévales, voici la réponse : c'était en 1999 lors du Son et Lumières de la Légende du Pont Sarrasin (un rêve un peu fou d'un vrai Humaniste, Jean-pierre Maillard-Salin, ancien maire de ma commune) Le village entier a réalisé son rêve, c'est certain, ces jours là,  il nous a regardé du haut de son paradis (il nous avait quitté à cette époque, pour un monde que l'on dit meilleur...)  Je suis sur la photo avec Francis, Ami de 40 ans (aujourd'hui Sire Philippe le Templier) et ma Maman, qui depuis (hélas) a rejoint aussi Jean Pierre, ce fantastique visionnaire...

 

 

 

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15 juin 2005 3 15 /06 /juin /2005 23:00

                                    

                                           Il y a quelques années, notre village organisait un grand spectacle " Son et Lumière " dans le cadre grandiose et magnifique du Pont Sarrazin, lieu légendaire de notre belle province, la Franche Comté. Le thème reprenait une très ancienne histoire de notre lointain Moyen-Age " La Légende du Pont Sarrazin ". J'ai pour l'occasion écrit le texte d'une chanson que je vous confie ce jour :

 

La légende du Pont Sarrazin

Est une bien belle histoire

Qui se passait aux temps anciens  

Au pays des fées, des lutins

En ces temps très tourmentés

Les barbares écumaient la contrée

Mettant tout à feu et à sang

Pour aux Chrétiens imposer le Croissant

 

Dame Alima de Vandoncourt

Se promenait dans la forêt

Un Sarrazin la captura

Sur son cheval il l'emmena

Elle préféra au grand outrage

Du haut du pont par grand courage

Dans le torrent elle l'entraina

Il se tua...  Elle en réchappa

 

La légende du Pont Sarrazin

Un joli conte qu'on se raconte

Les soirs d'hiver à la veillée

A la lueur d'un feu de bois

Elle ravive dans nos mémoires

Toute la magie des temps anciens

Nos traditions et nos chansons

La belle histoire du Pont Sarrazin

 

 

                    

 

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