14 juin 2005 2 14 /06 /juin /2005 23:00

                                       

                                         Au Moyen-Age il était d'usage d'utiliser divers ingrédients étranges afin d'avoir la couleur la plus lumineuse possible, tant pour la calligraphie, l'enluminure que pour la teinture des vitraux.

 

                                Les recettes les plus inattendues sont alors mises en pratiques : insectes, oeuf, miel, vin et même urine !

 

                                C'est ainsi que pour le rouge on se sert de : cochenille (insecte broyé), de pourpre (coquillage), de garance (plante méditerranéenne), de cinabre (roche). 

 

                                Les jaunes sont fait à partir d'orpiment (roche d'arsenic très toxique), de safran (pollen du crocus), d'ocre (terre naturelle ou brûlée), de fiel de carpe (poisson).

 

                                Le bleu est élaboré à partir de lapis lazzuli (roche très chère) ou bien d'azurite (autre roche).

 

                                Le vert est fait grâce à la malachite (roche) ou au vert de gris (sel de cuivre).

 

                                Le blanc est surtout fabriqué avec de la césure de plomb (métal très toxique), nous trouvons également la craie (roche).

 

                                Le noir est d'origine animal : os calciné, ou végétal : le charbon de bois, ou minéral : houille.

 

                                On se sert également de feuilles d'or ou d'argent battues (surtout pour les enluminures).

 

 

                                Il ne restait plus qu'à avoir de la patience et du talent, et tout était dit ! Mais cela est une autre histoire que je vous conterai sans doute un jour...

 

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13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 23:00

                                       

                                        Cet article inaugure notre nouvelle catégorie " La vie au Moyen-Age ". On y retrouvera de nombreux thèmes sur cette belle période de notre histoire.

 

D'abord une éducation de jeune Noble : apprendre les règles de la noblesse, se muscler, monter à cheval, savoir manier toutes les armes, se battre, nager, parfois mais très rarement apprendre à lire et à écrire.

 

Ensuite vers 10 ans il quitte son domicile et se rend chez un autre Seigneur ami où il servira comme Page. Vers 14 ans il deviendra Ecuyer. A 19 ans, c'est le grand jour, il va devenir chevalier.

 

La veille il prend un bain et met une tunique blanche, il jeûne et fait pénitence, il passe sa veillée d'armes à la chapelle avec ses parrains.

 

Au matin il entend la messe, communie et répond à plusieurs questions sur son engagement en tant que Chevalier. Il prête alors le serment du Chevalier, des Pages l'aident à se vêtir de sa cotte de maille ou haubert, son camail, sa cotte d'armes où est représenté son blason, et ses éperons souvent dorés, il ceint enfin son épée, laquelle est souvent le cadeau de son Père.

 

Il s'agenouille alors devant son Seigneur pour recevoir la Collée : trois coups du plat de l'épée ou du plat de la main sur la nuque, accompagnés de la formule rituelle : " Au nom de Dieu, de Saint Michel, de Saint Georges, je te fais chevalier, sois vaillant, loyal et généreux. " ( St Michel et St Georges étant les patrons des Chevaliers )

 

Son cheval est alors amené. Le jeune Chevalier met son heaume, saute sur son cheval, et de sa lance il renverse plusieurs mannequins.

 

Souvent il quitte le jour même son domicile et part pour effectuer une Quête, laquelle est considérée comme l'épreuve ultime de l'Adoubement.

 

adoubement-chevalier-médiéval.jpg

 

                  

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10 juin 2005 5 10 /06 /juin /2005 23:00

 

 

Voici comment était équipé un chevalier au Moyen Age... Nous avons de très beaux spécimens dans la troupe des Flambeaux de l'Allan...

 

 

Cette cagoule en maille est une protection de tête qui a traversé tout le Moyen-Age.

 

Il couvre la tête et les épaules. A l'époque carolingienne, il est fait de peau. Ensuite, il fait souvent (à partir du XIIè siècle) partie intégrante du haubert de mailles. Le camail est souvent posé sur un serre-tête de peau ou un rembourrage, pour que le lourd heaume de l'époque se pose dessus. Ainsi le heaume ne vacillait pas.

 

Ce n'est qu'à partir de la fin du XIIIème siècle que le camail se sépare du haubert. Descendant sur les épaules, déjà couvertes par le haubert, celui-ci constitue un second niveau de protection particulièrement utile lors des combats.

 

En effet, les timbres des heaumes étant arrondis et les autres casques se terminant en ogives, le risque est grand de voir le taillant de l'épée glisser sur un casque et briser les clavicules.

 

Une précision : une lanière entoure le camail à la hauteur du front pour que celui-ci accompagne les mouvements de la tête. Ce n'est que durant le XVè siècle que le camail disparait progressivement, à cause de l'armure de plates (plaque).

 

Un camail peut possèder 3000 anneaux et peser 2kgs.

 

 

                                       

                                                                 Deux beaux spécimens.... de camails

 

 

 

 

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