24 septembre 2005 6 24 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        D'où nous vient cet animal mythique et médiéval, est-ce une réminiscence de la Chimère grecque, monstre à la fois lion et serpent, à corps de chèvre et qui aurait été tué par le héros Bellerophon sur son cheval Pégase. Est-ce une vue de l'esprit ayant pour origine le rhinocéros vivant dans le mythique royaume du Prêtre Jean (qui se serait trouvé quelque part entre l'Inde et l'Ethiopie...) Toujours est-il qu'à cette époque médiévale, la croyance populaire affirmait que la Licorne était un superbe cheval blanc, possédant parfois une tête de cerf, tandis que ses pattes étaient celle d'une chèvre ou d'un bouc avec les sabots assortis (nombreux sont ceux affirmant l'avoir vue !).  La particularité essentielle de cet animal était la corne unique et torsadée qui ornait son front. On disait d'elle : " C'est le plus bel animal, le plus fier, le plus terrible et le plus doux de la terre..." Des auteurs médiévaux assurent également qu'elle était cruelle et redoutable et que personne ne pouvait la tuer, ni la capturer vivante, hormis une vierge pure, car la bête venait se réfugier dans son giron (entre ses jambes !) et s'endormait... Alors le chasseur, le Chevalier pouvait la tuer. Elle pouvait être féroce, on la représente combattant le lion, symbole de la force (aussi symbole alchimique). Sa corne était très recherchée (cadeau royal à Charlemagne par exemple !) en effet elle servait d'antidote aux poisons, elle était censée purifier l'eau, et réduite en poudre elle guérissait toutes les blessures... De nombreux guerriers partaient au combat avec un bout de Licorne dans leurs fontes, fragment acheté fort cher chez un homme de l'art, sorcier, aphoticaire... (salut à toi Honorius !)  Il faudra attendre le XVIII siècle pour qu'enfin on découvre que la fameuse corne n'était rien d'autre qu'une corne de Narval, aussi nommé Licorne de mer ! Reste une belle légende... Et qui sait peut être une réalité d'un autre monde, celui du petit peuple et des animaux légendaires, qui sont retournés de l'autre coté du miroir... Loin de notre monde incrédule...

 

Une des plus célèbres tapisseries de France : La Dame à la Licorne

 

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23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        Au début du XIIIe siècle c'est une cause miltaire : résultat de la transformation de l'équipement de guerre. Rendus méconnaissables par le haume et le haubert, les combattants vont se distinguer en adoptant des signes distinctifs sur leur bouclier. Le port des armoiries sera très en vogue aussi et surtout dans les tournois, véritables petites batailles où combattants à pied ou à cheval s'affrontent en mêlées inextricables. les premières armoiries datent de 1160 - 1200 par les chevaliers bannerets, puis par les simples chevaliers, les nobles et enfin les écuyers vers 1220 - 1260. C'est l'usage du sceau qui a contribué à la diffusion des armoiries dans toutes les couches sociales. Car contrairement à la croyance elles ne sont pas l'apanage des nobles (et oui vous pouvez avoir la votre !). Les armoiries roturières sont très nombreuses au XIVe siècle, les 2/5 em des armoiries recensées sont roturières (bourgeois, corps de métiers, villes...) A partir du XIVe siécle, l'usage des armoiries fait partie intégrante de la vie quotidienne (vêtements, monuments, objets d'art...) Et si on faisait un concours de la plus belle armoirie ?  

 

 

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21 septembre 2005 3 21 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        Voici la suite de la leçon sur les tisanes, le secret d'une bonne décoction. On utilise ce procédé pour la partie des plantes très dure (écorce, racine, tige...) Le dosage et le nombre de prises dépendront bien sur de la prescription de votre apothicaire ou de votre sorcière... préférée ! Il faut la veille, mettre trois pincées de la plante dans un demi-litre d'eau bouillante, maintenir à ébullition pendant 10 minutes, puis laisser refroidir et macérer toute la nuit. Le matin, on filtre, la tisane est prête ! La prochaine fois, maintenant que vous connaissez l'art de l'infusion (voir l'autre article sur les tisanes) et de la décoction, je vous donnerais prochainement la recette d'un vieux guérisseur qui soignait pratiquement tout avec ce secret. A bientôt... et bisous à vous tous.

 

 

 

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19 septembre 2005 1 19 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                        Voici encore une recette médiévale simple et délicieuse que nous propose Dame Hermine. Il faut pour 1 litre d'eau (à vous d'ajuster suivant la quantité désirée) 100 grammes d'amandes, 150 grammes d'oignons, quelques tranches de bon pain de campagne, un peu de beurre. Vous commencez par éplucher les oignons, puis il faut les faire cuire entiers dans de l'eau. Egoutter et garder l'eau de cuisson. Ensuite on mixe les amandes avec l'eau de cuisson des oignons, on peut rajouter de l'eau (ou un peu de lait) si c'est trop épais. Il faut ensuite filtrer pour obtenir le lait d'amandes. On hache les oignons et on les fait dorer dans la poêle avec un peu de beurre. On réchauffe le lait d'amandes (ne pas faire bouillir !) puis on retire du feu et on ajoute les oignons et pourquoi pas un soupçon de poivre ou de gingembre.. . On met dans l'assiette les tranches de pain, on verse la préparation d'amandes et d'oignons dessus... Et on se régale. Merci Dame Hermine.

 

Sire Philippe le templier adore faire la cuisine...et la déguster !

 

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18 septembre 2005 7 18 /09 /septembre /2005 23:00

 

                                       L'épée constituait au Moyen-Age l'armement offensif principal des gens d'armes. La lame était "la lumelle", la poignée "le helz" ou "l'endeurre", le pommeau "le plommel", les gardes "les quillons" et le fourreau "le fourrel". L'épée des Francs ou "scarmasaxe" était faite d'une lame courte, à un seul tranchant et dont le dos était cannelé, c'était plutôt un long couteau qui restera jusqu'au XIVe siècle l'arme des coutilliers (gens à pied). L'épée est l'arme noble de l'époque carolingienne et on attachait une grande importance à sa fabrication. Le pommeau de l'épée renfermait ordinairement des reliques : aussi jurait-on sur le pommeau et non sur la croix formée par les quillons. Jusque vers le milieu du XIIIe siècle, la forme de l'épée ne varie guère mais les quillons commencent à se courber vers la lame.

 

 

 

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