Médiéval et Moyen-Age le site des amoureux du moyen-âge...
Bienvenue sur Médiéval et Moyen Age, le site des amoureux du moyen-âge, consacré à cette fabuleuse et mystérieuse période de notre histoire, au monde médiéval, au patrimoine de la France, aux mystères et aux légendes. Vous trouverez de nombreuses infos, des photos, des articles sur la cuisine médiévale, les mystères templiers, les plantes médicinales ou les secrets des sorcières. Vous découvrirez les mots et les proverbes anciens, les poèmes et les chansons des troubadours...
.
.
Le château fort médiéval d’Oricourt est le témoin le mieux conservé de l’architecture
militaire médiévale en Franche-Comté. Typique château de plaine, il a été édifié au milieu du 12 em siècle sur le bord d’un plateau, face à la plaine de Lure.
C’est un château fort à double enceinte, la première enserre la cour de ferme (basse
cour) et la seconde la cour d’habitation (haute cour). On y voit encore deux tours de défense de 25 mètres de hauteur et le donjon du 12ème
siècle, la tour des latrines du 14ème siècle, un ensemble de bâtiments d’habitation 12ème, 15ème, 16ème et 18ème siècles, de nombreuses fenêtres à meneaux. Ecuries et grange 16ème et 19ème
siècles, remarquables caves du 12ème, un imposant puits de 2 mètres de diamètre et de 22,50 mètres de profondeur du 12ème, une citerne médiévale, un imposant pigeonnier fin 17ème siècle à
carrousel avec ses nids en terre conservés et bien d’autres découvertes architecturales…
Depuis 1969, Jean Pierre Cornevaux, l’actuel propriétaire, s’emploie
à restaurer le château. Il fait aussi office de guide et je peux vous l’assurer la visite est passionnante, vous ne serez pas déçu, il est intarissable sur l’histoire du château.
En 1984, le château est classé monument historique dans son
intégralité. Après les travaux d’urgence, il reste beaucoup à faire, mais on peut être optimiste sur l’avenir de ce lieu exceptionnel, enfin sorti de l’oubli. Si les pouvoirs publics étaient plus
réactifs pour la sauvegarde de notre beau patrimoine, ce serait encore mieux ! Heureusement, il existe une association de passionnés des vieilles pierres que vous pouvez
rejoindre :
« Sauvegarde et promotion du château médiéval d’Oricourt : Association Les Amis
d’Oricourt » 1, rue Nicolas Rolin - 70110 Oricourt.
Elle organise de nombreuses activités : chantiers dans et autour du
château, mise en valeur du site, nombreux concerts organisés depuis 1968 dans la haute cour du château, journées médiévales (5 et 6 juillet 2008, nous y serons) ou l’on découvre artisanat,
expositions, campements médiévaux à l’intérieur du château, marché médiéval dans le village…
Vous voulez en savoir plus sur l’historique du château, les horaires de visite, une seule adresse :
http://oricourt.com
J’oubliais, une ballade dans les rues du petit village (une trentaine d’habitants !) blotti contre le château médiéval vous réserva aussi bien des découvertes dont une maison gothique fin 15ème siècle faisant face à la mairie…
J’oubliais, une ballade dans les rues du petit village (une trentaine d’habitants !) blotti contre le château médiéval vous réserva aussi bien des découvertes dont une maison gothique fin 15ème siècle faisant face à la mairie…
Pensez à vous inscrire à notre lettre d’information (newsletters) car à chaque nouvel article vous avez en cadeau de nombreuses photos inédites ou
des surprises…
.

.
.
.
par Honorius
publié dans :
Patrimoine
Château de Lavardin (XIe au XVe siècle) – Loir-et-Cher
Les ruines du château de Lavardin s’étagent sur un promontoire rocheux, au-dessus du village et du Loir. Construit à partir du début du XIe siècle par les premiers seigneurs de Lavardin, le château sera vendu au comte de Vendôme vers 1130, dont il devint la principale forteresse à partir de la fin du XIIe siècle. Complètement remanié au XIVe et XVe siècles, il fut enlevé aux Ligueurs en 1589, puis démantelé l'année suivante sur ordre d'Henri IV, duc de Vendôme et roi de France..
Le premier château, celui de Salomon de Lavardin, au début du XIe siècle, paraît avoir été constitué d’un donjon de bois sur motte, protégeant un logis seigneurial établi au sommet du promontoire. La forteresse des comtes de Vendôme (XIIe-XVe siècle) se composait de trois ou quatre enceintes entourant un donjon quadrangulaire, le tout bâti sur trois paliers rocheux retaillés au Moyen Âge pour en accroître la verticalité. Au pied du château, entre le promontoire et le Loir, une dernière enceinte protégeait le prieuré Saint-Martin (Saint-Gildéric), fondé vers 1040 par le premier seigneur de Lavardin dans un « bayle » extérieur. Durant le haut Moyen Âge, le promontoire qui portera le château a été occupé par un cimetière, dont on a retouvé plusieurs fosses taillées dans le rocher.
De la première enceinte subsiste une grande porte ou « châtelet » (XIIe-XIVe-XVe s.), dont on remarque les mâchicoulis de tradition bretonne et les embrasures pour le canon (vers 1400). Cette porte donnait accès au premier palier du promontoire affecté aux activités de la garnison et des serviteurs. Face à cette porte se trouvait notamment l’entrée des galeries et d’un grand cellier souterrains ; au nord du palier une cuisine troglodytique avec un four à pain.
Sur le second palier, accessible par un escalier dont on voit les ruines face au châtelet, étaient aménagés plusieurs logis. À l'est, on trouve le logis (XIIe-XIVe-XVe siècles) qui est attribué au capitaine-châtelain ; au nord, ce qui pourrait être la crypte de la chapelle castrale (XVe siècle) ; au centre, un grand logis d'apparat bâti dans les dernières années du XVe siècle, à partir d’un logis plus ancien (XIIe siècle). Il en reste de remarquables voûtes aux armes des Bourbon-Vendôme, une niche de lampe à huile ornée de trois masques. Une salle de garde (fin XVe siècle) est installée sous cet escalier afin de contrôler le passage dans les galeries souterraines.
Sur le dernier palier, protégé par une forte « chemise » (vers 1200-XVe siècle), percée d'embrasures pour le canon (XVe siècle), s'élève un imposant donjon rectangulaire édifié au XIIe siècle. Cette construction est en partie fondée sur les murs du logis, ou « domicilium », élevé par le seigneur de Lavardin, probablement dans les années 1070. Renforcé de trois fortes tours entre la fin du XIIe siècle et les années 1200, il a été reconstruit par les comtes de Vendôme, entre la fin du XIVe et le milieu du XVe siècle. L'essentiel de ces travaux est attribué à Louis Ier, comte de Vendôme de 1393 à 1446.
Du haut de ses 26 m, le donjon domine le village et la vallée. Au-dessus de la porte, on remarque les armes de Jean VII de Bourbon-La Marche, comte de Vendôme de 1372 à 1393. Plus haut, on peut encore voir les restes de la porte donnant accès au premier étage du donjon depuis le sommet de la chemise. De l'intérieur, la vue d'ensemble est impressionnante. On note, au rez-de-chaussée, l’appareil très allongé du premier logis seigneurial, dans les étages ne cheminée aux armes de Charles VII portées par deux anges (vers 1420), une fenêtre polylobée (XIVe siècle). On admire surtout les vestiges de l'escalier, installé vers 1400 dans une tour pleine cantonnant l’angle du donjon depuis la fin du XIIe siècle. ), et les voûtes du second étage (vers 1400-1415).
Sur les retombées des voûtes, ont observe les armoiries de Louis II d'Anjou (1384-1417) et de la comtesse de Vendôme, Alix de Bretagne (décédée en 1377). Dans la tour cantonnant le donjon au sud-ouest est aménagé un étroit cachot, uniquement accessible par un puits (XVe siècle ?), s.).
Les second et troisième paliers du promontoire sont creusés d'un réseau de galeries et d'escaliers souterrains permettant de circuler dans le château et d'atteindre le donjon et son fossé (XIVe-XVe siècles). À l'ouest subsistent également des défenses avancées et, vraisemblablement, la motte protégeant le logis des premiers seigneurs au XIe siècle. Mais des fouilles ont montré que cette partie du site est occupée depuis la protohistoire, si ce n’est le néolithique.
Bibliographie :
- Barthélémy (Daniel), La société dans le comté de Vendôme de l'an mil au XIVe siècle, Paris, Fayard, 1993. - Leymarios (Claude), Schweitz (Daniel), Lacroix (Michel), « Étude archéologique d'une crypte du haut Moyen Âge au château de Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1979, p. 41-54. - Métais (abbé Charles), « Procès en cours de Rome entre Vendôme et Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1912, p. 189-231. - Plat (Gabriel), « Lavardin », Congrès archéologique de France, 88e session, Blois, 1925, Paris, Picard, 1926, p. 315-368 [voir p. 356-368]. - Saint-Venant (Raoul Barré de), Dictionnaire topographique, historique, biographique, généalogique et héraldique du Vendômois et de l’arrondissement de Vendôme, Blois-Vendôme, Migault, Rouilly et Chartier, 1912-1917, 4 t. [voir notamment : II, 1913-1914, p. 260-273]. - Salies (Alexandre Danouilh, dit de), Notice sur le château de Lavardin, Tours, imp. Bouserez, 1865. - Salies (Alexandre de), « Rapport […] sur l’excursion faite aux Roches, à Montoire, Trôo et Lavardin », Congrès archéologique de France, 39e session, Vendôme, 1872, Paris, Derache, 1873, p. 459-525 [voir p. 504-525]. - Salies (Alexandre de), De Vendôme à la Bonnaventure, Les Roches, Lavardin, Montoire et Trôo, Angers, impr. Lachèse […], 1873 (extr. du Congrès archéologique de France, Vendôme, 1872) [voir p. 49-74]. - Schweitz (Daniel et Arlette), « Contribution archéologique à l'étude du château de Lavardin: la cuisine troglodytique de la basse-cour et son four (XIVe-XVe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1976, p. 63-73. - Schweitz (Daniel), « Étude archéologique d'un dépotoir domestique du XIVe siècle au château de Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1979, p. 55-70. - Schweitz (Daniel), « L'équipement domestique d'un châtelain du XIVe siècle à Lavardin », in La céramique dans la région Centre de l'époque gallo-romaine au XXe siècle, catalogue de l'exposition organisée par l'Association des conservateurs de la région Centre, musées de la région Centre, octobre 1980-décembre 1982, s. l., s.n., 1980, p. 34-42. - Schweitz (Daniel et Arlette), « Château de Lavardin », in Congrès archéologique de France, 139e session, Blésois-Vendômois, Blois, 1981, Paris, Société française d’archéologie, 1986, p. 218-227. - Schweitz (Daniel), « Sur l’organisation de l’espace au château de Lavardin » : galeries et escaliers souterrains (XIVe et XVe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2005, p. 69-82. - Schweitz (Daniel), « Sur l’émergence d’une identité patrimoniale en Vendômois : l’exemple des études sur le château de Lavardin (XIXe-XXe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2006, p. 72-93. - Schweitz (Daniel), Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire : Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, marche bretonne, Tours, CLD, 2006. - Schweitz (Daniel), « Sur la perception de l’identité patrimoniale du Vendômois : l’exemple des ruines de Lavardin aux XIXe et XXe siècles », Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, 61, 2006. - Yvard (Jean-Claude), « Sur l’existence d’un domicilium (fin du XIe siècle) au donjon de Lavardin », BSAV, 1994, p. 27-31. - Yvard (Jean-Claude), Le donjon résidentiel de Lavardin vers l’an 1400, Vendôme, éd. du Cherche-Lune, 1993.
.

.
par Daniel Schweitz
publié dans :
Patrimoine
Pour cet article merci de laisser vos commentaires sur l’article suivant. Pour des nouvelles de papa (Honorius) lire aussi le commentaire qu’il a laissé sur le même article…Si le beau patrimoine médiéval vous passionne, Médiéval et Moyen-Âge vous conseille de lire ce très beau livre richement documenté…. En voici la présentation… (Nous remercions l’auteur de nous avoir fait parvenir ces précieuses informations…)
Depuis le début du XIXe s. et le Romantisme qui valorise le pittoresque des ruines, depuis le début du XXe s. et le tourisme de masse qui les instrumentalise, c’est la vision esthétisante et affective des châteaux médiévaux qui prévaut, dans les publications comme dans les commentaires de nombreux guides. Elle fait souvent oublier la complexité de ces monuments qui ont été tout à la fois des résidences seigneuriales, des fortifications, des centres du pouvoir administratif local et plus largement des lieux de vie, en un mot des « forteresses habitées ». On néglige communément le fait que ces châteaux ont également été les outils de stratégies dynastiques et de projets politiques, plus prosaïquement aussi le moyen de tenir son rang dans une société longtemps structurée par le système féodal.
Si la fonction proprement militaire des châteaux médiévaux du Val de Loire est toujours évoquée dans les publications comme dans les commentaires des guides, elle s’efface trop souvent derrière les figures plus ou moins pittoresques de leurs bâtisseurs. L’impasse est souvent faite sur l’architecture militaire des châteaux médiévaux, pour focaliser l’attention sur les grands personnages qui en ont fait leur résidence et le cadre de leurs amours, comme sur les évènements historiques dont ils ont été le théâtre. À la limite, on pourrait visiter quelques-uns des grands châteaux médiévaux du Val de Loire et des provinces ligériennes, écouter avec attention tous les commentaires de visite, sans guère entendre parler de l’intérêt du flanquement raisonné des enceintes, du fonctionnement du pont-levis à flèches ou de l’évolution des embrasures de tir entre le XIIe et le XVe s.
En fait, l’amateur de « vieilles pierres » ou le simple curieux est souvent livré à ses propres connaissances, et il ne peut profiter pleinement de ses visites que s’il possède une culture archéologique suffisante pour détailler et comprendre sur place les systèmes défensifs mis en œuvre par l’architecte médiéval. Nulle part ailleurs que dans des études savantes il ne peut chercher les connaissances qui lui permettraient de saisir et d’apprécier la qualité des défenses mises en place pour protéger le château qu’il entreprend de visiter. Il peut trouver quelques données dans son guide de tourisme, mais elles sont toujours trop élémentaires pour repérer, pour analyser et comprendre un système de défense plus ou moins complexe, qui se présente à ses yeux dans un état de ruine parfois avancé ou qui a subi une restauration trop radicale au XIXe s.
Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire… s’efforce de combler cette lacune en proposant, dans une région particulièrement riche en châteaux médiévaux, quelques clés pour mieux les observer et les comprendre, et donc profiter plus pleinement de leur visite. Par rapport aux commentaires des guides, qui sont généralement de qualité dans les grands monuments, l’ouvrage se propose de fournir un complément d’information dans un domaine qui ne peut souvent être traité comme il devrait l’être au cours des visites, notamment faute de temps. Il cherchera d’abord à replacer le château médiéval dans son contexte historique, il évoquera ensuite les outils et les pratiques mis en œuvre pour l’attaque et pour la défense des fortifications, comme les systèmes permettant de protéger les enceintes et leurs tours, les portes et le donjon, et enfin l’évolution de la fortification dans une « longue durée » de plus de cinq siècles.
.

.
Châteaux et forteresses
du Moyen Âge en Val de Loire
Touraine, Anjou, Berry,
Orléanais, Vendômois, marche bretonne,
Daniel SCHWEITZ
Tours, éd. CLD, 2006,192 p., 30 euros chez votre libraire
nombreuses Illustrations NB et couleurs,
(information libraires : diffuseur SODIS, 01 60 07 82 99)
L’auteur :
Docteur en anthropologie historique, il a notamment participé aux fouilles des châteaux de Lavardin, Fréteval, Tours et Issoudun. Il a déjà publié des notices présentant au grand public et aux amateurs certains des grands châteaux médiévaux du Val de Loire (éd. Hachette, Région Centre, Société française d’archéologie).
Derniers ouvrages publiés :
- Cuisiner et vivre autour de l'âtre rustique en Val de Loire (XIXe début XXe siècle), Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2003.
- La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2002.
- Aux origines de la France des pays : Histoire des identités de pays en Touraine (XVIe-XXe siècle), Paris, L’Harmattan, 2001.
du Moyen Âge en Val de Loire
Touraine, Anjou, Berry,
Orléanais, Vendômois, marche bretonne,
Daniel SCHWEITZ
Tours, éd. CLD, 2006,192 p., 30 euros chez votre libraire
nombreuses Illustrations NB et couleurs,
(information libraires : diffuseur SODIS, 01 60 07 82 99)
L’auteur :
Docteur en anthropologie historique, il a notamment participé aux fouilles des châteaux de Lavardin, Fréteval, Tours et Issoudun. Il a déjà publié des notices présentant au grand public et aux amateurs certains des grands châteaux médiévaux du Val de Loire (éd. Hachette, Région Centre, Société française d’archéologie).
Derniers ouvrages publiés :
- Cuisiner et vivre autour de l'âtre rustique en Val de Loire (XIXe début XXe siècle), Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2003.
- La coiffe et son imaginaire dans le folklore de la Touraine, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, 2002.
- Aux origines de la France des pays : Histoire des identités de pays en Touraine (XVIe-XXe siècle), Paris, L’Harmattan, 2001.
.
par Moriganne pour Daniel Schweitz
publié dans :
Patrimoine
Voici le dernier article du grand concours de Médiéval et Moyen-Âge, c’est Thomas qui nous le propose. Comme pour les autres articles, pas de commentaire possible (reste le livre d'Or ou le 6 em article pour cela) Si tout va bien les votes seront en place à partir de samedi soir… Merci à Louvre Passion pour la photo !
La Sorbonne est une des plus anciennes universités d’Europe car fondée en 1150. Elle trouve son origine dans le Collège de la Sorbonne, crée en 1253 par Robert de Sorbon, chapelain et confesseur du roi Saint Louis. La fondation fut confirmée par ce dernier en 1257. En 1271 elle devint Faculté de philosophie et des arts. La théologie y était enseignée à vingt étudiants peu aisés. Etait pratiqué le « quodlibet » exercice consistant en une question générale posée aux étudiants, dont le but était de raisonner et d’aboutir à une conclusion pertinente. En 1280 Albert Le Grand posa la question suivante : «Cette proposition, l’homme est un animal, est-elle vraie, alors même qu’aucun homme n’existerait ? » C’est également à cette époque que vit le jour la sublime bibliothèque universitaire.
Quand Paris devint un grande centre culturel et scientifique en Europe, la Sorbonne ne tarda pas à devenir une véritable autorité morale au coeur des plus grands évènements historiques : les docteurs de l’université jouèrent un rôle essentiel dans le Grand Schisme d’Occident entre 1378 et 1417, la crise pontificale qui toucha le catholicisme qui s’acheva avec le Concile de Constance, animé par le chancelier de l’université de Paris, Jean Gerson. Pendant la Guerre de Cent Ans, la Sorbonne soutint les Anglais, le parti bourguignon et approuva l’exécution de Jeanne d’Arc en 1431.
En 1469 y fut installée la première imprimerie de France à l’initiative de Louis XI et le prieur de la Sorbonne, Jean Heynlin. Au XVe siècle, la faculté fut souvent en grève (trois mois en 1443, six mois en 1444) pour défendre son exemption fiscale. Jusqu’en 1446 les étudiants dépendaient de la Sorbonne en matière pénale. Charles VII la soumit à la juridiction du Parlement de Paris, ce qui suscita des émeutes étudiantes, dont celle du poète François Villon.
La fondation du Collège de France en 1530 et l’apparition de la Compagnie de Jésus, ordre jésuite, vinrent concurrencer la Sorbonne avant l’embrasement des guerres de religion en France. En 1600 Henri IV démantela les privilèges de l’Université. Ce n’est qu’avec le Cardinal de Richelieu, élève en 1606-1607 puis proviseur de la Sorbonne en 1622 que celle-ci recouvra son éclat : rénovation des bâtiments dotés d’une chapelle qui renfermera plus tard son tombeau et un orgue de Dallery. La faculté se soumit à Louis XIV, après quelques velléités d’indépendance sous la Fronde et condamna les idées de Descartes puis celle des Philosophes du Siècle des Lumières au XVIIIe siècle.
Sous la Révolution Française les bâtiments furent fermés aux étudiants en 1791 et sa communauté dissoute avec les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corporations. Ce n’est qu’en 1806 que la Sorbonne fut rétablie comme institution laïque et publique. Le Duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, fit construire un amphithéâtre de 1200 places. Des professeurs prestigieux comme Victor Cousin et François Guizot y dispensèrent leur enseignement, les cours étaient réorganisés autour des universités de Lettres, de Sciences et de Théologie. Ce fut en 1881 que Jules ferry fit de la Sorbonne un bâtiment unique.
Quand Paris devint un grande centre culturel et scientifique en Europe, la Sorbonne ne tarda pas à devenir une véritable autorité morale au coeur des plus grands évènements historiques : les docteurs de l’université jouèrent un rôle essentiel dans le Grand Schisme d’Occident entre 1378 et 1417, la crise pontificale qui toucha le catholicisme qui s’acheva avec le Concile de Constance, animé par le chancelier de l’université de Paris, Jean Gerson. Pendant la Guerre de Cent Ans, la Sorbonne soutint les Anglais, le parti bourguignon et approuva l’exécution de Jeanne d’Arc en 1431.
En 1469 y fut installée la première imprimerie de France à l’initiative de Louis XI et le prieur de la Sorbonne, Jean Heynlin. Au XVe siècle, la faculté fut souvent en grève (trois mois en 1443, six mois en 1444) pour défendre son exemption fiscale. Jusqu’en 1446 les étudiants dépendaient de la Sorbonne en matière pénale. Charles VII la soumit à la juridiction du Parlement de Paris, ce qui suscita des émeutes étudiantes, dont celle du poète François Villon.
La fondation du Collège de France en 1530 et l’apparition de la Compagnie de Jésus, ordre jésuite, vinrent concurrencer la Sorbonne avant l’embrasement des guerres de religion en France. En 1600 Henri IV démantela les privilèges de l’Université. Ce n’est qu’avec le Cardinal de Richelieu, élève en 1606-1607 puis proviseur de la Sorbonne en 1622 que celle-ci recouvra son éclat : rénovation des bâtiments dotés d’une chapelle qui renfermera plus tard son tombeau et un orgue de Dallery. La faculté se soumit à Louis XIV, après quelques velléités d’indépendance sous la Fronde et condamna les idées de Descartes puis celle des Philosophes du Siècle des Lumières au XVIIIe siècle.
Sous la Révolution Française les bâtiments furent fermés aux étudiants en 1791 et sa communauté dissoute avec les universités de Paris et de province en conséquence de la loi Le Chapelier supprimant les corporations. Ce n’est qu’en 1806 que la Sorbonne fut rétablie comme institution laïque et publique. Le Duc de Richelieu, premier ministre de Louis XVIII, fit construire un amphithéâtre de 1200 places. Des professeurs prestigieux comme Victor Cousin et François Guizot y dispensèrent leur enseignement, les cours étaient réorganisés autour des universités de Lettres, de Sciences et de Théologie. Ce fut en 1881 que Jules ferry fit de la Sorbonne un bâtiment unique.
.

.
par Thomas
publié dans :
Patrimoine






