Au Moyen-Age il était d'usage d'utiliser divers ingrédients étranges afin d'avoir la couleur la plus lumineuse possible, tant pour la calligraphie, l'enluminure que pour la teinture des vitraux.
Les recettes les plus inattendues sont alors mises en pratiques : insectes, oeuf, miel, vin et même urine !
C'est ainsi que pour le rouge on se sert de : cochenille (insecte broyé), de pourpre (coquillage), de garance (plante méditerranéenne), de cinabre (roche).
Les jaunes sont fait à partir d'orpiment (roche d'arsenic très toxique), de safran (pollen du crocus), d'ocre (terre naturelle ou brûlée), de fiel de carpe (poisson).
Le bleu est élaboré à partir de lapis lazzuli (roche très chère) ou bien d'azurite (autre roche).
Le vert est fait grâce à la malachite (roche) ou au vert de gris (sel de cuivre).
Le blanc est surtout fabriqué avec de la césure de plomb (métal très toxique), nous trouvons également la craie (roche).
Le noir est d'origine animal : os calciné, ou végétal : le charbon de bois, ou minéral : houille.
On se sert également de feuilles d'or ou d'argent battues (surtout pour les enluminures).
Il ne restait plus qu'à avoir de la patience et du talent, et tout était dit ! Mais cela est une autre histoire que je vous conterai sans doute un jour...