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Lundi 1 août 2005

 

                                           Ce fut longtemps l'aliment fondamental de nos ancêtres. L'homme médiéval connaissait pratiquement toutes nos céréales : le millet, le mil, le panic au sud. L'orge est utilisé avant le blé. L'avoine servait de fourrage au bétail mais les Germaniques et les peuples pauvres (Irlande, Ecosse, Massif Central...) en consommaient beaucoup. Le seigle était à l'origine une mauvaise herbe se mêlant à l'orge et au blé. Le blé ou froment ayant une excellente panification éclipsa vite toutes les autres céréales. C'est la seule avec le riz sur les tables de la noblesse. L'épeaudre et le sarrasin furent aussi consommés. Le riz était importé d'Espagne ou d'Italie. La farine constituait au Moyen-Age un aliment incontournable pour la fabrication du pain. En campagne c'était un pain lourd à base de méteil (mélange de céréales) ou d'avoine, d'orge ou d'épeaudre : le "gris" pour le maître et le "noir" pour les valets (peut-être l'origine de "manger son pain noir" !). Le pain tranchoir servant d'assiette était fait de méteil et légèrement rassis. Le pain de froment (blanc et tendre) se trouvait chez les plus riches. En pays d'Oc on faisait aussi du pain de millet, le méteil se mélangeait aussi à la farine de châtaigne, de vesce ou de pois. De nos jours on redécouvre le goût du bon pain, et c'est pas plus mal !

 

 

Jeudi 28 juillet 2005

 

                             Les dés que les déciers ont fait

                         M'ont dépouillé de mes habits

                         Les dés m'occient

                         Les dés me guettent et m'épient

                         Cela m'accable.

                                                             Rutebeuf (XIIIe siècle)

                    Cet attrait des "geux de dez" a brisée la vie, la carrière ou délesté la fortune d'hommes illustres ou nobles. Il apparait que du soudard en campagne, jusqu'au plus grand seigneur, le jeu de dés a exercé au Moyen-Age une influence profonde. C'est un des jeux les plus anciens du monde, sûrement de racine orientale. Le dé médiéval (alea, decius, dez) est un peu différent du nôtre. Il ne comporte pas de chanfrein aux angles, donc il ne roule pas bien. En outre il est très petit (1 cm maximum) du fait de la matière utilisée (os, corne, bois, argile pour le gueux. Ivoire, argent, pierre, pâte de verre pour les riches). Le marquage des faces est identique au nôtre ( 2 faces opposées =7). Les dés étant difficile à fabriquer, chaque joueur possédait ses propres exemplaires. Le jeu se prête à nombre de tromperies du fait de la petitesse des pièces :

               " dez longuez" pour qu'ils ne soient plus cubiques.

               " dez plombez" avec ajout de matière.

               " dez vuidez" légèrement creusés...

                      La passion du jeu est tellement forte qu'elle se termine souvent par des altercations.L'Eglise lance l'anathème contre les joueurs de dés (à la fin du Moyen-Age, le dé est un instrument maléfique !) St Louit interdit même les écoles de dés. Rien n'y fit.

Quelques jeux :

On utilise un "berlenz" (table à rebords) et un "girestum" (gobelet à dés)

La raffle ou poulain : 3 dés. On ramasse tout en accumulant le plus de points possible ou en sortant une tierce.

La griesche : on en connaît très peu les règles.

Le hazart : 3 dés, 1 joueur contre 2 autres.

Le ludus regularis : jeu de clercs permettant 56 combinaisons pour s'élever dans la hiérarchie des 56 vertus. 

 

                          

par Heimrich l'empaleur publié dans : Un peu d'histoire
Samedi 18 juin 2005

 

 

Les ordres mendiants apparaissent au XIIIe siècle pour renforcer le combat de l'Eglise d'Occident contre l'hérésie. Les plus connus sont les Dominicains et les Franciscains mais il éxiste les Carmes et les Ermites  de Saint-Augustin.

 

Ils ont en commun l'époque à laquelle ils sont apparus ( début du XIIIe), les papes qui les ont reconnu : Innocent III et Honorius III ( et non ce n'est pas le même...) et un idéal de dépouillement total de vie de prêcheurs errants mêlés au peuple.

 

Le succès des ordres mendiants provient de leur genre de vie et de leur action. ils sont tous soutenus par la papauté car elle voyait en eux un instrument de centralisation.

 

 

par Moriganne la Sorcière publié dans : Un peu d'histoire
Vendredi 17 juin 2005

 

 

La vocation de Saint François

Il est l'image du petit pauvre rayonnant de charité. Il eut une jeunesse facile et heureuse mais vers 25ans il décide de vivre en ermite selon une démarche spirituelle. Il mène une vie de pénitence secourant les pauvres et les lépreux. Les compagnons de françois s'habillent d'une robe brune à capuchon avec une corde en guise de ceinture.

 

Les frères mineurs

Les disciples se pressent autour de françois, attirés par sa bonté et son charme.

- En 1209 Innocent III avait donné aux franciscains le droit d'enseigner la pénitence et la morale. L'ordre est né.

François s'écarte du gouvernement de son ordre et donne le titre de vicaire général à Elie de Cortone. François consacre les dernières années de sa vie à la méditation.

- En 1224, le christ lui apparait et il reçoit les stigmates.

 

Rayonnement de l'ordre

Il se répend dans toute l'Europe, François voulait même aller en terre d'Islam.

- En 1212, une jeune fille de la noblesse, Claire, fonde les Pauvres Dames (Clarisse).

Les Franciscains, ordre missionnaire s'installent partout... jusqu'en Chine.

 

Les débuts de la querelle de la pauvreté

L'ordre s'était organisé à l'image des Dominicains avec à sa tête un ministre général. Elie Cortone entra en conflit avec les provinces, accusé de trahir la pensée de Saint-François. Par la suite la règle de Saint François fut déformée, on voulu réaliser d'autres oeuvres idéologiques au sein de l'ordre. Les querelles furent nombreuses.

 

 

par Moriganne la Sorcière publié dans : Un peu d'histoire
 

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