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Samedi 23 décembre 2006

 

 
               L’équipe de Médiéval et Moyen-âge vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de Noël. Merci de votre fidélité, malgré mon absence qui devrait encore se prolonger quelques temps. Amitiés à vous tous et…. Bisous les filles
 
Quelques proverbes de Noël offert par mon Ami AnjAlain.
 
25 décembre, Noël
Noël et Saint jean
Partagent l’an.
 
Un mois avant et après Noël,
L’hiver se montre cruel.
 
Noël porte l’hiver dans une besace :
Quand il ne l’a pas devant, il l’a derrière.
 
Vent qui souffle à la sortie de la messe de minuit
Dominera l’an qui suit.
 
Après Noël,
Brise nouvelle.
 
Noël humide,
Greniers et tombeaux vides.
 
Quand Noël est étoilé,
Force paille, guère de blé. 
 
Claire nuit de Noël,
Claire javelle.
 
A Noël, nuit noire,
Signe blé noir.
 
Quand Noël est sans lune,
De cent brebis, il n’en demeure pas une.
 
Qui va à la messe de minuit avec la lune,
De deux brebis faudra en vendre une. (Mauvais présage, mortalité importante chez les brebis !)
 
Noël un mardi,
Mauvais pour les semis. 
 
Noël un samedi,
An tout le monde mendie.
 
A la Noël, froid dur,
Annonce épis durs.
 
Vert Noël,
Blanches Pâques.
 
Noël au balcon,
Pâques au tison.
 
A Noël, les moucherons, (les flocons de neige)
A Pâques, les glaçons.
 
Quand à Noël
Tu prends le soleil,
A Pâques tu te rôtiras l’orteil.
 
Qui se chauffe au soleil de Noël, le saint jour,
Devra brûler du bois quand Pâques aura son tour.
 
Quand on mange le gâteau (bûche de Noël) au chaud,
On mange les œufs derrière le fourneau.
 
Quand on mange les bouquettes (petits pains de Noël en Belgique) à la porte,
On mange les cocognes (œufs de Pâques) au coin du feu.
 
Entre Noël et Chandeleur,
Il n’y a plus de laboureur.
 
Les jours entre Noël et les Rois
Indiquent le temps des douze mois.
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par Médiéval et Moyen Age publié dans : Proverbes et dictons
Samedi 16 décembre 2006

 

               Château de Lavardin (XIe au XVe  siècle) – Loir-et-Cher
 
              Les ruines du château de Lavardin s’étagent sur un promontoire rocheux, au-dessus du village et du Loir. Construit à partir du début du XIe siècle par les premiers seigneurs de Lavardin, le château sera vendu au comte de Vendôme vers 1130, dont il devint la principale forteresse à partir de la fin du XIIe siècle. Complètement remanié au XIVe et XVe siècles, il fut enlevé aux Ligueurs en 1589, puis démantelé l'année suivante sur ordre d'Henri IV, duc de Vendôme et roi de France..
              Le premier château, celui de Salomon de Lavardin, au début du XIe siècle, paraît avoir été constitué d’un donjon de bois sur motte, protégeant un logis seigneurial établi au sommet du promontoire. La forteresse des comtes de Vendôme (XIIe-XVe siècle) se composait de trois ou quatre enceintes entourant un donjon quadrangulaire, le tout bâti sur trois paliers rocheux retaillés au Moyen Âge pour en accroître la verticalité. Au pied du château, entre le promontoire et le Loir, une dernière enceinte protégeait le prieuré Saint-Martin (Saint-Gildéric), fondé vers 1040 par le premier seigneur de Lavardin dans un « bayle » extérieur. Durant le haut Moyen Âge, le promontoire qui portera le château a été occupé par un cimetière, dont on a retouvé plusieurs fosses taillées dans le rocher.
              De la première enceinte subsiste une grande porte ou « châtelet » (XIIe-XIVe-XVe s.), dont on remarque les mâchicoulis de tradition bretonne et les embrasures pour le canon (vers 1400). Cette porte donnait accès au premier palier du promontoire affecté aux activités de la garnison et des serviteurs. Face à cette porte se trouvait notamment l’entrée des galeries et d’un grand cellier souterrains ; au nord du palier une cuisine troglodytique avec un four à pain.
              Sur le second palier, accessible par un escalier dont on voit les ruines face au châtelet, étaient aménagés plusieurs logis. À l'est, on trouve le logis (XIIe-XIVe-XVe siècles) qui est attribué au capitaine-châtelain ; au nord, ce qui pourrait être la crypte de la chapelle castrale (XVe siècle) ; au centre, un grand logis d'apparat bâti dans les dernières années du XVe siècle, à partir d’un logis plus ancien (XIIe siècle). Il en reste de remarquables voûtes aux armes des Bourbon-Vendôme, une niche de lampe à huile ornée de trois masques. Une salle de garde (fin XVe siècle) est installée sous cet escalier afin de contrôler le passage dans les galeries souterraines.
              Sur le dernier palier, protégé par une forte « chemise » (vers 1200-XVe siècle), percée d'embrasures pour le canon (XVe siècle), s'élève un imposant donjon rectangulaire édifié au XIIe siècle. Cette construction est en partie fondée sur les murs du logis, ou « domicilium », élevé par le seigneur de Lavardin, probablement dans les années 1070. Renforcé de trois fortes tours entre la fin du XIIe siècle et les années 1200, il a été reconstruit par les comtes de Vendôme, entre la fin du XIVe et le milieu du XVe siècle. L'essentiel de ces travaux est attribué à Louis Ier, comte de Vendôme de 1393 à 1446.
              Du haut de ses 26 m, le donjon domine le village et la vallée. Au-dessus de la porte, on remarque les armes de Jean VII de Bourbon-La Marche, comte de Vendôme de 1372 à 1393. Plus haut, on peut encore voir les restes de la porte donnant accès au premier étage du donjon depuis le sommet de la chemise. De l'intérieur, la vue d'ensemble est impressionnante. On note, au rez-de-chaussée, l’appareil très allongé du premier logis seigneurial, dans les étages ne cheminée aux armes de Charles VII portées par deux anges (vers 1420), une fenêtre polylobée (XIVe siècle). On admire surtout les vestiges de l'escalier, installé vers 1400 dans une tour pleine cantonnant l’angle du donjon depuis la fin du XIIe siècle. ), et les voûtes du second étage (vers 1400-1415).
              Sur les retombées des voûtes, ont observe les armoiries de Louis II d'Anjou (1384-1417) et de la comtesse de Vendôme, Alix de Bretagne (décédée en 1377). Dans la tour cantonnant le donjon au sud-ouest est aménagé un étroit cachot, uniquement accessible par un puits (XVe siècle ?), s.).
              Les second et troisième paliers du promontoire sont creusés d'un réseau de galeries et d'escaliers souterrains permettant de circuler dans le château et d'atteindre le donjon et son fossé (XIVe-XVe siècles). À l'ouest subsistent également des défenses avancées et, vraisemblablement, la motte protégeant le logis des premiers seigneurs au XIe siècle. Mais des fouilles ont montré que cette partie du site est occupée depuis la protohistoire, si ce n’est le néolithique.
Bibliographie :
- Barthélémy (Daniel), La société dans le comté de Vendôme de l'an mil au XIVe siècle, Paris, Fayard, 1993. - Leymarios (Claude), Schweitz (Daniel), Lacroix (Michel), « Étude archéologique d'une crypte du haut Moyen Âge au château de Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1979, p. 41-54. - Métais (abbé Charles), « Procès en cours de Rome entre Vendôme et Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1912, p. 189-231. - Plat (Gabriel), « Lavardin », Congrès archéologique de France, 88e session, Blois, 1925, Paris, Picard, 1926, p. 315-368 [voir p. 356-368]. - Saint-Venant (Raoul Barré de), Dictionnaire topographique, historique, biographique, généalogique et héraldique du Vendômois et de l’arrondissement de Vendôme, Blois-Vendôme, Migault, Rouilly et Chartier, 1912-1917, 4 t. [voir notamment : II, 1913-1914, p. 260-273]. - Salies (Alexandre Danouilh, dit de), Notice sur le château de Lavardin, Tours, imp. Bouserez, 1865. - Salies (Alexandre de), « Rapport […] sur l’excursion faite aux Roches, à Montoire, Trôo et Lavardin », Congrès archéologique de France, 39e session, Vendôme, 1872, Paris, Derache, 1873, p. 459-525 [voir p. 504-525]. - Salies (Alexandre de), De Vendôme à la Bonnaventure, Les Roches, Lavardin, Montoire et Trôo, Angers, impr. Lachèse […], 1873 (extr. du Congrès archéologique de France, Vendôme, 1872) [voir p. 49-74]. - Schweitz (Daniel et Arlette), « Contribution archéologique à l'étude du château de Lavardin: la cuisine troglodytique de la basse-cour et son four (XIVe-XVe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1976, p. 63-73. - Schweitz (Daniel), « Étude archéologique d'un dépotoir domestique du XIVe siècle au château de Lavardin », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 1979, p. 55-70. - Schweitz (Daniel), « L'équipement domestique d'un châtelain du XIVe siècle à Lavardin », in La céramique dans la région Centre de l'époque gallo-romaine au XXe siècle, catalogue de l'exposition organisée par l'Association des conservateurs de la région Centre, musées de la région Centre, octobre 1980-décembre 1982, s. l., s.n., 1980, p. 34-42. - Schweitz (Daniel et Arlette), « Château de Lavardin », in Congrès archéologique de France, 139e session, Blésois-Vendômois, Blois, 1981, Paris, Société française d’archéologie, 1986, p. 218-227. - Schweitz (Daniel), « Sur l’organisation de l’espace au château de Lavardin » : galeries et escaliers souterrains (XIVe et XVe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2005, p. 69-82. - Schweitz (Daniel), « Sur l’émergence d’une identité patrimoniale en Vendômois : l’exemple des études sur le château de Lavardin (XIXe-XXe siècles) », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2006, p. 72-93. - Schweitz (Daniel), Châteaux et forteresses du Moyen Âge en Val de Loire : Touraine, Anjou, Berry, Orléanais, Vendômois, marche bretonne, Tours, CLD, 2006. - Schweitz (Daniel), « Sur la perception de l’identité patrimoniale du Vendômois : l’exemple des ruines de Lavardin aux XIXe et XXe siècles », Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, 61, 2006. - Yvard (Jean-Claude), « Sur l’existence d’un domicilium (fin du XIe siècle) au donjon de Lavardin », BSAV, 1994, p. 27-31. - Yvard (Jean-Claude), Le donjon résidentiel de Lavardin vers l’an 1400, Vendôme, éd. du Cherche-Lune, 1993.
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par Daniel Schweitz publié dans : Patrimoine
Dimanche 10 décembre 2006

 

              Bon anniversaire Marie, tes amis ne t’oublient pas et pensent à toi en ce jour merveilleux. On  fait milles bisous à la plus souriante et à la plus belle ambassadrice de la ville de Caen et de la Normandie…. Son site ICI si vous voulez partager avec nous ce message…
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par Médiéval et Moyen-Age publié dans : Les Infos
Vendredi 1 décembre 2006

 

 
              Voici sur Médiéval et Moyen-Age les proverbes de l’hiver, offert comme il en a l’habitude par notre Ami AnjAlain.
 
Décembre prend
Et ne rend.
 
Décembre aux pieds blancs s’en vient,
An de neige, est an de bien.
 
Décembre de froid trop chiche,
Ne fait pas le paysan riche.
 
Quand l’eau sort
Au mois mort,
Toute l’année elle sort.
 
En décembre fais du bois
Et endors-toi.
 
Le loup ne mange pas l’hiver.
 
L’hiver mange le printemps, l’été, l’automne.
 
En hiver, partout pleut…
En été, là où veut Dieu.
 
Hiver, sitôt qu’il est trop beau,
Nous promet un été plein d’eau.
 
En hiver, eau ou bruine,
Vent, neige ou grêle pour voisine.
 
Soleil d’hiver, amour de paillarde,
Tard vient et peu tarde.
 
Belle nuit en hiver,
Jour qui suit souvent couvert.
 
En hiver, sombre nuit,
Le lendemain beau jour luit.
 
Pendant les glaces de l’hiver,
Ne faut les terres cultiver ;
 
Des neiges, avec bon hiver,
Mettent bien du bien à couvert.
 
L’hiver nous fait plus de mal que l’été ne nous fait de bien.
 
Si l’hiver est chargé d’eau,
L’été ne sera que plus beau.
 
Soleil d’hiver, tard levé,
Bientôt couché et caché.
 
L’hiver n’est bon que pour les choux,
Et pour faire gagner la toux.
 
Autant de jours d’hiver passés,
Autant d’ennemis renversés.
 
Quand en hiver est été,
Mais été l’hivernée,
Cette contrariété
Ne fit jamais bonne année.
 
Serein l’hiver, pluie en été,
Ne font pas grande pauvreté.
 
Doux l’hiver, printemps desséché,
Pénible hiver, printemps mouillé.
 
Hiver rude et tardif,
Rend le pommier productif.
 
Après un hiver froid, n’attends jamais de pluie :
La source, dans l’air, semble être tarie.
 
En hiver, plus même qu’en été,
Est incommode pauvreté.
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