Médiéval et Moyen-Age le site des amoureux du moyen-âge...
Bienvenue sur Médiéval et Moyen Age, le site des amoureux du moyen-âge, consacré à cette fabuleuse et mystérieuse période de notre histoire, au monde médiéval, au patrimoine de la France, aux mystères et aux légendes. Vous trouverez de nombreuses infos, des photos, des articles sur la cuisine médiévale, les mystères templiers, les plantes médicinales ou les secrets des sorcières. Vous découvrirez les mots et les proverbes anciens, les poèmes et les chansons des troubadours...
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Qui ne connaît pas Killian le barbare écossais de Médiéval et Moyen-Age…. Barbare car insoumis et issu d’un peuple avide de liberté… Même Jules César a renoncé à pacifier l’Ecosse ! La devise de l’Ecosse veut dire « qui s’y frotte s’y pique ! » On ne s’étonne donc pas que le chardon soit l’emblème de ce fier pays, il est cependant amusant d’en connaître l‘origine. Au XIVe siècle une armée d’Anglois (la perfide Albion n’était pas que l’ennemi des François !) voulant surprendre de nuit une armée écossaise, avait eu la fâcheuse idée de progresser pieds nus pour ne pas alerter les gardes adverses…. C’était sans compter sur les chardons de la lande écossaise… je vous laisse imaginer la suite… Les Ecossais mirent en pièces l’armée anglaise ! Je ne donnerais qu’une date de l’histoire de l’Ecosse, 1603 ou Jacques VI (encore un Jacques !) Roi d’Ecosse devint … roi d’Angleterre… Je vous laisse savourer cette revanche ! Merci à Sylvie pour ses belles photos, visitez son blog cela lui fera plaisir ICI.



Vendredi 11 novembre 2005
Il n’y avait pas de nom de famille au Moyen-Age. On utilisait le prénom dont l’origine lui-même se perd dans la nuit des temps. Les prénoms viennent de l’Antiquité, de la Bible ou des contrées lointaines… Saint Jacques, un des 12 apôtres du Christ, patron de l’Espagne, vénéré par le pèlerinage de Compostelle, est aussi le prénom du dernier grand Maître de l’Ordre des Templiers… C’est aussi mon prénom (Elle ne brille pas mon auréole ?) Avec l’augmentation de la population en cette époque médiévale, on associa très vite au prénom (pour différencier les individus) un surnom, Honorius le sorcier en est un exemple ! On donnait un surnom suivant le métier de la personne : Compagnon, Charbonnier, Barbier, Tisserand, Ménétrier…Sur une caractéristique physique de la personne : Petit, Boiteux, Gros, Brun, Noirot… Ou d’après un lieu, une région ou le pays d’origine : Rougemont, Dubois, Lallemand, Romain, Roussillon… Cela pouvait être aussi une charge : Bailly, Chevalier, Clerc, Maître, Lavocat, Receveur…Une particularité du caractère de l’individu : Gaillard, Paillard, Etalon, Crétin, Lagarce… Une caractéristique religieuse : Chrétien, Juif, Bigot, Sarazin, Lemoine, Lévesque… Ou d’autres plus difficile à porter : Bâtard, Vilain, Petitqueux, Labonne, Cornu… Ces surnoms sont devenus avec le temps les noms que nous connaissons aujourd’hui. Je précise que de nombreux prénoms qui sont devenus des noms, le sont depuis l’établissement de l’état civil sous Napoléon (enfants abandonnés dans les orphelinats) … Je vous laisse méditer sur l’origine de votre propre nom, c’est passionnant.
Halloween la fête Celte devenue depuis la fête des sorcières... L'étude des anciens textes (théologies, procès de sorcellerie...) nous apprend que le culte des anciens Dieux païens s'est maintenu en France, par la pratique du Sabbat, jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. On trouve la mention du verbe "sabasein" du grec sabazia (culte de Dionysos) au XIIe siècle (la signification est faire du bruit !). Ce verbe désignera par la suite (pour les chrétiens !) les hérétiques (juifs, cathares, vaudois...) Le terme Sabbat (assemblée de sorciers), n'apparait que vers le XIVe siècle. Le Sabbat au Moyen-Age était surtout un refus de l'ordre religieux et de ses nombreux interdits, on y dansait, jouait de la musique, faisait ripaille en partageant la nourriture apportée par chacun, et il y avait souvent des débordements sexuels... La sorcière, pour se rendre au Sabbat en volant, s'enduisait entièrement le corps d'un onguent composé de graisse humaine ou de bouc et de plantes toxiques et hallucinogènes (mandragore, datura, belladone, jusquiame, ellébore...) Rêves hallucinatoires assurés, mais très dangereux, avec ces ancêtres de nos modernes drogues. On comprend mieux que sous la torture de la Sainte Inquisition ces pauvres femmes (rarement des hommes !) avouaient de bonne foi avoir copulé avec le Diable. Par ces faits, certains ont douté de ces pratiques. Je reste moi convaincu de la réalité du Sabbat. La preuve, qui de nos jours ne connaît pas cette fête, et dans nos modernes contrées ne vénérons nous pas encore le Dieu cornu... Nous parlons encore du Grand Satan...

Le banquet des sorciers (gravure sur bois du moyen-âge)
Au début du XIIIe siècle c'est une cause miltaire : résultat de la transformation de l'équipement de guerre. Rendus méconnaissables par le haume et le haubert, les combattants vont se distinguer en adoptant des signes distinctifs sur leur bouclier. Le port des armoiries sera très en vogue aussi et surtout dans les tournois, véritables petites batailles où combattants à pied ou à cheval s'affrontent en mêlées inextricables. les premières armoiries datent de 1160 - 1200 par les chevaliers bannerets, puis par les simples chevaliers, les nobles et enfin les écuyers vers 1220 - 1260. C'est l'usage du sceau qui a contribué à la diffusion des armoiries dans toutes les couches sociales. Car contrairement à la croyance elles ne sont pas l'apanage des nobles (et oui vous pouvez avoir la votre !). Les armoiries roturières sont très nombreuses au XIVe siècle, les 2/5 em des armoiries recensées sont roturières (bourgeois, corps de métiers, villes...) A partir du XIVe siécle, l'usage des armoiries fait partie intégrante de la vie quotidienne (vêtements, monuments, objets d'art...) Et si on faisait un concours de la plus belle armoirie ?

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