Médiéval et Moyen-Age le site des amoureux du moyen-âge...

Bienvenue sur Médiéval et Moyen Age, le site des amoureux du moyen-âge, consacré à cette  fabuleuse et mystérieuse période de notre histoire, au monde médiéval, au patrimoine de la France, aux mystères et aux légendes. Vous trouverez de nombreuses infos, des photos, des articles sur la cuisine médiévale, les mystères templiers, les plantes médicinales ou les secrets des sorcières. Vous découvrirez les mots et les proverbes anciens, les poèmes et les chansons des troubadours... 
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Mardi 6 mars 2007
               Avec un peu de retard, voici les proverbes de Mars, une fois de plus merci à AnjAlain, mon Ami... Je reprends doucement les rennes de Médiéval et Moyen-âge, je vous remercie tous pour votre fidélité. A bientôt chez vous…
 
Mars est capable
De tuer les bêtes à l’étable.
 
Mars, marseau,
Chaque brebis avec son agneau.
 
Si mars commence en courroux,
Il finira tout doux, tout doux.
 
Soit au début, soit à la fin,
Mars nous montre son venin.
 
En mars, vent ou pluie,
Que chacun veille sur lui.
 
Pluie de mars
Ne vaut pas pisse de renard.
 
Eau de mars,
Pis que les vaches.
 
Pluie de mars grandit l’herbette,
Et souvent annonce disette.
 
Quand mars bien mouillé sera,
Beaucoup de fruits cueillera.
 
Plus les rivières s’enflent en mars,
Et plus les chènevières croissent.
 
Le bourgeon de mars
Remplit les chars,
Celui d’avril le baril,
Celui de mai le chai.
 
Neige de mars
Vaut un parc (du fumier)
 
De mars la verdure,
Mauvais augure.
 
Mars venteux,
Verger pommeux.
 
En mars, les vaches au pré ;
Si ce n’est pour manger,
C’est pour s’y gratter.
(Les vaches retrouvent le grand air)
 
Des fleurs de mars ne tiens pas grand compte,
Non plus que les filles sans honte.
 
Des fleurs qui s’ouvrent en mars,
On n’en a que le regard.
(Les saints de glaces peuvent faire des dégâts)
 
Taille tôt, taille tard,
Taille toujours en mars.
 
Entre mars et avril,
On sait si le coucou est mort ou en vie.
 
Quand mars fait avril,
Avril fait mars.
 
Autant de gelées en mars,
Autant de rosées en avril.
 
Quand mars se déguise en été,
Avril prend ses habits fourrés.
 
En mars quand il fait beau,
Prends ton manteau. 
 
C’est en mars que le printemps chante,
Et que le rhumatisme augmente.
 
Entre mars et avril,
On va de la table au lit.
 
Le mois de mars doit être sec, avril humide et mai friquet
Pour que juin tienne ce qu’il promet.
 
Le vent qui domine aux Quatre-temps
Dominera trois mois.
(Quatre-temps de printemps = première semaine de Carême)
 
Quand il pleut pour les Quatre-temps,
Il faut piquer les bœufs et les juments.
(Il ne faut pas traîner pour les semailles, car le mauvais temps arrive)
 
 
Lundi 26 février 2007

 

             Nous sommes en l’An de Grâce 1431 le 30 mai. Il fait beau et de la mer  proche souffle un air divinement parfumé en cette bonne ville surplombée par le formidable château de Robert le Diable, j’ai nommé Rouen, la belle ville aux 100 clochers. 

             Nous nous trouvons céans sur une jolie place entourée de maisons hautes et colorées à colombages, telle que l’on en peut voir à Dijon, la cité des Grands Ducs de Bourgogne, dont même Paris, pourtant ville royale, ne peut égaler la prestance. Il y a foule en cette fin d’après midi, et tous attendent d’ouïr les cloches de la cathédrale abritant le Cœur du Lion, en effet Richard avait déclaré : « Que mon corps soit enterré à Fontevraud, mon cœur dans ma cathédrale de Rouen et mes entrailles qu’elles restent à Châlus ».  

              Pourquoi la foule attend à cette heure sur cette place qui d’ordinaire abrite le marché ? Elle est ici pour voir passer la Pucelle que l’on doit brûler pour faits de sorcellerie, ce qui est un divertissement comme un autre en cette période de troubles. En tout cas, il est certain que la fille est coupable, parce que condamnée par l’Eglise en la personne de l’Evêque de Beauvais Pierre Cauchon, et par l’Université de Paris si savante qu’elle ne peut se tromper…En effet, cette mâle Fille porte des habits d’homme, et combat derechef, ce qui ne peut se concevoir , car étant un signe flagrant d’hérésie et de désobéissance à l’Eglise. En d’autres temps les Frères du Temple avaient souffert des mêmes pratiques.   

              Mais revenons à notre histoire : comment en étions nous arrivé là ? Pourquoi Jeanne, puisque tel est son nom, doit mourir dans les flammes de l’enfer dans cette si belle cité ?   

              Rappelons nous cette guerre si longue : presque 100 ans entre les Perfides Anglois et les Tenants du Roi de France : qui a tort, qui a raison ? Toujours est il qu’à la suite d’une malédiction lancée par un vieux Templier grillant dans le feu d’un bûcher à Paris, les Rois de France furent maudits, et  le Roi d’Angleterre, sur de son bon droit estima pouvoir arborer une bannière représentant en écartelé les Léopards de son Ile et les Lys de France, et de revendiquer haut et fort la couronne de Saint Louis.   

              Notre pauvre royaume allait donc à vau l’eau, partagé en deux, voire en trois du fait de l’Infidèle Bourgogne, ceci après une série mémorable de défaites Françaises telles Crécy, Poitiers, Azincourt… Souvenez vous de l’épisode de ce roi demandant : « Asile par Dieu au nom de l’Infortuné Roi de France ».   

              Bref nous nous trouvons en présence de deux Rois de France, l’Anglois Henri V de Lancastre et le Dauphin Charles, fils de Charles VI dit le Fol et de la volage Ysabeau de Bavière. Un troisième personnage arbitre le tout, le Duc de Bourgogne Philippe le Bon. Une querelle s’est installée entre « Bourguignons » et «  Armagnacs » chaque camp voulant venger leur chef assassiné : le Bourguignon Jean sans Peur et l’Armagnac Louis d’Orléans accessoirement amant de la reine Ysabeau.   

              C’est dans ce climat délétère qu’en Lorraine, une jeune bergère « entend des voix » qui lui enjoignent de partir pour Chinon, résidence du Dauphin Charles afin de lui révéler « un secret » et de « bouter l’Anglois hors de France »   

               En effet Charles est soucieux de sa naissance, n’ayant aucune confiance en sa mère Ysabeau, et étant traité par tous de Bâtard.   

              C’est ici que la vie de notre héroïne devient merveilleuse : elle convainc un seigneur de Lorraine de l’emmener auprès du Dauphin, et en présence de ce dernier, après l’avoir reconnu sans le connaître elle lui révèle un secret. De quel ordre ? Comment une bergère peut elle rencontrer et parler d’égale à égal avec un grand Seigneur comme le Dauphin ?   

              Il semblerait que Jeanne pouvait rassurer Charles sur sa légitimité, et l’assurer que le sang du roi fol coulait bien dans ses veines : ne lui dit elle pas : « Gentil Dauphin je te dis de la part de Messire Dieu que tu es le Vray héritier du Trône de France ». Comment pouvait elle en être certaine ? Une tradition relate que Jeanne était également fille bâtarde d’Ysabeau et du Duc Louis d’Orléans, donc la demi sœur de Charles. Elle aurait été confiée à la Famille d’Arc de petite noblesse lorraine : il n’est de voir la maison des d’Arc pour comprendre qu’en aucun cas ils ne pouvaient avoir une fille bergère.    

              Ceci expliquerait tout : la confiance du Dauphin, l’estime des hommes d’armes tel le Bâtard d’Orléans Dunois, le Maréchal de France Gilles de Rais, et le fidèle La Hire envers la « Pucelle », les victoires d’Orléans, de Patay et enfin le Sacre à Reims.   

              Hélas vient Compiègne, la trahison, la vente de Jeanne aux Anglois, le procès inique et le bûcher…   

              Le Dauphin Charles devenu Charles VII le Victorieux fait figure d’égoïste auprès de sa jolie maîtresse Agnès Sorel, à moins que ce dernier ne soit sur que sa demi sœur ne risque rien en réalité et que le bûcher ne soit pas pour elle. Il semblerait en effet que Jeanne survive et face souche sous le nom de Jeanne des Armoises.   

              Dommage pour l’Eglise que la reconnaissance tardive de l’innocence de Jeanne et la sanctification et de la Pucelle et de la Seine où auraient été jetée ses cendres n’excuse rien, il en fut d’ailleurs de même pour le Temple et bien d’autres.  

 

              Toujours est il que Jeanne est et demeure la Sainte Patronne de la France et que l’on se tourne vers elle lorsque notre beau Pays est en danger. Pourtant…

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par Philippe le Templier publié dans : Les grands mystères
Jeudi 15 février 2007

 

              Voici sur Médiéval et Moyen-âge la suite du vocabulaire ancien. On retrouvera ici certains mots que ne devaient pas ignorer les tire-laines et coupe-jarrets de l’époque médiévale…  

 

 

 

-  Affidé (e)    :   personne à qui l’on se confie pour un mauvais coup  

 

-  Barater       :   ruser  

 

-  Canivet       :   petit couteau  

 

-  Cautelle      :   ruse  

 

-  Chargé        :   pipé (un dé par exemple)  

 

-  Colpe         :   forfait  

 

-  Coquefabue    :   fourberie  

 

-  Cordelle      :   intrigue  

 

-  Déportement   :   mauvaise conduite  

 

-  Emberlucoquer :   préparer un traquenard  

 

-  Engigner      :   tromper  

 

-  Fallace       :   fourberie  

 

-  Fel           :   cruel  

 

-  Fourbe        :   voleur  

 

-  Fredain       :   scélérat  

 

-  Gargoter      :   boire  

 

-  Guile         :   ruse  

 

-  Laronner      :   voler  

 

-  Malencontre   :   mauvaise rencontre  

 

-  Maroufle      :   fripon  

 

-  Picorée       :   butin  

 

-  Tençon        :   querelle  

 

-  Volerie       :   larcin  

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par Médiéval et Moyen-Age publié dans : Les mots anciens
Mardi 6 février 2007

 

              Médiéval et Moyen-Âge vous propose une fois de plus les proverbes du mois (merci AnjAlain) Si vous aimez la période médiévale et notre site, abonnez-vous à notre Newsletters. Vous aurez ainsi régulièrement des photos et surprises inédites, ainsi que des nouvelles de notre Association et du vieux sorcier…
 
Février, le plus court des mois,
Est de tous les pires à la fois.
 
Quand février commence en lion,
Il finit comme un mouton.
 
Il vaut mieux un renard au poulailler
Qu’un homme en chemise en février.
 
Si février n’a ni pluie, ni giboulées,
Tous les mois de l’année seront ennuyés.
 
Si février n’a pas grands froids,
Le vent dominera tout le reste des mois.
 
Si février n’a ses bourrasques,
Tous les mois feront des frasques ?
 
Mieux vaut un loup dans son troupeau
Qu’un mois de février beau.
 
Si février est sec et chaud,
Garde du foin pour tes chevaux.
 
Février trop doux,
Printemps en courroux.
 
Si février et mars trop chauds,
Mettent le printemps au tombeau.
 
Pluie de février
Emplit les greniers.
 
Février remplit les fossés,
Mars les vide.
 
Neige de février
Fuit comme un lévrier.
 
Neige de février
Tient comme l’eau dans un panier.
 
La neige de février
Brûle de blé.
 
Quand il tonne en février,
Montez vos tonneaux au grenier.
 
S’il tonne en février,
Point de vin au cellier,
Jette les fûts au fumier.
 
Le mois de février
Est bon agnelier. (Mois des naissances)
 
En février, si au soleil ton chat tend sa peau,
En mars, il l’exposera au fourneau.
(À surveiller… Lilith) 
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par Médiéval et Moyen-Age publié dans : Proverbes et dictons
 

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