Un peu d'histoire

Mardi 24 janvier 2006 2 24 /01 /2006 00:00

 

 
                             Nous sommes bien loin du Moyen Age, mon époque habituelle, moi, Philippe Frère de l’Ordre du Temple consulte le Baphomet (voir article), lequel me narre une terrible histoire : «  Dans quatre siècles en août 1634, dans le doux Royaume du Lys, en place de Loudun, un prêtre se tord sur le bûcher, condamné par ses Pairs. » Cela se passe sous le règne de Louis le Treizième surnommé le Juste, avec la bénédiction du Cardinal de Richelieu, grand Ministre de l’époque. Ce prêtre se nomme Urbain GRANDIER, est Jésuite, dirige la cure de Loudun depuis 1617 en l’église St Pierre du Marché, devient Chanoine de l’église Ste Croix et enfin en 1626 Directeur de conscience des Sœurs Ursulines de Loudun. Comment GRANDIER est il arrivé à ce triste sort : il faut tout d’abord savoir que le personnage est comme l’on dit : bien fait de sa personne, et que son pouvoir de séduction est immense auprès des femmes. Il aurait eu de multiples aventures, et même des enfants si l’on en croit ses détractrices et néanmoins admiratrices. Il y aurait eu Melle de Brou, Melle Hervé, Mme Moussant de Fresne et Melle Philippe (rien à voir avec moi), ce qui est peu, même pour un religieux, il faut également y ajouter les Ursulines ce qui augmente considérablement le nombre présumé de ses conquêtes. En ce qui concerne ces dernières, il semblerait qu’à l’exemple de leur Mère Prieure Jeanne des Anges elles seraient atteintes de troubles, de rêves impurs, de crises d’hystérie, voire d’apparition de stigmates, et ceci surtout en la présence du prêtre exorciste, le chanoine Mignon (pas autant qu’Urbain sans doute) par ailleurs farouche ennemi de notre héros. A cette époque le Conseiller d’Etat Laubardemont, parent de Jeanne des Anges faisait la tournée des Provinces de France pour démanteler les forteresses susceptibles de résister au pouvoir royal (que l’on se souvienne des Guerres de Religion, et du siège de La Rochelle). Alerté par la Prieure des Ursulines, et convaincu de la culpabilité de GRANDIER, il prévint Richelieu lequel ordonna l’arrestation du Curé ; il faut savoir que Richelieu lui-même ne prisait guère notre héros pour une sombre histoire de préséance lors d’une procession religieuse. Nous voici arrivés au seuil de la sauvagerie et de l’arbitraire : GRANDIER est arrêté, enfermé chez le Chanoine Mignon, son pire ennemi, torturé de façon ignominieuse par deux religieux, Le père Lactance et le Capucin Tranquille, tandis que les religieuses à l’exemple de leur Prieure se confessaient en public, devant nobles, religieux, notables et gens du peuple. Elles accusaient GRANDIER d’envoûtement, par la parole, le geste, le regard… Notre héros souffrit tout ce qu’un corps peut souffrir entre les mains immondes des deux religieux. Il avouera, tout et le contraire de tout : Pacte avec le Malin, sacrifice humain d’un enfant lors d’un sabbat satanique, hostie profanée sexuellement, allégeance à Lucifer garant de ses « bonnes fortunes », reniement en bloc de Dieu, Jésus Christ, la Vierge et tous les Saints…Il fut jugé à Loudun, beaucoup accusé, très peu défendu, pourtant le Peuple était avec lui, mais que peut le Peuple à cette époque ? Il sera donc brûlé en août 1634 devant une foule considérable pour l’époque (6000personnes). Détail atroce, ayant les membres broyés il fut jeté aux flammes allongé sur un brancard, tout en recevant des coups de crucifix que lui assénait le prêtre qui devait le réconforter. Avant de périr brûlé vif, il maudit le Père Lactance, l’assignant à comparaître devant le tribunal de Dieu sous un mois. Ce triste personnage mourut 30 jours après la malédiction de GRANDIER. Le Capucin Tranquille (nom perfide si il en fut) mourra également dans d’étranges circonstances. Cela ne vous rappelle rien ! La malédiction des Templiers sur le bûcher de l’île aux Juifs à Paris en 1314 (article à relire) Quant à celle par qui le scandale est venu, la Prieure Jeanne des Anges, elle mourut en odeur de sainteté, après avoir été la proie du démon bien après la mort de GRANDIER, jusqu’à ce qu’elle accomplisse un pèlerinage au tombeau du Saint évêque d’Annecy François de Sales. Elle rencontra même la famille royale de France et à la demande
de la reine Anne d’Autriche, femme de Louis XIII, elle bénit le futur Louis XIV qui deviendra le plus grand roi de France.
 
                             La barbarie étant de toutes les époques, pensez quelquefois à URBAIN GRANDIER mort sur le bûcher. Moi-même, je pense mais je n’ose le demander au Baphomet qu’un jour prochain, nous autres Templiers serons arrêtés, torturés, jugés et brûlés par nos Pairs, mais ceci est une autre histoire. 
 
 
 

 

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Samedi 7 janvier 2006 6 07 /01 /2006 21:39

 

                         Le Roi est mort… vive le Roi, mais c’est juste pour celui qui trouvera la fève dans la célèbre galette des Rois. Cette coutume traditionnelle remonte au temps des romains, en effet lors des Saturnales (fête en l’honneur du Dieu Saturne) Maîtres et esclaves se retrouvaient dans un grand banquet, celui qui trouvait la fève dans la galette était désigné roi pour … pour un soir. La fève a toujours joué un rôle important dans l’alimentation des hommes, on retrouve sa culture en Egypte ancienne, en Grèce… Les Grecs s’en servaient aussi pour voter et élire les magistrats… Comme souvent l’Eglise Chrétienne s’est appropriée cette tradition « païenne » en la célébrant le jour de l’Epiphanie (jour de l’arrivée des rois mages auprès de l’enfant Jésus) Au moyen-Age, la fève avait une grande importance dans l’alimentation du peuple. Ne l’oublions pas, c’était la seule légumineuse connue avant la découverte du continent américain par Christophe Colomb (officiellement !) La culture de la fève était donc vitale pour les paysans de l’époque médiévale, qui introduisaient une fève dans la traditionnelle galette en faisant le vœu que sa récolte soit abondante… Après une interruption sous la révolution (la royauté était plutôt mal vu à l’époque !) la tradition reprend de plus belle sous le premier empire, pour arriver sur nos modernes tables. On a depuis remplacé la fève légumineuse par des figurines variées, qui font le bonheur des collectionneurs. Même si l’aspect religieux a été en peu oublié, l’Epiphanie reste un grand moment de partage et de convivialité. Et comme au Moyen-Age et durant toute l’époque médiévale, n’oubliez pas la « part du pauvre » avec qui l’on partageait alors la galette…  
 
 
 
 
une superbe illustration du Musée des A.T.P 
 
 
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Mercredi 28 décembre 2005 3 28 /12 /2005 18:27

 

 
                                       Pour célébrer l’An nouveau, vêtus de blanc et à l’aide d’une serpe d’or, les druides coupaient le gui (symbole de l’immortalité) sur les chênes sacrés… Les fruits ne devant pas toucher le sol, les druides les récoltaient dans des grands draps blancs. Aux cris de la formule « Au gui l’An neuf » ils offraient pour souhaiter prospérité et longue vie, une branche de gui aux participants de la cérémonie de l’An nouveau, formule reprise au Moyen-Age et remplacée ensuite par « Bon An, mal An, Dieu soit céans » (dans la maison) Des feuilles de gui réduites en poudre et portées dans un petit sac autour du cou sont un puissant protecteur contre les maléfices, me souffle Moriganne… N’oublions pas que sous les Mérovingiens l’année commençait le premier mars, et que pendant tout le moyen-age le jour de l’An coïncidait avec le jour de Pâques. Il faudra attendre 1564 pour que Charles X impose le premier janvier comme premier jour de l’année. En 1582, le Pape Grégoire XIII instaura le calendrier grégorien, celui que nous utilisons encore… La coutume des étrennes remonte elle à l’époque romaine. S’embrasser le jour de l’An, à minuit précisément, porte bonheur (heur=chance) C’est ce que vous souhaite Honorius le vieux sorcier (Ainsi que toute la troupe) pour cette nouvelle année qui s’annonce. Gros bisous à vous tous…. Et sous le gui. A l’année prochaine…  
 
Illustration d'une carte postale de 1886
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Mercredi 7 décembre 2005 3 07 /12 /2005 20:26

 

                                        La contrée de Médiéval et Moyen-Age est envahie par des créatures écailleuses, les guerriers des Flambeaux de l’Allan sont tous sous les remparts de Jérusalem… Seul le vieux sorcier résiste… Mais sa poudre anti-Dragon s’épuise… Trêve de plaisanterie, j’ai lancé un défi a mon Amie la Dragonne (visitez son site cela vaut le coup !) elle l’a relevé brillamment. Je vous livre donc sa prose… Intégralement… et sans censure ! Et pendant ce temps... le vieux sorcier se repose (hé, hé...)
 
Bonjour
 
Là, problème le vieux sorcier Honorius, s’est transformé (pouf !) l’espace d’un article, en … une dragonne écailleuse et gesticulante (j’sais pas si vous avez gagné au change remarquez) Faut dire qu’il m’a gentiment proposé de venir faire un tour du côté des moyenâgeux, et vous commencez à me connaître, dès que je vois de la lumière… faut que j’aille voir ce qui se passe (curieuse?) J’sais pas, mais j’espère que ce n’est pas une invocation, style « J’en appelle au cornu pour que son « familier » pointe ses narines », parce qu’il est pas tiré de l’auberge et la contre-invocation, il a intérêt à la maîtriser s’il ne veut pas que je lui bouffe ses grimoires moi !
 
On va point causer maléfices, potions, onguents de toute sorte. On va causer…  fringues enfin chaussures. Celui qui dit « ça m’étonne pas d’une nana ça ! » a intérêt vite fait à se trouver un bassin bien rempli, pour y soulager son valseur !
 
Moi, ça me paraît logique ! Honorius nous parle des rues pas très praticables de l’époque et ça fait automatiquement « pling ! » dans ma caboche. Comment se baladaient les moyenâgeux  (pas en santiag’ certainement et encore moins en tongs !) pour pas se retrouver avec la plante des pieds bien cradingue ?
 
Je ne connaissais qu’un nom (reste de mes cours d’histoire de l’époque) les poulaines ! 
 
 
 
Dessin de la dragonne http://opera-farfelu.over-blog.com/
 
 
 
A votre avis, pourquoi ce nom ? Je vous arrête tout de suite, ce n’est pas à cause de la matière employée (du velours ou du cuir d’accord, mais pas de petite canassonne) Deux sortes de cuirs : la basane (tous les cuirs communs) et le cordouan (cuir de Cordoue, super prisé, mais coûtant la peau des fesses, et majoritairement blanc, pourpre ou doré)
 
Ces pompes ont fait fureur entre le 14ème et le 15ème siècle et seraient originaires de… Pologne, d’où le nom tripatouillé. Au commencement, l'église  (encore elle !) avait crié au scandale et avait presque mis cette nouvelle mode vestimentaire au rang des hérésies.
 
Ce n’était pas de vulgaires chaussures, non mes braves gens ! C’était une marque de statut social ! La poulaine est en gros, une sorte de chausson souple au bout très long et retourné (le nez en trompette quoi) Etant donné qu’à une époque, le roi (cherchez, j’ai oublié le numéro) avait décidé que les nobles n’avaient droit qu’à une tenue d’apparat, ils ont dû trouver un autre moyen de faire mieux que le voisin : les pompes (il n’avait pas parlé des chaussures et c’était une grave erreur, on s’engouffre toujours dans la faille d’une loi quelconque)
Donc, ça a été la surenchère, côté nombre de godillots et surtout dimension de ceux-ci ! Les bouts en étaient maintenus à l’aide de baleines et de garnitures, et parfois même attachés aux genoux avec des chaînettes. La longueur étant proportionnelle au rang et à la fortune, ducs et princes ont été autorisés à porter des chaussures atteignant deux fois et demie la longueur de leurs pieds (plus de 60 centimètres de long pour certains donc) La haute aristocratie a droit à deux fois, les chevaliers, une fois et demie, les gens riches une fois et le Dupont du coin, une demi-fois seulement.
Et  on pouvait chausser une paire dépareillée (comme les chaussettes au réveil pour certains) ou intervertir les chaussures sans problème, pour les user moins vite, étant donné qu’il a fallut attendre le vingtième siècle pour qu’on ait un pied droit et un pied gauche différenciés.
Certains rois se faisaient représenter par leurs chaussures placées devant le trône ou à table quand ils ne pouvaient pas être de la fête.
 
Evidemment, il y avait d’autres chaussures, dont les estiviaux, espèces de brodequins à l'usage des fashion-victimes de l’époque. Ils n'étaient pas de cuir, mais de velours, de brocard ou d’une autre étoffe de soie. Vous vous doutez bien que ces estiviaux n’étaient couramment portés que par temps sec, donc l’été (d’où le nom) Si ça intéresse d’ailleurs quelqu’un de faire une recherche sur tous les autres godillots moyenâgeux,  à vos copies !
 
Bon voilà, j’ai rempli ma mission et maître Honorius, peut dessiner ses pentacles les plus tarabiscotés, pour me renvoyer dans mon… blog (mais attention, comme les vampires, quand on m’a invitée à entrer, je peux revenir quand ça me chante… alors gare !)
 
Bonne journée
La dragonne
 
 
 
   
 
 
 
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Dimanche 4 décembre 2005 7 04 /12 /2005 17:54
 
                                        Pendant le moyen-age le troubadour  écrit et compose chansons et poèmes en langue vulgaire (pas en latin !) pour les beaux yeux de sa Dame. On appelle  ce genre littéraire l’Amour Courtois, amour souvent platonique, ou il était de bon ton pour une Dame mariée d’avoir son troubadour ou son trouvère (ne rêvez pas Mesdames !)… Le troubadour écrivait en Occitan, le trouvère en langue d’oïl. On pense que c’est Guillaume de Poitiers qui au XIIe siècle lança ce genre littéraire. Ce qu’on sait moins c’est que des Damoiselles ont aussi écrit de très beaux textes… En voici un  de la comtesse Béatrice de Die. On sait peu de chose à son sujet, on suppose que c’était la fille de Guillaume de Poitiers et qu’elle était amoureuse de Raimbaud d’Orange… Amour sans retour et contrarié par l’inconstance de celui ci ! Je vous livre ce texte en l’état original, avec cependant une traduction (merci Heimrich)… Car je suis bien bon (rires)
 
 
 
 
A chantar m'er de so qu'eu non volria 
Il me faut chanter à propos de ce que je ne voudrais
 
pas, tant j'ai de rancœur envers celui dont je suis
A chantar m'er de so qu'eu non volria 
l'amie, car moi je l'aime plus que nulle autre chose
tan me rancur de lui cui sui amia 
qui soit, mais devant lui ne valent merci ni courtoisie,
car eu l'am mais que nula ren que sia 
ni ma beauté, ni mon mérite, ni mon esprit, car je
vas lui no-m val merces ni cortezia 
suis trompée et trahie ainsi que ce devrait l'être si je
ni ma beltatz ni mos pretz ni mos sens 
n'étais pas avenante.
qu'atressi-m sui enganada e traia 
 
com degr'esser s'eu fos dezavinens.
De ceci je me console, que je n'ai point failli, ami,
             
envers vous, par nulle mauvaise conduite car je vous
D'aisso-m conort car anc non fi falhensa 
aime plus que Seguin n'aima jamais Valence et il
amics vas vos per nula captenensa 
me plaît beaucoup que d'aimer je puisse vous
ans vos am mais non fetz Seguis Valensa 
vaincre, mon ami, vous qui êtes le plus vaillant vous
e platz mi mout quez eu d'amar vos vensa lo
me montrez votre orgueil dans vos propos et en
meus amics car etz lo plus valens 
apparence, alors que vous êtes si franc envers
mi faitz orgolh en digz et en parvensa 
toute autre personne.
e si etz francs vas totas autras gens.
 
             
Je suis bien étonnée [de voir] comment votre coeur
             
se montre prétentieux envers moi, ami, pour cela j'ai
Be-m meravilh com vostre cors s'orgolha 
des motifs qui m'attristent : il n'est pas juste qu'un
amics vas me per qu'ai razon que-m dolha non
autre amour vous éloigne de moi quels que soient
es ges dregz qu'autr'amors vos mi [tolha 
ce qu'il vous dit et comment il vous accueille. Et
per nula ren que-us diga ni acolha 
souvenez-vous quels furent les débuts de notre
e membre vos quals fo-l comensamens 
amour ! Que jamais Dieu ne veuille que je porte la
de nostr'amor ja Domnedeus non volha 
faute de notre séparation !
qu'en ma colpa sia-l departimens.
 
             
La grande valeur qui en votre coeur réside et le noble
             
mérite que vous avez m'irritent, car je n'en connais
Proeza grans qu'el vostre cors s'aizina 
pas une lointaine ou proche qui, si elle désire aimer,
e lo rics pretz qu'avetz m'en ataina 
vers vous ne s'incline, mais vous, ami, vous avez
qu'una non sai lonhdana ni vezina 
tant de jugement que vous devez bien connaître la
si vol amar vas vos non si'aclina 
plus fine (fidèle) et souvenez-vous de nos
mas vos amics etz ben tan conoissens 
conventions.
que ben devetz conoisser la plus fina 
 
e membre vos de nostres convinens.
Je dois faire valoir mon mérite et ma naissance et
             
ma beauté et davantage ma sincérité de coeur,
Valer mi deu mos pretz e mos paratges 
c'est pourquoi je vous envoie, là-bas où vous
e ma beutatz e plus mos fis coratges 
demeurez, cette chanson en guise de messager et
per qu'eu vos mand lai on es vostr'estatges 
je veux savoir, mon bel et noble ami, pourquoi vous
esta chanson que me sia messatges 
vous montrez envers moi aussi rude et si sauvage:
e volh saber lo meus bels amics gens 
je ne sais si c'est par orgueil ou bien par cruauté.
per que vos m'etz tan fers ni tan salvatges non
 
sai si s'es orgolhs o mals talens.
Mais ainsi, surtout, je veux que tu lui dises,
              
messager, que par excès d'orgueil ont grand
Mas aitan plus volh li digas messatges 
dommage maintes gens !
qu'en trop d'orgolh an gran dan manhtas gens.
 
             
 
             
 

 

 
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