Médiéval et Moyen-Age le site des amoureux du moyen-âge...

Bienvenue sur Médiéval et Moyen Age, le site des amoureux du moyen-âge, consacré à cette  fabuleuse et mystérieuse période de notre histoire, au monde médiéval, au patrimoine de la France, aux mystères et aux légendes. Vous trouverez de nombreuses infos, des photos, des articles sur la cuisine médiévale, les mystères templiers, les plantes médicinales ou les secrets des sorcières. Vous découvrirez les mots et les proverbes anciens, les poèmes et les chansons des troubadours... 
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Dimanche 7 mai 2006
 
               Mon ami AnjAlain nous propose sur Médiéval et Moyen Age un nouvel article sur les échanges au Moyen âge, les voyages des personnes, le transport des biens et des courriers... On prenait son temps en ce temps là !!!
 
              Au Moyen Âge on voyage beaucoup. Que l'on soit étudiant, marchand, pèlerin, messager, soldat... mais lentement.
              Les chemins sont mauvais, impraticables par mauvais temps, même si de nombreux péages sont censés pourvoir à leur entretien. De plus, dès que le pouvoir faiblit, les bandits en profitent. On voyage surtout à pied car les chevaux coûtent cher. Les plus riches peuvent recourir à des chars (sans suspension !) ou à des litières. Les rois se déplacent souvent et les cours sont itinérantes. Ils sont précédés et suivis d'un véritable convoi qui emporte leurs meubles, leurs oeuvres d'art, leurs vêtements, transporte la cour, les écuyers, les serviteurs et les servantes. Les rois sont hébergés en cours de trajet dans les châteaux ou dans les maisons bourgeoises réquisitionnées.
              Les piétons parcourent de 20 à 30 kilomètres par jour, les cavaliers, environ 60 kilomètres. Le temps n'a pas la valeur qu'il a prise de nos jours : chacun sait quand il part, mais jamais quand il revient. Il n'existe pas encore de relais de poste, d'auberges étapes. Il faut souvent dormir à la belle étoile, dans une grange, ou avec un peu de chance, dans un monastère. Il n'existe pas de système postal qui ne sera développé que par Louis XI (1423-1483).
               Dès la fin du XIIIe siècle, les messagers de l'Université peuvent prendre en charge les lettres des particuliers, mais les informations circulent grâce « au bouche à oreille ». Mais plus généralement, les particuliers confient leurs messages à des voyageurs qui se repèrent souvent aux enseignes pour trouver leur adresse, par exemple « deuxième maison après la taverne Au Lion d'Or ».
               Les marchands entretiennent des liaisons régulières avec leurs bureaux ou leurs collègues dans toute l'Europe, par exemple les relations entre Florence ou Gênes et Bruges, ce qui permet l'utilisation de lettres de change dès le début du XVe siècle. Les villes peuvent payer des messagers, mais seuls les rois et les princes disposent d'un service (les chevaucheurs) pour transmettre ordres et dépêches qu'ils portent dans de petits coffrets aux serrures compliquées !
              Les abbayes communiquent entre elles au moyen de frères qui vont de l'une à l'autre, apportant une lettre sur parchemin à la fin de laquelle le destinataire peut coudre un autre parchemin portant la réponse, ainsi de suite, si bien que certains rouleaux -rotulae - peuvent atteindre 15 mètres de long.
              Le transport fluvial ou maritime pour les côtes, est largement développé, autant pour les marchandises que les passagers. Les grands lieux de rendez-vous sont les foires : en Champagne par exemple où l'on faisait commerce de drap, à Saint-Denis aux portes de Paris, à Beaucaire sur le Rhône.    
 
 
Les voyages au Moyen Age étaient lent... Image BNF libre de droit. http://médiéval-moyen-age.net    
 
 
Vendredi 14 avril 2006

 

                   La coutume d’une fête célébrant le printemps (le renouveau… la résurrection de la nature ! ) remonte à l’antiquité (sans doute même avant) en passant par les Celtes et les Germains. La fête religieuse de Pâques, issue du Judaïsme, est sans doute la plus importante de la Chrétienté. C’est le Concile de Nicée au IVe siècle qui fixa pour toute la Chrétienté la date de Pâques au premier dimanche (jour de la résurrection du Christ) suivant la pleine lune du printemps. De nos jours il n’y a plus que les Catholiques et les Protestants qui suivent cette règle. Le carême (pénitence de 40 jours qui précède cette fête ou la consommation de la viande, des graisses et des œufs est interdite) apparaît au IIIe siècle, mais les conditions d’application s’adoucissent au fil des siècles.     Au XIIIe siècle un repas (un seul par jour !) composé de poisson, pain, œufs, légumes, laitages est autorisé vers 15 heures (malades, jeunes enfants et par la suite pauvres et ouvriers exerçant un travail pénible en sont exemptés)
                   Au Moyen Age l’œuf est une importante source de protéine pour le peuple des villes et les paysans qui n’avaient pas beaucoup les moyens d’acheter de la viande, ni le droit de chasser. Au début du Moyen Âge la consommation d’œufs était cependant interdite (comme la viande) de 100 à 200 jours par an (suivant les régions) pendant les périodes fixées par le Clergé. C’est Charlemagne qui imposa dans un Capitulaire que les fermes impériales aient au moins cent poules, mais attention, sous le règne de l’Empereur, un baptisé surpris à consommer des œufs pendant le carême avait la tête coupée ! Il est amusant de constater que les Romains pendant les fêtes consacrées à Cérès, faisaient des gigantesques omelettes de… cent œufs ! 
                    C’est aussi au IVe siècle que l’église, pour fêter la résurrection du Christ, encourage le peuple et la noblesse à s’offrir des œufs (Notons cependant que cette tradition ou coutume d’offrir des œufs remonte bien avant l’ère Chrétienne, l’œuf est dans la poule et la poule est dans l’œuf... mystère de la création…) Oeufs que l’on conservait pendant les 40 jours du carême qui précède Paques (et cela en fait beaucoup !) On prit alors l’habitude de les teindre (traditionnellement en rouge) puis de les décorer de différents motifs (soleil pour avoir le beau temps, épis pour de bonnes récoltes…) pour les offrir à sa belle, aux enfants ou à son seigneur. La noblesse du Moyen-Âge s’empara vite de cette coutume, un roi anglais du XIIIe siècle offrit même à chacun des membres de sa famille 450 œufs décorés à la feuille d’or ! On pratique encore cette tradition d’offrir des œufs teints dans nos campagnes, mais de nos jours les enfants (et Farfouille !) préfèrent cependant trouver dans le jardin des œufs en chocolat…
                   L’époque du Moyen Âge était pleine de superstitions en voici quelques-unes unes sur l’œuf « Un œuf de Pâques avec deux jaunes est signe de chance ou de fortune » «  Un œuf bénit et offert à Pâques éloigne la maladie » « Un œuf de Pâques planté dans une vigne le protège de la grêle » « Mangé le jour de Pâques, un œuf protège de la fièvre »… Mais attention de bien écraser finement la coquille une fois l’œuf de Pâques mangé, de peur que le diable n’y inscrive son nom !
                   La fin du carême est aussi l’occasion de manger l’agneau grillé. L’agneau (aussi symbole du Christ ressuscité pour les premiers Chrétiens) et la brebis sont le symbole de la pureté (le Diable lui-même qui peut se transformer en tout animal ne le peut jamais en brebis!) mais cela est une autre histoire… Joyeuse Pâques à toutes les femmes et les hommes de bonne volonté… Poser la souris sur l’illustration pour en voir la description.

 

Enluminure de la BNF (libre de droit) Jacob accroissant son troupeau. Bible historiale. Viard des Moulins. XVe siècle.

 

 

par Moriganne et Honorius publié dans : Un peu d'histoire
Lundi 13 mars 2006

 

                    Voici un article qui vous en dira un peu plus sur l’origine des noms et prénoms du Moyen Age. Il nous est proposé par Martine, une spécialiste en généalogie et amie de Médiéval et Moyen Age  . Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce passionnant sujet, je ne peux que vous conseiller de visiter son site, très bien documenté sur le sujet. Je lui laisse la parole.
 
                   Tout d’abord un petit rappel sur l’origine des noms de famille. Leur apparition a eu lieu, en général, il y a mille ans environ. Ils sont tous issus au départ d’un surnom individuel définissant notre ancêtre. Ces surnoms peuvent être tous classés dans quatre grandes catégories :
 
-         Surnoms évoquant le nom de baptême du chef de famille : Jehan Martin, c’est Jehan, fils de Martin
-         Surnoms évoquant l’origine géographique ou la localisation : Jehan Langlois, c’est Jehan l’Anglais, Jehan Duchesne, c’est Jehan du chêne (qui habite à côté du grand chêne)
-         Surnoms traduisant le métier : Jehan Marchand, Jehan Boulanger, etc.…
-         Surnoms nés d’un sobriquet : Charles le Chauve, Jehan Courtois, etc.…
 
                   Certaines régions de France ont conservé la marque de filiation, comme le Berry (à cheval entre pays de langue d’oc et d’oïl) où l’on trouve : Ageorges, Aubernard, Alamartine, etc.… (le fils à Georges, le fils au Bernard, etc.…)
 
                   En ce qui concerne les noms de famille issus d’un métier, ils sont, pour la plupart, liés à la vie agricole ou à l’artisanat :
 
-         Fromentin : producteur de blé
-         Rabier : producteur de raves
-         Coulomb ou Coulon : éleveur de pigeons
-         Cabrera : éleveur de chèvres
-         Poudevigne : celui qui taille les ceps
-         Messonnier ou Métivier : tenancier d’une ferme
-         Pelletier : celui qui fabrique ou vend des fourrures
-         Larsonneur : Fabriquant d’arçons
 
                   Pour les noms issus d’une localisation, ce peut-être lié, soit à un voisinage (Castagnier, près d’un châtaignier, Nouet, près d’un endroit marécageux….), soit à une provenance (Lebreton, Manceau…)
 
                   Les noms de familles issus d’un sobriquet évoquent une caractéristique physique, morale ou sociale de l’ancêtre initial (Legros, Lenain, Sarrazin, Chauvin, Roux, etc.…)
 
                   Quant aux prénoms, en France, sept sur dix noms les plus portés correspondent au nom de baptême de l’ancêtre initial (Martin, Thomas, Durand….) Tous existent encore comme prénom, sauf Durand qui n’est plus donné. La proportion des noms de famille qui sont d’anciens noms de baptême est de 60% mais la plupart d’entre eux sont actuellement oubliés, ce qui explique pourquoi les noms issus d’un «prénom» ne semblent pas avoir une telle importance numérique. En effet, qui, aujourd’hui prénommerait son fils ou sa fille : Archambault, Bonnet, Renard, Berthelot… ? Personne et pourtant tous ces noms sont d’anciens prénoms mais ils ne survivent plus qu’à travers nos patronymes.
 
Vous trouverez ci-dessous une liste de prénoms du Moyen-Age :
 
            Prénoms Féminins du Moyen Age
 
Agathe Aliénor Alix Anatasie Ariane Aude Aure Aurore Blanche Brunehaut Camille Catherine Clémence Clothilde Colombe Constance Cunégonde Cyrielle Eléonore Emma Ermeline Eulalie Flore Genièvre Iseult Jeanne Jehanne Justine Mahaut Malvina Margaux Margot Marguerite Mathilde Mélisende Tiphaine
 
Prénoms masculins du Moyen Age
 
Adelphe Adrien Anthèlme Arnaut Arthur Aurèle Barthelemy Bartholomé Baudoin Béranger Bertrand Clément Clotaire Clovis Colin Enguerrand Eudes Flavien Florentin Gaël Gaëtan Gaspard Gaultier Gauvin Guillaume Hermance Maurin Nestor Nortimer Perceval Pierrick Raoul Robin Roland Tancrède Théobald Thimotée
 
 
 
Vendredi 3 mars 2006
 
                  Médiéval et Moyen Age accueille un article proposé par « Louvre Passion » un passionnant et superbe site sur le musée du Louvre à Paris. On découvre dans cet article que nos ancêtres du Moyen Age étaient aussi des « fines gueules » et que déjà il valait mieux être à la table du Seigneur que du pauvre serf ou paysan. Visitez ce site ami « Louvre Passion »
 
                   A chaque période de l’histoire correspond un type de repas, au Moyen-âge c’est le festin. La table est assez simpliste pour nos goûts modernes, en guise d’assiette chaque convive a devant lui un « pain tranchoir » qui sert à recevoir les plats. Les aliments liquides sont versés dans des écuelles, en général une pour deux personnes. Il y a des couteaux et des cuillères mais les fourchettes n’apparaissent qu’au XIVe siècle. Le décor est composé de tapisseries aux murs et de la « nef » au centre de la salle, il s’agit d’un objet décoratif en métal précieux qui accueille la salière ou le couteau d’un grand personnage.
                   Quant les chroniqueurs nous racontent un festin ils décrivent les vêtements, la musique, la décoration mais ne précisent pas ce que l’on mange. En fait les festins sont des évènement mondains et politiques, l’occasion pour l’hôte de faire étalage de sa richesse et de sa puissance, la gastronomie est une donnée accessoire. Quant aux cuisiniers ils sont en général illettrés et se transmettent leur savoir oralement. Les plus anciens livres de cuisine datent du XIVe siècle, donc de la fin de l’époque médiévale, il s’agit du « Viandier » de Taillevent (de son vrai nom Guillaume Tirel) et du « Ménagier de Paris » datant de 1392. C’est à partir des recettes de ces ouvrages que l’on peut extrapoler sur la gastronomie des périodes précédentes.
                   Beaucoup d’aliments qui sont pour nous courants étaient inconnus de nos ancêtres : la pomme de terre, le café, le thé, le chocolat, les bananes, les kiwis, la dinde… tous ce qui nous vient des autres continents. De même les goûts sont très différents et nous trouverions sans doute les plats médiévaux immangeables, par exemple on aime servir de grands oiseaux tels que les cygnes ou les paons, recousus dans leur plumage. Nos ancêtres assaisonnent aussi les plats à l’aide de « verjus », une sorte de vinaigre très acide pour nos goûts modernes. La distinction salé / sucré n’est pas aussi nette que de nos jours, à notre assaisonnement sel poivre, on préfère le safran, le gingembre et des épices issues de pays orientaux.
                   Voici quelques aliments que l’on trouve couramment sur les tables : anguilles de la Marne, harengs de Fécamp, tripes, pois, fèves, poireaux, laitues, cresson, noisettes, nèfles, poires, pommes, fromages de Brie, pâtés, lièvres, vins « économique » d’Etampes, du Mans de Rennes et « grands crus » de Provence, Saint Emilion et Bourgogne. Comme en tous temps, la qualité et la variété sont pour les riches ou les puissants, les paysans et les pauvres doivent se contenter de soupes de légumes ou d’herbes, de pain noir et très rarement de viande. Ajoutez à cela la disette et la famine qui s’abattent dès que la récolte est mauvaise ou après le passage des soudards et des grandes compagnies pillardes.
                   Ce que l’on mange doit tenir compte des difficultés de transport et de conservation. Au Moyen-âge, les moyens de transports sont quasi inexistants et il n’y a pas de réseaux de routes et de canaux. La nourriture que l’on consomme provient donc des campagnes environnantes, si l’on habite au bord d’un fleuve ou près d’un port on profite des produits de la pêche et de quelques arrivages de bateaux marchands.
                   La nourriture se conserve difficilement, les techniques de congélation et les conserves n’existent pas encore. Les animaux sont abattus au début de l’hiver car les fermiers n’ont pas les moyens d’en nourrir beaucoup durant l’hiver, ils gardent seulement les reproducteurs. La viande est fumée ou salée et suspendue aux poutres des greniers hors de portée des rats. Les légumes verts sont conservés dans des grands pots avec des couches de sel, les herbes, les champignons et les fruits du verger sont séchés. L’hiver est donc une période difficile il faut prévoir des réserves et espérer qu’elles ne pourriront pas.
                   Pour les puissants se nourrir est souvent synonyme de peur du poison, mais nous savons aujourd’hui que la plupart des décès étaient causés, non par des poisons, mais par des viandes avariées, des intoxications provenant de l’eau des puits (parfois proches des cimetières), de l’utilisation d’herbes aromatiques dont certains dosages peuvent être dangereux. En bref du manque d’hygiène général.
 
 
(Sources : « L’office et la bouche – Histoire des mœurs de la table en France 1300 – 1789 » de Barbara Ketcham Wheaton)
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par Louvre Passion publié dans : Un peu d'histoire
 

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