Médiéval et Moyen-Age le site des amoureux du moyen-âge...
Ou les lumières dans la nuit...
Vous avez tous un jour vu ou entendu parler des Vierges Noires, couleur étrange pour une personne sensée avoir vécue il y a 2000 ans en Palestine, il faut chercher un peu pour avoir un début d'explication, Clémence la Pieuse va tenter de vous ouvrir les yeux sur ce mystère. Elles apparaissent au XIIe siècle, ont une histoire légendaire commune (découverte dans un tronc d'arbre, sculptée par l'apôtre Luc, réclamant un culte sur le lieu de la découverte...) Proche de l'ordre du Temple, les Templiers lui vouant une dévotion toute particulière. Elles se ressemblent toutes, de petite taille, en bois de fruitier, assise l'enfant sur les genoux (en majesté), visage noir, de type oriental... Elles ont des pouvoirs immenses, miracles divers et variés : prisonniers croisés libérés dans la nuit des geôles sarrasines (présence de chaines), sauvetage de marin en péril (maquette de nef) roue de cire... Elles se trouvent souvent dans une crypte, ou dans un lieu sombre (Notre Dame de Dessous-Terre). Enfin et surtout, depuis Bernard de Clairvaux, leur propagateur, on les nomme des "Notre Dame", des cathédrales leur sont dédiées, elles sont bizarrement plus vénérées que Jésus lui même et sont souvent placées au-dessus de la croix... Qu'en est-il ? Voici quelques bribes de réponses : Rite de sacralisation, on les trouve sur des sites druidiques (le Puy, Chartres...), sur les ruines de temple Romain dédié à Isis (déesse Egyptienne, mère d'Horus, le sauveur de l'espèce humaine en Egypte antique), comme à Paris (Parisis), elles sont souvent proches de lieu dédié à l'Archange Michel, grand pourfendeur de l'hérésie (dragon), Michel remplaçant souvent Mercure sur les lieux élevés. Rite d'initiation et de connaissance : elles ont les couleurs de la pierre des alchimistes, de la matière première noire du Grand-Oeuvre, en passant par toutes les couleurs de l'arc en ciel (prochainement Honorius vous en dira beaucoup plus sur la Pierre Philosophale). Le vocable "Notre Dame" s'adressant à la Mère Originelle (Déesse Mère Celtique, Déesse Isis Egyptienne, Marie la Chrétienne...) se transportera après la disparition des Initiés Templiers (hélas pour Philippe) au sein des Cours d'Amour ou troubadours et trouvères mettront la Dame au centre de tout. Si vous passez par le Massif Central et ses environs (bastion et fief Templier) mettez vos pas dans ceux de millions de pèlerins et allez visiter la Dame Noire du lieu... Vous comprendrez alors peut-être alors l'énigme des Lumières dans la Nuit.
Episode I : Le chevalier blanc
Nous sommes dans la douce France à la fin du XIème début du XIIème siècle, plusieurs Prêcheurs déclarent : "Dieu le veult, Dieu le veult", mais de quoi parlent- ils donc ? Ils réclament l'envoi d'une armée chrétienne en Terre Sainte afin de : "libérer le tombeau du Christ"...
En effet depuis 1078, date de la prise de Jérusalem et de la destruction du Saint Sépulcre par les Turcs Seldjoukides, les pèlerins font l'objet de sévices.
Une Croisade, la première d'une longue série est donc décidée. Après la reprise de Jérusalem par les Francs en 1099, les pèlerinages reprennent, mais dans un climat de danger.
Un Seigneur Champenois, Hugues de Payns s'associe avec huit autres de ses compagnons afin de protéger les malheureux pèlerins en les escortant, et en sécurisant les routes et les points d'eau.
Neuf chevaliers, cela peut sembler peu, mais il ne faut pas oublier que chaque seigneur n'est pas seul et avec lui se trouvent de nombreux sergents, écuyers ou serviteurs.
Un lieu célèbre leur est attribué à Jérusalem : le Temple de Salomon, d'où Templiers.
A l'origine ces chevaliers ne sont pas très riches, et c'est pourquoi un de leur sceau les représentent sur un même cheval.
Plus tard il leur sera donné leur célèbre tenue blanche à croix pattée rouge : le Blanc Manteau.
Le succès, l'admiration et l'amour qu'ils provoquent auprès des foules sont sans aucun doute à l'origine du mythe du Chevalier Blanc, grand redresseur de tort, épris de rigueur de modestie et de justice.
Nous sommes dans la douce France à la fin du XIème début du XIIème siècle, plusieurs Prêcheurs déclarent : "Dieu le veult, Dieu le veult", mais de quoi parlent- ils donc ? Ils réclament l'envoi d'une armée chrétienne en Terre Sainte afin de : "libérer le tombeau du Christ"...
En effet depuis 1078, date de la prise de Jérusalem et de la destruction du Saint Sépulcre par les Turcs Seldjoukides, les pèlerins font l'objet de sévices.
Une Croisade, la première d'une longue série est donc décidée. Après la reprise de Jérusalem par les Francs en 1099, les pèlerinages reprennent, mais dans un climat de danger.
Un Seigneur Champenois, Hugues de Payns s'associe avec huit autres de ses compagnons afin de protéger les malheureux pèlerins en les escortant, et en sécurisant les routes et les points d'eau.
Neuf chevaliers, cela peut sembler peu, mais il ne faut pas oublier que chaque seigneur n'est pas seul et avec lui se trouvent de nombreux sergents, écuyers ou serviteurs.
Un lieu célèbre leur est attribué à Jérusalem : le Temple de Salomon, d'où Templiers.
A l'origine ces chevaliers ne sont pas très riches, et c'est pourquoi un de leur sceau les représentent sur un même cheval.
Plus tard il leur sera donné leur célèbre tenue blanche à croix pattée rouge : le Blanc Manteau.
Le succès, l'admiration et l'amour qu'ils provoquent auprès des foules sont sans aucun doute à l'origine du mythe du Chevalier Blanc, grand redresseur de tort, épris de rigueur de modestie et de justice.
Episode II : La règle de l'Ordre
Ceci est un petit extrait de la fameuse règle de l'ordre qui compta jusqu'à 686 articles, dont 76 pour la règle primitive. Puis vinrent les statuts, ce qui concerne les Grands Maîtres, les pénalités, la vie des frères, les chapitres de l'ordre, la liste des pénitences et ses détails, enfin la réception dans l'ordre.
. Tu n'attaqueras jamais en premier, hormis monstre ou animal. Tu ne pourras frapper qu'après avoir paré ou esquivé trois assauts.
. Tu pourras déroger à cette règle si la vie ou les biens d'un fidèle du culte du Dieu Unique sont menacés, à condition qu'il ne soit pas lui même Templier.
. Passés les trois premières attaques, si ton adversaire ne veut rompre le combat, tu te battras sans pitié ni merci aucune.
. Tu devras escorter et protéger les fidèles du Dieu Unique sauf à mettre en péril une mission de l'Ordre.
. Tu feras voeux de chasteté et de célibat.
. Tu feras voeux de pauvreté, ne possédant que tes armes, ton armure et ton cheval. L'Ordre pourvoyant à tes besoins.
. Tu feras bon acceuil à tout oeuvriers travaillant à la construction d'Eglise réservé au culte du Dieu Unique.
. Tu bénéficieras du gîte, du couvert, de l'enseignement donné par l'Ordre.
. Tu devras participer à l'édification du Temple.
. Tu n'auras droit à aucun avantage particulier au titre de Templier.
. Tu devras pratiquer le culte du Dieu Unique.
. Tu devras entretenir ton corps et être ainsi en forme pour le combat.
. Tu progresseras au sein de l'Ordre par le mérite, et lorsque une place deviendra vacante du fait du décès d'un frère Chevalier
Pas facile d'être Templier !
Episode III : Le fourniement du Chevalier
Le jour : 2 chapeaux (coton ou feutre), 2 chemises, 2 paires de bas (toile ou laine), 2 hauts de chausse avec ceinture (chanvre ou lin), 1 juste au corps, 1 pelisse, 1 bliaut, 1 ceinturon, une cotte d'armes, 1 manteau d'hiver doublé (mouton) 1 manteau d'été, des souliers simples.
La nuit : 1 paillasse, 1 traversin, 2 draps, 1 couverture légère, 1 couverture épaisse (noire et blanche) 1 linge de toilette. Et oui on était propre à cette époque médiévale !
Le repas : 1 serviette, 1 bol, 1 coupe, 1 couteau, 1 cuiller
La monture : 3 chevaux, une couverture de selle, 1 selle, mors et harnais simple
Le combat : des plaques d'armure (rendue à l'ordre en cas de décès), 1 haubert, 1 camail, des chausses de fer, 1 cervelière à nasal, 1 grand haume, des grandes bottes, 1 lance, une épée droite (souvent à pommeau reliquaire), un couteau d'arme, 1 poignard, 1 écu aux couleurs de l'Ordre. Et 1 linceul pour le décès.
Comme vous pouvez le constater rien n'est laissé au hasard, il faut croire que les Frères Templier avaient pensé à tout, même à la mort. Dans ce fourniement (équipement) un aspect de l'Ordre est présent, l'absence totale de fioritures, comme le prévoyait le Règle. Une chose encore, tous les vêtements du Chevalier étaient blancs frappés de la crois pattée de gueule (rouge). Une fois usés, ces vêtements étaient distribués aux écuyers. Pour mémoire, les Sergents étaient vêtus d'habits noirs frappés de la même crois que les chevaliers. A bientôt pour de nouveaux secrets de cet Odre mystérieux du Moyen-age, les Templiers.

Sire Philippe notre Templier





