Médiéval et Moyen-Age le site des amoureux du moyen-âge...

Bienvenue sur Médiéval et Moyen Age, le site des amoureux du moyen-âge, consacré à cette  fabuleuse et mystérieuse période de notre histoire, au monde médiéval, au patrimoine de la France, aux mystères et aux légendes. Vous trouverez de nombreuses infos, des photos, des articles sur la cuisine médiévale, les mystères templiers, les plantes médicinales ou les secrets des sorcières. Vous découvrirez les mots et les proverbes anciens, les poèmes et les chansons des troubadours... 
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Dimanche 4 novembre 2007
                Le week-end dernier la troupe  a posé son campement au fort du Cognolot (aussi nommé fort Vercingétorix) près de Chalindrey (52) non loin du plateau de Langres. Un fort construit après la guerre de 1870 sur un lieu ou l’on raconte que jadis les sorciers et sorcières se rendaient au Sabbat… Bien pour cela que c’était la fête des sorcières et que je m’y suis senti très bien. Un accueil formidable, deux jours merveilleux, des rencontres dont l’on se souviendra. J’ai fait un petit album « photos souvenirs » de cette fête que vous pouvez consulter ICI.
 
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Mercredi 24 octobre 2007
            
               Nous sommes en  l’an de Grâce 1180, notre béjaune (jeune) Roi Philippe que l’on surnommera Auguste  par son coraige (courage) a tout juste 15 ans, il pleure encore son père  Louis le Septième que la Carnade (mort) a pris et qui par son divorce avec la belle Aliénor d’Aquitaine plongera le Royaume des Lys dans une Guerre de Cent Ans avec le Royaume des Léopards.
               Mais nous n’en sommes pas encore là : pour le moment le gent (gentil) Philippe arborant Cotte D’Azur aux Lys d’Or (couleurs du Royaume) et Corone (couronne) en tête chevauche bellement et en grand bobant (grande pompe) un superbe destrier noir, hourdé (accompagné) par le Maréchal (Maistre de l’Ost ou Armée en campagne) portant l’Ecu du Roy en chantel (dessin visible) ainsi que plusieurs palfreniers et Lances(20 hommes) d’Archers et de Cranequiniers (Arbalétriers à cheval)
               Il vient de Saint Denis (au septentrion), où il s’est entretenu secrètement avec les Mânes de ses ancêtres. Il pénètre donc dans sa Bonne Ville à la tête de son fendant barnage  (Fiers Grands Seigneurs et Fières Grandes Dames) montant moults Palefrois (chevaux de parade) lesquels font ainsi acte d’allégeance et de fidélité à la Couronne.
               Pour ce faire il passe la Porte Saint Martin, laissant à senestre (main gauche) la Porte Barbette. Tout ce biau (beau) cortège emprunte un tracé hautement célèbre : céans (ici) les éléphants d’avant notre âge venaient déjà boire en Seine par ce chemin, puis les Légions de Rome construiront un cardo et un decumanus (axe en croix) au sein de ce qui deviendra Paris, se nommant pour l’heure Lutèce, par la rue Saint Denis, célèbre pour ses Courreuses de Rempart (prostituées) le Grand Pont, le Palais du Roi sur la Grande Ile, le Petit Pont en direction de la Porte Saint Jacques au midi. L’autre axe de la croix longe la Seine entre lescastelleries du Louvre et la Tour de Nesle (laquelle deviendra célèbre pour ses coucheries royales), borde toutes les îles, regarde Notre Dame et sort au levant auprès du Chardonnet. Saint Denis en son temps remonta la rue qui porte son nom, sa tête sous le bras jusqu’au pui (colline) où se tiendra sa Basilique et où accessoirement seront inhumés la plupart des rois de France.
               Mais je m’égare, moi, Frère Philippe du Temple, je regarde passer le cortège au cotés de mon Grand Maître Arnaud de Toroge, lequel vient de succéder à Eudes de Saint Amand, et nous devisons fraternellement en considérant que tout cette clicaille (monnaie) dépensée aurait pu nous aider bellement en Terre Sainte. Ne dit-on pas que moultes fonts (fontaines) donnent àbandon (à discrétion) du guiguet (vin médiocre) et que des vuiseuses (vicieuses) donzelles et bordelières (jeunes femmes) au poitrail esnué (dénudé) le fasset tombé (corsage) accueillent le badaud venus pour donoyer (faire la cour) et les baguenauds (niais) fatrouillant (bavarder à tort et à travers) et guignant (regarder à la dérobée) ces beaux tétins (seins)… 
               Bailler (donner) « Panem et circenses » (du Pain et des Jeux) rien ne change ce jour, ni ne changera l’autre…
               Notre bon Roi se dirige vers le chantier de la belle Cathédrale de la Dameledeu (La Vierge Marie) pour ouïr Te Deum. Son Père posa  quant à lui la première pierre de cette merveille il y a tout juste 17 ans. (Il me souvient que je vous ai déjà compté cette histoire ici même).
               Quels sont les pensements (préoccupations) du jeune Roi ? Songe t’il sans déconfort (découragement) à l’Herpaille (troupe de coquins) qui l’attend par vilonie (félonie) de son « Bon Cousin » le Duc de Bourgogne, lequel attire dans son camp le Comte de Boulogne, Renaud de Damartin, ami et traître à Philippe, ce dernier le ramènera d’ailleurs en cage pour mourir enchartrer (en prison) par vindication (vengeance).
 
                Icelui le Comte de Flandre et icelui même l’Empereur du Saint Empire Romain Germanique : l’éclatante victoire française de Bouvines est à venir, calmant pour longtemps tous ces coquins
               Pour l’heure Philippe pense en chiche face (avare) à ses finances : point de débours sur le Trésor (argent avancé), il pense mander (ordonner) que l’on taxe les boutedieux (Juifs) de 150.000 marcs hormis l’abjuration (changement de religion). Qui verrait à y redire, il serait même envisageable de les faire chasser du royaume (et de récolter leurs biens)…Un jour, un autre Philippe en fera de même avec notre Ordre, cela est force de choses…
               Notre Roi songe à sa Descendance, il ne peut savoir qu’il fêtera trois Accordailles : avec Isabelle de Hainaut pour 10 ans, avec Ingeburge de Danemark, laquelle sera répudiée nonobstant son éclatante beauté blonde, dès la première nuitée par sans doutecharmement et charnogne (voir Yseult et Honorius pour le nouage d’aiguillette), il se mariera ensuite avec Agnès de Méranie, qu’il aimera de tout son cœur mais cela provoquera l’Interdit sur le Royaume (aucun service religieux) et ceci du fait du Pape Innocent III ; à la mort d’Agnès, Philippe se soumettra à l’Eglise, évitant ainsi le sort de son Ancesseur (ancêtre) Philippe Ier, mort excommunié et enterré en la basilique de Saint Benoît  pour des motifs semblables.
               Tout en cheminant, Philippe est fors déconfit (décontenancé) lorsque son flerement (odorat) ressent une assent (odeur) épouvantable : les rues ne sont jamais ébrenées (nettoyées), aussi, il pense à les faire  paver. Il pense également à faire installer une forclose (palissade) au cimeterre des Saints Innocents où dit-on se passe nuitamment des choses inavouables. Cela permettrai ipso facto de construire une  cohue (marché) nommé la Halle où l’on pourrai retrouver dans les éventaires (paniers d’osier) toutes les provendes de bouche dans une relative propreté.
               Hors les grands axes, Paris est inextricable, il serait bon de pouvoir se retrouver et retrouver son chemin sans pour autant tomber au longaigne (cloaque) de la Cour des Miracles (voir article), aussi il faudrait clouficher (clouer) des enseignes aux gargoteset autreséchoppes, ainsi que des signes distinctifs pour les ruelles afin de savoir où l’on se trouve (actuelles plaques de rue).
               Et la belle terre des Francs, il faudra en avoir son content (suffisamment)et la rassembler dans l’Honneur (domaine propre) : d’abord l’Artois, le Vendômois, Amiens et la riche Normandie après la chute du Château Gaillard (voir article) possession du « Cœur de Lion »,  puis la Touraine, l’Anjou, le Poitou…
               Il songe, il songe : sera-t-il assez valeureux pour résister à tous ses ennemis Godon de l’Ouest (Anglais), du Nord avec la Flandre, de l’Est avec Bourgogne, et Germanie?
               Quant à nous Chevaliers du Temple, nous pensons en grippeminaud (rusé) au repaissance (repas) du soir où nous pourrons nous ébanoyer (se divertir) lorsque nous aurons l’honneur d’offrir les Epices et de faire connaître à tous ces Grands Personnages le goût de la douceur orientale en faisant déguster moults gourmandises dont les recettes secrètes nous furent révélées par nos Ennemis et néanmoins Frères d’Armes : les Assassins du Vieux de la Montagne(voir article).
               Il se peut que nous puissions, s’il plaît à Dieu, avec ces présents, persuader Philippe de nous suivre en Terre Sainte, et qui sait nul ne peut sortir ce que nousdeviendrons : faire la Paix avec le reste de la Chrétienté unie contre l’Infidèle
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par Philippe le Templier publié dans : Les mots anciens
Mercredi 3 octobre 2007

    

                Une jolie légende médiévale que nous conte Heimrich l’empaleur…

                 Durant des siècles, les hommes avaient habité cette grotte située dans un petit village proche de Montbéliard dans le Doubs.

                Un jour, un inconnu appelé Saint Maimboeuf leur conta l’histoire merveilleuse d’un Homme-Dieu. Ils fondèrent une église dédiée à Ste Suzanne et construisirent un petit groupe de masures.    

               Or l’An Mil approchait avec ses croyances de fin du monde, le moyen age se couvrait de nuages sombres... Les chrétiens décidèrent de se réunir dans la grotte qui serait leur tombeau et emportèrent avec eux la statue de leur sainte. Ils érigèrent un mur de protection à l’entrée et attendirent des jours jusqu’à ce que la faim les tenaille.  

 

               Or dans la foule se trouvait un forgeron nommé l’Oeuvrart pour son habileté à façonner épées, lances et outils divers. Les yeux fixés sur la sainte, il voyait un miracle se produire : de l’eau ruisselait de la statue en minces filets. Peu à peu ils grossirent : une source était née.  

 

«  Rentrons dans nos foyers et reprenons nos outils : c’est la volonté divine. »  

 

               On laissa Ste Suzanne sur son autel, on alluma de grands feux dans les chaumières. Depuis ce jour on évita d’entrer dans la grotte.  

 

               Cependant après un temps assez long, on voulut redescendre la statue dans l’église, on la chercha en vain. Elle avait disparu sous une énorme stalagmite qui se confond aujourd’hui avec le rocher et la source aussi avait disparu !

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par Heimrich l'empaleur publié dans : Contes et Légendes
Dimanche 9 septembre 2007

                                    (Association loi 1901)

 
Vous propose pour vos fêtes et manifestations de redécouvrir l’ambiance et la vie quotidienne aux XIIem / XIIIem siècle grâce à ses échoppes, ses animations et ses personnages pittoresques
 
 
Animations permanentes avec personnages typiques, démonstrations et explications
 
 
Voici la liste des animations que nous proposons (suivant les dates et la disponibilité des intervenants sur le site d’implantation)             
 
-          Ripailles Médiévales de la Troupe
-          Animations Musicales, Danses
-          Procès de Sorcellerie, Torture…
-          Adoubement
-          Saignée, Arrachage de Dents
-          Spectacle de Magie…
-          Echassier
-          Le faiseur d’or
-          Echoppes animées et explications
-          Frappe de Monnaie (prévu pour 2008)
-          Tir de bouche à feu
-          Diseuses de Bonne Aventure 
  
 
 
 
 
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La Compagnie médiévale des Flambeaux de l'Allan. http://medieval-moyen-age.net
 
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