Médiéval et Moyen-Age le site des amoureux du moyen-âge...
Que voici une histoire d'amour comme d'aucun voudrait en avoir connue... Même nous autres Templiers condamnés au célibat et à la tempérance. Il s'agit des
lointaines amours entre la très belle Sorimonde et le très galant Guillem. L'aimait-il ? Cet homme, au point de lui déclarer sa flamme en lui donnant
son cœur... et un beau poème en sus.
Tel celui qui incline un Rameau
Et prend parmi mes Fleurs les plus belles,
J'ai choisi, dans les Ramages d'un haut Bosquet,
La plus Belle entre toutes.
Dieu la fit, sans Défaut, de sa propre beauté
Et ordonna qu'avec Humilité
Fût ornée sa grande Valeur.
Avec un doux Regard, ses Yeux Courtois
Ont fait de Moi, un ardent et fidèle Amant,
Et jamais l'Amour qui est cause de Larmes,
Qui mouillent mon Visage
Ne fût par Moi divulgué.
Mais maintenant il me fait Chanter de bon gré,
Sur une Femme pour laquelle plus d'Un a fait des Grâces...
Or donc en ce beau pays de Roussillon, la très Belle Sorimonde s'ennuyait en son Château, le Comte, son époux se plaisant en forces chasses tant de jours que de nuits, délaissant la Belle en sa demeure.
Heureusement, venant d'un proche Castel, le très beau, et très aimable Guillem, Trouvère de son état, charma la Belle par une cour assidue, tant et si bien qu'elle
devint sa Maîtresse. Il disait qu'elle était plus belle que le plus beau jour de sa vie, que son corps était blanc comme Lys, que le bleu de ses Yeux était semblable à l'eau pure d'un lac de
montagne, et tant et tant d'autres jolies choses...
Cela aurait pu durer tout au long d'une vie, mais un page, mécontent de la belle fortune du couple, prévint le Comte de son infortune. Le Comte était
négligent mais fors jaloux. Aussi un beau soir que le Trouvère quittait Sorimonde, les Gens d'Armes du Comte le saisirent, et l'égorgèrent sur ordre du Mari trompé. Cela aurait pu suffire à une
vengeance, mais le Comte arracha le cœur du Trouvère, et l'ayant fait préparer en cuisine, le fit manger par sa belle Epouse. Il lui révéla alors qu'il s'agissait du cœur de Guillem, lui
demandant comment elle l'avait trouvé ? Sorimonde, pleine d'un Amour Immense rétorqua qu'elle n'avait jamais dégusté met plus délicat et que de sa vie elle n'en savourerait pas d'autre.
Alors la Belle se leva, grimpa sur la plus haute tour du château et se jeta dans le vide en direction des fossés où le corps sanglant de son Amant l'attendait...
Que pensez vous de ces Amours Médiévales ? A l'époque donner son cœur voulait sans doute dire quelque chose...Hormis l'horreur des faits, l'on se prend à être
quelque peu Jaloux nous même d'un si « Bel Amour »...
En passant en Roussillon, près de Perpignan, pensez au Trouvère Guillem de Cabestany auteur du poème ci-dessus et à la Belle Sorimonde...
Sources : les plus belles histoires du Roussillon, la légende du cœur mangé (Guillem de Cabestany) Wikipeda...
Illustration BNF (libre de droit)
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Célèbre pour avoir donné aux combattants anglais des victoires remarquables lors des affrontements avec les français au moment de la guerre de Cent Ans. Le légendaire Robin des Bois est bien le plus célèbre archer du Moyen Age. Son art de combattre est celui des vilains, des hommes à pied. L’usage du longbow devient effectif vers 1300 sous le règne d’Edouard 1er. Ce n’est pas une arme miracle mais un élément de combat plus performant que d’autres.
Plusieurs indices nous montrent que cet arc long fut utilisé dans le sud du pays de Galles vers 1160. Sa puissance était telle qu’elle fut décrite dans un texte du XIIème :
« … dans la guerre contre les Gallois, un homme d’armes fut frappé par une flèche tirée par un Gallois. Elle pénétra directement dans le haut de la cuisse, là où la jambe est protégée par des cuissards de fer, puis, à travers la jupe de sa tunique de cuir. Elle pénétra ensuite dans la partie de la selle appelée ‘assiette’. Et enfin elle se logea si profondément dans le cheval qu’elle tua l’animal… »
Cet arc était confectionné en corne, frêne ou orne mais jamais d’if utilisé plus tard. Laide, mais rigide et puissante, cette arme était aussi efficace à courte qu’à longue distance. Richard Cœur de Lion lui préférera l’arbalète et se procurera les mercenaires qualifiés pour l’utiliser. Ce ne sera qu’au XIVème que l’arc rivalisera avec l’arbalète et encore avec un bon entraînement des archers. Durant la guerre de Cent Ans il sera l’instrument des victoires anglaise de Crécy et Azincourt.
En Angleterre, à la fin du Moyen Age, la pratique du tir à l’arc se fera dans des emplacements réservés à cet effet ; on y fera des concours pour la population sur un terrain généralement en pente. Dans le reste de l’Europe Occidentale, les armes de trait seront oubliées au détriment de l’arquebuse. Les branches du longbow sont composées de bois ce qui le rend léger, flexible et rapide. Plus l’arc est long, plus il se plie avec sécurité mais à partir d’une certaine longueur sa puissance n’augmente plus. La longueur de l’arc et la taille de la flèche sont conditionnées par la taille et la carrure de l’archer : on l’appelle ‘l’allonge’. Sa puissance pouvait atteindre 80 livres d’où une pratique régulière nécessaire. Les artisans médiévaux possédaient une connaissance empirique de l’aérodynamisme.
En conclusion, un bon arc ne fera pas forcément un bon archer : la notoriété de Robin Hood
n’est donc pas surfaite, même si ce n’est sans doute qu’une belle légende, mais on sait sur Médiéval et Moyen Age que toutes les légendes ont souvent une part de vérité ... Pour en savoir plus
sur les archers du Moyen Age, je ne peux que conseiller le livre de Joël Meyniel…
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